L’industrie lourde s’ouvre aux visites du public au Creusot-Montceau. Depuis ses bases vosgiennes le fabricant de chaudières biomasse Windhager part à la conquête de l’Hexagone. Une formation à la souveraineté industrielle par l’Esta à Belfort. De l’hypermarché au super-entrepôt, l’Auchan de Mulhouse devient Costco. Centrale au sol en bord d’autoroute pour TotalEnergies. L’université Georgia Tech d’Atlanta agrandit son campus de Metz.

Bourgogne

• L’industrie lourde s’ouvre aux visites du public au Creusot-Montceau

Le début de cet été 2025 coïncide avec l'entrée en action d’une initiative nouvelle de tourisme industriel dans le territoire de Creusot-Montceau (Saône-et-Loire). Neuf entreprises (*)  parmi les plus emblématiques du territoire sud-bourguignon ouvrent leurs portes au grand public, sur réservation, selon des dates déterminées jusqu'à la fin de l'année et un nombre de places prédéfini, pour des programmes de visite. Et non des moindres : Michelin, Novium ou Erion dans l'équipement ferroviaire font partie de la liste, qui pourrait être rejointe par Framatome avec lequel les discussions sont en cours, indique l’office de tourisme du bassin. Cette concrétisation témoigne d’un changement d’approche de l’industrie lourde. L’idée avait été caressée depuis une dizaine d’années pour s’ajouter à la découverte de la Manufacture Perrin de chaussettes. A l’époque, les industriels de la mécanique ou de la métallurgie avaient fait valoir différents arguments contraires, comme les contraintes de sécurité. Depuis, « la montée de la RSE, l’esprit d’ouverture, le dynamisme de l’activité » ont fait leur œuvre, se réjouit Cindy Jaubert, directrice de Creusot-Montceau Tourisme.  M.Noyer

(*) Campus Mecateam Montceau-les-Mines, Erion Montceau-les-Mines, Groupe IGR Montceau-les-Mines, Julien S.A. Le Creusot, Manufacture Perrin  Montceau-les-Mines, Michelin  Blanzy, Monnet  Montceau-les-Mines, Novium Saint-Vallier, So Bag Blanzy

 

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Lorraine

• Depuis ses bases vosgiennes le fabricant de chaudières biomasse Windhager part à la conquête de l’Hexagone 

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De gauche à droite, Dominique Brun, responsable marketing de BWT en France, Christophe Sachot, directeur commercial de BioMassTerre, Olivier Ney, directeur technique BioMassTerre.© Philippe Bohlinger

   

Le fabricant autrichien de chaudières biomasse Windhager s’appuie sur sa filiale de distribution BioMassTerre à Remomeix (Vosges) pour conquérir l’Hexagone. Le groupe de 500 salariés a dévoilé le 26 juin dernier les contours de la stratégie qui devrait lui permettre de passer de 3 à 15 % de parts de marché en France, où domine son concurrent Ökofen. Fondée en 2016, l’entreprise vosgienne de 11 personnes (chiffre d’affaires de 3 millions d’euros en 2024) compte quadrupler son activité à l’horizon 2028 grâce à cette nouvelle impulsion. Cantonnée à l’est d’un axe Dunkerque-Toulouse, BioMassTerre va recruter trois commerciaux afin d’étendre son périmètre à l’ensemble du territoire national d’ici l’an prochain.

La société qui dispose d’une chaufferie pédagogique, compte en parallèle augmenter sa visibilité auprès des installateurs-chauffagistes en formant 100 professionnels français cette année. La marque entend  également fidéliser un réseau d’artisans, de façon à  créer une dynamique de proximité. Ces nouvelles ambitions découlent du rachat de Windhager en 2024 par son compatriote BWT (Best Water Technology). Ce groupe autrichien de 5.500 collaborateurs, leader européen du traitement de l’eau, a également acquis BioMassTerre, en début d’année. P. Bohlinger     

 

Franche-Comté
• Une formation à la souveraineté industrielle par l’Esta à Belfort

