Les bétons Lesage de Mulhouse acquièrent Techni Prefa en Nouvelle-Aquitaine. Micro-Mega à Besançon fête ses 120 ans et une autonomie nouvelle. Un bâtiment à 1 million d'euros pour l’Ecole de production de Dijon. Robotics Valley a fait du salon Global Industrie 2025 une vitrine pour ses adhérents. La zone EcoRhéna près de Fessenheim validée par la justice. L’APM incite les chefs d’entreprises à la rejoindre à Dijon.
Alsace
• Les bétons Lesage de Mulhouse acquièrent Techni Prefa en Nouvelle-Aquitaine
Quelques semaines après l’annonce de l’acquisition de Granuland spécialiste dans les Landes granulés bois s’incorporant dans des produits béton, le groupe Lesage de Mulhouse (Haut-Rhin) concrétise une seconde croissance externe d'affilée en Nouvelle-Aquitaine, de taille plus importante. Il rachète Techni Prefa, un fabricant de charpentes préfabriquées comptant 150 salariés à Thouars (Deux-Sèvres) pour un chiffre d’affaires annuel de 50 millions d’euros. Cette PME vient ainsi renforcer la gamme de préfabriqués de Lesage qui est surtout développée dans les poutres et poutrelles, les prédalles et les prémurs. Grâce à cette union, « nous pourrons plus aisément répondre à des chantiers de grande taille mais aussi à des projets techniques et complexes », souligne dans un communiqué Noël Le Floch, directeur général des opérations du groupe Lesage, qui emploie 1.200 salariés au total de ses implantations. La construction conjointe d’un gros centre de distribution de 120.000 m2 d'Amazon dans le Loiret illustre une telle synergie. M. Noyer
Franche-Comté
• Micro-Mega à Besançon fête ses 120 ans et une autonomie nouvelle

Fondé en 1905 à Besançon (Doubs), le concepteur et fabricant d’instruments de chirurgie dentaire Micro-Mega ouvre un nouveau chapitre de son histoire. Ce spécialiste de l’endodontie (traitement des racines des dents et des maladies liées à la pulpe dentaire), qui célèbre donc ses 120 ans cette année, reprend en main sa stratégie commerciale et marketing. Cette dernière était jusqu’à présent pilotée par le groupe suisse Coltène qui demeure son actionnaire à 100 %. Cette « autonomisation » doit conduire la PME, employant 105 salariés permanents et une vingtaine d’intérimaires, à améliorer ses positions sur un marché de niche très concurrentiel.
L’industriel avait lancé fin 2022 un programme de 8 millions d’euros d’investissement. Mais il n’a pas réussi le décollage espéré de son chiffre d’affaires. Etabli à 17,4 millions d’euros en 2024, celui-ci repose désormais pour moitié sur la fabrication en marque blanche. « Cette activité connaît une croissance à deux chiffres qui compense la baisse des ventes de notre marque », indique Stéphane Claude, le directeur de Micro-Mega. Pour redresser la barre, ce dernier mise sur l’innovation et « une stratégie très agressive » d’alliance avec des grands comptes. L’acquisition récente d’un centre d’usinage à commande numérique « unique au monde », conçu par l’entreprise Tech&Tech à Damprichard (Doubs), et offrant « plus de 32 axes de mouvement » permettra à Micro-Mega de diversifier son offre. Le lancement d’un nouveau produit, représentant « une vraie rupture », est également esquissé pour septembre prochain. E. Prompt
Bourgogne
• Un bâtiment à 1 million d'euros pour l’Ecole de production de Dijon

