A la vente des Hospices de Beaune, une édition 2024 contrastée mais fructueuse. À Dijon, le duc Rebsamen va quitter son mandat de maire. A Carling-Saint-Avold, les projets Circa et Parkes de 500 millions d'euros cumulés sont suspendus. Le Franc-Comtois EIMI installe la chaleur avec NGE à Bitche (Moselle). La ligne des horlogers modernisée arrive à l’heure. Une saison estivale en légère hausse en Bourgogne-Franche-Comté.
Bourgogne
• A la vente des Hospices de Beaune, une édition 2024 contrastée mais fructueuse
La 164e Vente des Hospices de Beaune (Côte-d'Or) s’est clôturée, ce 17 novembre, sur une belle performance malgré un début d’enchères difficile. Elle a récolté un total de 15,5 millions d’euros en 449 lots pour l’hôpital de Beaune, propriétaire du domaine des Hospices. L’intérêt s'est manifesté à travers un nombre record d'inscriptions avant la vente et la présence de 700 acheteurs venus de 32 pays, soit une augmentation de près de 40 % en comparaison de 2023.
L'écart du bilan financier par rapport au record de 28,9 millions d’euros de 2022, s’explique par un nombre significativement plus restreint de pièces mises en vente (439,5 tonneaux contre 817). Le succès a principalement été porté par les 118,5 pièces de vin blanc, dont les prix ont progressé de 8 %, générant 6,2 millions d'euros. Parmi elles, la cuvée Meursault Loppin s’est démarquée avec une hausse spectaculaire de 59,87 %. À l’inverse, les rouges ont affiché une baisse moyenne de 5,37 %. « Les blancs ont joué un rôle particulièrement important, avec de nouveaux prix records comme le Bâtard-Montrachet à 355.000 euros », a remarqué Guillaume Koch, directeur et président du conseil d'administration des Hospices Civils de Beaune. La pièce de charité a été adjugée à 360.000 euros (auxquels s’ajoutent 100.000 euros d'un un membre de l’assistance) à Alaor Pereira Lino, de la société brésilienne Anima Vinum. Elle permettra d’aider Médecins Sans Frontières et la Global Gift Foundation. A.Morel
Bourgogne
• À Dijon, le duc Rebsamen va quitter son mandat de maire

François Rebsamen a fait savoir, ce 18 novembre qu’il comptait démissionner de son mandat de maire lors du prochain conseil municipal, lundi prochain 25 novembre. « J’ai choisi de vous faire part de ma décision de quitter mon poste de maire, pour me consacrer tout entier à notre métropole, dont je suis et resterai le président », a-t-il annoncé. Élu une première fois en 2001, il se retire ainsi de l'hôtel de ville après 23 ans de pouvoir, sans aller au bout de son quatrième mandat. L’édile a assuré que son retrait n’était pas motivé par des problèmes de santé, mais par une volonté d’installer sa dauphine désignée, la première adjointe, Nathalie Koenders, qui l’a rejoint en 2008. La désignation de celle-ci doit être entérinée par le conseil municipal, ce qui ne devrait être qu’une formalité. Nathalie Koenders deviendra la première femme maire de la ville. François Rebsamen ne quitte pas pour autant la vie politique. Outre la présidence conservée de la métropole, il pourrait lorgner sur un mandat de sénateur. L’opposition municipale a réagi à l'annonce en estimant que celle-ci constituait « une ultime trahison » de la part de l’édile qui avait annoncé son intention de conduire l'actuel mandat « jusqu’au bout. » A.Morel
Lorraine
• A Carling-Saint-Avold, les projets Circa et Parkes de 500 millions d'euros cumulés sont suspendus

