Les bracelets de montre Sibra à Besançon passent dans le giron de Rochet Group. Nestlé Waters condamné à 2 millions d’euros d’amende pour des prélèvements illégaux dans les Vosges. Fermeture de la plateforme Easydis de Besançon : vers la suppression de 160 emplois. Les start-up de la bioéconomie du Grand Est se mettent en club. Des demandes de brevets dominées par l’automobile et la recherche publique dans l'Est. Le nouveau campus de l'école ECM (commerce-management) ouvre ses portes à Dijon.
Franche-Comté
• Les bracelets de montre Sibra passent dans le giron de Rochet Group
Installée à Besançon (Doubs), la petite manufacture de bracelets de montre en cuir Sibra (8 salariés, chiffre d'affaires d'1,5 million d’euros) vient d’être vendue par son fondateur Gérard Simon à Rochet Group, une PME établie près d’Annecy (Haute-Savoie). L’issue est assez logique pour le dirigeant bisontin arrivé à l’âge de la retraite, dans la mesure où la famille Brunet, propriétaire de Rochet Group, avait été l’actionnaire de Sibra (contraction de Simon, Brunet et bracelet) entre 1991 et 2013. Les deux entreprises ont même monté ensemble une joint-venture en Inde, qui fabrique toujours en grande série pour leur compte.
Spécialisée à l’origine dans la distribution de bracelets de montre de remplacement (rééquipement et service après-vente), la société haut-savoyarde compte déjà une implantation dans le Grand Besançon : en 2021, à Franois, elle avait racheté Bouveret une unité de 19 salariés de production en micro-séries pour l’horlogerie de luxe. « Nous avons alors opéré un virage stratégique en vue de développer une activité de fabrication en direct pour les marques horlogères », explique Charles Brunet, représentant de la quatrième génération à la tête de l’entreprise centenaire qui emploie désormais 58 salariés pour un chiffre d’affaires de 9 millions d’euros en 2023. A compter du 15 décembre, les deux entités franc-comtoises seront réunies à Besançon sous l’enseigne Sibra Bouveret Manufacture, dans les locaux rénovés de Sibra. E. Prompt
Lorraine
• Nestlé Waters condamné à 2 millions d’euros d’amende pour des prélèvements illégaux dans les Vosges
Le 10 septembre dernier, le tribunal judiciaire d’Epinal a condamné Nestlé Waters à une amende de 2 millions d’euros pour avoir prélevé des eaux minérales sans autorisation entre 1993 et 2016 dans les bassins de Vittel et Contrexéville, dans les Vosges. Cette sanction fait suite à une plainte déposée par un collectif composé de l’ASVPP (Association de sauvegarde des vallées et de prévention des pollutions), France Nature environnement et ses représentations locales Lorraine Nature Environnement et Vosges Nature Environnement, et UFC Que Choisir. Suite au classement sans suite de leur plainte en 2020, les associations avaient déposé un recours auprès du procureur général de Nancy.
Le procureur a infirmé le classement sans suite, mais privilégié une mesure alternative à un procès pénal, à savoir une convention judiciaire d’intérêt public (CJIP). Cette procédure qui présente l’avantage de l'accélération impose à la multinationale suisse une amende de 2 millions d’euros, mais également des obligations de réparation de l’impact écologique en contrepartie de l’abandon des poursuites. L’entreprise dispose d’un délai de deux ans à compter de la notification de la convention pour mettre en place l’ensemble de ces mesures. P. Bohlinger
Fermeture de la plateforme Easydis de Besançon : vers la suppression de 160 emplois
À Besançon (Doubs), la menace planait depuis le début de l’année au-dessus des 160 salariés d’Easydis, filiale logistique du groupe Casino. Conséquence de la faillite retentissante de l’enseigne de distribution, le site va cesser son activité d'ici à la fin de l'année. « Les derniers colis seront préparés ce samedi 21 septembre, annonce Mickaël Vidal, délégué syndical FO. Il faudra ensuite organiser le transfert des stocks vers les bases d’Intermarché et Auchan.» De son côté, la direction du groupe indique toujours poursuivre « activement [la] recherche de repreneurs potentiels. » Implantés dans le quartier des Tilleroyes depuis 1975, les entrepôts de 60.000 m2 approvisionnaient en produits frais et d’épicerie les hypers, supermarchés et succursales de Casino ainsi que des stations-service dans un large périmètre autour de la Bourgogne-Franche-Comté, jusqu’à Paris.
Après la cession de près de 400 magasins à Auchan, Intermarché et Carrefour, le volume des commandes a fortement diminué ces derniers mois chez Easydis. À l’échelle nationale, le démantèlement du groupe pourrait se traduire par la suppression de plus de 3.000 postes – dont 740 chez Easydis – selon des sources syndicales. Trois autres des douze plateformes de l’entreprise vont également fermer à Limoges (Haute-Vienne), Gaël (Ille-et-Vilaine) et la Farlède (Var). A Besançon, les salariés s’attendent à recevoir leur lettre de licenciement d’ici fin novembre. « Il y aura des situations dramatiques », alerte Mickaël Vidal. E. Prompt
Grand Est
• Les start-up de la bioéconomie régionale se mettent en club
Un « club des start-up » de la bioéconomie s’est mis en place à l’occasion du lancement d’un mois de manifestations et initiatives en faveur de cette filière dans le Grand Est, à partir du 30 août. L’initiative en revient au conseil régional, dans l’optique de fédérer les sociétés innovantes, représentant d’ores et déjà un réseau d’une ampleur insoupçonnée : 102 entreprises ont été recensées comme pouvant répondre au profil de start-up de ce domaine, du fait qu’elles y travaillent entièrement ou ont développé une technologie qui présente des applications pour lui. Parmi elles, la moitié (51) ont adhéré d’emblée au club, d’autres suivront selon la région et de plus, « le travail de cartographie se poursuit », précise Paul Klein, chargé de mission à QuestforChange. Ce réseau d’incubateurs du Grand Est assure l’animation du club autour d’une charte aux modalités souples : les adhérents, qui n’ont pas à acquitter de cotisation, s’engagent à répondre à une enquête annuelle, à jouer le jeu des synergies entre membres et à participer à des réunions thématiques, territoriales ou plénières, que QuestforChange va mettre en place. M. Noyer
Est
• Des demandes de brevets dominées par l’automobile en Bourgogne-Franche-Comté et la recherche publique dans le Grand Est

