Quelques villes qui s’annoncent bien disputées, entre ambiance de fin de règne et querelles d’héritage, des listes à foison dans bon nombre d’agglomérations, et des maires sortants-sortantes qui se préparent à être reconduits dans un fauteuil : les élections municipales présentent leur diversité habituelle de situations en Bourgogne-Franche-Comté et dans le Grand Est. Un peu partout, la campagne aura connu une grande absente : l’économie, très peu abordée par les candidats au contraire du logement ou de la sécurité. Tour d’horizon des résultats à suivre, ce dimanche pour le premier tour puis le 22 mars pour le second.

 Strasbourg, Mulhouse, Besançon, Le Creusot, Chalon-sur-Saône : ça bataille ferme   

A Strasbourg, quatre sondages à cinq mois d’intervalle génèrent une conclusion constante : la candidate PS Catherine Trautmann est en bonne position pour réussir le pari qui avait surpris à son annonce, à savoir retrouver à 74 ans le poste de maire qu’elle avait décroché il y a 37 ans puis quitté en deux temps, le dernier en 2001. Restée active dans l’exécutif, notamment comme vice-présidente au développement économique de la métropole, puis sur les bancs de l’opposition, elle semble faire converger vers elle les suffrages de ceux qui recherchent un équilibre entre quête de sécurité et relance de l’activité. En somme, elle s’impose comme l’alternative à l’écologie municipale que Strasbourg a expérimentée à partir de 2020, en ne manquant pas de revendiquer la maternité du Plan climat 2050 que l’actuelle équipe met en œuvre.

La maire écologiste sortante, Jeanne Barseghian, n’a cependant pas dit son dernier mot. A la tête d’une coalition de gauche hors LFI, elle est au coude-à-coude selon les mêmes sondages pour la deuxième place qualificative avec le LR Jean-Philippe Vetter, dont le discours autour du terme-clé de « libérer les énergies » épouse le plus les attentes d’allègement de normes et de charges des milieux économiques. Alors qu’il s’était positionné comme chef de file de l’opposition durant le mandat, le candidat centriste Pierre Jakubowicz semble définitivement distancé. Les questions économiques n’ont pas occupé le devant de la scène. Au demeurant, elles se géreront à l’échelle de l’Eurométropole. La réaffectation, ou pas, de surfaces foncières à l’industrie et les entreprises en général se posera, après un certain gel de capacités nouvelles découlant de la dernière modification du PLU (plan local d’urbanisme).

De suspense, il en est fortement question à Besançon, où le duel annoncé a bien lieu et son issue est remplie d'incertitude. La maire écologiste Anne Vignot qui conduit une liste de gauche est au coude-à-coude avec son opposant constant depuis six ans, le LR Ludovic Fagaut. Chacun mobilise le ban et l’arrière-ban de ses soutiens. Le scrutin suscite l’attention médiatique nationale, dans la mesure où Besançon apparaît comme l’une des  quelques villes où les écologistes pourraient conserver une conquête de 2020. Sur le fond, les sujets portent sur l’urbanisme, les transports, le logement, la sécurité voire le changement climatique, moins sur le développement économique. Celui-ci a fait l’objet de passes d’armes entre les deux protagonistes principaux au sein de Grand Besançon Métropole, quant au bon dosage entre dévolution de surfaces nouvelles ou « sanctuarisation » d’espaces naturels et agricoles, dans le cadre de la révision du schéma des zones d’activités économiques. Après de longs débats, la version votée du document fin 2024 a rehaussé d’un quart la disponibilité de ces zones, à 114 hectares.  

