Le fabricant vosgien de fenêtres et fermetures Pando rachète le Normand MPO Fenêtres. Michelin allume sa chaudière verte à 9 millions d'euros à Blanzy. Des contrats anglais et roumains pour les turbines belfortaines Arabelle. L’école du numérique Coda prend ses quartiers à Dijon. Un nouveau réseau industriel en Sud-Alsace. Dans les Vosges, Ewattch noue un partenariat avec un spécialiste de la maintenance multi-technique.

Lorraine

 Le fabricant vosgien de fenêtres et fermetures Pando rachète le Normand MPO Fenêtres 

La dynamique de croissance externe se poursuit pour le groupe Pando installé à La Bresse (Vosges). Ce spécialiste des menuiseries pour le bâtiment a annoncé, ce 8 octobre, le rachat de son homologue MPO Fenêtres, une entreprise normande de 200 salariés (chiffre d’affaires de 36,1 millions d’euros en 2023). .Grâce à cette acquisition, le groupe de 750 salariés (chiffre d’affaires de 185 millions d’euros en 2024) complète son expertise en conception, fabrication et pose de menuiseries et fermetures sur mesure PVC et aluminium et il s’ouvre le marché du quart nord-ouest de la France. Depuis son site de Cerisé (Orne), MPO Fenêtres  sert des clients particuliers via un réseau d’agences en propre (40% du chiffre d’affaires) mais aussi des bailleurs sociaux et entreprises générales du bâtiment pour la rénovation des logements collectifs (60 %).

Laurent Demasles, président de Pando, évoque « une nouvelle étape déterminante dans notre stratégie de construction d'un écosystème d’entreprises fortes pour leurs collaborateurs, leurs clients et leurs territoires. ». Le groupe comptant huit sites de production poursuit sa croissance marquée fin 2024 par la reprise de Menuiserie Jung (Bas-Rhin), Menuiserie Moreau (Indre) et France Volet (Aube), trois sociétés totalisant 200 salariés. En 2022, Pando s’était également illustré par la création de Pando Recyclage et la reprise du façadier vosgien BluntzerP. Bohlinger

 

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Bourgogne

Michelin Blanzy allume sa chaudière verte à 9 millions d'euros 

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L'usine de Blanzy (Saône-et-Loire) est un mastodonte industriel local, avec ses 400.000 m² de surface et ses 1.200 salariés. © Aranud Morel

L’usine Michelin de Blanzy, mastodonte industriel de Saône-et-Loire avec ses 400.000 m² de surface et ses 1.200 salariés, franchit une nouvelle étape dans sa stratégie environnementale avec la construction d’une chaufferie bois-énergie d’une puissance de 5,3 MW. D’un coût total de 9,3 millions d’euros, dont 3,1 millions apportés par l’État via le Fonds chaleur de l’Ademe, ce projet permettra, dès l’été 2026, de produire 70 % de la vapeur du site à partir de bois issu de forêts et de scieries locales, en remplacement du gaz fossile actuellement utilisé. L’intégration de biogaz viendra compléter le dispositif pour porter la décarbonation à 80 %. « Ce projet s’inscrit dans la feuille de route environnementale que nous menons depuis cinq ans aux côtés de (notre prestataire) Dalkia et de l’Ademe. La chaufferie bois-énergie nous rend plus souverains face à la disponibilité du gaz fossile et aux aléas géopolitiques. Nous voulons montrer qu’en France, il est possible de concilier performance industrielle et transition écologique, et même de tirer des avantages économiques de la décarbonation de notre activité », souligne Sasha Kettler, directeur du site.

La nouvelle installation permettra d’éviter l'émission annuelle de 10.000 tonnes de CO₂, soit l’équivalent de 5.000 véhicules retirés de la circulation. Le combustible proviendra exclusivement de plaquettes forestières certifiées, collectées dans un rayon maximal de 100 kilomètres. « Nous n’utilisons que du bois non noble, des déchets valorisés issus du territoire », précise le directeur. La vapeur produite alimentera les processus de cuisson des semi-finis et des pneumatiques de génie civil et militaires, spécialité du site. Cette transition énergétique s’inscrit dans la continuité d’autres avancées, comme la réduction de 80 % du prélèvement d’eau grâce au système Hydraloop inauguré en 2024. Avec cette chaufferie, Michelin Blanzy se place à l’avant-garde des sites industriels décarbonés du groupe. « Notre ambition, c’est la neutralité carbone et hydrique à l’horizon 2030 », complète Sasha Kettler. A.Morel

Franche-Comté

Des contrats anglais et roumains pour les turbines belfortaines Arabelle 

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Arabelle Solutions perpétue la tradition de production de turbines à usage nucléaire qu’Alstom avait cédé à General Electric sous la bannière de GE Steam en 2015, et dont l’Etat a orchestré la reprise par EDF en 2024. © Arabelle Solutions

