Lingenheld innove dans le piégeage du C02 près de Strasbourg. Pourquoi pas travailler et se former franco-allemand ? Le Salon Warum nicht de Mulhouse y répond à nouveau. Des TPE/PME en difficulté dans le Grand Est, des signaux faibles à mieux détecter. L’IGP tournerie-tabletterie du massif du Jura passe à l’échelle européenne. Des combustibles solides de récupération entre Vicat et Derichebourg en Lorraine.
Alsace
Lingenheld innove dans le piégeage du C02
Le groupe Lingenheld de travaux publics diversifié dans l’environnement a mis en service, à ce second titre, une installation sans équivalent en France : elle stocke du C02 dans des mâchefers, les résidus des usines d’incinération des ordures ménagères (UIOM). Représentant un investissement de 800.000 euros et inaugurée ce 8 septembre, l’unité prend place sur la plateforme d’Oberschaeffolsheim (Bas-Rhin) où l’entreprise familiale (640 salariés, chiffre d’affaires de 250 millions d’euros en 2025) réceptionne et recycle de nombreuses catégories de déchets, dont 85.000 tonnes de mâchefers originaires des UIOM de Strasbourg, Colmar et Mulhouse-Sausheim (Haut-Rhin).
Ces volumes permettront d’emprisonner chaque année 1.200 tonnes de C02. Dans cette phase initiale, le dioxyde de carbone provient d’une méthanisation agricole de la région de Haguenau (Bas-Rhin). « Liquide, il est transformé en gaz et son contact alors avec les mâchefers génère une matière calcaire, en fonction de la composition des résidus d’incinération qui est déterminée », décrit Sébastien Wolff, responsable innovation de Lingenheld. La concrétisation découle d’un partenariat avec la start-up suisse Neustark, devenue une référence européenne du piégeage du C02 et qu’elle applique également aux bétons avec le préfabricant alsacien Fehr.
Alsace
Pourquoi pas travailler et se former franco-allemand ? Le Salon Warum nicht de Mulhouse y répond à nouveau

