Malgré la pression du monde économique, la collectivité alsacienne maintient son écotaxe. Les TP face à la « pluralité des mobilités » au programme du Carrefour des collectivités locales à Besançon. Dumarey (ex-Punch, ex-General Motors) supprime 248 emplois dans son usine de boîte de vitesse de Strasbourg. Santé des entreprises de Bourgogne-Franche-Comté : des signaux d’alerte ? Scannell Properties lance le chantier de sa plateforme logistique entre Nancy et Metz. Les GEIQ BTP BFC et Industrie 71 oeuvrent à l’insertion de réfugiés.
Alsace
• Malgré la pression du monde économique, la collectivité alsacienne maintient son écotaxe
Opération escargot sur les routes ce lundi matin, puis réunion de près de trois heures : rien n’y a fait, le monde économique mobilisé contre le projet d’écotaxe poids lourds porté par la Collectivité européenne d’Alsace (CEA) n’a pas obtenu d’inflexion du président de celle-ci. « Frédéric Bierry n’a pas bougé d’un iota », rapporte Brigitte Kempf, co-présidente de la FNTR (Fédération nationale des transports routiers) Alsace qui a reçu lundi le soutien de son homologue de Bourgogne, dénonçant « une trahison, pas une simple taxe.». « Nous demandions au moins un report de six mois pour continuer à travailler sur les conséquences économiques car plus d’une entreprise y laissera sa peau, mais nous nous sommes heurtés à un mur », relate Jean-Luc Heimburger, président de la CCI Alsace Eurométropole.
Les élus de la CEA seront ainsi invités le 21 octobre à voter sur le texte prévu, portant taxation surtout du principal axe nord-sur l’A 35 (200 km) au tarif de 0,15 euro/kilomètre pour effet en 2027, et sans exception pour le transport local, non permise par le droit. Le nouvel « impôt » comme l’appellent les représentants économiques, doit rapporter 64 millions d’euros par an à la collectivité. Pour entretenir et moderniser les routes et les autres infrastructures de transport ? Les entrepreneurs émettent des doutes sur le fait que l’écotaxe ne se diluera pas dans le budget général. Quant à la baisse attendue du trafic de transit, ils se montrent tout aussi sceptiques, estimant que le tarif sera trop faible par rapport à la taxe « Maut » allemande pour ne plus inciter à passer par la rive française du Rhin. A moins que le seuil soit progressivement relevé, ce qu’ils craignent aussi. M. Noyer
Franche-Comté
• Les TP face à la « pluralité des mobilités » au programme du Carrefour des collectivités locales à Besançon

Organisé par la Fédération régionale des travaux publics (FRTP) de Bourgogne-Franche-Comté et le cluster Ecorse TP (cofondateur du pôle de compétitivité des infrastructures et de l’aménagement du territoire infra2050), le Carrefour des collectivités locales se déroulera ces jeudi 10 et vendredi 11 octobre au parc des expositions Micropolis de Besançon (Doubs). Depuis 2012, élus locaux, techniciens territoriaux et entreprises de travaux publics de Franche-Comté se retrouvent sur cet espace de rencontre original qui avait accueilli 2.000 visiteurs l’an passé.
Cette 12ème édition, qui rassemble 110 exposants, proposera une douzaine de conférences et ateliers interactifs mettant en lumière les innovations et les meilleures pratiques en lien avec le thème choisi : la « pluralité des mobilités ». Le Carrefour permet aussi au secteur des travuax publics « dépendant à plus de 60 % de la commande publique » de se faire entendre des décideurs politiques dans un contexte d’attentisme généralisé. « Le carnet de commande des entreprises est rempli jusqu’à fin 2024 mais l’incertitude plane sur 2025 », décrit Vincent Martin. Le dirigeant du groupe Roger Martin et président de la FRTP craint que les projets d’investissement des communes et intercommunalités ne soient freinés par les coupes budgétaires annoncées, notamment sur le Fonds vert. En Bourgogne-Franche-Comté, les travaux publics représentent 1.200 entreprises qui emploient 11.000 salariés et génèrent 1,8 milliard d’€ de chiffre d’affaires. E. Prompt
Dumarey (ex-Punch, ex-General Motors) supprime 248 emplois dans son usine de boîte de vitesse de Strasbourg
L’équipementier belge Dumarey a annoncé, ce 4 octobre, la suppression à venir de 248 emplois soit près de la moitié de l’effectif de son usine de boîte de vitesses à Strasbourg (Bas-Rhin). Le scénario était redouté avec la diminution d’activité constatée depuis plusieurs mois et la constitution en septembre d’un fonds de garantie de 60 millions d’euros en vue de préparer les conséquences de mesures sociales, ce qui avait évité à la filiale locale Dumarey Powerglide Strasbourg de passer par une procédure de sauvegarde.
Le site d’aujourd’hui 584 salariés permanents, repris en 2013 à General Motors alors sous le nom de Punch Powerglide, paie principalement les conséquences de l’arrêt de son contrat de boîtes de vitesse automatiques 8 rapports avec l’Allemand ZF. Cette activité représentant 80 % du chiffre d’affaires, la menace d’une fermeture complète continue à peser, même si Dumarey assure dans un communiqué vouloir « garder les compétences pour la poursuite des activités actuelles et la captation de nouveaux marchés .» Les syndicats reprochent au groupe familial belge une absence totale d’anticipation. M. Noyer
Bourgogne-Franche-Comté
• Des signaux d'alerte sur la santé des entreprises ?
L’enquête menée par la Banque de France auprès de 9.000 entreprises de Bourgogne-Franche-Comté et présentée aux acteurs économiques par son directeur Laurent Fraisse, le 24 septembre, révèle des performances 2023 en demi-teinte. Ainsi 63 % des entreprises ont vu leur chiffre d’affaires progresser mais les marges s’érodent très nettement, dans un contexte inflationniste, en particulier dans les services et dans les PME. Si le poids des charges de personnel reste contenu, attestant d’une amélioration de la productivité, les charges financières, elles, pèsent deux fois plus lourd qu’en 2022. L’endettement a tendance à se tasser, l’investissement, stable, étant payé assez largement par l’autofinancement. Pas d’inquiétude sur la structure financière des entreprises donc, qui maintiennent globalement leur trésorerie.
Le directeur de la Banque de France évoque « la résilience » des entreprises de Bourgogne-Franche-Comté, mais deux signaux au moins doivent attirer l’attention : la réduction des carnets de commandes, clairement ressentie dans l’industrie et les travaux publics, et l’envolée du nombre de défaillances. Celui-ci a doublé depuis 2021, dépassant le niveau d’avant-Covid – un phénomène qui affecte tous les secteurs d’activité et les huit départements de la région. P. Bouillot
Lorraine
• Scannell Properties lance le chantier de sa plateforme logistique entre Nancy et Metz

