En Bourgogne-Franche-Comté, GRDF veut faire coïncider gaz vert et retombées économiques. Le Crédit agricole Champagne Bourgogne toujours moteur du financement de l’économie. Le Workathon jeunes-entreprises est entré dans les lycées à Strasbourg. Mooveo Energies labellisé RSE+ Engagé + Performant par l’UIMM. Le Dijonnais Geotec s’installe à Tahiti. Le Pacte pour les ruralités du Grand Est poursuit sa diffusion multiple d’aides aux petits projets.
Bourgogne-Franche-Comté
GRDF veut faire coïncider gaz vert et retombées économiques
C’est dans un contexte géopolitique tendu, marqué par la guerre dans le détroit d’Ormuz, que GRDF annonce une accélération de sa production en gaz vert en Bourgogne-Franche-Comté. Considérée comme un moyen de souveraineté énergétique, la filière couvre dans la région 6,8 % de la consommation de gaz, avec un objectif de 25 % d’ici 2030. En 2025, la production a atteint 788 GWh grâce à 28 sites de méthanisation, et il devrait franchir le seuil du térawattheure (TWh) dès cette année. Le chiffre reste encore éloigné de celui du voisin du Grand Est qui est pole position nationale avec une production de 3 TWh l’an passé, mais la dynamique est réellement lancée en Bourgogne-Franche-Comté avec six nouveaux méthaniseurs attendus en 2026, et un potentiel estimé à 7 TWh à l’horizon 2050.
La filière génère des retombées économiques significatives : près de 400 millions d’euros d’investissements ont été engagés, favorisant emplois locaux, revenus complémentaires pour les agriculteurs et production de fertilisants naturels grâce à la réutilisation de matière organique. « Cette filière de production de gaz vert, représente un savoir-faire qui est développé en France. De multiples acteurs s'associent pour installer les solutions techniques qui permettent de produire les gaz et de les épurer, ce sont des entreprises basées dans nos territoires », argumente Eric Passetti, directeur territorial GRDF Bourgogne-Franche-Comté. Tous les départements ne bénéficient pas de la même manière du mouvement, mettant en évidence des disparités de production : la Côte-d’Or (16 % de gaz vert) et la Haute-Saône (16,2 %) figurent en tête, quand le Doubs reste à 0,5 %. « Nous avons une capacité pour accueillir 50 méthaniseurs en plus, l’infrastructure régionale est prête », souligne Éric Passetti. S.Dolidze
Est
Le Crédit agricole Champagne Bourgogne toujours moteur du financement de l’économie

Avec un encours cumulé de crédits de 14,6 milliards d’euros en augmentation annuelle de 3 %, le Crédit agricole Champagne Bourgogne a confirmé en 2025 son rôle majeur dans le financement de l’économie des quatre départements de son territoire : Côte-d’Or, Yonne, Aube et Haute-Marne. La banque a accordé des nouveaux financements à hauteur de 2,6 milliards d’euros. Elle souligne cibler ses développements sur quatre segments prioritaires : les jeunes en tant que « banque d’un sur trois » représentant de cette catégorie de clients, la rénovation de l’habitat (1.600 prêts dédiés pour un total de 24 millions d’euros) traduite par la création d’un nouveau métier de conseiller en rénovation patrimoniale, « la santé et le bien-vieillir » par l’accompagnement des professionnels du secteur, le développement de cabinets de téléconsultation et le financement de maisons de colocation pour personnes âgées, ainsi que les « transitions agricoles » face au changement climatique. Elle a dégagé un résultat net de 98,3 millions d’euros, en progression de 7 % - « dont 89 % de montant réinvesti dans le développement territorial » - à partir d’un produit net bancaire également en hausse, à 375 millions d’euros. M.Noyer
Le Workathon jeunes-entreprises est entré dans les lycées à Strasbourg
Le « Workathon », initiative régionale privée de rapprochement des jeunes avec le monde de l’entreprise, a fait en avril sa halte spécifique à son édition 2026, dans les lycées professionnels. Durant une journée, 60 élèves de terminale des établissements strasbourgeois Couffignal et Marcel-Rudloff, se préparant aux filières industrielles (usinage, électricité et énergies renouvelables, maintenance des systèmes de production, cybersécurité…) ont planché avec 25 représentants de six entreprises sur les attentes réciproques de chacun des deux « univers » envers l’autre, en terme d’implication, de reconnaissance, de compréhension des « codes », de stratégie pour réussir l’entrée dans le monde du travail, etc. Un atelier « on-boarding » a aidé les futurs bacheliers à aborder l’intégration dans l’entreprises, par exemple.
« La génération « Z » » représentera plus de la moitié des actifs dans quelques années, il faut que les entreprises s’y préparent », souligne Anne-Claire Palud, codirigeante du cabinet Healthy Management à l’origine du Workathon. Certains des lycéens ont déjà franchi un pas dans l’entrepreneuriat, comme Nathan Dumont et Eliot Nosel qui ont monté une mini-entreprise pour confectionner un outil d’aide aux personnes malvoyants avec leur fédération locale C’Cité. Le projet leur a fait expérimenter les étapes de développement technique (prototypage 3D, usinage…) et commercial. Le 19 novembre aura lieu l’étape finale de cette édition du Workathon. Les trois premières cumulent 1.200 jeunes participants venant de 18 établissements pour une trentaine de solutions concrètes implantées dans les entreprises. M.Noyer
Bourgogne
Mooveo Energies labellisé RSE+ Engagé + Performant par l’UIMM