Hébergée depuis son ouverture en septembre 2023 au sein du pôle formation de l’UIMM 21-71 commun à la Côte-d'Or et à la Sâone-et-Loire, l’Ecole de production de Dijon est désormais installée dans un bâtiment neuf de 600 m2, à proximité immédiate de la Maison des entreprises. L’investissement, d’un montant de 1 million d’euros, a été pris en charge par l’Union des industries et métiers de la métallurgie. Huitième école de production créée en Bourgogne-Franche-Comté, elle accueille un CAP usinage en des promotions de 8 à 12 élèves par an. Elle ajoutera un bac professionnel usinage à la rentrée prochaine. « Le modèle est celui de l’école-entreprise, où les élèves réalisent de vraies prestations pour de vraies entreprises du territoire et sont donc baignés d’emblée dans l’environnement économique », explique Rémy Jeannin, président de l’UIMM Côte-d'Or.
« C’est le principe de l’alternance inversée, les élèves travaillant pour les entreprises tout en restant à l’école », ajoute Marie-Guite Dufay, présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté, qui soutient l'établissement, à hauteur de 4.000 euros par élève et par an, aux côtés de l’État, de Dijon métropole, de la Fondation TotalEnergies et d’entreprises mécènes. Les commandes des entreprises « clientes » représentent par ailleurs 20 à 25 % du budget de fonctionnement.
Robin est entré à l’école de production à l’âge de 15 ans. « C’était son choix : travailler dans l’industrie, précise sa maman. Il se retrouve dans une petite promotion, bien entouré, il se sent utile et s’épanouit ! » D’autres élèves rencontraient des difficultés scolaires au collège, et « c’est précisément l’un de nos objectifs que de lutter contre le décrochage scolaire », souligne Rémy Heyte, directeur de l’école dijonnaise. 88 % des élèves décrochent leur CAP, et 95 % leur bac pro. P.Bouillot
Robotics Valley a fait du Salon Global Industrie 2025 une vitrine pour ses adhérents
Le cluster Robotics Valley était présent au salon Global Industrie 2025, qui s'est tenu à Lyon, du 11 au 14 mars, au sein du pavillon Bourgogne-Franche-Comté. L’occasion de mettre en avant les membres du réseau et de valoriser leur savoir-faire en robotique et automatisation industrielle. Tel fut le cas d'Atol CD, qui développe Repplix, une solution permettant à un opérateur de reproduire des gestes traditionnels directement sur un robot grâce à la capture de mouvement ; ou encore de Monnot Tech, spécialisée dans l'intégration robotique à Beaune (Cöte-d'Or). D'autres adhérents étaient également présents sur le salon, tels ACE Automatismes du Centre-Est, Cleia, Seeb Automation et STI Genlis, illustrant la diversité des expertises, de l'automatisation industrielle aux solutions logicielles dédiées jusqu'à la supervision d'atelier. Si le cluster est ancré en Bourgogne-Franche-Comté, son réseau dépasse les frontières régionales : sur plus de 80 adhérents, une quinzaine sont implantées ailleurs en France et même en Suisse. « La participation à un salon d'envergure nationale comme Global Industrie est l'occasion pour notre cluster de fédérer nos membres, de leur offrir une visibilité accrue, mais aussi de développer notre attractivité auprès de nouveaux partenaires », explique Olivier Schimpf, directeur de Robotics Valley. M. Vollot
Alsace
• La zone EcoRhéna près de Fessenheim validée par la justice

Le tribunal administratif de Strasbourg a rejeté, la semaine dernière, le recours déposé par des riverains contre l’aménagement de la zone « EcoRhéna » le long du Rhin à hauteur de la commune de Nambsheim (Haut-Rhin). L’étude d’impact, qui était attaquée, a été estimé « suffisante » par les juges, « concernant l'analyse des nuisances sonores, l'évolution de la circulation routière, la qualité de l'air et le traitement des eaux usées. » Le tribunal relève également les mesures de compensation prévues comme la création d’une zone « tampon » avec les habitations et la limitation de la circulation des poids lourds.
EcoRhéna constitue le socle de la reconversion du bassin économique concerné par la fermeture de la centrale nucléaire. La zone va proposer 82 hectares aux entreprises (l’évaluation initiale à 200 ha a été nettement revue à la baisse une fois prises en compte les mesures environnementales) avec comme première implantation prévue une nouvelle usine de Liebherr, le constructeur d’engins de chantier fortement présent déjà à proximité à Colmar, représentant 300 emplois et un investissement de 170 millions d’euros. La zone a aussi vocation à accueillir le « Technocentre » d’EDF de recyclage de déchets métalliques très faiblement radioactifs, qui est passé par la procédure du débat public en ce début 2025. M. Noyer
Bourgogne
• L’APM incite les chefs d’entreprises à la rejoindre à Dijon

Dijon regroupe trois clubs APM (Association pour le progrès du management) existent. Le Club Philippe Le Bon est l’un d’entre eux. Pour Martine Abrahamse-Pleux son animatrice, accompagnée de Guillaume Perrin, son président et PDG d’ErgoRecherche France, « notre philosophie est de recruter des dirigeants qui ont les mêmes valeurs humaines et qui partagent ensemble en toute confidentialité des sujets transversaux. » Une fois par mois, un expert vient présenter une conférence sur des thématiques qui tournent autour de la gouvernance, du développement personnel ou géostratégiques et géopolitiques. Quelques exemples : L’aïkido, gestion du conflit à sa source avec Pascal Guillemin, le 1er avril ; L’entreprise est-elle une démocratie ? avec Laurence Devillairs, le 13 mai ; Enjeux stratégiques de l’énergie, avec Nicolas Mazzucchi, le 2 septembre. D. Levy














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