La bioraffinerie lorraine Afyren Neoxy sait désormais produire en continu. Chez Savoye, un nouveau patron pour relancer l’entreprise. Le site de Dole d’Ynsect repris par la société Keprea. A Strasbourg, Sounduct passe à l’étape d’industrialisation grâce à une levée de fonds de 3 millions d’euros. Un coup de pouce de la Banque populaire aux initiatives locales dans le Grand Est. Marie-Guite Dufay va quitter la présidence de la Région Bourgogne-Franche-Comté. Thiébault Huber, président du CAVB. Romina Marcovici, présidente de Biovalley France. Mélanie Villiers, directrice Grand Est de la Banque des territoires.


Lorraine

• La bioraffinerie Afyren Neoxy sait désormais produire en continu

Il aura fallu deux ans d’efforts, de fiabilisation des équipements et de maitrise des conditions opératoires, pour que la bioraffinerie Afyren Neoxy de Carling-Saint-Avold, en Moselle, atteigne le seuil d’une production en continu. Le 17 juin dernier la start-up clermontoise Afyren qui emploie 130 personnes (chiffre d’affaires de 2,8 millions d’euros en 2024), a annoncé que son unité de production lorraine avait désormais atteint un fonctionnement simultané de l’ensemble des étapes du procédé, depuis la fermentation jusqu’aux produits finis, de façon stable et répétée. « Nous sommes désormais en phase de ramp-up industriel [montée en charge, Ndlr] et donc en capacité de livrer nos clients sur une base régulière et avec des quantités croissantes de produits finis », s’est félicité Nicolas Sordet, directeur général d’Afyren.

Cette phase devrait permettre à l’entreprise cotée d’atteindre à termes un chiffre d’affaires annuel d’environ 35 millions d’euros. L’usine qui a mobilisé 80 millions d’euros d’investissement, produit des acides organiques biosourcés à partir de résidus de l’industrie sucrière en présence de micro-organismes non modifiés génétiquement. Ces acides organiques se substituent à leurs homologues issus de la chimie du pétrole dans la cosmétique, l’alimentation, les lubrifiants ou encore la pharmaceutique. Afyren vise trois usines installées – outre la Lorraine, en Thaïlande et une aux Etats-Unis. P. Bohlinger 

 

BF

 

Boourgogne

• Chez Savoye, un nouveau patron pour relancer l’entreprise

Savoye JulienCalloud
Julien Calloud arrive à la tête du groupe de Longvic (Côte-d'Or) d'automatismes pour la logistique, en provenacne du concurrent Jungheinrich. © Savoye Logistics

Savoye Logistics ouvre une nouvelle page. La société de Longvic (Côte-d’Or) a nommé, le 2 juin dernier, Julien Calloud au poste de CEO, succédant à Rico Back, qui assurait l’intérim depuis juillet 2024 après le départ de Remy Jeannin. Diplômé franco-allemand et fort d’un parcours reconnu dans l’intralogistique, notamment chez le concurrent Jungheinrich, il prend les commandes d’une entreprise en pleine mutation. Rachetée par le groupe chinois Noblelift en 2018, elle a connu baisse d’activité, tension de trésorerie, surcoûts du nouveau siège dijonnais. Le nouveau dirigeant affiche ses ambitions : innovation renforcée, performance opérationnelle et accélération à l’international. Savoye, concepteur et intégrateur de solutions d’automatisation d’entrepôts logistiques, a réalisé un chiffre d'affaires de 141 millions d’euros en 2024, en recul par rapport à 2023 (159 millions d’euros), et en deçà des objectifs. « C’est avec un immense plaisir que je rejoins les équipes de Savoye pour poursuivre ensemble un projet d’entreprise ambitieux d’innovation et de croissance durable », déclare le nouveau dirigeant. Sheng Ding, président de Savoye représentant son actionnaire, souligne que « l’arrivée de Julien Calloud s’inscrit dans la continuité de notre stratégie du développement. Son expertise, son leadership et sa connaissance fine du secteur seront des atouts précieux pour accompagner Savoye dans ses prochaines étapes. » A .Morel

