Un club des acteurs de l’immobilier et de la construction va naître en Bourgogne La Région Grand Est accorde un million d’euros à l'usine de nouilles coréennes SIAS Alsace. L’appel des régions pour l’épine dorsale de l’hydrogène. Le Pôle Textile Alsace se tourne vers les « matériaux souples ». Une issue franco-suisse pour le Coq Sportif. Jérôme Durain candidat à la présidence de la région Bourgogne-Franche-Comté. Charles du Dresnay, directeur Bourgogne-Franche-Comté de la Banque des territoires.
Bourgogne
• Un club des acteurs de l’immobilier et de la construction prêt à naître
L’initiative en revient à la CCI Côte-d’Or Saône-et-Loire Métropole de Bourgogne : une association fédérant les acteurs de l’acte de construire va voir le jour d’ici la fin de l’année sur le périmètre de l'organisme consulaire. « La chambre de commerce et d’industrie animait déjà Imdex, l’observatoire des transactions et du foncier pour l’immobilier d’entreprise en Côte-d’Or, en partenariat avec Dijon métropole, rappelle son président Pascal Gautheron. L’idée était d’aller plus loin en englobant l’ensemble des sujets relatifs à l’immobilier. » Succédant à des rendez-vous avec certains acteurs pressentis, l’événement officiel de lancement s'est déroulé ce 8 juillet à Dijon. « Nous prévoyons de réunir un groupe de travail à la rentrée pour élaborer la structure administrative, avant une assemblée constitutive en novembre et de premières actions dès le mois de décembre », assure Amandine Coiffé, chargée de mission aménagement économique du territoire à la CCI.
Ce nouveau club, dont le nom et la gouvernance restent à définir, ambitionne de « fédérer les acteurs dans un réseau autour de la volonté d’agir ensemble pour le territoire », de stimuler les échanges, de partager les expertises, de porter la voix des professionnels, de mobiliser la communauté autour des défis de la construction durable ou de la sobriété foncière et enfin d’attirer des projets ambitieux. Une structure équivalente existe déjà à Lyon, qui a déjà « travaillé sur des sujets comme la réhabilitation des friches ou la révolution de l’IA dans la construction », explique son représentant Jean Tonetti. Le club bourguignon se positionnera comme un acteur complémentaire des réseaux existants (le Cobaty notamment), en lien avec les acteurs institutionnels et financiers de Côte-d’Or et de Saône-et-Loire. P. Bouillot
Grand Est
• La Région accorde un million d’euros à l'usine de nouilles coréennes SIAS Alsace
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La dernière commission permanente de la Région Grand Est a voté une aide d’un million d’euros à la filiale française du groupe agroalimentaire coréen SIAS pour le démarrage de son unité de fabrication de nouilles instantanées de type ramen à Wisches (Bas-Rhin). Initié en décembre 2022, dans les anciens locaux de l’entreprise de produits de la mer Delpierre fermés en 2021, ce projet représente un investissement total de 13,4 millions d'euros, dont 10,2 millions pour les équipements productifs. Il comprend l'installation d'une ligne de production de nouilles déshydratées et d'une autre de conditionnement. En cours de réhabilitation, le site est en passe de se rendre opérationnel. Le soutien financier de la collectvité locale doit permettre la création de 70 emplois d’ici à trois ans. SIAS a choisi l’implantation alsaciennepour sa position stratégique à proximité des marchés allemand, suisse et du Bénélux. Ce développement s'inscrit dans la stratégie d'expansion européenne du groupe, en réponse à l'engouement croissant pour les plats asiatiques. J.Giorgi
• L’appel des régions pour l’épine dorsale de l’hydrogène
Cinq régions ont lancé, la semaine dernière, un appel commun au développement des infrastructures de transport de l’hydrogène. A l’heure où cette énergie a subi des revers et contretemps, dont la révision à la baisse des ambitions gouvernementales elles-mêmes mises en question par la Cour des comptes, Auvergne-Rhône-Alpes, la Bourgogne-Franche-Comté, le Grand Est, l’Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur ont réaffirmé leur foi en son avenir. Leur déclaration commune signée à Lyon cible plus particulièrement le projet qui doit parcourir leurs territoires réunis : Hy-Fen, la « dorsale hydrogène » de Barcelone à Francfort en passant par Marseille et le couloir Rhin-Rhône, portée par le transporteur de gaz NaTran. « Cette infrastructure vise à favoriser la décarbonation et la compétitivité de notre industrie tout en contribuant à l’aménagement du territoire », a rappelé NaTran. La réalisation, de la sorte, de 800 km de réseaux est visée d’ici le début des années 2030. L’investissement prévisionnel n’est pas communiqué, les signataires rappellent que les premières études bénéficient d’une subvention européenne de 15 millions d’euros. M.Noyer
Alsace
• Le Pôle textile se tourne vers les « matériaux souples »

