Les professionnels du conseil aux entreprises se retrouvent les 25 et 26 septembre dans la capitale régionale pour l’édition 2025 de leur rencontre nationale. Ils pourront échanger sur la notion d’erreur, vue de façon positive, dans le sens d’un apprentissage et parfois même d’une découverte sur soi et sur son organisation. Des témoignages concrets sont annoncés.
Le cercle français du conseil aux entreprises fera escale à Dijon les 25 et 26 septembre prochains. A ces dates, son instance la Fédération nationale des chambres professionnelles du conseil (FNCPC) tiendra dans la cité bourguignonne l’édition 2025 de son Université annuelle. Cette rencontre s’articule autour du mot-clé « possible » : oui, la conjugaison d’objectifs apparemment antinomiques est possible, de même que la mise en place de modes organisationnels et de principes directeurs qui paraîtraient relever de l’utopie.
De ce point de vue, la FNCPC et sa représentation régionale, la Chambre Professionnelle du Conseil de Bourgogne (*) frappent fort à l’occasion de cette édition dijonnaise. Ils la placent en effet sous le signe du « droit à l’erreur ». En affichant cette conviction : « Instaurer une culture du droit à l’erreur peut devenir votre meilleur allié pour réussir. »
Les organisateurs le concèdent, il y a là quelque chose de contre-intuitif. « Notre culture latine, à l’opposé de l’anglo-saxonne, ne reconnaît pas vraiment un tel droit. Elle considère que la sanction constitue l’issue de l’erreur. Au contraire, nous estimons qu’elle peut être vectrice de progrès », expose Stéphanie Constant, coprésidente de la CPCB avec Christophe Raboteau. Jusqu’à ne pas entraver la performance d’entreprise, contrairement à une idée reçue.
Cependant, le droit à l’erreur a encore du chemin à parcourir avant de prendre sa place dans les organisations d’entreprise. « Le concept reste peu clair, ambigu », relève Christophe Raboteau. La démultiplication d’expériences doit pouvoir aider à sortir de ce flou, et l’Université des possibles de cette fin septembre compte y apporter sa pierre.
Le jeudi 25 après-midi, une table ronde réunira des intervenants du secteur privé et du public qui ont mis en place des expériences concrètes qui franchissent le rideau du simple affichage d’intention. La mise en perspective du terrain prendra encore une dimension supplémentaire dans la foulée, grâce au conférencier de la rencontre : Laurent Combalbert. Ancien négociateur du RAID, il a géré, à ce titre, des prises d’otage ou encore des conflits armés. Il met aujourd’hui son expertise au service des entrepreneurs et des institutions pour « rétablir le dialogue là où tout semble perdu. » « C’est parce qu’on anticipe les erreurs, qu’on les analyse et qu’on les assume qu’on progresse » : ainsi s’exprime le postulat de ce négociateur hors pair.
Permettre d'oser prendre des risques

Dans leur conviction qui structure les débats qu’elles préparent à Dijon, les fédérations nationale et régionale du conseil dressent le lien entre erreur et instabilité de l’environnement : le risque de se tromper ne cesse d’augmenter au fur et à mesure que les sources d’incertitudes (géopolitiques, économiques, technologiques) prolifèrent. Dès lors, « le droit à l’erreur devient un principe qui encourage une culture où l’on apprend à permettre d’oser prendre des risques, calculés » en matière d’environnement de travail, d’encouragement à l’innovation, de performance durable, etc. « Sans nécessairement le graver dans le marbre d’une règle juridique, c’est la souplesse qui fait justement l’intérêt », complète Stéphanie Constant.
Sous son intitulé complet « Réussir dans un monde instable : le droit à l’erreur », l'université souhaite ainsi insuffler cet état d’esprit et en démontrer la validité par le concret, aux quelque 150 participants attendus le jeudi 25 septembre (**) : principalement des dirigeants de PME, des intervenants ou responsables RH ou innovation, des administrations publiques et collectivités locales… Elle souhaite valoriser la culture de l’échange de bonnes pratiques qu’infuse la CPCB.
Et les entreprises et autres structures peuvent encore contribuer à la pleine réussite en souscrivant à l’une des propositions de sponsoring de la manifestation d’envergure nationale.
(*) élargie de fait à la Franche-Comté, elle rassemble actuellement 32 membres, cabinets-conseils et entrepreneurs individuels dont le cumul des compétences couvre l’ensemble des fonctions-clés de leurs clients entreprises, comme la stratégie, les ressources humaines, l’innovation, l’organisation, la RSE, le contrôle de qualité, l'optimisation des process, les systèmes d’information etc.
(**) la matinée du lendemain sera consacrée à des ateliers de travail internes à la chambre régionale
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