Arabelle Solutions a dévoilé deux marchés successifs début octobre pour les turbines de centrales nucléaires que la nouvelle filiale d’ EDF produit à Belfort. Elle fournira deux îlots complets à la future centrale associant EDF à Sizewell C en Angleterre, à savoir un ensemble turbine-alternateur, d’une puissance cumulée de 3,2 gigawatts, « de quoi alimenter jusqu’à 6 millions de foyers », explicité la direction. Chaque ligne d’arbre de turbine mesurera 70 mètres de long. De même, Arabelle Solutions a été retenue en Roumanie par la société nationale de production d’électricité, en rénovation cette fois-ci, celle du turboalternateur de l’unité 1 de la centrale de Cernavoda, la seule du pays. L’opération doit se terminer en 2030 pour prolonger la durée de vie de l’installation mise en service en 1996. Arabelle Solutions perpétue la tradition de production de turbines à usage nucléaire qu’Alstom avait cédé à General Electric sous la bannière de GE Steam Power en 2015, et dont l’Etat a orchestré la reprise par EDF en 2024. Elle emploie 1.300 salariés à Belfort sur un effectif total de 3.300 collaborateurs. M.Noyer

Bourgogne
L’école du numérique Coda prend ses quartiers à Dijon

L’Ecole Coda a inauguré, le 9 octobre, son campus de Dijon pour sa formation aux métiers du numérique. La première promotion se compose de 50 étudiants pour le bachelor « développeur full stack » de niveau bac + 3, parrainée par Pierre-Henri Deballon, le patron dijonnais de Weezevent. A la rentrée prochaine, elle doit être rejointe par quatre autres cursus, un bachelor « systèmes et réseaux » et les masters « data science & IA », « cybersécurité et infrastructures réseaux », « architecture et développement logiciel »., de sorte à atteindre un effectif de référence de 150 étudiants par an.
Les formations sont ouvertes à l’alternance, voie choisie par 18 des futurs développeurs full stack. « Notre pédagogie repose sur la professionnalisation : alternance, stages, projets réels avec des entreprises partenaires », souligne Jeanne Pelisson, la directrice du campus. Ceci dans le but de combler le déficit de compétences en Bourgogne-Franche-Comté. Après Orléans en 2023, Dijon constitue la seconde implantation de l’école privée qui vise un déploiement en 10 ans dans une dizaine de villes, hors des plus grandes métropoles du pays.   

Alsace

Un nouveau réseau industriel en Sud-Alsace 

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Une réunion du réseau IndustriA s'est déroulée sur le thème des ressources humaines dans les locaux de l'entreprise Emerson à Cernay (Haut-Rhin). © IndustriA

Agissant sur le territoire de Mulhouse Agglomération, du Pays  Thur-Doller et du Centre Haut-Rhin, IndustriA va bientôt fêter son premier anniversaire. Porté par l'agence de développement économoique Adira, ce réseau a été créé le 18 octobre 2024 autour de six entreprises  : EDF Hydro, Endress + Hauser, Nord Réducteurs, TronoxSelmoni et Thyssenkrupp. Ces membres fondateurs ont défini trois piliers : ressources humaines et promotion de l’industrie ; outils, process, amélioration continue ; transition environnementale, gestion des ressources. Autour de ces enjeux, le réseau a mis en place des ateliers RSE, des webinaires, des clubs RH, QHSE et marketing-communication. Depuis un an, 90 entreprises ont participé à ces rencontres organisées tous les deux à trois mois. « L’objectif d’IndustriA consiste à accompagner les entreprises industrielles de toute taille et de toute activité. Cette diversité est très appréciée des participants », observe Aline Husson, responsable développement Thur-Doller et Centre Haut-Rhin à l’Adira et animatrice du réseau avec son collègue Alexandre Rigaut, responsable du territoire Mulhouse Agglomération. IndustriA sera officiellement lancé le 25 novembre prochain au salon BE 5.0 Industries du Futur à Mulhouse. J.Giorgi

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Lorraine

Ewattch noue un partenariat avec un spécialiste de la maintenance multi-technique  

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De gauche à droite, Mathieu Muzelet, directeur général délégué de Steamo et Nicolas Babel, fondateur d’Ewattch. © Steamo

Basé à Saint-Dié-des-Vosges (Vosges), le spécialiste de la gestion technique du bâtiment (GTB) Ewattch vient d’annoncer la signature d’un partenariat stratégique avec la société francilienne Steamo, experte en maintenance multi-technique (chaufferie-ventilation-climatisation, électricité, plomberie, incendie, etc.) et en optimisation énergétique. Forte de 34 collaborateurs pour un chiffre d’affaires de 2 millions d’euros en 2024, la société vosgienne va apporter ses compétences dans un contexte de durcissement règlementaire : le décret Bacs impose notamment aux bâtiments tertiaires de plus de 1.000 m² d’être équipés d'une GTB pour optimiser les consommations énergétiques.
En se rapprochant d’Ewattch, Steamo va basculer vers une maintenance prédictive grâce aux capteurs communicants et aux solutions digitales performantes de son partenaire. « Ce partenariat prend tout son sens dans la complémentarité de nos savoir-faire. En tant qu’orchestrateur du bâtiment intelligent, notre mission est de fournir une plateforme technologique complète – associant matériel et logiciel – à la fois puissante, simple à déployer et capable de s’intégrer naturellement à l’existant », commente Nicolas Babel, président d’Ewattch. Steamo compte plus de 300 collaborateurs qui interviennent pour son groupe d'appartenance Armonia (12.000 personnes, chiffre d’affaires de 408 millions d’euros en 2024), spécialiste des métiers de l’environnement de travail : accueil, sécurité, propreté ou encore conciergerie. P. Bohlinger

 

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