Pour sa 12ème édition qui se tiendra ce 16 septembre au Parc Expo de Mulhouse, le salon de l’emploi-formation franco-allemand « Warum nicht » (Pourquoi pas) adopte un format sans distinction de temps de présence entre ses principaux publics composant chaque année un panel de 500 à 700 visiteurs : les collégiens, lycées et étudiants d’une part, les demandeurs d’emploi et salaries en reconversion d’autre part. Pilotée à nouveau par la MEF 68 (Maison de l'emploi et de la formation), l’édition 2026 sera dominée par la participation de deux employeurs recruteurs côté allemand, la compagnie ferroviaire Deutsche Bahn et l’enseigne d'e-commerce Galaxus. Une quinzaine de conférences jalonneront la journée. Elles verront l’IA s’inviter dans les débats, par ailleurs toujours occupés par les questions de maîtrise des langues, de mobilité dans les études, de reconversion professionnelle, de statut et de particularités du travail frontalier, grâce aux nombreuses instances transfrontalières intervenantes, comme le Service de placement commun à France Travail et à diverses homologues Agentur für Arbeit.
Parmi les formats qui évoluent, des ateliers en petits groupes de 10 à 15 (inscription à effectuer sur place le jour même) ajouteront la dimension interculturelle à la rédaction de CV et aux préparations aux entretiens. La chambre de commerce et d’industrie IHK Südlicher Oberrehin et le cabinet Solerys qui les animeront aborderont ainsi le travail et la vie dans l’entreprise outre-Rhin. Le salon se déroule dans un contexte de marché de l'emploi toujours favorable côté allemand (le taux de chômage reste limité dans le secteur de Fribourg-en-Brisgau, à 4,4 % cet été) et moins dans le Haut-Rhin (+ 7,6 % au premier trimestre, en hausse de 0,5 point sur un an). Un point commun constaté concerne les difficultés catégorielles, en particulier pour les jeunes.
Informations complémentaires sur le salon ici
Des TPE/PME en difficulté, des signaux faibles à mieux détecter
La stagnation de l’activité des TPE/PME du Grand Est est observée par l’étude trimestrielle de l’Ordre des experts-comptables dans la région. Son enquête fait ressortir un indice de chiffre d’affaires (ICA) stable au second trimestre 2026 en comparaison de la même période l’an dernier, en contraste avec l’évolution positive, à + 0,8 %, de la plupart des régions françaises (dont + 0,9 % trimestriel pour la Bourgogne-Franche-Comté). Au-delà de quelques disparités entre départements, les différentiels de tendance se marquent surtout par secteurs, entre le commerce de détail d'habillement dont l’ICA chute de 10,6 % ou encore la restauration traditionnelle (- 5,8 %) et le transport routier de marchandises, en croissance de 6,6 %.
Pourtant, les indicateurs traditionnels comme le taux de marge restent bien orientés, ce qui fait tirer cette conclusion aux experts-comptables : « au moment où un bilan paraît encore rassurant, la trajectoire, elle, s’est déjà infléchie. » Dès lors, ils plaident pour l’instauration d’un dialogue le plus en amont possible avec le chef d’entreprise. Or un outil existe dans ce but : la « charte de confiance » conclue au niveau national entre la Banque de France, la Fédération bancaire française, les instances des experts-comptables et des commissaires aux comptes, la DGFIP (Finances publiques), les juges consulaires des tribunaux de commerce et l'Urssaf. Ses signataires s’engagent à alerter eux-mêmes le dirigeant dès qu’ils détectent un signal avancé : retard de dépôt des comptes, impayé bancaire, fiscal ou social, réduction d’une ligne de garantie, déclaration de défaut. L’échange est direct et confidentiel, et il débouche sur une orientation vers les dispositifs adaptés. Chaque signataire dispose de signaux différents. Croisés, ils dessinent la situation réelle d’une entreprise bien avant la cessation de paiement. « Un tel dialogue de confiance doit aussi être l’occasion pour le dirigeant pour nous dire ce qui ne va pas mais ne se voit pas dans un bilan », complète Laurent Sahuquet, directeur Grand Est de la Banque de France.
Franche-Comté
L’IGP tournerie-tabletterie du massif du Jura passe à l’échelle européenne

L'INPI (Institut national pour la propriété industrielle) a annoncé, la semaine dernière, l’enregistrement au niveau européen de neuf nouvelles IGP (indications géographiques protégées) françaises. Celle de la tournerie-tabletterie du massif du Jura en fait partie, ainsi qu’elle en avait dressé la perspective lors de son lancement, en janvier dernier, avec un premier noyau de huit PME et TPE. La possibilité d’une telle extension est instaurée depuis le 1er décembre dernier, à la faveur d’un règlement européen pour les IGP de produits artisanaux et industriels. Le nouveau groupe d'indications bénéficiaire comprend de nombreuses pierres (du Midi, de Fontbelle, de Mareuil…). Il rejoint un cercle initial de six qui comprenait, dans le Grand Est, les poteries d’Alsace et la vannerie de Fayl-Billot (Haute-Marne).
Lorraine
Des combustibles solides de récupération entre Vicat et Derichebourg
Les groupes Derichebourg (environnement) et Vicat (béton) prolongent en Lorraine leur coopération de trente ans. Ils vont implanter de concert, via leur société commune VALèreCO, une unité de production de combustibles solides de récupération (CSR) résultant de la fraction de déchets ne pouvant pas être valorisés en matière. L’installation, d’un investissement de 7 millions d’euros, produira 34.000 tonnes à Pagny-sur-Meuse (Meuse)n dans le but principal d’alimenter en chaleur la cimenterie Vicat de Xeuilley (Meurthe-et-Moselle) qui contribue à la décarbonation du groupe français et n’est distante que d’une cinquantaine de kilomètres. L'unité doit entrer en service dans deux ans, en septembre 2028.



.jpg)
















.png)







