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Le pôle Viotte initié par la municipalité socialiste à Besançon (Doubs) a été poursuivi et achevé sous le mandat de l'écologiste Anne Vignot. © Brigitte Metra & Associés

La situation est également incertaine à Mulhouse (Haut-Rhin), où 11 listes restent dans la course. Soit une de moins qu’à Strasbourg, mais avec des prétendants sérieux plus nombreux qui se partagent une part limitée de l’échiquier politique. Les candidatures étiquetées ou classable au centre s’accumulent, avec notamment Lara Million et l’ancienne adjointe Cécile Sornin qui partent chacune avec leurs troupes. Au risque de manquer de réserves pour damner le pion à la maire sortante Michèle Lutz, classée divers droite et qui avait pris en 2017 la suite de Jean Rottner dont elle était la première adjointe. Contestée pour le plan de circulation mis en place et parfois sur sa gouvernance ayant entraîné la mise à l’écart de plusieurs adjoints, elle pourrait ainsi profiter de l’éparpillement de l’offre, accentuée par la candidature, qui semble séduire, de Frédéric Marquet, l’ancien manager du commerce de la ville. Cette situation pourrait au final faire le bonheur de Loïc Minery, opposant municipal qui a su davantage rassembler à gauche, autour de son étiquette écologiste. Comme en 2020, une quadrangulaire se dessine entre Michèle Lutz, Loïc Minery, Lara Million et la RN Christèle Ritz. Les questions économiques tournent autour de la manière la plus pertinente de réinvestir les friches.

 

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La campagne a été vive à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), où 5 listes se préparent à s’affronter dans cette ville que Gilles Platret (divers droite) dirige depuis 2014. Sa campagne s’inscrit dans un contexte politique local marqué par des tensions avec d’autres figures de la droite chalonnaise, notamment autour des équilibres au sein de l’agglomération. À noter que l’édile n’affrontera pas de liste Rassemblement National, récompensé ainsi pour ses nombreuses prises de positions en phase avec les thématiques du parti lepéniste. Face à lui, plusieurs candidatures se structurent à gauche. Clément Mugnier conduit une liste regroupant socialistes, écologistes et communistes. Il axe sa campagne principalement autour de la question de l’endettement de la ville, qui a fortement progressé sous les mandatures Platret. Une autre liste est menée par Damien Saley, soutenue par La France insoumise. D’autres candidatures issues de l’extrême gauchese sont déclarées, notamment celles de Pascal Dufraigne pour Lutte ouvrière et de Patrick Lartaut pour le Parti des travailleurs. La campagne se structure autour de plusieurs enjeux d’ordre économiques : la revitalisation commerciale du centre-ville, confronté à la concurrence des zones périphériques, et la capacité du territoire à attirer de nouvelles activités industrielles et logistiques.

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L'avenir des friches industrielles de Mulhouse (ici le quartier DMC) alimente - un peu - les échanges entre les candidats dans la cité haut-rhinoise. © Dominique Giannelli

Dans la ville industrielle du Creusot, le scrutin s’annonce ouvert, à la différence de 2020 où le maire David Marti (PS), avait été largement reconduit dès le premier tour, confirmant l’ancrage historique de la gauche. Cette fois-ci, sa liste « Le Creusot, un avenir, une ambition 2026 » mettant en avant une démarche participative, avec des ateliers citoyens, affronte de la concurrence. Didier Laubérat, maire de la commune voisine de Marmagne, axe sa campagne « Le Creusot forge son avenir » sur l’attractivité, le logement et l’amélioration des services publics pour enrayer le déclin démographique du bassin industriel, tandis que Charles Landre, se positionne sur une ligne de renouvellement politique et de rajeunissement. Une liste d’extrême gauche menée par Julie Lucotte complète le tableau. Plusieurs enjeux structurants marquent le scrutin : redynamisation économique et démographique, attractivité résidentielle, accès au logement et qualité des services publics, etc.