Une nouvelle gouvernance et quelques changements dans la continuité pour le Pôle Textile Alsace. En succession de Benoît Basier (corderie Meyer-Sansboeuf), l’association fédératrice de la filière (75 entreprises membres) a porté le 27 juin à a sa présidence Gianni Pavan, qui avait dirigé des sociétés dans la région de Mulhouse avant de s’installer, depuis 2018, en Allemagne frontalière comme directeur général de Trium Technology à Weil-am-Rhein, un confectionneur sur-mesure de 25 salariés (chiffre d’affaires d’1,5 million d’euros) pour les plateformes de vente en ligne. Il analyse son élection comme « l’expression d’une volonté de continuer à s’ouvrir aux entreprises et aux centres de compétences voisins, dans les Vosges et dans le Pays de Bade. » Parmi les autres axes directeurs, figure aussi la poursuite d’actions collectives notamment sur les thème de la décarbonation et des ressources humaines, « le recrutement des forces vives du Pôle dans la génération des 40-55 ans qui nous manque » (celle correspondant aux années de délocalisation, Ndlr) et « l’affirmation de la diversité des débouchés », de façon à ne pas résumer le textile à l habillement. A ce titre, la communication est désormais axée sur un pôle tourné vers les « matériaux souples », également appliqués dans l’industrie. M.Noyer
Champagne-Ardenne
• Une issue franco-suisse pour le Coq Sportif
L’avenir du Coq Sportif dans l’Aube se prépare sous une nouvelle bannière franco-helvétique. Placé en redressement judiciaire depuis novembre 2024, le célèbre équipementier sportif a été racheté la semaine dernière à la barre du tribunal de commerce de Paris par l’entrepreneur franco-suisse Dan Mamane, qui avait été à la tête notamment de la filiale helvétique de Conforama. Son dossier associant un ancien dirigeant de Lacoste et Fusalp, Alexandre Fauvet, a été préféré à celui plus médiatisé, compte tenu de l’identité de leurs porteurs, de Xavier Niel et du champion olympique de judo Teddy Riner. Il implique également un fonds d’investissement et le propriétaire japonais de la marque Le Coq Sportif en Asie. Il porte l’objectif de presque tripler le chiffre d’affaires d’ici 2030, en le faisant passer de 121 à 300 millions d’euros. L’équipementier emploie 330 salariés, principalement dans son usine et centre de R&D aubois de Romilly-sur-Seine. M.Noyer
Mouvements

• Jérôme Durain candidat à la présidence de la région Bourgogne-Franche-Comté
Après l’annonce de la démission de Marie-Guite Dufay de la présidence de la région qu’elle occupait depuis 2015 – qui sera effective en août –, le groupe majoritaire « Notre région par cœur » présentera la candidature de Jérôme Durain lors de l’élection prévue le 5 septembre. Le sénateur socialiste de Saône-et-Loire l’a emporté, lors du vote au sein du groupe des socialistes, radicaux, communistes et indépendants dont il est le président, face à son rival de l'Yonne Nicolas Soret, vice-président en charge du développement économique et des finances et maire de Joigny. Jérôme Durain, 56 ans, est conseiller régional depuis 2010 (à l’époque Bourgogne). Il avait été adjoint au maire de Chalon-sur-Saône, Christophe Sirugue, chargé de l’environnement entre 2008 et 2014. En tant que sénateur, il est l’auteur de plusieurs rapports dont l'un consacré aux compétitions de jeu vidéo qui a débouché sur la reconnaissance officielle de cette pratique. Plus récemment, en avril dernier, il a présenté, avec son collègue Étienne Blanc, une proposition de loi contre les narcotrafics. Si, comme c'est probable, il était élu à la tête de l’exécutif régional, il devra quitter son siège au Sénat. P.Bouillot
• Charles du Dresnay, directeur Bourgogne-Franche-Comté de la Banque des territoires

Charles du Dresnay est nommé directeur régional Bourgogne-Franche-Comté de la Banque des Territoires, pour prise d’effet au 1er septembre prochain. Il succède à Mathieu Aufauvre, qui devient directeur adjoint du réseau de l’établissement de soutien aux projets locaux de la Caisse des dépôts. Âgé de 47 ans, diplômé de l’institut d’études politiques de Paris, il a rejoint la Caisse des Dépôts en 2005 au sein de sa direction régionale Centre avant d'entrer dans celle de Champagne-Ardenne comme directeur territorial en charge des investissements. En 2016, il est nommé responsable des Affaires régionales puis secrétaire général de la direction régionale Grand Est. Depuis 2020, il était directeur régional adjoint en charge de l’appui au développement en Provence-Alpes-Côte-d’Azur. M.N.









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