 

 

 

Franche-Comté
Le site de Dole d’Ynsect repris par la société Keprea 


Clap de fin pour le démonstrateur industriel d’Ynsect, installé sur le pôle Innovia de Damparis depuis 2016. Le 16 juin, le tribunal de commerce d’Evry (Essonne) a acté la reprise de ce site par Keprea, start-up co-créée en août 2024 par l’un des fondateurs d’Ynsect, Antoine Hubert. La jeune société se présente comme spécialiste du « ldéveloppement de biosolutions innovantes pour la santé et la nutrition des plantes. »  « Douze salariés sont conservés sur le site de Dole », avance un porte-parole de Keprea, soit « un tiers » de l’effectif actuel, selon nos confrères du Progrès. Keprea entend « transformer [le site] en profondeur pour le viabiliser et le destiner aux marchés agricoles », annonce encore le repreneur, sans préciser pour le moment la teneur de cette transformation. 

Après l’ouverture d’une procédure de sauvegarde en septembre 2024, Ynsect, qui s’était lancée en 2011 dans l’élevage de scarabées à destination de l’alimentation animale et de la fertilisation agricole, a été placée en redressement judiciaire en mars dernier. « Site pilote », Damparis n’est « pas formaté pour la production à l’échelle industrielle », détaille le service de communication d’Ynsect pour justifier la cession de celui-ci. Les trois autres implantations, à Évry, Paris et Amiens (Somme), font l’objet d’un plan de sauvegarde de l’emploi, que le directeur général d’Ynsect a présenté le 16 juin au tribunal de commerce. La décision sur leur avenir doit tomber  le 30 juin. C.Jourdan

 

Alsace 

• Sounduct passe à l’étape d’industrialisation grâce à une levée de fonds de 3 millions d’euros

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Sounduct se dote des capacités financières pour une ligne de production pilote de ses aides auditives Ossiclear, fondées sur la propriété physiologique naturelle de la conduction osseuse. © Sounduct


La société strasbourgeoise Sounduct, fondée en 2021 et spécialisée en audiologie, a clôturé un tour de financement stratégique de 3 millions d’euros avec Capital Grand Est. Cette levée de fonds va notamment lui permettre de construire une ligne de production pilote pour la fabrication de ses aides auditives Ossiclear. Basé dans l’Eurométropole de Strasbourg, ce site devrait être opérationnel d’ici le premier trimestre 2026 et produire plus de 5.000 aides auditives la première année. Le dispositif médical Ossiclear utilise une propriété physiologique naturelle du corps humain : la conduction osseuse. Le son est converti mécaniquement en une énergie vibratoire diffusée contre le crâne du patient. Ces vibrations se propagent naturellement vers l’oreille interne par l’intermédiaire des os qui l’entourent, permettant à l’information sonore de contourner le cheminement habituel par le tympan. Ce procédé breveté de double conduction osseuse a déjà fait l’objet de premiers essais cliniques prometteurs en environnement hospitalier. Sounduct vise la commercialisation de son dispositif en 2026 sur le marché français et international. L’entreprise qui emploie aujourd’hui 13 salariés, prévoit d’embaucher une douzaine de personnes d’ici un an et d'atteindre un chiffre d’affaires de plus de 3 millions d’euros en 2026. J.Giorgi

 

BP 0425

 

Grand Est

• Un coup de pouce de la Banque populaire aux initiatives locales

banque populaire
Dévoilement de l'initative "Edii", le 12 juin à Metz.