Nancy, Metz, Colmar, on prend (presque) les mêmes et on recommence 

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Sous la mandature de Mathieu Klein (PS), le trolleybus s'est substitué au coûteux tramway à Nancy. © Shutterstock

A Nancy (Meurthe-et-Moselle), le scrutin municipal aura vraisemblablement des allures de remake des deux précédents matchs entre le radical Laurent Hénart et le socialiste Mathieu Klein. Le premier l’avait emporté en 2014, prenant de ce fait la succession de son mentor André Rossinot, resté à l’époque à la tête de la métropole du Grand Nancy. Laurent Hénart s’était en revanche incliné en 2020 face à Mathieu Klein qui l’avait devancé d’une courte tête. L’ex-président du parti radical, partenaire de la majorité présidentielle, promu président de Voies navigables de France, compte prendre sa revanche cette année en jouant entre autres la carte des mobilités face à un maire ayant considérablement piétonnisé le centre-ville, développé le réseau cyclable, mais aussi mis en place une ligne de trolleybus en remplacement du tramway présenté comme un gouffre financier par la chambre régionale des comptes. Quatre autres listes viendront arbitrer ce match et peut-être jouer les trouble-fêtes. Parmi elles, celle de l’actuel adjoint délégué à la démocratie coopérative Laurent Watrin (Divers). Cet ancien adhérent d’Europe-Ecologie-Les Verts prend sa revanche après avoir été exclu de l’accord entre son parti et Mathieu Klein. A noter l’absence de candidat d’extrême droite dans l’ancienne capitale des ducs de Lorraine.

A Metz (Moselle), le sortant ex-LR François Grosdidier fera face à plusieurs listes de gauche dont celle du chef de file de l’opposition au conseil municipal Jérémy Roques (Europe-Ecologie-Les Verts). L’écologiste, militant de l’union des gauches, a tenté sans succès d’obtenir un accord avec les insoumis et les socialistes. Les premiers seront représentés par Charlotte Leduc (LFI) ancienne députée de la Moselle, battue aux législatives de 2024. Les seconds par Bertrand Metz, ancien maire de Thionville, deuxième ville de Moselle, avec le soutien de Xavier Bouvet (Place publique), battu de peu aux municipales messines en 2020, battu de peu à l’époque.  Plus au centre de l’échiquier, le député macroniste de la deuxième circonscription de Moselle Ludovic Mendes (Renaissance) s’est lancé dans la course aux municipales à la tête d’un collectif citoyen se présentant comme apolitique. A l'extrême droite, le RN a misé sur une jeune figure locale, celle d’Etienne Anstett, 27 ans, dont la campagne a été marquée par la publication d’une vidéo postée sur un ancien compte TikTok, « Le Mal- Pensant », dans lesquels ce dernier semblait tourner en ridicule la notion de consentement.   

Un air de déjà-vu flotte aussi sur l’élection à Colmar (Haut-Rhin). Le maire Eric Straumann qui avait ravi son sceptre à Gilbert Meyer il y a six ans se représente, sous l’étiquette LR élargie « sans le demander » à Renaissance et Horizons, plaçant le sortant dans une position de favori dans la ville traditionnellement de droite. L’éternel dauphin jamais adoubé par l’ancien maire, Yves Hemedinger, retente sa chance, sans étiquette. Sur l’autre face de l’échiquier, l’écologiste Frédéric Hilbert mène la danse, il est déjà le leader de l’opposition, mais titulaire d’un poste d’adjoint octroyé par Eric Straumann dans un geste d’ouverture. Le point d’interrogation peut venir du score du RN (Nathalie Aubert) qui pourrait réaliser une percée inédite et brouiller les cartes.  

