Qanopée, la serre de l’avenir des vignobles, entre en action en Champagne. Ne rien lâcher sur l’investissement : l'appel des travaux publics de Bourgogne-Franche-Comté aux collectivités. Les nouvelles rames de tram Alstom arrivent à Strasbourg. La data se déploie pour la gestion du quotidien de villes en Bourgogne-Franche-Comté. Coup de jeune pour l’Audace d’Entreprendre à Dijon.

Est

• Qanopée, la serre de l’avenir des vignobles, entre en action en Champagne

 La Qanopée a été inaugurée le 20 juin dernier. Le nom désigne la serre initiée par les interprofessions du vins du Beaujolais, de la Bourgogne et de la Champagne pour sécuriser la « matière première » des vignobles secoués par le changement climatique : les greffons. L’installation de 4.500 m2 à Blancs-Coteaux dans le Champenois est conçue pour prémunir les plants contre les vecteurs de maladies (court-noué, flavescence, virus du Pinot gris) et pour accueillir porte-greffes et greffons de base qui puissent constituer une matière végétale de haute qualité sanitaire. Le projet a représenté un investissement de 8,2 millions d’euros répartis entre les interprofessions, les collectivités locales en particulier la région Grand Est, et les fonds européens. Il va monter en puissance progressivement, jusqu’à atteindre sa pleine capacité en 2028.  Soit à la veille de l’interdiction de la prémultiplication des plants de vigne en pleine terre, qui amènera à opérer celle-ci en serre. M. Noyer 

BP 0425
Bourgogne-Franche-Comté

• Les travaux publics appellent les collectivités à ne rien lâcher sur l’investissement

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Vincent Martin, le président de la FRTP, invite les élus à ne pas repousser les chantiers prévus sous prétexte de scrutins à venir. © Groupe Roger Martin

Réunis en assemblée générale au Domaine de Vantoux, près de Dijon, le 20 juin, les entrepreneurs des travaux publics de Bourgogne-Franche-Comté ont tenu à rappeler aux donneurs publics, qui représentent 60 % de leur chiffre d’affaires, la nécessité de ne pas renoncer à l’investissement, en dépit du cycle électoral qui s’ouvre mais surtout des tensions financières. Secrétaire générale adjointe aux affaires régionales, Florence Bernard a tenu à rassurer les professionnels sur le maintien d’un certain nombre de dispositifs et d’aides aux financements publics, à l’instar du Fonds vert. Les élus locaux présents, dont la maire de Dijon Nathalie Koenders et le président de l’association des maires de Côte-d’Or Ludovic Rochette, emboîtent le pas, tout comme le représentant de SNCF Réseau qui promet des investissements soutenus. Ce qui n’empêche pas Vincent Martin, président de la Fédération régionale (FRTP), d’appeler les élus « à la responsabilité », les invitant à ne pas repousser les chantiers prévus sous prétexte de scrutins à venir.

Quant à Alain Grizaud, président de la fédération nationale, présent à l’événement, il s’inquiète des conséquences du manque de visibilité politique et budgétaire, promettant aux collectivités qui procrastinent de sérieuses difficultés à gérer demain la « dette grise. » Élus locaux et chefs d’entreprise se retrouvent autour d’une doléance commune : la simplification, l’allègement des contraintes et des normes qui pénalisent les projets, compliquent leur financement ou la mutualisation des énergiesP.Bouillot 

Bourgogne-Franche-Comté
 • La data se déploie pour la gestion du quotidien des villes

