Pleins feux sur l’hydrogène à Belfort. Alstom stoppe ses bus électriques alsaciens Aptis. La transmission électrifiée de Stellantis en production en 2022 à Metz. Amazon recrute un millier de salariés pour sa plateforme de Metz. 15 embauches et des alternants chez l’éditeur dijonnais de logiciels médical CPage. Trois sites pour les 50 millions de dépollution en Alsace. Epopia s’envole aux Etats-Unis avec Zag. Une classe préparatoire aux concours de la haute fonction publique à l’Université de Besançon. Nominations : Thiébault Huber (CAVB), Olivier Colin (géomètre-expert), Nathalie Vignier et Olivier Chevrier (Harmonie Mutuelle).

 

• Pleins feux sur l’hydrogène à Belfort

Ce mercredi 12 mai, élus, préfet et responsables de l’UTBM (Université de technologie de Belfort-Montbéliard) inaugurent le banc d’essai et de caractérisation des piles à combustible HYBAN, opérationnel depuis la fin de 2019 à Belfort. Oeuvre des laboratoires de recherche FC Lab, pionniers de l’hydrogène dans l’hexagone, le banc installé à l’UTBM est mis à disposition des industriels sur deux marchés de la filière hydrogène : la mobilité (automobiles, bus, camions, trains, engins de chantier, navires…) et les applications stationnaires (groupes de secours, systèmes de stockage d’énergie renouvelable…).
Ce banc servira de test et d’homologation de projets industriels. Il est doté d’une forte puissance – 120 Kw électriques –, « sans équivalent en Europe » qui correspond à l’énergie nécessaire à une pile à combustible (PAC) pour alimenter la chaîne de traction d’une voiture de tourisme.
Financé par la Région Bourgogne-Franche-Comté, le Grand Belfort et l’UTBM, HYBAN est l’un des projets du Programme Investissement d’Avenir « Territoire Hydrogène » du nord Franche-Comté qui comprend aussi le projet privé, abondé de fonds publics, de Rougeot Energie. Son institut de stockage de l’hydrogène ISTHY réalisera les tests et démarches de certification des réservoirs et de ses composants (tubulures, capteurs etc.) Sa construction imminente sur l’Aéroparc de Fontaine (2.000 m2) vise une mise en service début 2023.
La sélection par la Commission européenne du projet « Liaison Zéro Emission » (LIZE) met par ailleurs sur les rails la conversion à l’hydrogène des bus du réseau de transport en commun du Territoire de Belfort, Optymo. La communauté d’agglomération va acquérir pour 4,4 millions d’€, 7 bus qui circuleront à partir de fin 2002 (20 supplémentaires d’ici 2025).
La collectivité reçoit 522.775 € de subventions issues de l’appel à projet européen « CEF Transport Blending Facility », une subvention d’Etat (Programme d’Investissement d’Avenir) de 542.500 € et un financement de 1 million d’€ de la Banque des Territoires. La Commission européenne prend également en charge 20% des dépenses éligibles pour l’installation de la station de production et distribution d’hydrogène vert qu’Hynamics, filiale d’EDF, installera à Danjoutin, à proximité immédiate du dépôt de bus de la Régie des transports du Territoire de Belfort. Avec en première phase, une puissance de 1MW, cette station pourra produire 400 kg d’hydrogène par jour pour les bus et d’autres usages. C.P.



B 4.0

 

• Alstom stoppe ses bus électriques alsaciens Aptis

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L’Aptis a été livré au réseau de transports en commun de Strasbourg mais il a été retiré de la circulation en avril 2021 à la suite de découverte de défauts « à caractère sécuritaire. »© CTS


Faute de commandes suffisantes, Alstom a décidé de mettre fin à l’activité d’Aptis, filiale de construction de bus électriques que le groupe avait créé il y a trois ans à Hangenbieten (Bas-Rhin). La société a enregistré la commande de 87 exemplaires de ce véhicule de transport d’agglomération d'une capacité de 100 personnes et 250 kilomètres d’autonomie, dont il lui reste 62 unités à livrer d’ici à la fin de l’année. A cette échéance, Aptis cessera son activité, sauf à lui trouver un repreneur. La procédure de plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) a été engagée cette semaine.
L’entreprise emploie 141 salariés. Elle trouve son origine dans le rachat en 2012 de la division tramway du groupe alsacien Lohr par Alstom qui avait ensuite logé la nouvelle spécialité de bus électrique dans cette société dédiée Aptis. Mais l’ambition d’imposer ce bus à l’aspect de tramway, présenté comme révolutionnaire pour la mobilité urbaine, ne s’est pas concrétisée.
Selon Alstom, le  marché a depuis été investi par de nombreux acteurs, moins innovants sur le plan technologique, mais présentant des coûts plus bas. L’Aptis a notamment été livré au réseau de transports en commun de Strasbourg mais il a été retiré de la circulation en avril à la suite de découverte de défauts « à caractère sécuritaire. » M.N.



mecateam

 



 La transmission électrifiée de Stellantis en production en 2022 à Metz


Stellantis devrait lancer la production de sa nouvelle transmission automatique électrifiée en 2022 à Metz (Moselle). Le site mosellan fournira dans un premier temps les usines du groupe issues de la fusion entre Fiat-Chrysler et PSA, avant de desservir d’autres constructeurs automobiles mondiaux. Cette transmission à double embrayage DT2 est destinée à la prochaine génération de véhicules à hybridation légère. Son association à une motorisation thermique devrait permettre jusqu’à 15% d’économie de carburant.
Le projet annoncé il y a trois ans par PSA et Punch Powertrain (groupe Yinyi) s’est formalisé en septembre 2020 par la création d’une co-entreprise détenue à 61% par Punch Powertrain, le concepteur de cette boîte. L'équipementier a débuté les phases de test au mois de janvier en Suède, afin d’éprouver notamment la fiabilité de la transmission à très basses températures (- 31°C). Le projet industriel de 82 millions d’€ mobilise 300 personnes et devrait permettre de fabriquer à plein cadence 600.000 boîtes de vitesse par an. P.B.