 

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Beaune, Pontarlier : entre fin de règne et héritage disputé 

La campagne est intense à Beaune (Côte-d'Or), où cinq listes sont postulent, dont trois issues de l’actuelle majorité municipale. En fonction depuis 31 ans, Alain Suguenot (Les Républicains) se représente avec sa liste « Beaune à vivre », renforcée notamment par le ralliement d’anciens élus de l’opposition. Son ancien premier adjoint Pierre Bolze vient le défier, avec l’investiture de LR, de même que Marie-Laure Rakic, autre ancienne adjointe ayant quitté le conseil municipal en 2020. Il faut compter aussi avec le député René Lioret qui conduit une liste du Rassemblement National axée notamment sur la sécurité, le logement et les services aux familles. Dans la cité viticole, les enjeux portent notamment sur l’attractivité économique et résidentielle, la gestion de la fréquentation touristique, l’équilibre entre développement urbain et préservation du patrimoine, ainsi que les politiques de logement et de mobilité. 

A Pontarlier (Doubs), le retrait de l’emblématique édile Patrick Genre a ouvert les espaces et les appétits. Deux adjoints se disputent son héritage, Bénédicte Hérard (en charge de la politique de la ville et des solidarités) mène une liste concurrente de Bertrand Guinchard délégué à l’économie. Un duel « fratricide » dans lequel vient s’immiscer Patrick Comte, l’ancien dirigeant de la société de travaux publics Boucard.

Dijon, Montbéliard, Belfort : de simples formalités ou des surprises à attendre ? 

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A Dijon, la maire-candidate PS Nathalie Koenders défend le projet de troisième ligne de tramway comme point fort d'un futur mandat. © Shutterstock

La capitale de la Bourgogne-Franche-Comté devra élire 59 conseillers municipaux. La maire sortante de Dijon, Nathalie Koenders (PS), successeure de François Rebsamen depuis 2024, conduit la liste de la majorité municipale. Deux sondages lui dessinent une tendance très favorable, avec plus de 40 % d’intentions de vote au premier tour. Mais leur valeur reste relative, considérant la faible taille des échantillons. Parmi les six listes concurrentes, la principale opposition est incarnée par Emmanuel Bichot pour la droite et le centre. Comme très souvent ailleurs, sécurité et tranquillité publique occupent le devant des débats. Emmanuel Bichot, soutenu par une partie de l’extrême-droite, revendique un renforcement sécuritaire et dénonce les liens supposés de l’équipe municipale avec un imam qualifié de frériste. Ce qui lui vaut, et ça ne manque pas de sel, d’être rappelé à l’ordre par le candidat Rassemblement National, l’ex-préfet Thierry Coudert, qui dénonce « l’instrumentalisation » de cette question. Le parti lepéniste se positionne comme troisième force politique de la ville, avec des intentions de vote autour de 10 %, très proches de celles des listes Insoumise d’Olivier Minard, et écologiste de Michel Haberstrau. Nathalie Koenders cherche à atteindre un équilibre entre acquis des mandats précédents et relatif renouveau. Elle défend, comme grand projet, la création de la troisième ligne de tram, qui doit desservir notamment la zone d’activité économique de Chenôve. Elle tente, également, de se départir de l’image de « bétonneur » de François Rebsamen.

Dans plusieurs villes de Franche-Comté, les prévisions vont pour la plupart à la stabilité. Elle devrait s’incarner dans le Jura à Dole et Lons-le-Saunier avec respectivement Jean-Baptiste Gagnoux et Jean-Yves Ravier, ou en encore en Haute-Saône à Vesoul avec Alain Chrétien. A Montbéliard (Doubs), Marie-Noëlle Biguinet (droite) semble promise à une réélection aisée. La non-reconduction de Damien Meslot à Belfort constituerait une surprise, qui n’est pas complètement exclue. Le maire depuis 2014 retrouve face à lui Bastien Faudot et il doit aussi surveiller du coin de l’œil le député européen centriste Christophe Grudler. De plus, le RN pourrait jouer les trouble-fêtes, son audience paraît grimper au point d’envisager sa présence au second tour, dans une triangulaire ou quadrangulaire, configurations où tout devient possible.  