Nouvel acteur de l’immobilier logistique en France et en Europe, le groupe américain Scannell Properties a posé le 18 septembre dernier la première pierre d’une base logistique sur la zone d’activités d’Atton, en Meurthe-et-Moselle. Le projet initié il y a deux ans avec le soutien de la communauté de commune du bassin de Pont-à-Mousson est en cours d’aménagement sur le site d’une ancienne centrale à béton, en bordure de l'autoroute A31, à mi-chemin entre Nancy et Metz. Le bâtiment de 31.600 m² développé en partenariat avec l'entreprise Quartus Logistique se compose de cinq cellules d'environ 6.000 m² chacune et bénéficie d'une hauteur libre de 11,5m. Sa toiture sera tapissée de 6.400 panneaux solaires photovoltaïques, soit une puissance de 2,7 mégawatts crête. Scannell Properties table sur une livraison en avril 2025.
Arrivé sur le sol français en 2021, ce spécialiste de l'investissement et du développement industriel et logistique est connu sur le territoire lorrain pour avoir racheté l’ancien entrepôt du distributeur Lidl à Gondreville (Meurthe-et-Moselle), une plateforme de 27.000 m² louée au groupe de transport Jacky Perrenot. Fondée en 1990 à Indianapolis, le groupe a réalisé plus de 530 projets d'un total de plus de 13,8 millions de m2. P. Bohlinger
Bourgogne
• Les GEIQ BTP BFC et Industrie 71 oeuvrent à l’insertion de réfugiés

Sept réfugiés composent un premier groupe de soutien à l’insertion professionnelle de ces personnes que les deux GEIQ (groupement d’employeurs pour l’insertion et la qualification) BTP Bourgogne-Franche-Comté et Industrie 71 ont mis en place cette rentrée. Les structures apportent leurs compétences en matière de parcours d’insertion pour répondre aux objectifs d’une intégration durable sur le territoire français, de construire un projet professionnel et d’encourager l’autonomie sociale et économique des personnes accompagnées. Le parcours élaboré sur une période de trois mois, de début septembre à début décembre, comprend plusieurs modules : valeurs et principes de la République, bilan de compétences, définition d’un projet professionnel…Les GEIQ ont répondu à un appel à projets national du ministère de l’Intérieur inscrit dans le cadre du programme « intégration et accès la nationalité française ». Pour la mise en œuvre, ils se sont rapprochés du dispositif Agir d’aide à l’emploi et au logement des réfugiés, déployé par l’association Coallia. « Ce partenariat permet la concrétisation de cette véritable opportunité pour des primo-arrivants de trouver leur place dans la société française », commente Céline Guillot, directrice du GEIQ BTP BFC. A l’issue des trois mois, les participants auront ainsi reçu un certain bagage, qui peut leur faire envisager ensuite un emploi dans le BTP ou l’industrie. M. Noyer


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