Depuis le Doubs, Odyssée Technologies prépare son entrée en bourse. Schaeffler et Symbio lancent leur production de plaques de piles à combustible à Haguenau en Alsace. La Cité de l’entreprise poursuit sur sa lancée à Mâcon. Un très bon début 2024 pour les projets d’entreprise en Alsace, mais ne pas s’emballer. Un nouveau magazine propose un « voyage en terre authentique » en Haute-Saône. Le Nancéien SFE Process s’associe au centre technique IPC pour purifier les plastiques recyclés.
Franche-Comté
• Depuis le Doubs, Odyssée Technologies prépare son entrée en bourse
Odyssée Technologies, qui regroupe les trois entreprises d'usinage de précision Gresset et Associés à Nods (Doubs), Société Nouvelle Lafourcade à Tarbes (Hautes-Pyrénées) et Précision Mécanique de Brive, à Brive (Corrèze), prépare activement son entrée en bourse. « Nous serons cotés à la rentrée de septembre à l’Euronext Growth à Paris » , assure Christian Mary, qui dirige la holding du groupe de 168 personnes pour un chiffre d'affaires de 19,8 millions d’euros en 2023. . L’entrepreneur réfléchit depuis plusieurs mois à cette solution pour assurer son besoin en fonds de roulement. « Nous sortons du Covid, qui nous a laissé un prêt garanti par l’État (PGE) à rembourser sur un délai assez court de 4 ans. Nous avons également besoin de capitaux pour soutenir notre croissance, de l’ordre de 20 % ces deux dernières années et sans doute également sur cet exercice. S’ajoutent le doublement des prix des matières premières et une stratégie d’investissement active de modernisation de nos équipements de production », détaille-t-il.
Parmi ces projets, figurent la robotisation sur les trois sites d'un total de 150 salariés, la mise en place d’un nouvel progiciel ERP et le développement de l’intelligence artificielle, par exemple pour la lecture automatisée des cotes des pièces. Cette entrée en bourse vise à lever de l’ordre de 8 millions d’euros. « Je compte sur un taux de dilution de l’ordre de 20 à 25 % », précise Christian Mary, qui entend aussi poursuivre sa politique de croissance externe. Il travaille sur plusieurs hypothèses de rachat, selon des paramètres inchangés : « Non pas croître pour croître, mais renforcer le groupe dans son cœur de métier, l’usinage, en continuant à acquérir de nouvelles positions et de nouveaux clients », explique-t-il. A.Morel
Alsace
• Schaeffler et Symbio lancent leur production de plaques de piles à combustible à Haguenau

L’équipementier automobile Schaeffler France a procédé, la semaine dernière à Haguenau (Bas-Rhin), à l’inauguration de l’unité de plaques bipolaires métalliques d’Innoplate, la société qu’il forme depuis fin 2022 avec Symbio, le fabricant de piles à combustible commun à Stellantis, Forvia et Michelin. Cette nouvelle ligne installée dans 5.500 m2 est dimensionnée pour produire l’an prochain 4 millions de plaques en inox, puis de monter à 50 millions en fonction de la réponse du marché, à l’horizon 2030. Elle a représente un investissement de l’ordre de 100 millions d’euros et doit créer 120 emplois sur le site alsacien de 1.500 personnes, spécialiste par ailleurs des roulements, guidages et autres systèmes de précision pour l’automobile. Innoplate sera le premier producteur en Europe de ces composants en inox des piles à combustible devant répondre à l’essor espéré de la mobilité par l’hydrogène. Symbio a créé la société avec Schaeffler, fin 2022, dans le but de rapprocher et sécuriser l’approvisionnement de son usine de pile de Saint-Fons (Rhône) qui se fournit en Chine, et de trouver un premier débouché auprès des véhicules utilitaires de son actionnaire Stellantis. M. Noyer
La Cité de l’entreprise poursuit sur sa lancée à Mâcon
Créée sur la friche de l’usine Seita au début des années 2010 par la Ville et l’intercommunalité Mâconnais-Beaujolais Agglomération, la Cité de l’entreprise de Mâcon (Saône-et-Loire) s’enrichit d’un nouveau bâtiment, le quatrième réhabilité, portant la lettre D. Inauguré fin mai, il compte deux premiers occupants : Synapse Construction le bureau d’études pour l’ingénierie de la construction, le studio audiovisuel Food Pulse.
La Cité recense aujourd’hui 21 sociétés installées pour un cumul d’environ 300 emplois. Depuis ses débuts, elle a totalisé une quarantaine d’implantations et quelque 500 postes de travail, un certain nombre d'entreprises ayant quitté les lieux après en avoir fait un tremplin pour leur développement à proximité, comme la maroquinerie Thomas. Une autre société, Edmond dans l’emballage haut de gamme, est annoncée pour cet été à la Cité, qui verra se créer à son voisinage, dans les prochaines années, le parc Sâone Digitale de 27 hectares dédié au numérique sur une autre fiche, celle de l’entreprise Essex. M. Noyer
Alsace
• Un très bon début 2024 pour les projets d’entreprise, mais ne pas s’emballer

