Avena Bio et Cocébi consolident leur filière d’avoine bio dans l’Yonne avec Coopérative U. L'Alsacien Techniques Electriques investit 1,1 million d’euros pour son anniversaire. Superba vend une partie de son site mulhousien. Des trophées pour le monde du conseil en Bourgogne-Franche-Comté. Cap sur les 100 étudiants pour l’école Coda à Dijon. « Instant grave » pour les travaux publics de Bourgogne-Franche-Comté.
Bourgogne
Avena Bio et Cocébi consolident leur filière d’avoine bio dans l’Yonne avec Coopérative U
Le 1er octobre dernier, l’industriel Avena Bio situé à Nitry (Yonne) et Cocébi ont signé un contrat de filière de trois ans avec la Coopérative U pour la production d’avoine biologique. Associant également l’Union Fermes Bio et le conditionneur Dailycer, cette association porte sur près de 1.300 tonnes d’avoine brute, transformées dans l’usine d’Avena Bio en 650 tonnes de flocons. Les volumes couvriront l’intégralité des besoins de l’enseigne pour deux références U Bio, soit plus d’un million de paquets annuels. « Ce nouveau partenariat renforce et pérennise le bien-fondé de cette initiative visant à donner une juste rémunération à nos producteurs et à garantir une sécurité d’approvisionnement de haute qualité » souligne Guillaume Conseil, président d’Avena Bio. La société avait lancé son activité en octobre 2024 à l’initiative des coopératives Cocébi, Probiolior et Biocer, majoritaires dans le capital, pour un investissement global de 7,3 millions d’euros.
Pour Cocébi, l’enjeu est aussi territorial. « Nous permettons à nos fermes de se projeter et de faire vivre le tissu économique de leur territoire », explique son président, Florian Gamé. Le contrat prévoit un prix minimum pour les producteurs, complété par une prime Filière U destinée à améliorer leur rémunération, ainsi qu’un plan de progrès agronomique. Du côté de la distribution, U mise sur cette filière intégralement française afin de renforcer ses engagements en faveur de l’agriculture nationale. S.Dolidze
Alsace
Techniques Electriques investit 1,1 million d’euros pour son anniversaire

La célébration récente des 35 ans de Techniques Electriques a coïncidé avec l’entrée en service de l’extension à Erstein (Bas-Rhin) des locaux de la PME d’installations électriques industrielles. Elle a investi 1,1 million d’euros dans ce projet. En doublant les surfaces de production et de logistique, celui-ci offre les conditions du plan de croissance fixé : augmenter l’activité de 30 % d’ici 2030. La PME a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 4,9 millions d’euros et sa campagne en cours de dix recrutements l’amènera à une cinquantaine de salariés in fine (45 aujourd’hui). La croissance doit se fonder sur le renforcement des métiers historiques : conception-fabrication d’armoires et de coffres, postes de transformation, travaux neufs, dépannage, maintenance. « Nous avons aussi développé des spécialités, comme les interventions en milieu Atex (atmosphère explosive) et nous développons de nouvelles offres, en haute tension/basse tension ainsi qu’en bornes de recharge (jusqu’à 350 KW de puissance pour les camions) par exemple », relate Matteo Totaro, directeur commercial. Il fait partie des cinq associés actifs dans la société autour de Fanny Houzelot, la fille du cofondateur Eugène Houzelot (avec Gérard Wentzinger). De nombreux piliers de l’industrie alsacienne figurent parmi les quelques 120 clients, à l’instar de Flender (engrenages), des panneaux et meubles Alsapan, de la chocolaterie Mars et des Brasseries Kronenbourg. M.Noyer
Superba vend une partie de son site mulhousien
Spécialiste à Mulhouse (Haut-Rhin) de la fabrication de machines textiles pour le traitement thermique des fils des tapis et moquettes, Superba s’est réorientée vers les solutions d’automatisation pour l’industrie textile. L’entreprise, qui appartient au groupe belge Van de Wiele, a fortement réduit sa voilure passant de 110 salariés en 2023 à 70 aujourd’hui. Résultat : les 20.000 m2 du site mulhousien sont désormais surdimensionnés. En conséquence, Superba a mis en vente 15.000 m2 depuis avril dernier et a concentré son activité dans un bâtiment de 5.000 m2. Un projet de construction d’un nouveau local d'accueil des services administratifs et de la R&D en 2027 est à l’étude. Il s’étendra sur une surface de 2.000 m2 au maximum. J.Giorgi
Bourgogne-Franche-Comté
Des trophées pour le monde du conseil

