Vingt bougies et un nouveau président pour Vitagora. Le groupement régional des bailleurs sociaux s’élargit au Montbéliardais Ideha. Le contournement d’Auxerre entre enfin en chantier. La conversion d’énergie du Belfortain Neext s’allie à Enogia. Virtuo implante de la logistique près de Stellantis à Ennery. Les 2 milliards de mobilités du contrat de plan signés dans le Grand Est.
Bourgogne-Franche-Comté
• Vingt bougies et un nouveau président pour Vitagora
Vitagora est désormais présidé par Oisin Morrin, dirigeant de Tippagral, une société spécialisée dans la production de fromage à Longvic (Côte-d'Or). Il succède à l’iconique Pierre Guez, ancien directeur général de Dijon Céréales qui présidait le pôle de compétitivité de l'agroalimentaire de Bourgogne-Franche-Comté depuis 2007. Élu à l’issue de l’assemblée générale qui s’est déroulée le 8 avril, Oisin Morrin entend « poursuivre dans la voie tracée » par son prédécesseur, pour « aider les entreprises à relever les trois défis qui se présentent à elles : technologique, social et environnemental. » De nationalité irlandaise, il ne cache pas ses ambitions sur « le renforcement des actions en faveur du développement international des entreprises de la filière agroalimentaire, en lien avec les organisations consulaires et Business France ». Un message lancé à quelques jours du départ d’une mission conduite par Vitagora au Japon, à l’occasion de l’Exposition universelle d’Osaka où le pôle est chargé de représenter l’ensemble de la filière agroalimentaire française.
Autre axe stratégique pour le nouveau président : l’innovation, dans l’ADN de Vitagora auxquelles la journée Vitaconnect et l’assemblée générale du 8 avril étaient consacrées. Avec un message clairement martelé par les intervenants – l’avocate belge Katia Merten-Lentz, les consultants Dominique Carlac’h et Xavier Fontaine, l’économiste Philippe Aghion – : la conjoncture, morose, incertaine voire anxiogène, ne saurait détourner les entreprises de leur indispensable stratégie d’innovation. Couvrant les régions Bourgogne-Franche-Comté et Île-de-France, Vitagora fédère 680 membres (entreprises, laboratoires publics et privés, établissements d’enseignement supérieur). En 20 ans, il a accompagné près de 400 projets et organisé plus de 650 événements. Son ToasterLAB a accéléré le développement de 75 start-ups. Bourgogne-Franche-Comté . P.Bouillot
Bourgogne-Franche-Comté
• Le groupement des bailleurs sociaux s’élargit au Montbéliardais Ideha

Groupement de bailleurs sociaux de Bourgogne-Franche-Comté et ses environs, Idelians pousse ses pions vers le nord de la région. Cette « société de coordination » intègre à sa table Ideha, logeur basé à Montbéliard (Doubs), une opération officialisée le 31 mars. Le patrimoine de 3.100 logements de cette société d’économie mixte, situé autour de sa ville-siège et dans le haut-Doubs, est très éloigné du seuil fixé à 12.000 par la loi Elan (Evolution du Logement, de l'Aménagement et du Numérique) de fin 2018 pour conserver aux bailleurs leurs agréments de fonctionnement et financement. Après avoir testé sans succès une formule d’association entre Sem de diverses régions, il a rejoint la structure régionale. « Nous sommes en quelque sorte revenus chez nous, la solution nationale réunissait des bailleurs plus petits et qui n’avaient pas les mêmes besoins que nous. Avec les membres d’Idelians, nous partageons les mêmes valeurs », commente Claude Liebundguth, président d’Ideha dont l’histoire est beaucoup liée à l’expansion de Peugeot à Sochaux.
Le bailleur nord-franc-comtois s’allie ainsi à Orvitis, Domanys, GDH les offices HLM respectifs de Côte-d’Or, de l’Yonne et du Grand Dole (Jura), ainsi qu’à leurs homologues de Haute-Marne Chaumont Habitat et le départemental Hamaris. Leur société commune dépasse largement le plancher législatif avec son total de 38.500 logements (avec 677 collaborateurs et un volume d’investissement de 124 millions d’euros annuel) mais chaque membre garde son autonomie en mutualisant des fonctions techniques (achats, informatique…). Le groupement reste ouvert à d’autres adhésions, « mais dès lors qu'elles présenteront une cohérence géographique. Nous ne visons pas la croissance pour la croissance. Nous avons aussi déjà refusé des candidatures », relève François-Xavier Dugourd, président d’Orvitis. M. Noyer
Le contournement d’Auxerre entre enfin en chantier
Pas moins de 25 ans se sont écoulés depuis le début de ses études : le contournement routier d’Auxerre (Yonne) démarre ses travaux. Rebaptisé Lisa (Liaison sud d’Auxerre), il créera une voie de 10 km dont la livraison complète est visée en 2028 ou 2029, pour un montant de 148 millions d’euros inscrit au contrat de plan et apporté par l’Etat, la région, le département, la ville d'Auxerre et la communauté d’agglomération de l'Auxerrois. Principal effet attendu, les 15.000 véhicules, voitures particulières et camions, qui traversent aujourd’hui le centre du chef-lieu de l’Yonne seront ainsi détournés vers sa périphérie. « Le soulagement de circulation qui en résulte permettra à l’agglomération de lancer sa nouvelle politique de déplacements pivilégiant les modes doux », relève Christophe Bonnefond, vice-président aux infrastructures du conseil départemental. Cette collectivité déclenche le chantier, avec les terrassements (entreprise Roger Martin) de la section de 3,5 km dont elle a charge, de la RD 965 à la RN 151, qui comprend la construction du pont de la vallée du Rû de Vallan (220 mètres). La balle est désormais dans le camp de l’Etat qui reste discret sur le calendrier de son tronçon de 6,5 km. Les collectivités locales espèrent qu'il lancera ses marchés avant la fin de l’année pour tenir l’échéance souhaitée. M. Noyer
Franche-Comté
• La conversion d’énergie du Belfortain Neext s’allie à Enogia