 

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Des bastions en balance : Nevers, Hayange

La plus importante municipalité macroniste de 2020 de France va-t-elle le rester ? C’est la question qui dirige la lumière des médias nationaux vers Nevers. Denis Thuriot brigue un nouveau mandat face à six concurrents, dont certains issus de sa propre majorité, sur fond de décomposition du parti présidentiel. Amandine Boujlilat, récemment démissionnaire de son poste de première adjointe, conduit une liste sans étiquette, tandis que Xavier Morel, ancien adjoint du premier mandat Thuriot conduit une équipe plus marquée à droite. Dans une cité historiquement à gauche, où l’abstention et le vote protestataire progressent, la campagne se concentre sur les enjeux d’attractivité économique, d’emploi et de redynamisation commerciale, déterminants pour l’avenir de cette ville moyenne chef-lieu de la Nièvre. La gauche a choisi de se rassembler derrière Wilfrid Séjeau, chef de file d’une liste d’union regroupant socialistes, communistes et écologistes, qui entend mettre l’accent sur la revitalisation du centre-ville, les services publics et les services à l’enfance.

C’était une des douze villes conquises en 2014 par le Rassemblement national et considérée comme un « laboratoire du parti ». A Hayange (Moselle)au cœur de la vallée sidérurgique de la Fensch, Fabien Engelmann espère décrocher son troisième mandat .à la tête de la cité ouvrière. Il met en avant son bilan sur le plan de la sécurité, ainsi qu’une liste recomposée pour moitié pour se défaire de sa concurrente la candidate de gauche Nathalie Ambrosin-Chini, élue d’opposition et conseillère départementale. Cette dernière met notamment en avant le fait que la troisième ville de Moselle avec 15.800 habitants n’est pas représentée à la gouvernance de la nouvelle communauté d’agglomération Thionville-Fensch Agglomération, créée fin 2025. Parmi les candidats figure également Anne-Catherine Levecque (Parti des travailleurs), qui se présente pour la troisième fois. En 2020, Fabien Engelmann avait été élu réélu au premier tour avec 63,14 % des voix.  

Ceux qui ne s’aiment plus

Une campagne municipale n’en serait pas complète sans ses affaires de Clochemerle. Quand ceux qui étaient inséparables ne se parlent plus et laisseront les électeurs trancher leur animosité. Le cas se présente à Valdoie (Territoire de Belfort), où l’ancien député Michel Zumkeller veut réconquérir le fauteuil au détriment de son ex-suppléante, Marie-France Cefis. A Voegtlinshoffen, un autre ancien édile qui avait cédé sa place par le non-cumul de mandats une fois devenu député, Jacques Cattin, affrontera son ancienne attachée parlementaire, la maire sortantd Cécile Mamprin.  

Le Medef veut faire entendre la voix de l’entreprise en Côte-d’Or

Vendredi 27 février, le Medef Côte-d’Or représenté par son président Jean-Philippe Porcherot, ainsi que Xavière Castano, Jean-François Buet, Romain Cluzeau et Lionel Petitcolas, ont présenté une série de propositions provenant des entreprises à destination des candidats des prochaines élections municipales de quatre villes du département : Beaune, Châtillon-sur-Seine, Dijon et Montbard. Dans le souci de fluidifier la coopération entre les pouvoirs économiques et les pouvoirs publics, le mouvement patronal a produit un programme composé de huit grands thèmes principaux balayant les aspects de la vie quotidienne des entreprises et des salariés à savoir : le logement, la sécurité, la mobilité, la fiscalité, la transition écologique et la décarbonation, la fiscalité locale et les procédures administratives, l'emploi et la formation, l'aménagement du territoire et la salubrité publique. Souhaitant être consulté lors de projets concernant entres autres, l’urbanisme, les mobilités pour les salariés, le logement, ou la transition énergétique, le Medef 21 donne rendez-vous aux candidats qualifiés du second tour des municipales avec les entrepreneurs lors de deux plateaux-débats, le 16 mars à Dijon et le 19 mars à Beaune.      

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