Exit le projet de construction d’une usine de recyclage chimique des plastiques sur la plateforme de Carling-Saint-Avold, en Moselle. Ses promoteurs, le Canadien Loop Industries, le Sud-coréen SK Geo Centric et Suez RV France, ont confirmé, le 12 novembre, la suspension de leur projet Parkes de 440 millions d’euros d’investissement. La technologie visait à dépolymériser des déchets plastiques de polyéthylène téréphtalate (PET) de façon à obtenir des monomères pouvant être réintroduits dans les chaînes de production de PET. L’inflation et la situation macroéconomique ont eu raison du projet dévoilé en février 2023.
Les trois partenaires avaient renoncé en octobre à l’option d’achat pour le site d’une ancienne cokerie, un site de 20 ha ayant déjà mobilisé plus de 9 millions d'euros - par l'établissement public foncier de Grand Est - pour sa dépollution. Les trois associés anticipaient la création de 200 emplois directs à la mise en service en 2027, qui auraient participé ainsi à la reconversion de la plateforme pétrochimique dans les procédés de recyclage et la chimie verte.
Les solvants verts sur le carreau
Près de 240 hectares de foncier sont actuellement disponible sur les 600 hectares de la plateforme. Or, le projet de bioraffinerie porté sur place par la start-up ex-australienne devenue norvégienne Circa vient lui aussi d’être mis en pause. La société cotée à la bourse d’Oslo a été placée en liquidation judiciaire en octobre, entraînant le gel de son projet de construction d’une usine de production de solvants verts sur l’emprise de la centrale thermique au charbon Emile Huchet. Sur les 50 emplois directs attendu, la moitié devait provenir de reclassements de salariés de la centrale exploitée par GazelEnergie.
Le Norvégien devait mobiliser 73 millions d’euros pour construire l’usine capable de synthétiser à partir de résidus de bois un solvant renouvelable pour les industries pharmaceutique, cosmétique, agroalimentaire et manufacturière. Une enveloppe de 40 millions d’euros a déjà été dépensée dont 8,1 millions d’euros d’aides publiques. David-Alexandre Leduc, porte-parole de la filiale française Circa sustainable chemicals France (CSC France), voit cependant dans la liquidation de la maison-mère « une opportunité de rebondir. » CSC France espère mobiliser 55 millions d’euros d’ici janvier 2025 en prises de participation et prêts bancaires, en vue de financer le démarrage du projet et son fonctionnement jusqu’en 2028. P. Bohlinger
EIMI installe la chaleur avec NGE à Bitche
Le groupe franc-comtois EIMI a remporté le marché de réalisation et mise en service du réseau de chauffage urbain de Bitche (Moselle), représentant un investissement de 21,7 millions d'euros qu’il concrétisera en association avec le constructeur NGE, le bureau d’études Elcimaï, la société Grebil (voirie et bâtiment chaufferie) et Schmid Energy Solutions pour la fourniture des chaudières.
Le projet comprend le déploiement de 12 km de réseau et la production de 26 mégawattsheures annuelles pour l’alimentation de 4.400 foyers grâce à la chaufferie de 15 MW au gaz (pour deux-tiers) et à la biomasse. Les deux quartiers militaires de la ville seront également raccordés, ainsi qu’une zone industrielle et divers équipements dont la mairie. Suite à la cérémonie de première pierre du 12 novembre, la construction va s’étendre sur 20 mois d’études et de travaux. M. Noyer
Franche-Comté
• La ligne des horlogers modernisée arrive à l’heure

La rénovation en profondeur de la « ligne des horlogers » est arrivée à son terme comme prévu. La liaison ferroviaire de 75 km entre Besançon et le col des Roches à la frontière suisse a été remise en service le 31 octobre dans sa version modernisée et inaugurée le 14 novembre, au terme de la deuxième phase de travaux opérés par SNCF Réseau avec le soutien financier de l’Etat et de la région Bourgogne-Franche-Comté.
Cette étape découpée en 12 sections de chantiers a concerné 22 km depuis le 4 mars dernier. Elle a inclus le renouvellement de voies par la technique de la « suite rapide » au moyen d’un « train-usine » de la société Champenoise de Voies Ferrées, la pose de 45.000 tonnes de ballast et la réhabilitation d'une dizaine d'ouvrages d’art (tunnels, viaduc, ponts...) La première phase en 2021 avait déjà mobilisé 56,5 millions d’euros de la part des mêmes financeurs. La région et la SNCF vont à présent travailler à susciter la fréquentation de la ligne comme solution alternative à la voiture notamment pour les travailleurs frontaliers en Suisse du haut-Doubs. La capacité de 3.900 places est utilisée aujourd’hui à un peu plus de 50 %. M.Noyer
Bourgogne-Franche-Comté
• Une saison estivale en légère hausse

Cet été, la fréquentation touristique en Bourgogne-Franche-Comté a légèrement progressé de 1,4% par rapport à 2023, qui constituait déjà une bonne saison. Le nombre total de nuitées (40,8 millions) augmente par rapport à l’année précédente, grâce à de bons mois de mai (+19,6%) et d’août (+1,8%). Pour la période de mai à septembre, les nuitées françaises (hors habitants de Bourgogne-Franche-Comté) reculent dans tous les départements, à - 2,5% au total régional, alors que celles d'origine locale progressent de 12,3 %.
Les nuitées étrangères sont, quant à elles, bien orientées, avec une croissance de 2,4% durant l’été, avec des pics de progression observés auprès des Chinois (+50,2%), des Belges (+15,7%), des Suisses (+3,9%) et des Néerlandais (+1,7%). En revanche, les Britanniques (-1,7%) et les Américains (-4,7%) ont été moins présents qu’en 2023. Au niveau départemental, 7 des 8 de la région enregistrent une hausse des nuitées étrangères cet été, l'exception venant de l'Yonne (-1,2% par rapport à 2023).
La météo exécrable de septembre a pesé sur le niveau de satisfaction des professionnels. Pour l’automne, les perspectives se situent plutôt dans la continuité, avec des retards dans leurs réservations par rapport à la même période en 2023. Les récentes vacances, accompagnées d'une météo plus clémente, laissent encore entrevoir de belles opportunités pour prolonger la saison. D.Levy.




















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