En 2023, 350 demandes de brevet ont été publiées à l'INPI (Institut National de la Propriété Industrielle) émanant de la région Bourgogne-Franche-Comté, dont 94 % ont été déposées par des personnes morales. Ce chiffre représente une baisse de 12,4 % par rapport à 2022. Les demandes représentent 3,3 % des brevets publiés à l'INPI par des inventeurs ayant une adresse en France. Les principaux déposants dans la région sont, comme l’an passé, liés au secteur automobile, en pleine mutation : le constructeur Stellantis (157) et l’équipementier Forvia (52) concentrent 57 % des demandes. Alstom s’arroge la troisième place avec 25 dossiers. Au sein des ETI, Urgo Recherche Innovation et Développement a déposé 9 demandes, pour partie liées au programme de recherche Genesis autour de la peau artificielle. L’entreprise est talonnée par le fabricant de semi-conducteurs Soitec et ses 8 demandes.
Le Grand Est cumule 334 demandes, soit 2,7 % du total national. Le classement, cette fois, est dominé par la recherche publique avec le CNRS (31) et l’Université de Lorraine (21). Stellantis pèse moins lourd dans cette région mais s’arroge la seconde place avec 24 demandes. Les grandes entreprises Groupe Arkema (16), Fives et BASF Beauty Care Solutions France SAS ainsi que l’ETI Exel Industries font leur entrée dans ce classement. A. Morel
Bourgogne
• Le nouveau campus de l'école ECM (commerce-management) ouvre ses portes à Dijon

Spécialisée dans la formation en alternance, l'ECM Dijon - Ecole de Commerce et Management – ouvre ses portes, sur le parc Valmy, à l’occasion de cette rentrée 2024-25, avec un premier effectif de 300 inscrits. Dijon complète le développement de cet établissement né à Besançon en 1995, également présent à Belfort, Mulhouse, Strasbourg et Nancy. « Avec une capacité d'accueil de plus de 1.000 étudiants, ce campus de 1.000 m2 ouvre de nouvelles voies à la pédagogie des années à venir », explique Louis Guichardot, le responsable du Campus de Dijon. Les lieux sont organisés pour favoriser les échanges entre les apprenants, quelle que soit leur filière. À l'extérieur, l'aménagement d'espaces verts arborés instaure une atmosphère propice à la concentration et à la réussite des étudiants.
Cette école indique s’engager à fournir une formation de qualité délivrant des diplômes de prestigieux certificateurs, comme le Cnam Bourgogne Franche-Comté, ou le groupe Igensia Education (ex-IGS). Elle instaure une dimension internationale grâce à des parcours en alternance composés de séjours linguistiques dans des écoles partenaires en Europe et aux États-Unis. Quatre filières sont enseignées : marketing-commerce, ressources humaines, finance d'entreprise, management stratégique. Elles sont toutes organisées en parcours diplômants de bac à bac+5. « Cette méthode d'apprentissage en alternance permet non seulement d'acquérir des compétences spécifiques à leur domaine d'études, mais aussi de développer une compréhension approfondie des dynamiques de l'entreprise sur nos territoires », poursuit Claude Flilisetti, le PDG de l’ECM. D.Levy






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