Hydrogène : la start-up Mahytec de Dole liquidée par son propriétaire Hensoldt. L’aéroport de Bâle-Mulhouse va s’étendre pour 130 millions d’euros. Le Nancéien Api Tech annonce la suppression de 103 postes. Le transporteur de Saône-et-Loire Dynamic Location Concept choisit la liquidation. La Banque des Territoires et France Active au soutien de l’école de production Avenir Bois Formation en Haute-Saône. La Route de l’industrie passera par près de 30 entreprises du Centre-Alsace.
Franche-Comté
• Hydrogène : la start-up Mahytec de Dole liquidée par son propriétaire Hensoldt
C’est un coup dur pour la filière hydrogène de Bourgogne-Franche-Comté. L’un de ses plus anciens fleurons, Mahytec, société pionnière dans la conception de réservoirs à hydrogène depuis sa création en 2008 à Dole (Jura), va cesser ses activités d’ici la fin de l’année. Son propriétaire le groupe allemand d’électronique et de défense Hensoldt a entamé une procédure de dissolution en vue de liquider la start-up qu'il avait acquise en 2021. Des mesures de reclassement doivent être proposées aux 23 salariés encore présents (ils étaient 40 en 2023) jusqu’au 25 avril. « Cette décision fait suite à cinq ans de résultats nets négatifs […] et l’impossibilité pour le groupe de lui trouver un repreneur malgré plus de 50 acquéreurs potentiels contactés depuis mi-2024 », indique Emilie Gessen, directrice marketing-communication d’Hensoldt France. Mahytec aurait ainsi terminé l’année dernière par un déficit de 1,646 million d’euros.
L’entreprise innovante n’a pas réussi à passer le cap de l’industrialisation pour améliorer sa rentabilité, du fait que « le marché de l’hydrogène et la stratégie énergétique de la France n’ont pas évolué comme prévu », estime la direction du groupe. Émanation de l’institut de recherche franc-comtois Femto-ST, la start-up jurassienne s’était en effet spécialisée dans des solutions de stockage relativement légères pour des applications mobiles ou stationnaires (300 à 500 kW) alors que les priorités du moment se portent sur des réservoirs de grande capacité (30 MW) adaptés aux besoins de décarbonation de l’industrie lourde : sidérurgie, cimenterie, chimie. E. Prompt
Alsace
• L’aéroport de Bâle-Mulhouse va s’étendre pour 130 millions d’euros

Face à la reprise qui semble durable du trafic aérien, l’aéroport « EuroAirport » de Bâle-Mulhouse a décidé de lancer le programme de rénovation et extension de son terminal à l’horizon du début de la prochaine décennie. Il engage l’investissement « représentant un budget total d’environ 130 millions d’euros », dont 85 millions d’euros HT de travaux prévus de 2027 à 2030/31. Le projet, officialisé ce 20 mars, combine la rénovation des 15.000 m2 du terminal actuel et la construction d’un nouveau bâtiment attenant de 14.000 m2, première étape d’un agrandissement de long terme baptisé EMT pour Evolution Modulaire du Terminal. Le terme traduit la volonté d’une extension par paliers, des « modules dissociables les uns des autres », dont les 14.000 m2 forment l'étape initiale.
Cette approche vise également à se prémunir contre un éventuel retournement du transport aérien, tel que celui-ci l’a subi avec le Covid. Celui-ci avait fait chuter le trafic de l’aéroport franco-suisse à 2,6 millions de passagers en 2020, avant sa remontée d’année en année jusqu’à 8,9 millions de voyageurs l’an dernier, à 200.000 unités du record de 2019 que l’EuroAirport s’attend à dépasser en 2025. Selon la direction, il résulte de ces tendances un impératif « d’amélioration de la qualité de service », que ce projet EMT concrétise. Pour sa conception, l’EuroAirport a choisi une équipe d’architectes et bureaux d’études également binationale, conduite par l’agence alsacienne DRLW et associant celle de Bâle Vuscher Architekten, Egis Bâtiments Nord-Est, Gruner AG (Bâle) et Lap’s Paysagistes (Alsace). Leur candidature « a convaincu par son architecture élégante, l’intégration au terminal existant, la réponse à l’objectif d’amélioration du service et son ancrage local », souligne la direction de l’EuroAirport. M.Noyer
Lorraine
• Le Nancéien Api Tech annonce un plan de suppression de 103 postes

