Haptomai Architectes conçoit un escalier urbain pour le futur jardin du port du Canal de Dijon. Troyes réinvente son hospitalité. La fermeture de MM Packaging menace 49 emplois à Sarreguemines en Moselle. Les capteurs alsaciens Senstronic font leur marché en Italie. Les Climats fêtent les dix ans de leur classement Unesco. L'EuroAirport Bâle-Mulhouse frôle son record de trafic.
Bourgogne
• Haptomai Architectes conçoit un escalier urbain pour le futur jardin du port du Canal de Dijon
Le cabinet Haptomai Architectes à Dijon (chiffre d'affaires de 210.000 euros en 2024) compte deux architectes HMONP (officiellement reconnus), Mickael Dos Santos, directeur général associé à Elvire Leylavergne, présidente, ainsi qu'un salarié architecte diplômé d'Etat. Avec leur équipe de maîtrise d'œuvre, composée de In Situ mandataire, LEA (Les Eclairagistes Associés) et Cap-Vert (économiste et OPC), leur offre a été retenue par la Ville de Dijon, à l'issue d'un dialogue compétitif de six mois pour la création d'un parc urbain sur l'ancien site du parc du Port du Canal à Dijon.
Le budget travaux de la première phase « Le jardin du port du canal » s'élève à 4,4 millions d'euros. La fin de chantier est prévue pour le dernier trimestre 2025. « Nous avons réfléchi à une treille ornementale à structure métallique, qui sera un support de végétaux et d'aménagements ainsi qu’un escalier urbain facilitant la liaison avec le pont Eiffel. La treille est pensée comme un espace capable d'accueillir différentes activités (repos, marchés, exposants etc.), de jour comme de nuit avec son éclairage dédié », explique Mickael Dos Santos. « Notre spécialité consiste à réaliser des projets très détaillés et dessinés, en ayant essentiellement recours à des matériaux bio et géosourcés », précise l’architecte qui s’est installé à Dijon en 2021. Autre projet notoire pour Haptomai, la future maison associative de Fénay (Côte-d'Or), conçue à partir de matériaux de réemplois, qui réinterprète la morphologie et la matérialité des fermes locales (livraison courant 2026). D.Levy
Champagne-Ardenne
• Troyes réinvente son hospitalité

Sous le nom « Troyes la Champagne vous accueille », la communauté d’agglomération Troyes Champagne Métropole (TCM) met en place un service d’ « hospitalité », destiné à accompagner les entreprises et leurs salariés dans leur installation sur son territoire. Celui-ci est tiré par un dynamisme économique certain, aux portes de l’Ile-de-France, dont témoigne son choix par le groupe de cosmétiques Clarins pour une unité de 300 emplois, ou encore les nombreux projets logistiques.
Ce service doit remplir trois missions : le développement économique par la mise en œuvre d’une réflexion stratégique globale et la valorisation des atouts locaux ; l’accompagnement des projets économiques, en synergie avec l’agence économique Business Sud Champagne, et l’aide à « l’installation des talents » pour leur recherche de logements, la scolarisation des enfants, l’emploi du conjoint, etc. Si la ville de Troyes peut mettre en avant ses atouts patrimoniaux comme son centre-ville historique, l’initiative entend bénéficier à l’ensemble des 81 communes de l’agglomération de 175.000 habitants, « en croissance démographique » soulignent les élus. Et si la Champagne est inscrite dans son nom, « les atouts sont bien plus larges », relève Francis Bécard, vice-président de TCM en charge de l’hospitalité, qui cite « la présence de 13.000 étudiants soit un ratio exceptionnel par rapport à la population, l’installation d’une vingtaine de start-ups, la qualification de la main d’œuvre héritée de l’histoire industrielle. » L’élu compte aussi sur un rôle de « tuteurs » des entreprises et entrepreneurs pour en attirer d’autres sur place et entraîner l’arrivée de nouveaux actifs. M.Noyer
Lorraine
• La fermeture de MM Packaging menace 49 emplois à Sarreguemines

