Le charcutier Maurer Tempé repris par ses salariés. Sevenday, la fin indigeste du fabricant de céréales pour le petit-déjeuner. Travaux publics cherchent jeunes dans le Haut-Rhin. Alsapan s’étend à l’Ouest. Le Grand Est s’accroche au peloton de tête des régions attirant l’investissement étranger.

• 103 salariés de Maurer Tempé reprennent l’entreprise en Scop

Le projet de reprise de Mathieu Rouillard, directeur commercial et marketing de Maurer Tempé et de deux autres cadres a finalement abouti et s’est élargi à la majorité des salariés. 103 reprennent la société de charcuterie alsacienne de Kingersheim (Haut-Rhin) à la barre du tribunal de grande instance de Mulhouse, sous forme d’une Scop (Société de coopérative et participative) rebaptisée Maurer Tempé Alsace. L’entreprise était en redressement judiciaire depuis janvier 2018 suite à une longue période de difficultés après la reprise par Maurer SAS  de son concurrent direct Tempé en 2014. 

Les 103 salariés actionnaires selon le principe d’un homme une voix, ont injecté leur prime de licenciement pour constituer un capital social de 1,64 million d’€. Des établissements financiers du mouvement coopératif, du privé et une « bourse d’émergence » du conseil régional du Grand Est, complètent cet apport à hauteur de 3,34 millions d’€. 
Le plan de reprise consiste à réorganiser l’outil de production et agrandir les ateliers pour augmenter la capacité de production et la rentabilité.
Un plan d’investissement de 1,8 million d’€ est programmé dans les deux ans ainsi que 16 embauches, a annoncé Mathieu Rouillard, devenu président de la Scop. Les magasins, en revanche, qui employaient une trentaine de personnes, ont été liquidés.  Le chiffre d’affaires 2018 s’est élevé à 22,3 millions d’€. C.P.

 

• Sevenday, la fin indigeste du fabricant de céréales pour le petit-déjeuner

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Le fonds d’investissements Nimbus était propriétaire de Sevenday à Soultz, désormais liquidée. © Sevenday.

Fabricant de céréales pour le petit-déjeuner, l’entreprise Sevenday a été liquidée en mars. L’issue était crainte par les 85 derniers salariés du site de l’usine de Soultz (Haut-Rhin) depuis les derniers mois où ils avaient constaté la mise à l’abandon du site par le propriétaire néerlandais, le fonds d’investissements Nimbus.
Démission des managers, non-renouvellement des stocks de matière première, absence d’investissements, silence des dirigeants du groupe, constituaient autant de signes avant-coureurs, qui ont abouti dans un premier temps à la mise en redressement judiciaire et un dernier sursis de deux mois. Celui-ci n’a pas permis de susciter une offre de reprise, malgré la manifestation de quelques marques d’intérêt de concurrents.

Sevenday Céréales International avait été créée en 1992 et a connu plusieurs changements de propriétaires, jusqu’à l’arrivée de Nimbus en 2015 qui avait confirmé sa concentration sur les marques de distributeurs (MDD). Avec son compatriote Varova, ce fonds avait également repris il y a trois ans la Chocolaterie de Bourgogne à Dijon. Son bilan s’est soldé par la mise en redressement judiciaire fin 2017 et la reprise par l'espagnol Lacasa. M.N.

BPALC

Travaux publics cherchent jeunes dans le Haut-Rhin

Les travaux publics embauchent dans le Haut-Rhin, et souhaitent le faire savoir ! Leur instance représentative, le Syndicat professionnel des entreprises de TP 68, recense 220 offres d’emploi non pourvues parmi ses 86 adhérents qui totalisent un effectif de 1.800 personnes. La recherche concerne « tous les métiers et toutes les fonctions », indique-t-il : canalisateur, constructeur de route, électricien, conducteur et mécanicien d’engins, chef d’équipe, chef de chantier, conducteur de travaux, technicien pour les études, les métrés, la rédaction des devis… 
« Le secteur présente plusieurs avantages : des rémunérations intéressantes, dès le niveau d’ouvrier qualifié, et supérieures aux autres branches en apprentissage, des avantages sociaux divers, des métiers techniques et variés, des opportunités réelles d’évolution professionnelle et une forte diminution de la pénibilité », plaide Joseph Spataro, président du Syndicat.

Les recrutements sont ouverts à tous les âges et compétences – la motivation et le savoir-être priment – avec un accent sur les jeunes, qui peuvent se former en cursus classique et en apprentissage au lycée-CFA des métiers du BTP à Cernay. M.N.

polevehiculedufuturtexte


• Alsapan s’étend à l’Ouest

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L'usine de Bouley (Moselle) de l'Alsacien Alsapan. © Alsapan.

Le fabricant de revêtements de sols, meubles en kit et plans de travail, réalise une opération de croissance externe dans la moitié ouest de la France, à la barre du tribunal. Le groupe familial a repris, début avril, la Parqueterie Berrichonne qui était en redressement judiciaire. Il en maintient les dirigeants locaux et prévoit de conserver les 33 salariés qui ont généré un peu moins de 9 millions d’€ de chiffre d’affaires l’an dernier.
Spécialiste en particulier des parquets en chêne, la PME basée à Ardentes (Indre) apporte un complément de gamme à la division revêtements d’Alsapan, constituée de parquets contrecollés, de stratifié et de vinyle. 
Cette entreprise a subi l’effet de deux crises en 2008 puis en 2013 mais conserve une belle notoriété dans son bassin, ce qui a amené Alsapan à candidater à sa reprise.
Avant cette intégration, le groupe présidé par Cécile Cantrelle comptait 800 salariés pour un chiffre d’affaires de 240 millions d’€ en 2018 issu des usines de production de Marlenheim (revêtements de sol), Wasselonne (plans de travail) et Erstein (meubles) dans le Bas-Rhin, ainsi que de Boulay (Moselle) et La Courtine (Creuse), toutes deux pour les meubles. M.N.

 

crri

 


• L’investissement étranger se dirige toujours vers le Grand Est

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Le nouveau centre de l'industriel pharmaceutique allemand Merck à Molsheim, exemple d'investissement étranger dans le Grand Est en 2018. © Merck.

Le Grand Est s’accroche au peloton de tête des régions attirant l’investissement étranger. En 2018, il se classe 5ème avec les 110 projets recensés qui a créé ou sauvegardé 2.480 emplois. Par rapport à 2017, le nombre d’emplois concerné diminue d’un millier, mais il devrait remonter cette année, au regard de la dynamique des premiers mois : plus d’un milliard d’€ ont été investis depuis le 1er janvier, un rythme supérieur à celui de 2018.
En cohérence avec son tissu économique plus structuré qu’ailleurs par l’industrie, les activités de production ont représenté plus de quatre projets étrangers  sur 10 et ils concentré 57 % emplois induits par ceux-ci. Dans cette catégorie d’ailleurs, le Grand Est se place en seconde position nationale, en nombre de projets, derrière Auvergne-Rhône-Alpes. En projets et emplois dans la R&D, la région doit par contre se contenter du 8ème rang.

Sans surprise également, l’Allemagne forme le premier investisseur avec 23 % des projets et 27 % des emplois, alors qu’elle est devancée au niveau national par les États-Unis. Dans le Grand Est, ce pays suit en seconde position, devant le Japon et les Pays-Bas. M.N.

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