La fromagerie Milleret de Haute-Saône délocalise ses stocks pour augmenter sa production. Les Vosges attendent la première usine de biocarbone du Champenois Soler. TFF prend le contrôle de son fournisseur Petitrenaud dans la Nièvre. Des résultats financiers en recul pour la Banque populaire Alsace Lorraine Champagne. Dijon Céréales et Logivia lancent un camion qui roule aux énergies agricoles. Jean-Philippe Porcherot, nouveau président du Medef Côte-d’Or.


Franche-Comté

• La fromagerie Milleret délocalise ses stocks pour augmenter sa production

Il y a un peu plus d’un an, Milleret a renoncé au projet de création d’une seconde fromagerie que la société familiale centenaire de Charcenne (Haute-Saône) avait engagé en 2021. « Avec l’inflation des coûts de construction, les contraintes liées au terrain situé près du village et le renforcement de la règlementation sur les rejets d’eaux usées, le budget était passé de 30 à 50 millions d’euros, l’investissement devenait trop risqué », justifie Thierry Martin, directeur général. Le fromager indépendant a cependant trouvé une solution alternative pour produire davantage. En 2023, il a acquis une plateforme logistique de 1.600 m2 à Arc-lès-Gray, à une vingtaine de kilomètres de son site, dans le but d’y transférer le stockage des produits finis et la préparation des commandes. L’espace ainsi libéré à Charcenne a été réaménagé en deux salles d’affinage des pâtes molles (aussi appelées hâloirs). L’une d’elles sera bientôt équipée d’une ligne automatisée afin de réduire la pénibilité de l’opération de retournement des fromages. D’un montant de 2,4 millions d’euros, ces investissements permettent à Milleret d’augmenter sa capacité de production de 800 tonnes. L’'entreprise haut-saônoise (217 salariés, chiffre d'affaires annuel de 80 millions d’euros) transforme 67 millions de litres de lait collecté localement en 8.000 tonnes de pâtes molles (dont les marques L’Ortolan et Roucoulons), 4.700 tonnes d’emmental et 970 tonnes de cancoillotte. E. Prompt

Lorraine

• Les Vosges attendent la première usine de biocarbone du Champenois Soler

SOLER Biorefinery _1
La PME champenoise de 200 personnes est spécialisée dans la production de charbon de bois par pyrolyse. © Soler


La PME champenoise Soler et sa filiale My Vosges figurent parmi les dix lauréats du dernier appel à projets « Première usine » du plan France 2030, dévoilé le 23 mai. Ce groupe de 200 personnes (chiffre d’affaires de 41 millions d’euros en 2023) prévoit de bâtir à Chavelot (Vosges) une unité de production de biocarbone, un substitut « vert » au charbon utilisé comme agent réducteur dans l’industrie métallurgique. Le projet, estimé à 50 millions d’euros d’investissement, vise sa mise en service courant 2026, avec une cinquantaine de nouveaux emplois à la clé. Le foncier de 20 hectares sur la zone d’activitsé de l’Ecoparc, proche des usines Norske Skog et Pavatex (groupe Soprema), est en cours d’acquisition auprès de la communauté d’agglomération d’Epinal. Il permettra e doubler la capacité initiale de 20.000 tonnes par an. Selon Philippe Soler-My, cofondateur du groupe familial, l’impact du biocarbone sur le plan des émissions de CO2 serait 2,5 à 2,8 fois inférieur à celui d'un matériau. Il sera fabriqué selon un procédé de pyrolyse assez similaire à celui utilisé pour la production de charbon de bois, le cœur de métier de Soler. My Vosges s’approvisionnera en bois d’éclaircie issus de l’entretien des forêts ainsi qu’en produits connexes de scieries dans un rayon maximum de 70 km autour du site. P. Bohlinger

 

Bourgogne

TFF prend le contrôle de son fournisseur Petitrenaud dans la Nièvre 

Le tonnelier TFF (Tonnellerie François Frères) de Saint-Romain (Cote-d'Or) annonce sa prise de participation majoritaire dans le groupe Petitrenaud, avec effet au 1er mai. Basé dans la Nièvre, celui-ci est constitué de la scierie éponyme spécialiste de la merranderie et « compte parmi les fournisseurs historiques » de son nouveau propriétaire, ainsi que la parqueterie Beausoleil, une parqueterie de 150 ans d’âge fabricante de produits sur-mesure dans un positionnement « très haut de gamme. ».

