Neext concrétise sa levée de fonds d’1,8 million d’euros à Belfort. Le distributeur lorrain d’engins agricoles et de travaux publics ManutOne s’implante à Dijon. L’emballeur franc-comtois Guillin achète en Belgique. L’UIMM et France Travail s’associent dans l’emploi-formation de la métallurgie en Côte-d’Or. Des crédits régionaux pour relancer le fret industriel dans le Grand Est. A Dijon, l’avenue Oscara inaugurée au sein du parc métropolitain Beauregard.

Franche-Comté

Neext concrétise sa levée de fonds d’1,8 million d’euros à Belfort

Une quête de plusieurs mois voire années s’est conclue positivement fin 2025 pour Neext Engineering. La start-up de systèmes innovants de production d’énergie a annoncé, le 19 décembre, la levée d’1,8 million d’euros de fonds auprès des groupes industriels Fives et Inventec (chimie de spécialité), de l’ingénieriste Vulcain Engeneering et de Sayens, la Satt (société d'accélaration du transfert de technologie)  régionale. Selon sa direction, « ce financement permet d’accélérer les phases de validation et d’industrialisation » de la technologie de « fluides réactifs » que développe la société de 15 salariés à partir de brevets issus du Laboratoire Réactions et Génie des Procédés (LRGP) de l’université de Lorraine, de sorte à viser la sortie d’un banc de test « fin 2026. »

Cette innovation accroît fortement le rendement de la conversion de chaleur en électricité. Neext en vise l’application aux petits réacteurs nucléaires modulaires (SMR) et à d’autres énergies comme la géothermie et la récupération de chaleur fatale. La levée d'1,8 million d'euros va déclencher une aide publique de même montant, étape vers les 7,3 millions d’euros de crédits réservés à la start-up en tant que lauréate d’un appel à projets France 2030 pour le programme de R&D « Sparta » qu'elle pilote. Pour souligner le passage à une nouvelle phase qui dépasse la seule ingénierie, la société abandonne le terme Engineering dans sa dénomination pour garder uniquement celui de Neext. M.Noyer

 

Cessions aquisitions

 

 

Est

Le distributeur lorrain d’engins agricoles et de travaux publics ManutOne s’implante à Dijon 

Manutone reduit
La nouvelle agence du distributeur de la marque britannique JCB couvre le nord Bourgogne-Franche-Comté. © ManutOne/JCB

Basée à Ville-en-Vermois (Meurthe-et-Moselle), la société ManutOne, filiale du groupe CAL (Coopérative agricole lorraine), a ouvert récemment une agence à Dijon. Ce distributeur de matériel de manutention pour l’agriculture et les travaux publics complète ainsi le maillage actuellement assuré par ses antennes de Ville-en-Vermois au sud de Nancy, Metz (Moselle), Reims (Marne) et Wolfisheim (Bas-Rhin). L’entreprise de 40 salariés (chiffre d’affaires de 26 millions d’euros) assure la distribution du matériel de la marque britannique JCB sur l’ensemble du Grand-Est et une partie de la Bourgogne-Franche-Comté.

Si l’agriculture, son marché historique, pèse plus des deux-tiers de son chiffre d’affaires, ManutOne a pour ambition d’augmenter sa diversification dans le BTP. Les 600 m² de l’agence dijonnaise chargée de couvrir la partie nord de la Bourgogne-Franche-Comté sont d’ailleurs entièrement dédiés à ce secteur. En pleine expansion – chiffre d’affaires doublé en deux ans –, ManutOne a pris ses quartiers en janvier 2025 dans de nouveaux locaux à Ville-en-Vermois, moyennant un investissement de 5 millions d’euros. La PME est née en 2022 de la filialisation des activités du groupe CAL dans le machinisme agricole. P. Bohlinger

 

Franche-Comté
L’emballeur Guillin achète en Belgique

L’année dernière s’est conclue par une nouvelle croissance externe pour Guillin. Le groupe familial d’emballages alimentaires d’Ornans (Doubs) a conclu, le 30  décembre, l’acquisition de deux confrères belges, Gruyaert Verpakking et « V de V ». Au cumul, ces sociétés également familiales emploient 40 personnes et ont réalisé un chiffre d’affaires de 19 millions d’euros en 2024, exercice durant lequel Guillin a atteint un montant consolidé de 869,7 millions d’euros. La double opération « renforce notre présence sur le segment des emballages en carton imprimés et personnalisés », commente dans un communiqué Sophie Guillin, directrice générale du groupe de 3.500 salariés. Elle s’inscrit dans un élargissement d’offre qui a présidé aux croissances externes depuis deux ans, en Irlande et en France avec de petites entreprises d’impression carton et les gobelets réutilisables du Rhônalpin Wobz. M.Noyer