Mooveo Entreprises, acteur indépendant à Dijon des services pour l’éolien est devenue, le 30 mars dernier, la première entreprise en Côte-d’Or à obtenir le label « RSE+ Engagés Plus performants » et seulement la septième en France à décrocher cette distinction réservée aux adhérents de l’UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie). Attribuée par un organisme indépendant à l’issue d’un processus de six mois, cette distinction s’appuie sur un référentiel structuré autour de cinq piliers, eux mêmes subdivisés en cinq questions : gouvernance/stratégie, social/RH, production/impact environnemental, produits/services/marchés et écosystème. Chaque élément de réponse fait l’objet d’une évaluation approfondie par l’organisme indépendant, une des raisons pour laquelle la démarche d’attribution s'étend sur environ un semestre. « Deux axes ressortent particulièrement chez Mooveo Entreprises : la partie sécurité-santé compte tenu des risques de maintenance liés aux interventions en hauteur sur les éoliennes, ainsi que l’environnement », relate Michaël Bertreux référent RSE à l'UIMM Côte-d’Or. À l’échelle du département, la dynamique RSE s’intensifie avec plus de 35 entreprises ayant déjà adhéré à la charte d’engagement, tandis que quatre autres sont en cours de labellisation avancée. S.Dolidze
Bourgogne
Le Dijonnais Geotec s’installe à Tahiti
Direction la Polynésie française pour Geotec. Le groupe d’ingénierie de géotechnique décolle de sa base de Quetigny à côté de Dijon (Côte d’Or) vers Papeete, la capitale de Tahiti, où il a installé depuis mars une nouvelle filiale. Dirigée par Olivier Rossetto, la nouvelle entité est chargée de mener des projets d’expertises, terrestres et maritimes, dans le contexte spécifique du territoire d’outre-mer marqué par « des ouvrages complexes, notamment dans les interactions entre les sols et les structures », précise la direction du groupe. La nouvelle entité disposera sur place de deux ateliers de sondage et d’un laboratoire d’essais et d’analyses. Groupe Geotec, dont l’effectif a dépassé le millier de collaborateurs (1.020 actuellement) pour un chiffre d’affaires de 132 millions d'euros en 2025, possède déjà une filiale d’ingénierie à (relative) proximité, , A2EP en Nouvelle-Calédonie. M.Noyer
Grand Est
Le Pacte pour les ruralités poursuit sa diffusion multiple d’aides aux petits projets

A Saasenheim (Bas-Rhin), le commerce renaît. Depuis l’an dernier, Dorothée Zwingelstein a ouvert un salon de coiffure qui vient animer le village de 600 habitants. La rénovation et l’aménagement de locaux qu’elle occupe, une ancienne petite caserne de pompiers, constitue l’un des nombreux petits projets qui composent le Pacte pour les ruralités de la région Grand Est. Et plus particulièrement en l'occurrence, son dispositif « Coup de pouce rural » qui attribue des subventions jusqu’à 10.000 ou 12.000 euros et 30 à 50 % aux actions de restructuration de bâti « ordinaire », d’aménagements de places et rues ou encore de maintien et ouverture de services que portent les communes du territoire régional de moins de 1.500 habitants. Le dossier du salon de coiffure de Sassenheim, porté par la mairie propriétaire des locaux, a ainsi bénéficié du plafond de 12.000 euros ayant représenté un cinquième de la dépense. « L’effet levier qui est attendu de la subvention régionale a bien fonctionné », relate la maire Anne-Marie Neeff, également soutenue dans ce projet par la Collectivité européenne d’Alsace.
Lancé en avril 2024, le Pacte pour les ruralités est parvenu à la moitié de son parcours de quatre ans pour lequel il bénéficie d’une enveloppe de 800 millions d’euros. Son bilan intermédiaire a été approuvé par le conseil régional en séance plénière du 10 avril dernier : il a abouti à un montant de crédits débloqué de 500 millions d’euros au bénéfice de plus de 5.000 projets dans les petites communes rurales du Grand Est. « L’instruction est assurée à proximité par nos 12 maisons de la région, dont aucun village n’est éloigné de plus de 80 km. Elle prend en compte la grande variété des situations de ruralité de notre territoire », commente le président de région, Franck Leroy. M.Noyer





























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