Basé à Seichamps (Meurthe-et-Moselle) dans l’agglomération de Nancy, le fabricant de distributeurs automatiques de pizza Api Tech traverse une zone de turbulence, après cinq années d’intense croissance. L’entreprise de 300 salariés (chiffre d’affaires de 67 millions d’euros en 2023) a annoncé le 13 mars dernier l’ouverture d’un plan de sauvegarde de l’emploi impactant 103 postes répartis sur ses trois sites de production en France : Seichamps, Saint-Dizier (Haute-Marne) et Bollène (Vaucluse). Elle justifie cette décision par la nécessité de garantir sa compétitivité et son avenir dans un contexte de « mutations du marché » et de « stabilisation de la demande post-Covid. »
« C’est une étape difficile, mais nous avons fait le choix d’un accompagnement renforcé, bien au-delà des exigences légales, pour garantir des solutions à chaque collaborateur concerné. Aucun salarié ne sera laissé sans soutien », insiste Frédéric Deprun, directeur général d’Api Tech. L’entreprise d’automatique industrielle fondée en 2004 avait mis en service ses deux nouvelles usines de Saint-Dizier et Bollène en 2022. Pour mener à bien sa restructuration, Api Tech doit pouvoir compter sur l’appui de sa maison-mère, le Nancéien Mentor, un groupe de 2.400 personnes qui s’est bâti dans le secteur de l’immobilier. P. Bohlinger
Le transporteur Dynamic Location Concept choisit la liquidation
Le transporteur Dynamic Location Concept basé à Sennecey-le-Grand (Saône-et-Loire) a été placé en liquidation judiciaire début mars par le tribunal de commerce de Chalon-sur-Saône, alors qu'il employait 49 salariés. Cette décision a été en grande partie prise à sa demande même, tant il estimait ne plus pouvoir poursuivre ses activités dans les conditions économiques du moment, synonymes de fonctionnement à perte. Tel est en tout cas le scénario exposé par son dirigeant Denis Cartier auprès de la presse professionnelle du transport. « Quand un travail n’a plus de sens, il est mieux d’arrêter. J’ai demandé la liquidation judiciaire après avoir essuyé plusieurs refus de valorisation de nos tarifs », a-t-il expliqué. Le relèvement obtenu de « 1 % en 2024 puis de 1,5 % cette année a été notoirement insuffisant pour répercuter l’augmentation des coûts.» La soixantaine passée, Denis Cartier a préféré jeter l’éponge. Dynamic Location Concept avait réalisé un chiffre d’affaires de 6,8 millions d’euros lors de son dernier exercice. M.Noyer
Franche-Comté
• La Banque des Territoires et France Active au soutien de l’école de production Avenir Bois Formation

L’école de production Avenir Bois Formation a ouvert ses portes en janvier 2023 à Saint-Loup-sur-Semouse, en Haute-Saône, dans les locaux d’une ancienne filature rachetée par la ville. Employant six salariés, dont quatre formateurs, elle accueille actuellement 18 jeunes âgés de 15 à 18 ans, en situation de décrochage scolaire, qu’elle forme à l’usinage du bois (panneaux et bois massif) et prépare au CAP de conducteur d’installation de production en appliquant la pédagogie du « faire pour apprendre. » Selon son directeur Francis Deschaseaux, 700.000 euros ont déjà été consacrés à l’achat de matériels, dont six machines à commande numérique, avec l’aide de fondations d’entreprises (TotalEnergies, Eiffage) et de subventions publiques (Etat, Région). L’établissement bénéficie également d’un prêt subordonné de 100.000 euros de la Banque des Territoires, en complément d’un prêt participatif de France Active Franche-Comté du même montant.
Cette école technique privée et gratuite est née à l’initiative de la mairie et d’un collectif d’industriels et d’artisans des Vosges Saônoises : les Meubles Parisot, implantés à Saint-Loup, le fournisseur de contreplaqué CFP (appartenant tous deux au groupe P3G), le spécialiste des produits bois La Saônoise, le fabricant de mobilier pour les collectivités La Saônoise Mobilier, et le Vosgien Houot Agencement. « Ces partenaires se sont engagés à assurer un minimum de commandes et à faciliter l’insertion professionnelle des élèves », explique Sophie Dupuis, présidente d’Avenir Bois Formation et DRH de Parisot. En 2024, l’école a enregistré un chiffre d’affaires de 42.000 euros, réalisé avec une vingtaine de clients, entreprises et particuliers. E. Prompt
Alsace
• La Route de l’industrie passera par près de 30 entreprises du Centre-Alsace

Une vaste opération collective de portes ouvertes d’entreprises se déroulera la semaine prochaine dans le Centre de l’Alsace. Près de 30 PME et établissements de groupes du secteur de Sélestat-Obernai-Molsheim proposent la visite de leurs locaux au grand public, pour former la « Route de l’industrie. » Les grands piliers comme Merck (pharmacie), Hager (électricité), Hartmann (matériel médical), Schmidt (cuisines et ameublement), Tereos (sucrerie) et Alsapan (panneaux de bois) sont de la partie de cette première édition, de même que l’ETI Guillet et les PME (PIM Industrie, Festein…). L’initiative en revient au réseau « AC:Tions » (Alsace Centrale, Territoires d’Innovations et Organisations Novatrices et Solidaires) qui fédère de nombreux acteurs locaux impliqués dans l’économie : collectivités, chambres consulaires, fédérations professionnelles, agence de développement Adira…Quatre jours de portes ouvertes pour la découverte des métiers et technologies, la rencontre des salariés et dirigeants et l’information sur les opportunités d’emplois et de stages précéderont une journée commune de clôture autour de retours d’expériences et de visions d’experts. M.Noyer







%20(002).jpg)








.jpg)

























.png)






