Après une année 2023 exceptionnelle, le bilan d’activité de l’Adira se présente de façon tout aussi flatteuse pour le premier quadrimestre 2024. De janvier à avril, l’agence de développement économique alsacienne recense 254 projets nouveaux (prise de contact du dirigeant) et 80 sûrs représentant un cumul d’investissements de 360 millions d’euros et la création ou le maintien de 1.190 emplois. Pour l’ensemble de l’année dernière, les chiffres respectifs se sont situés à 232 (les projets sûrs), 2,4 milliards d’euros et 4.775 emplois. Si tant est qu’on puisse estimer que le rythme n’est pas tout à fait tenu sur les quatre premiers mois de 2024, il sera rattrapé et vite dépassé, puisque ce premier bilan, dressé à l’occasion de l’assemblée générale du 6 juin, n’inclut pas encore les deux énormes investissements de 2 milliards d’euros chacun annoncés par Microsoft pour son centre de données et d’IA et Blue Solutions/Bolloré pour des batteries automobiles électriques dans le Sud-Alsace.
Le territoire alsacien tire pleinement profit « des phénomènes de relocalisations et de raccourcissements de la supply chain, avec ses atouts majeurs de la position charnière entre France et Allemagne et de tout un écosystème qui crée un effet d’entraînement », analyse Laurent Riche, président de l’Adira. Mais la prudence à laquelle l’agence avait invité déjà il y a quelques semaines reste de mise : l’efficace équipe de 35 collaborateurs relève « des trésoreries basses, des carnets de commande un peu atones, des chiffres d’affaires ayant tendance à stagner et des incertitudes du marché », comme celui de l’électrification du parc automobile. M.Noyer
Franche-Comté
• Un nouveau magazine propose un « voyage en terre authentique » en Haute-Saône
Fondateur de Valeurs Économiques (*), Eric Lejeune lance un nouveau magazine, d'une périodicité de l'ordre de l'annuel, consacré à l’art de vivre dans la Haute-Saône. « Haute-Saône, voyage en terre authentique », son titre, dévoile sur 100 pages les trésors méconnus du patrimoine architectural, gastronomique, naturel ou agricole du département et dresse le portrait d’artisans aux parcours remarquables. Ce premier numéro décrit par exemple l’élan collectif déployé par la Ville de Saint-Loup-sur-Semouse et d'acteurs locaux pour faire revivre la filière économique du bois dans la « Cité du meuble ». Cette « vitrine » recherchée du département, Éric Lejeune propose aux entreprises qui achèteront des exemplaires de s’en servir comme outil de promotion du territoire, dans le but d’y attirer de nouveaux salariés. « Nous pouvons aussi l’envoyer dans les écoles de France, avec un mot personnalisé du chef d’entreprise, dans le but de faire venir de jeunes diplômés en quête d’un emploi pérenne dans un cadre de vie agréable », expose-t-il. M.Noyer
Lorraine
• Le Nancéien SFE Process s’associe au centre technique IPC pour purifier les plastiques recyclés
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© Philippe Bohlinger
Comment garantir l’absence de toxicité lorsque des plastiques recyclés viennent emballer des aliments ou des boissons ? La société innovante SFE Process basée à Tomblaine (Meurthe-et-Moselle), dans l’agglomération de Nancy, y apporte une réponse au travers d’un partenariat exclusif avec le centre technique de la plasturgie rhônalpin IPC (Innovation Plasturgie Composites). Les machines d’extraction au CO2 supercritique construites par la PME sont en effet en mesure de purifier les plastiques recyclés et ainsi d’assurer leur retour au contact alimentaire. La collaboration avec IPC prévoit la construction d’un démonstrateur industriel d’une capacité de 20.000 tonnes par an d’ici à 2026 et la commercialisation de cette technologie à grande échelle via la création d’une start-up commune.
La règlementation européenne impose à partir de 2030 que les bouteilles contiennent a minima 30% de matière recyclée et 10% pour les autres emballages alimentaires en plastique. Or selon les deux partenaires, les technologies de recyclage mécanique actuelles « ne permettent pas encore d’atteindre la pureté nécessaire ». En s’associant à SFE Process, une entreprise de 45 personnes (chiffre d’affaires de 6,3 millions d’euros en 2022), ICP franchit un cap dans ses recherches menées depuis 2020. P. Bohlinger
(*) magazine édité par le groupe Médiatour ,propriétaire de Traces Ecrites








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