Lure (Haute-Saône) a servi de théâtre, le 17 juin, à un démonstration de « DataBFC -TID », un programme initié par la région Bourgogne-Franche-Comté de collecte de données dans les villes en vue d’optimiser la gestion de l’éclairage, des circulations ou d’autres fonctions du quotidien. Les capteurs installés en un point donné (une rue commerçante, une voie cyclable, une déchèterie…) en  mesurent les flux de déplacements et la nature (type de véhicules, piéton, cycliste) de façon à décider la pertinence d’instaurer ou de conserver tel ou tel aménagement. « A Lure, nous nous sommes aperçus que certaines rues ne connaissaient aucune fréquentation de 20h à 6h, ce qui pose la question du maintien de l’éclairage public à cet endroit », relève Laëtitia Maison, directrice générale des services de la mairie. 
La question se pose de la confidentialité et de la personnalisation des données. Le prestataire, la société informatique Upcity répond : « Les capteurs ne sont pas caméras. Ils peuvent distinguer des formes, mais non des visages ou des plaques d’immatriculation. » Sept territoires de Bourgogne-Franche-Comté expérimentent DataBFC-TID:  Châteauneuf-en-Auxois, Louhans-Châteaurenard, Joigny, Pays de Montbéliard Agglomération, la communauté de communes du Jovinin, le Grand Belfort et Lure. Une huitième s’apprête à les rejoindre, la communauté de communes Morvan Sommets et Grands Lacs dans la Nièvre, aboutissant à un déploiement dans tous les départements sauf le Jura. M.Noyer

Alsace

• Les nouvelles rames de tram Alstom arrivent à Strasbourg 

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Alstom équipe historiquement le tramway de strasbourg, depuis son retour en 1989 dans l'agglomération alsacienne. © Alstom / Sébastien Brillais

La métropole de Strasbourg a réceptionné, il y a quelques jours, la première des 39 nouvelles rames de son tramway que lui fournit Alstom. Le constructeur lui livre la version 3 de ses Citadis. Celle-ci est appelée, pour 12 exemplaires à circuler sur l’extension du réseau vers l’ouest de l’agglomération entrant en service en novembre prochain, et pour les 27 autres à remplacer des rames en fin de vie. Ces nouvelles augmentent la capacité de transport, à 286 passagers contre 200 en rajoutant une quatrième caisse portant la longueur à 45 mètres. Elles sont acheminées depuis l’usine Alstom de La Rochelle (Charentes-Maritimes) où elles ont été conçues puis assemblées au final, après être passées par neuf autres sites français du constructeur, dont Le Creusot (Saône-et-Loire) pour les bogies et Ornans (Doubs) pour les moteurs. Le marché de fourniture a été conclu en deux temps, en 2023 puis au printemps dernier, pour un montant de 250 millions d’euros. M.Noyer 

A3TS

 

Bourgogne

• Coup de jeune pour l’Audace d’Entreprendre

L’association L’Audace d’Entreprendre, créée en 2023 par Jean-Philippe Girard (ex-fondateur de la société dijonnaise Eurogerm et actuel dirigeant de Rubis Capital), annonce la tenue de son deuxième événement, le 9 octobre au Zénith de Dijon. Après une première édition, le 1er octobre 2024, qui avait pour projet de porter haut les couleurs de l’entrepreneuriat pour tous, la V2  affiche une autre ambition : faire émerger « un espace innovant et unique pour former les entrepreneur(e)s de demain »

Le rendez-vous de l’automne sera ainsi l’occasion de lancer le Campus de l’Audace, « un lieu inspirant pour apprendre à entreprendre individuellement, collectivement, avec sens, énergie, audace et responsabilité, un lieu pour réaliser ses rêves », assure Jean-Philippe Girard, qui a confié la direction du projet à Sébastien Bricout, ancien directeur marketing et créateur d’une start-up dans le domaine du vin. Le Campus, qui a vocation à essaimer dans toute la France après son lancement dijonnais, proposera des formations, des ateliers pratiques et un accompagnement à des jeunes de 10 à 25 ans qui veulent créer leur entreprise. Elle fédère une centaine de partenaires en Bourgogne-Franche-Comté, pour moitié des financeurs, pour moitié des accompagnateurs de projet. Comme la version initiale, la nouvelle Audace d’Entreprendre revendique un parrainage d’exception, celui d’Emmanuel Macron. P. Bouillot

 

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