Active depuis cette année sur le périmètre de l’intégralité de la Bourgogne-Franche, la Chambre professionnelle régionale du conseil, qui fédère une trentaine de consultants, se donne pour mission de promouvoir les acteurs indépendants de la profession. Dans cet esprit, les trophées qu’elle remet depuis quatre ans « mettent en avant des réussites, au bénéfice de la transformation et de la croissance de la valeur ajoutée des entreprises », souligne son coprésident Christophe Raboteau. Lors de la cérémonie de remise de cette année, le 16 octobre à Dijon, le grand prix a salué la coopération entre deux cabinets de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), Strat’éclosia et La Boîte à mieux, au service de Valoria RH. « Nous avons travaillé sur le positionnement de la marque et de l’offre de notre client », explique Céverine Bard, représentant la première structure. « D’abord sur la partie personnelle (valeurs, engagement, stratégie) puis sur le déploiement de l’offre, et demain sur les outils de communication », ajoute Sylvie Bouthenet, de la seconde. « Les consultantes m’ont permis de construire un discours plus clair et plus fluide, alors que je rencontrais un problème de ciblage de ma clientèle », témoigne Darren Selbonne, leur client commun.
Le jury a également été séduit par les compétences de Défi 2 Conseil, cabinet rattaché à l’UIMM Côte-d’Or : « Nous accompagnons les managers et les dirigeants qui ont besoin d’outils par exemple pour embarquer leur collectif, sous la forme de conseil, de formation ou de coaching », explique Anne Vandelle, consultante pour la structure, récipiendaire du trophée de l’attractivité du conseil. Le coup de cœur de cette édition 2026 est revenu à Guillaume Mignotte, fondateur du cabinet dijonnais Numaxion, qui « aide les PME et les TPE sur la cybersécurité, le RGPD et la transformation numérique, quand elles n’ont pas les moyens de disposer des compétences en interne sur ces sujets complexes, et selon une méthode de suivi itératif qui permet d’évoluer selon les besoins et le rythme de l’entreprise. » P.Bouillot
Bourgogne
Cap 100 étudiants pour l’école Coda à Dijon
Un an après sa première rentrée sur place, l’école d’informatique Coda a inauguré, ce 15 octobre, son campus de Dijon. Les 600 m2 issus de la rénovation de locaux de la Caisse d’épargne Bourgogne-Franche-Comté comprennent six salles de cours et des équipements annexes et espaces de détente. Ils accueillent un nombre croissant d’étudiants : les 50 de la première promotion laissent place à une nouvelle d’un peu plus de 100, dont la moitié se forme par l’alternance, et dont la marraine est Florence Poulet la dirigeante de Follower Products. « Nous inaugurons bien plus qu’un bâtiment : nous ouvrons un lieu de formation, d’innovation et de rencontres entre étudiants et entreprises », a déclaré la directrice du campus, Jeanne Pélisson. L’offre d'enseignement est renforcée par la même occasion, avec un bachelor d’administration des systèmes et des réseaux et deux Masters of Science sur l’intelligence artificielle-data science et le développement logiciel. L’implication du monde entrepreneurial s’illustre par le partenariat avec 50 entreprises et un panel de plus de 70 intervenants extérieurs professionnels. M.Noyer
Bourgogne-Franche-Comté
« Instant grave » pour les travaux publics

Président de la Fédération régionale des travaux publics (FRTP) de Bourgogne-Franche-Comté, Frédéric Bonnefoy n’a pu que dresser ce constat sans chercher à masquer la réalité, lors du Carrefour des collectivités locales les 8 et 9 octobre derniers à Besançon : « L’instant est grave, très grave » pour la profession dans la région. La chute des prises de commandes, chiffrée à quelque 30 % sur les derniers mois, amènent celles-ci à un point bas particulièrement préoccupant, car faisant suite à plusieurs années déjà difficiles. Le rebond attendu habituellement de la période post-municipales se transforme en plat. « L’incertitude et les coups de rabot sur l’investissement risquent de placer les élus dans l’inaction et l’attentisme. Un effet domino risque d’amener les territoires au désastre. Le projet de loi de finances 2027 devra être à la hauteur des enjeux de notre profession », rappelle également Frédéric Bonnefoy. Il déclare la FRTP prête à se tenir « aux côtés » des élus pour la relance qu’ils engageraient et chercher avec eux les voies de financement alternatifs si les traditionnels comme les dotations d’Etat faisaient défaut. M.Noyer
































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