Le maroquinier franc-comtois SIS va créer 300 emplois dans les Vosges. Panattoni prépare un parc d’activités trinational de 40.000 m2 sur la friche Clariant à Huningue en Sud-Alsace. L’école de production inaugurée à Belfort. Les maires de Côte-d’Or se fédèrent pour le pouvoir d’achat. Le site Saint-Jacques de Besançon transféré à la collectivité pour sa reconversion. A Nancy, le cabinet de recrutement Jane Hope cible le marché des experts indépendants en informatique.


• Le maroquinier franc-comtois SIS va créer 300 emplois dans les Vosges

Le maroquinier SIS basé à Avoudrey (Doubs) annonce le lancement, en avril, d’une nouvelle unité de fabrication près d’Epinal (Vosges) qui créera 300 emplois dans les prochaines années. L’activité sera portée par une nouvelle filiale, Manufacture du Cœur des Vosges, qui démarrera dans un bâtiment provisoire de 1.300 m2 à Chantraine en périphérie d’Epinal avant de s’installer d'ici deux à trois ans dans la même agglomération, dans des locaux définitifs, d’une surface de 8.000 à 9.000 m2. Les premiers salariés sont recrutés parmi les anciens employés d’Alcée, un fabricant de lingerie à Epinal qui a fermé en septembre dernier. Ils sont formés par l’école interne de maroquinerie de SIS, dénommée EMA, qui implante une antenne à proximité du nouveau site de production. « L’histoire industrielle du bassin d’Epinal liée au textile » a constitué un critère de choix de ce lieu d’implantation pour la nouvelle unité, selon la direction de SIS. Fondé en 1998 et comptant aujourd’hui 1.800 salariés, SIS ouvrira ainsi son cinquième site de production français après ceux d’Avoudrey, Etalans, Valdahon (Doubs) et Vesoul (Haute-Saône), sans compter ses deux usines à l’étranger, en Chine et à Madagascar. M.Noyer

 pvf2023

 

• Panattoni prépare un parc d’activités trinational de 40.000 m2 sur la friche Clariant à Huningue en Sud-Alsace 

Panattoni Bâle_City Dock Huningue
Le projet du développeur immobilier Panattoni se situera le long du Rhin, à l’intersection de la France, de l’Allemagne et de la Suisse.
© Panattoni


Le développeur d’immobilier d’entreprise Panattoni prévoit d’ouvrir en 2026 un parc d’activités de 40.000 m2 à Huningue (Haut-Rhin). Cet opérateur international l’implantera sur le terrain de l’ancienne usine chimique de colorants et pigments Clariant, fermée en 2011, « un site déjà dépollué et démoli », précise-t-il. Panattoni le développera sous le nom de « City Dock », un concept de son offre dédié aux emplacements plus urbains que les grandes plateformes logistiques qu’il déploie par ailleurs, comme c’est le cas en périphérie de Troyes avec 62.000 m2 livrés en début d'année. Il indique miser sur la localisation transfrontalière qui rend « ce site unique » dans sa palette (21 millions de m2 développés en Europe depuis 2005), à l’intersection de la France, de l’Allemagne et surtout de la Suisse. Les secteurs de la chimie et la pharmacie sont identifiés comme une cible principale pour les surfaces, réparties en quatre bâtiments de 5.000 à 20.000 m2 unitaires et visant les certifications environnementales Breeam et BiodiverCity. Autre atout mis en avant : la multimodalité avec la proximité du port de Bâle, de l’aéroport Bâle-Mulhouse et de l’autoroute A35 dont les travaux d’élargissement à cet endroit ont démarré. Le chantier de ce « City Dock by Panattoni » doit démarrer l’an prochain. M. Noyer

CCI 21 71 Banniere_Article 

 • L’école de production inaugurée à Belfort

ecole production belfort
Les locaux d’accueil de l’école au Techn’Hom concentrent de nombreux équipements : cintreuses, cisailles, machine de découpe plasma, postes de soudure… © Traces Ecrites


L’UIMM de Franche-Comté (Union des industries et métiers de la métallurgie) a inauguré, mardi 12 mars, sa nouvelle école de production située à Belfort-Cravanche, dans l’un des locaux du Techn’Hom, celui des Ailettes de General Electric. La structure accueille en fait depuis l’automne ses six premiers stagiaires, correspondant au profil qu’elle souhaite attirer : « des jeunes de 15 ans à 18 ans ayant du mal à trouver leur voie dans le circuit scolaire classique, et qui peuvent ici apprendre en faisant », souligne Jean-Philippe Kohler, président de la nouvelle Ecole de production. En l’occurrence, ces « pionniers » préparent le CAP de métallier, pendant deux ans à raison de 35 heures par semaine dont les deux-tiers en atelier.