Sous l'acronyme « edii », la Banque populaire Alsace Lorraine Champagne Ardenne lance une action de soutien aux projets locaux des associations et de l’économie sociale et solidaire. « Enveloppe Dédiée à l’Innovation et aux Initiatives » est dotée de 150.000 euros pour « encourager les projets innovants qui répondent aux enjeux sociétaux dans les trois domaines de l’environnement et de la biodiversité, de la santé, ainsi que de l’éducation et de la formation. » Le fonds s’adresse aux personnes morales à but non lucratif (associations, fondations, entreprises à mission ou labelisées Esus) dans les neuf départements du Grand Est du périmètre de la BPALC, soit la totalité de la région hormis les Ardennes. Les candidatures sont réceptionnées jusqu’au 15 septembre en vue de leur examen par les comités d'experts des trois cibles. M.Noyer

 

Mouvements

 

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L'élue socialiste de 76 ans préside depuis 2008 les régions Franche-Comté puis Bourgogne-Franche-Comté. © Arnaud Morel

• Marie-Guite Dufay va quitter la présidence de la Région Bourgogne-Franche-Comté

Marie-Guite Dufay a annoncé ce vendredi son départ anticipé de la présidence de la Région Bourgogne-Franche-Comté, qu’elle occupe depuis la fusion de 2016, après avoir été pendant huit ans à la tête de la Franche-Comté. Dans un message adressé aux agents de la collectivité régionale, l’élue socialiste de 76 ans confie quitter ses fonctions « dans les prochaines semaines », sans en préciser les raisons. « Je vais regretter ce que je fais. Je ne suis ni lasse ni fatiguée », a-t-elle déclaré à la radio ICI. Sa présidence a été marquée par le développement de l’offre régionale de transport ferroviaire, et le choix volontariste de développer une filière hydrogène. Elle a également mis en évidence les faiblesses résultant de la fusion des régions Bourgogne et Franche-Comté, sur fond de rivalité entre Dijon et Besançon. Soucieuse de préparer l’avenir et d’empêcher l’extrême-droite d’arriver aux responsabilités, elle cite deux successeurs potentiels : le sénateur Jérôme Durain et le vice-président à l'économie Nicolas Soret. La députée socialiste Océane Godard témoigne aussi de son intérêt pour la fonction. La majorité désignera son candidat le 4 juillet, avant une élection officielle en septembre. 

 

 

huber

• Thiébault Huber, président de la CAVB

Thiébault Huber a été réélu en juin président de la Confédération des Appellations et des Vignerons de Bourgogne (CAVB). Il entame un troisième mandat de quatre ans qu’il prévoit comme étant le dernier. Le précédent a été marqué par l’obtention d’un nouveau régime de transmission du foncier viticole. Le vigneron de Meursault (Côte-d’Or) s’engage avec le bureau de 12 confrères et consoeurs dans de nouvelles actions de protection et renforcement de l’AOP, vocation de la CAVB qui représente les 4.500 exploitations viticoles bourguignonnes. M.N.

 

scl conseil

• Romina Marcovici, présidente de BioValley France

Le pôle de compétitivité BioValley France basé à Strasbourg-Illkirch (Bas-Rhin) change de présidence. Stéphan Jenn, le dirigeant de la société biotech Novalix, cède la fonction exercée pendant cinq ans à Romina Marcovici, la directrice depuis 2021 du site de Molsheim (Bas-Rhin) de l’entreprise pharmaceutique Merck. Elle a effectué l’essentiel de ses 22 ans de carrière dans le groupe allemand au sein de l’usine alsacienne en pleine expansion, exerçant diverses responsabilités dans les ressources humaines, les opérations ou encore le marketing. M.N.

 

 

banque des territoires

• Mélanie Villiers, directrice Grand Est de la Banque des territoires

En succession de Magali Debatte, Mélanie Villers est nommée directrice régionale Grand Est de la Banque des territoires, à compter du 1er juillet prochain. Diplômée de l’Institut d’études politiques de Strasbourg et ancienne élève de l’ENA (promotion Simone Veil 2004-06), elle vient du Conseil d’Etat où elle était rapporteuse à la chambre de la section du contentieux traitant notamment des marchés publics. Auparavant, elle a occupé des postes en administration générale (direction générale des Collectivités locales) et déconcentrée (directrice de cabinet du préfet des Hauts-de-Seine), à la Commission européenne (à la direction de la politique régionale) ou encore au cabinet du Premier ministre Edouard Philippe comme conseillère technique. M.N.

 

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