Le duo d’entreprises réalise un chiffre d’affaires annuel de 12 millions d’euros. TFF Group, lui-même auteur d’un chiffre d’affaires de 440 millions d’euros en 2022/2023, poursuit ainsi sa stratégie de croissance externe privilégiant l’acquisition de fournisseurs dans le but de « sécuriser ses approvisionnements », ce qu’a illustré fin 2022 le rachat de Goulard & Fils en Charente dans le chêne. M.Noyer

 

Grand Est

• Des résultats financiers en recul pour la Banque populaire Alsace Lorraine Champagne 

BPALC Thierry CAHN Prsident du Conseil dAdministration et Dominique GARNIER Directeur Gnral de la BPALC
Le bilan 2023 a été présenté depuis Chaumont (Haute-Marne) par Thierry Cahn, président du conseil d'administration de la BPALC, et Dominique Garnier le directeur général. © BPALC


La Banque populaire Alsace Lorraine Champagne (BPALC) a clôturé son exercice 2023 par un bénéfice net de 103 millions d’euros, en recul par rapport à 2022 où elle avait atteint 120 millions d’euros. Le produit net bancaire se situe également en retrait, à 537 millions d’euros. Pour autant, les fondamentaux restent solides pour l’établissement bancaire de 2.500 salariés (dont 190 embauches en CDI en 2023) affichant un ratio de solvabilité de 20,4 %. Sa direction relève la stabilité de l’encours d’épargne, à 34 milliards d’euros, de même que celui des crédits à 28 milliards d’euros, malgré une diminution des prêts à l’habitat. « Au niveau des entreprises, elles repartent de l’avant. En particulier, les prêts garantis par l’Etat (PGE) peuvent être considérés comme une question derrière nous. Leur encours a été ramené à 800 millions d’euros à fin 2023 », a souligné Dominique Garnier, directeur général de la BPALC, lors de la présentation du bilan de l’année dernière, ce 29 mai depuis Chaumont (Haute-Marne). La banque a poursuivi notamment sa progression dans l’assurance professionnelle en continuant à gagner des parts de marché - elle revendique une entreprise sur trois couverte dans le Grand Est. Elle continue la rénovation de son réseau d’une centaine d’agences, 10 ayant bénéficié de travaux l’an dernier, dans le cadre d’une organisation locale revue : celle-ci se déploie désormais en 14 territoires d’un maillage plus fin que les dix départements jusqu’alors calés sur la carte administrative. M. Noye
 

V2-preventica-stras-640x90-2024-aurore banniere 


Bourgogne

• Dijon Céréales et Logivia lancent un camion qui roule aux énergies agricoles 

Logivia_Porteur_Chariot
 Logivia lance le premier camion hybride Oléo 100 électrique, conçu avec Scania. © Dijon Céréales


Dijon Céréales et sa filiale de transport Logivia lancent le premier camion hybride Oléo 100 électrique, conçu avec Scania. « La mise à la route de ce porteur hybride Oléo 100 + électrique est l’aboutissement d’un projet sur lequel nous travaillons depuis plus d’un an et qui nous permet de franchir un nouveau cap dans le cadre de notre plan EcoLogivia. Cette réelle innovation technique et technologique va permettre de réduire de 90 % les émissions de CO2, en utilisant des énergies d’origines agricoles locales. De l’innovation verte et circulaire ! », explique Sylvain Baudry, directeur de Logivia. Ce porteur sera en fait propulsé par deux motorisations complémentaires. L’une fonctionnera avec le carburant Oléo 100, issu de la culture du colza français, l’autre à l’énergie électrique. 20 % des camions de Logivia roulent déjà aux énergies renouvelables, Oléo 100 ou biogaz). Ce camion hybride n’ajoute que 900 kg à la balance, tout en permettant une tonne supplémentaire de PTAC pour les véhicules électriques. Le porteur sera également équipé d’un chariot embarqué lui aussi 100 % électrique, encore une nouveauté. « Pour le chauffeur, l’électricité apporte du confort avec une utilisation plus silencieuse. L'hybride est bien adaptée au fonctionnement de la plateforme, qui approvisionne les agriculteurs à travers des liaisons à l’échelle du département », complète le directeur général de Logivia. D. Lévy

 

Mouvement 

MEDEF

Jean-Philippe Porcherot, nouveau président du Medef Côte-d’Or

Jean-Philippe Porcherot, président directeur général d’Atol Conseils & Développements, a été élu président du Medef Côte-d’Or, lors de l'assemblée générale ce jeudi 30 mai. Il succède à David Butet qui est resté président deux mandats consécutifs.Il porte notamment l'objectif de renforcer la ptésence de proximité de l'organisation professionnelle sur le territoire départemental. D. Lévy

 

 

 

Commentez !

Combien font "5 plus 1" ?