Cette proportion dominante d'apprentissage pratique distingue le concept déjà mis en place dans 67 sites en France (100 visés pour 2027-2028). L’offre est présentée comme complémentaire de l’Education nationale, elle prépare aux mêmes diplômes de CAP, BEP et bac pro dans des métiers techniques en pénurie de main d’œuvre : métallier, chaudronnier, soudeur, usineur…A Belfort, la seconde formation devrait être le CAP en réalisations industrielles, pour les métiers de chaudronnier et de soudeur. Autre particularité d’une telle Ecole : elle tire une partie de son budget de fonctionnement de chiffres d’affaires comme une entreprise, ce qui implique de décrocher des commandes auprès des industriels, « et ainsi d’apprendre les exigences de leur respect », relève Etienne Boyer, vice-président de la Fédération nationale des écoles de production. Belfort vise, dans les quatre ans, de rassembler un effectif de 40 élèves en quatre à cinq formations. M. Noyer


MEDEF 21 - SITE


Les maires de Côte-d’Or se fédèrent pour le pouvoir d’achat

Guillaume Ruet, maire de Chevigny-Saint-Sauveur, ses homologues Philippe Belleville (Sennecey-lès-Dijon), Fabian Ruinet (Talant), Gilles Brachotte (Thorey-en-Plaine) et Dominique Begin-Claudet, maire de Daix ont présenté ce jeudi 14 mars leur « Opération Pouvoir d’Achat ». Face à cette problématique, 16 maires de Côte-d’Or (également Ancey, Bressey-sur-Tille, Hauteville, Quetigny, Lux, Magny-sur-Tille, Neuilly-Crimolois, Plombières-lès-Dijon, Prâlon, Saint-Victor-sur-Ouche, Saint-Philibert…) lancent l’« Opération Pouvoir d’Achat » avec l’aide de la société dijonnaise Wikipower, qui va réaliser des achats groupés en énergie. « Nous estimons de 150 à 200 euros d’économie sur les futures factures en électricité et en gaz », met en avant Etienne Jallet, le président de Wikipower. Les communes participantes proposent à leurs 47.000 habitants cumulés (20.000 ménages) un achat groupé à prix très avantageux pour l’électricité, le gaz, les panneaux photovoltaïques, les pellets pour poêles à granulés et les vélos à assistances électriques. Les critères de revenus n’entrent pas en ligne de compte. Chevigny avait déjà lancé une initiative similaire en 2021. Un ménage sur 5 avait alors manifesté son intérêt. En moyenne, la souscription avait permis de réaliser 180 € d’économies par an et par foyer. Pou la nouvelle opération, la phase de pré-inscription se déroule jusqu’au 30 avril pour tous les administrés, à partir des sites internet des communes. D. Levy 

 

Le site Sant-Jacques de Besançon transféré à la collectivité pour sa reconversion

Une nouvelle étape est franchie dans la reconversion du site hospitalier Saint-Jacques-Arsenal au centre de Besançon (Doubs).
Le CHU en a cédé la propriété le 7 mars, par un acte de vente à Territoire 25, la société publique locale mandatée par son actionnaire la Ville pour piloter la transformation. Le montant de la transaction s’élève à 14 millions d’euros. Territoire 25 est concessaire de l'opération dont le bilan prévisionnel est chiffré à 36 millions d'euros, en vue de l’implantation de 50.000 à 60.000 m2 de bâtiments, par réhabilitation ou construction neuve.

L’ensemble sera formé majoritairement de logements (environ 600), d'hôtellerie, de commerces, de tiers-lieux, de quelques bureaux et services et d'activités universitaires côté Arsenal autour de la Grande Bibliothèque. Le site de 7 ha devra « s’ouvrir, en dialoguant avec l’espace public, un jardin traversant placé sous maîtrise d’ouvrage de la Ville », précise la direction de Territoire 25. La SPL a succédé, dans le montage, au développeur immobilier Adim (groupe Vinci Construction), signataire d’une première promesse de vente fin 2019 qui n’avait finalement pas abouti, les négociations avec le CHU et la Ville ayant été stoppées en 2021 Le CHU conservera la jouissance de certains bâtiments jusqu'en 2026. M.Noyer

 

• A Nancy, le cabinet de recrutement Jane Hope cible le marché des experts indépendants en informatique

Jane Hope
Nicolas Puzin, William Muringer, Mathieu Mailliot et Kevin Pilot viennent de créer le cabinet de recrutement nancéien Jane Hope. © Jane Hope


Le marché des experts indépendants en informatique a désormais son agence de recrutement. Le cabinet Jane Hope a été lancé début 2024 à Nancy, avec un double objectif : mettre en relation les freelances et les entreprises à la recherche de prestataires, mais aussi accompagner les travailleurs indépendants ou les salariés en CDI souhaitant changer de statut. L’activité, déployée dans un premier temps à l’échelle du Nord-Est, est le fruit de la réflexion de Nancéiens issus du monde du recrutement : Nicolas Puzin, William Muringer, Mathieu Mailliot et Kevin Pilot. Ce quatuor a créé Harry Hope en 2019, un cabinet de recrutement rattaché au groupe lorrain Mentor (2.400 salariés, chiffre d’affaires de 260 millions d’euros) et comptant aujourd’hui plus de 250 collaborateurs dans 18 bureaux en France, en Belgique et au Luxembourg.

Pour lancer le nouveau cabinet, filiale à 100% de Harry Hope, les cofondateurs sont partis du constat « qu’une partie des employés aspire à une flexibilité de leurs emplois du temps et à un choix plus précis des missions. » Ces attentes se traduiraient, selon leurs chiffres, par une croissance de 71% du nombre de freelances en France entre 2009 et 2019 et à un total de plus d’un million d’experts indépendants dans les technologies de l’information. P. Bohlinger 

Commentez !

Combien font "8 plus 2" ?