Bourgogne

L’UIMM et France Travail s’associent dans l’emploi-formation de la métallurgie en Côte-d’Or 

UIMM 21 France Travail
Signature du partenariat entre Djellali Chaou, directeur territorial de France Travail (à gauche) et Rémy Jeannin, président de l'UIMM 21. © UIMM Côte-d'Or

Un contrat de services signé fin 2025 pour s'étendre jusqu’à 2027 renforce la collaboration entre l’UIMM Côte-d’Or et France Travail. Il prévoit des actions coordonnées de réponse aux besoins de recrutement, de formation et de valorisation des compétences des entreprises de la métallurgie du département. Le partenariat poursuit ainsi les objectifs de communiquer sur les métiers pour en améliorer l’image, les offres à pourvoir et les formations disponibles, de coordonner l’ingénierie des recrutements, d’anticiper les besoins par le montage de formations pré-qualifiantes et professionnalisantes, ou  encore de promouvoir les compétences des demandeurs d’emploi auprès des entreprises de la branche.  Les signataires déploieront pour ces buts les atouts de leur présence de proximité, avec par exemple une cinquantaine de conseillers France Travail Pro dédiés aux entreprises de Côte-d’Or. M.Noyer

 

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Grand Est

Des crédits régionaux pour relancer le fret industriel 

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Les installations internes aux Brasseries Kronenbourg à Obernai (Bas-Rhin), place forte du fret ferroviaire dans le Grand Est. © Brasseries Kronenbourg

Le soutien à la modernisation des infrastructures de fret des industriels du Grand Est déclenche un dispositif commun à l’Etat et à la région. Depuis le 1er décembre, ils mettent à disposition une enveloppe de 10,6 millions d’euros (6,6 millions de l’Etat et 4 du conseil régional) d’aide aux créations, réactivations, rénovations ou extension des ITE (installations terminales embranchées). La subvention pourra couvrir jusqu’à 50 % des coûts éligibles tels qu’ils résulteront de l’étude technique et économique préalable aux projets, avec un plafond à 1 million ou 1,25 million d'euros selon la nature des travaux. La mesure, destinée à susciter le report modal de la route vers le fer, applique le programme « Capfret » qui permet au conseil régional d’intervenir financièrement sur les projets liés aux lignes « capillaires » de fret du Grand Est, soit l'un des volets de la prise de compétences de la collectivité en matière d’investissements et de gestion d’infrastructures ferroviaires. M.Noyer

Bourgogne

A Dijon, l’avenue Oscara inaugurée au sein du parc métropolitain Beauregard 

Beauregard inauguration
Ont été préposés au couper de ruban, de gauche à droite : Laurent Gobet, maire de Fénay, Remi Détang, et Céline Tonot, ses homologues de Quetigny et Longvic, François Rebsamen, président de Dijon Métropole et Jean-Claude Girard, maire d'Ouges. © Arnaud Morel

Ne l’appelez plus « barreau » mais avenue Oscara, du nom romain de la rivière l’Ouche : le segment routier reliant la zone d’activité économique (ZAE) Beauregard au giratoire de l’entrée sud-est de Dijon a été inauguré le 19 décembre dernier par le président de Dijon Métropole, François Rebsamen. Ce chantier, réalisé notamment par Eurovia, filiale de Vinci, la SNCTP dijonnaise (groupe Roger Martin) et le paysagiste Duc & Préneuf finalise l’aménagement de voirie du Parc Beauregard. La construction de l'avenue aura mobilisé un budget total de 5 millions d’euros, dont 3,08 millions pour ce dernier segment. « L’avenue Oscara doit permettre de délester le rond-point de la route de Seurre et Saint-Jean-de-Losne, qui voit entrer environ 22.000 véhicules chaque jour », estime Jean-Claude Girard, maire de Ouges. La ZAE de 80 hectares accueille les nouveaux locaux de Savoye, Giphar, Eiffage Energies Systèmes ou encore Urgo. Elle est occupée déjà par 23 entreprises représentant environ 850 emplois. Deux nouvelles implantations entrent en phase active : le spécialiste des alarmes Atelsys a acquis 4.500 m2, tandis que l’électricien Pairelec a acheté une parcelle de 2.100 m2. A.Morel

 

preventalis

 

 

 

 

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