A Sarreguemines, en Moselle, le fabricant de notices pharmaceutiques MM Packaging pourrait fermer définitivement ses portes fin avril. Le cartonnier autrichien Mayr-Melnhof, propriétaire du site, a engagé ce 28 janvier une procédure d’information-consultation du CSE (comité social et économique) en ce sens. La fermeture de l'usine pourrait être synonyme de suppression de 49 emplois localement. Son gérant, Cédric Bastien, reconnaît l’absence d’investissements récents et évoque 8,1 millions d’euros de pertes cumulées sur les dix dernières années. Il décrit un marché « peu porteur » et un site « structurellement trop petit pour la production de notices pharmaceutiques. » Comme la loi Florange l’y oblige, Mayr-Melnhof va devoir rechercher un repreneur pour son entité mosellane qui a réalisé un chiffre d’affaires de 8 millions d’euros en 2024.
Dans le cadre du projet de plan social, 25 propositions de reclassement interne devraient être proposées aux salariés, sur les six autres sites français du groupe. Celui de Sarreguemines est entré dans le giron de Mayr-Melnhof fin 2022 suite au rachat d’Essentra Packaging et de ses 21 unités de production en Europe et Amérique du nord. Le groupe autrichien de 15.000 salariés, producteur de cartons et de boîtes pliantes, souhaitait alors consolider ses positions dans l’emballage pharmaceutique secondaire. Il est le sixième actionnaire de l’entreprise mosellane depuis sa création en 1997. P. Bohlinger
Les capteurs Senstronic font leur marché en Italie
Senstronic, entreprise de connectique et d’automatismes à Saverne (Bas-Rhin), annonce le rachat de deux sociétés en Italie présentant des profils complémentaires, Selet Sensors et LCA Ballauri. La première fabrique des capteurs pour les machines agricoles et les engins de travaux publics, la seconde écoule ses capteurs et composants dans le ferroviaire. La nouvelle maison-mère de ces deux entreprises, situées dans la région de Turin, est quant à elle tournée vers l’automobile principalement mais elle s'est diversifiée également vers le machinisme agricole et le ferroviaire.
Cette croissance externe combinée à l’acquisition d’un acteur allemand du marché, Metallux, l’amènent à un chiffre d’affaires de l’ordre de 50 millions d’euros. A Saverne, Senstronic emploie 120 salariés qui se sont regroupés depuis la fin de l’année dernière dans un nouveau bâtiment de 5.000 m2, dans la zone d’activités du Martelberg. La PME de capteurs fondée dans les années 1980 a été reprise en 2022 par Philippe Desnos, associé au capital-investisseur Andera Partners. M. Noyer
Bourgogne
• Les Climats fêtent les dix ans de leur classement Unesco

Le gratin viticole bourguignon a lancé, vendredi 17 janvier au château du Clos de Vougeot, l’anniversaire des 10 ans du classement Unesco des Climats de Bourgogne. Pour faire vivre cette notion typiquement bourguignonne, la profession déploie tout un programme de festivités durant l’année, qui culminera, le vendredi 4 juillet 2025, avec un « événement populaire, rassembleur et poétique » organisé à Puligny-Montrachet (Côte-d'Or).
Les samedi et dimanche suivant, Dijon et Beaune s’associeront à l’anniversaire à travers des visites théâtralisées des lieux viticoles dijonnais et des visites flash à la Cité des Climats et des Vins de Beaune. Les festivités s’échelonneront toute l’année, avec pas moins d’une trentaine d’événements officiels organisés sur la côte viticole. « Cet anniversaire permet à l’association des Climats de Bourgogne de perpétuer son idéal : défendre, valoriser et transmettre tout ce qui constitue la valeur universelle de la Bourgogne, une valeur si forte et si fragile que le monde entier nous envie », a témoigné Aubert de Villaine, du domaine de la Romanée-Conti.
Les Climats du vignoble de Bourgogne sont inscrits depuis le 4 juillet 2015 sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco en tant que « paysage culturel. ». La notion de Climat désigne une parcelle viticole précisément délimitée. De Dijon aux Maranges, on recense plus de 1.500 modèles. A. Morel
Alsace
• L'EuroAirport Bâle-Mulhouse frôle son record de trafic

L’aéroport « EuroAirport » de Bâle-Mulhouse a enregistré en 2024 un trafic de 8,9 millions de passagers, seulement inférieur de 200.000 à son record atteint en 2019 juste avant la crise sanitaire. Le bilan 2024 est ainsi le second plus élevé de l’histoire de l’aéroport franco-suisse créé en 1949. Il traduit une augmentation de 10 % en un an, ce qui conforte l’EuroAirport dans sa position de sixième en France et quatrième en régions (derrière Nice, Lyon et Marseille). Sa direction, qui a présenté les chiffres ce 29 janvier, déclare s'attendre à un score de 9,2 millions de passagers en 2025, ce qui marquerait un nouveau record.
L’an dernier, la croissance de Bâle-Mulhouse a été portée par easyjet, premier transporteur sur la plateforme avec une part de marché de 55 %, dont le nombre de voyageurs à Bâle-Mulhouse a également progressé de 10 %, ainsi que par la compagnie turque à bas coûts Pegasus Airlines (+ 15 % en un an). Cette dernière est devenue la troisième compagnie en importance (3,6 % de parts de trafic), derrière la hongroise Wizz Air (12 %). Pristina (Kosovo), Londres, Istanbul et Amsterdam ont été, dans cet ordre, les destinationas les plus prisées.
Le fret a connu un recul de 1,9 % l’an dernier, soit 104.800 tonnes de marchandises transportées. « Il reste cependant situé à un haut niveau, très proche de celui d’avant Covid » (106.075 tonnes en 2019) selon le directeur Matthias Suhr. Le nombre d’emplois sur la plateforme binationale a progressé, à 6.500 personnes fin 2024 soit 110 de plus en un an. L’augmentation traduit notamment les développements des activités économiques sur place (maintenance, aménagement intérieur d’avions) avec des investissements en cours chez Jet Aviation et Amac Aerospace. M.Noyer

































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