L’école de commerce Esta de Belfort ouvre à la rentrée prochaine un cycle de formation consacré à la souveraineté « industrielle » : par ce qualificatif exprimant le ciblage de l’offre qu’elle construit, elle estime apporter l’originalité sur une thématique qui commence à être investie par différents organismes. La « capacité des entreprises à assurer leur autonomie économique, stratégique et commerciale » complète d’ailleurs l’intitulé officiel de ce module, qui se déroulera sur un cumul de 30 heures étalées de fin septembre 2025 à janvier 2026. A ce programme d’enseignements s’ajouteront des conférences d’experts.
Tout en se limitant à une trentaine de places, l’offre sera proposée à « un public élargi, dans une logique d’expérimentation et de test destinée à cerner ceux qui se montreront effectivement intéressés », souligne Xavier Greffoz, responsable développement de l’Esta. Le cycle pourra ainsi s’adresser à des étudiants en dernière année de l’Esta, mais aussi à leurs homologues en fin d’études de l’UTBM (Université de technologie de Belfort-Montbéliard) et à ceux de l’université Marie et Louis Pasteur à laquelle l’école de commerce belfortaine est rattachée (l’UFR sciences et techniques de gestion par exemple), sans oublier des cadres d’entreprise au titre de leur formation continue. Dans cette première phase, la formation n’entend pas délivrer une spécialité inscrite dans un diplôme, mais « apporter des atouts » aux étudiants pour leur entrée sur le marché de travail. Elle résulte d’une idée d’origine du Pôle métropolitain Nord-Franche-Comté, qu’a cultivée la directrice de l’Esta, Laure Viellard. M.Noyer  

Alsace

• De l’hypermarché au super-entrepôt, l’Auchan de Mulhouse devient Costco 

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Le concept de vente en libre-service de gros de la chaîne américaine Costco va s'implanter fin 2025 dans l'enveloppe de l'ancien hypermarché, sur une surface de 26.000 m2. © Atelier 77

Exemple rare, survenu fin 2022, d’une fermeture pure et simple d’un hypermarché (hormis trois cellules de la galerie commerciale), l’Auchan du quartier de Bourtzwiller de Mulhouse (Haut-Rhin) a trouvé sa nouvelle destinée. Il devient un « club-entrepôt » de la chaîne américaine Costco. Celle-ci développe un concept de libre-service de gros, l’accès moyennant abonnement à toute une série de produits à petits prix et à conditionnement sommaire. Le nouveau point de vente, le troisième en France après deux prototypes en région parisienne, ouvrira en fin d’année sur une surface de 26.000 m2, correspondant à l’enveloppe de l’ex-Auchan qui est conservée dans la conception de l’agence Atelier 77.

Les travaux de transformation, confiés au contractant général GSE, ont débuté en avril. Ils consistent à démolir-reconstruire les infrastructures intérieures (dallage, plafonds, équipements techniques). GSE avait déjà réalisé le Costco de Pontault-Combault (Seine-et-Marne) en 2021. L’offre principale sera complétée d’un centre auditif, d’un magasin d’optique, d’une zone de montage de pneus, d’une station-service et d’un restaurant. M.Noyer

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Franche-Comté

Centrale au sol en bord d’autoroute pour TotalEnergies 

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La centrale va déployer une puissance de 5 mégawatts-crête. © Total Energies

La première centrale solaire au sol du Jura voit le jour sur le territoire de la commune de Mantry (Jura). Inaugurée le 26 juin, elle a été réalisée par TotalEnergies pour la production annuelle de 6,1 gigawattsheures (Gwh) d’électricité grâce à une puissance crête de 5 mégawatts-crête, permettant de couvrir l’équivalent des besoins d’un cinquième des habitants de la communauté de communes concernée Bresse Haute Seille (3.850 habitants). Sa singularité provient de sa localisation. L’énergéticien l’a installée au bord de l’autoroute A 39 sur un terrain du concessionnaire APRR qui ne servait plus à l’exploitation autoroutière. « Sa conception et son intégration visuelle ont été soigneusement étudiées pour ne pas éblouir les automobilistes », précise TotalEnergies. Plusieurs mesures ont été prises pour protéger la faune et la flore. M. Noyer  

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Lorraine

• L’université Georgia Tech d’Atlanta agrandit son campus de Metz 

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L’extension du campus messin de l’université américain va permettre de doubler la capacité d’accueil.  © Georgia Tech Europe

  

Implantée depuis plus de trente ans en Lorraine, l’université Georgia Tech d’Atlanta va s'y agrandir. Le 30 juin dernier, à l’occasion d’une rencontre avec les élus de Metz Métropole, des représentants de l’établissement américain ont signé un accord de principe concernant l’extension du campus Georgia Tech Europe installé sur le Technopole de Metz. Ce projet d’envergure, estimé à 15 millions d’euros, prévoit la construction de nouveaux bâtiments (amphithéâtre, 14 salles de classe, une vingtaine de bureaux, cafétéria, espaces de travail pour la recherche et à l’innovation) permettant de doubler la capacité d’accueil des étudiants, de 700 à 1 400. Il comprend également la création d’environ 20 nouveaux postes (enseignants-chercheurs, techniciens et personnels administratif). Le transfert de la propriété du site détenu par Metz Métropole à l’Association Georgia Tech Europe va permettre la réalisation. En marge de cet accord, d’autres signatures ont concerné des partenariats académiques ainsi que des accords culturels, renforçant les liens entre Georgia Tech Europe et les institutions locales, européennes et internationales. P. Bohlinger

 

 

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