La start-up de Belfort Neext Engineering a conclu un accord de partenariat avec le constructeur français de turbines Enogia, de façon à doter celui-ci de sa technologie de fluides de conversion à haut rendement de la chaleur en électricité, elle-même issue de travaux de recherches. Le protocole annoncé ce 10 avril marque une étape intéressante pour Neext, explique son dirigeant Jean Maillard : « Il ouvre la voie à l’application au segment de petite puissance, de 10 KW à 3 MW, de nos solutions que nous travaillons déjà sur de grandes puissances avec Arabelle Solutions », la société créée par EDF pour son rachat des turbines General Electric belfortaines. Si bien qu’il ne manque que l’échelon intermédiaire pour compléter la palette de Neext.
La commercialisation par Enogia n’est pas encore à l’ordre du jour cependant. L’année 2025 sera consacrée aux développements communs dans le but de consolider le modèle. Neext Engineering a mis au point des fluides qui « augmentent de 30 % les rendements de production d’électricité par rapport aux technologies actuelles », et améliorent dans les mêmes proportions les performances des pompes à chaleur. La start-up de 13 salariés poursuit ses démarches pour une levée de fonds. M. Noyer
Lorraine
• Virtuo implante de la logistique près de Stellantis à Ennery
L’opérateur immobilier parisien Virtuo Industrial Property confirme la progression de son projet de création d’une plateforme logistique à Ennery (Moselle) sur la zone dédiée Eurotransit-Garolor, annoncé l’an dernier. Il vise le mois de septembre prochain pour la mise en service des 26.525 m2 d’entrepôts prévus sur un terrain de 7,4 hectares proche de l’usine de moteurs Stellantis de Trémery. L’ensemble est destiné en priorité à l’accueil d’un nombre limité d’occupants, voire un seul, qui pourrait profiter de cette localisation limitrophe du constructeur automobile sur le vaste complexe logistique au croisement des autoroutes A4 et A 31. Virtuo avait été également l’opérateur pour la construction de la plateforme XXL de 180.000 m2 d’Amazon dans la même agglomération de Metz, sur l’ancienne base aérienne de Frescaty. M.Noyer
Grand Est
• Les 2 milliards de mobilités du contrat de plan signés

Le chantier de rénovation des écluses rhénanes de Gambsheim (Bas-Rhin) a servi de cadre, ce 10 avril, à la signature de l’ « avenant mobilités » du contrat de plan Etat-région dans le Grand Est. Le document reprend le contenu approuvé déjà fin 2023 sous forme de protocole. Il prévoit ainsi un volume d’investissements de 2,1 milliards d’euros sur la période 2023-2027 (une partie a déjà été engagée en conséquence). Un peu plus des deux-tiers (1,5 milliard d’euros) est consacré au ferroviaire et aux transports collectifs, pour le déploiement des services express régionaux métropolitains (Serm) de Strasbourg, Mulhouse-Bâle et Lorraine-Luxembourg, la suite de l’électrification de la ligne Paris-Troyes ou encore la modernisation des lignes de fret (180 millions d’euros).
Les routes gardent leurs points de priorité, pour l’achèvement et la poursuite notamment de l’élargissement d’axes est-ouest : la RN 4 en Lorraine et autour de Saint-Dizier, la RN 44 à Châlons-en-Champagne. Le transport fluvial et les ports bénéficient de 210 millions d’euros, avec par exemple les travaux à Gambsheim consistant à renouveler les infrastructures au point de passage éclusier le plus important de France pour la navigation intérieure. 60 bateaux de marchandises franchissent chaque jour l’ouvrage qui voit transiter 15 millions de tonnes annuelles sur l’axe du Rhin, entre Bâle en amont et l’embouchure à Rotterdam. Les travaux se montent au total à 36 millions d’euros en deux phases de 18 mois pour chacun des deux sas, le premier a été remis à neuf en juin 2024 et le second se réhabilite depuis février dernier. M. Noyer





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