 

 
• Amazon engage le recrutement d’un millier de salariés pour sa plateforme automatisée de Metz

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La plateforme de Metz, d'une surface de 186.000 m², sera en septembre 2021, le deuxième site robotisé d’Amazon en France, après Brétigny-sur-Orge (Essonne). © Jean-François Mestre


Amazon a annoncé le 4 mai dernier le démarrage de la campagne de recrutement des 1.000 salariés de son futur entrepôt logistique d’Augny (Moselle), au sud de l’agglomération messine. Ce huitième centre de distribution géant du groupe en France, le troisième construit en trois ans sur le territoire, devrait entrer en service en septembre 2021. Ses 186.000 m² répartis sur quatre niveaux mobilisent un investissement estimé à 300 millions d’€.
La foncière en immobilier logistique Argan qui porte le projet, maintenait secrète l’identité du futur exploitant depuis le dépôt du permis de construire en 2018. Les élus de Metz Métropole (rebaptisée Eurométropole de Metz) étaient également tenus par une clause de confidentialité.  Toutefois, l’arrivée du géant du e-commerce était devenue au fil des mois un secret de polichinelle. Le groupe américain a désormais officialisé son atterrissage sur la friche de l’ancienne base aérienne 128, un site de 380 hectares propriété de la métropole depuis 2015. P.B.

 

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• L’éditeur dijonnais de logiciels médical CPage gonfle ses effectifs d'une trentaine de personnes dans l'année

 

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Le groupement d’intérêt public (GIP) dijonnais CPage recrute une quinzaine de personnes et des alternants.(phoot 2019)  © Arnaud Morel


Le groupement d’intérêt public (GIP) CPage poursuit son développement et lance une campagne de recrutement d’une trentaine de personnes. Durant le mois de mai, l’éditeur de logiciels basé à Dijon, compte recruter 15 salariés, notamment des chargés de support, techniciens support système et réseau, développeurs, concepteurs technique et consultants formateurs. Ces recrutements complètent 26 embauches depuis le mois de janvier dernier. En outre, CPage poursuit une politique de formation par l’apprentissage, qui vise des jeunes de niveau Bac +2 à Bac +5. Six apprentis ont intégré les équipes de l’éditeur, une vingtaine fera de même à la rentrée de septembre.
Né il y a 40 ans dans le service informatique du CHU de Dijon, CPage a développé un outil informatique interne remarqué, dont l’utilisation s’est étendue à d’autres structures hospitalières publiques. Devenu GIP en 2004, il édite des logiciels de gestion administrative des patients, des carrières des soignants, de gestion économique et financière des établissements et développe une activité de gestion des fiches de paies des soignants. Le groupement connait une croissance forte et régulière : il a réalisé un chiffre d’affaires de 23,5 millions d’€ en 2020 avec 240 salariés (21,5 millions en 2019) et regroupe près de 300 clients adhérents (12 nouveaux en 2020), dont 8 CHU et un tiers des établissements supports de Groupements hospitaliers de territoire (GHT), répartis sur toute la France. A.M.

 

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Trois sites pour les 50 millions de dépollution en Alsace


Trois anciens sites industriels en Alsace se répartiront les 50 millions d’€ de crédits affectés à la résorption de la pollution de la nappe phréatique, et surnommés « enveloppe Pompili », en référence à  la ministre de la Transition écologique qui les avaient annoncés en visite dans la région en début d’année.
Dévoilés par la préfecture du Haut-Rhin vendredi dernier, les bénéficiaires sont la friche PCUK à Wintzenheim près de Colmar (Haut-Rhin), l’ex-orfèvrerie Munsch-Gulden à Wingen-sur-Moder (Bas-Rhin) et ABT qui traitait les surfaces à Richwiller (Haut-Rhin). Ils ont été retenus du fait de la situation de défaillance de leur société respective mise en liquidation, du caractère avéré de la pollution de la nappe qu’ils causent plusieurs années ou décennies depuis leur cessation d'activité et de la surveillance dans la durée déjà assurée par les services d’Etat, dont les actions seront  complétées par de nouveaux travaux. La grande majorité, soit 80 % de l’enveloppe concerne le site de PCUK, ancienne filiale de Péchiney, où il s’agit de traiter quelque 750 tonnes de lindane (insecticide). M.N.

 

 

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• L'éditeur pour enfants Epopia s’envole aux Etats-Unis avec Zag

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L'Américain Zag détient les droits de propriété de la série « Miraculous » qu'Epopia a déjà pu exploiter pour la confection d’histoires d’aventures interactives par échange de lettres avec les enfants. © Epopia

 

Grâce à une alliance scellée avec le studio d’animation Zag, l’entreprise strasbourgeoise Epopia va pouvoir partir à la conquête des Etats-Unis pour commencer, « et plus généralement des autres régions du monde », annonce son dirigeant Rémy Perla. D’origine française et installé outre-Atlantique, Zag détient des droits de propriété sur quelques best-sellers de l’animation dont « Ghostforce », ou encore la série « Miraculous » qu’Epopia a déjà pu exploiter pour sa spécialité : la confection d’histoires d’aventures interactives par échange de lettres avec les enfants qui adaptent ainsi le scénario selon leur inspiration.
Le studio américain a pris une participation (hauteur non précisée) au capital d’Epopia et entre à son conseil d’administration, a annoncé la société strasbourgeoise fin avril. « Le partenariat nous ouvre trois axes : nous déployer sur les autres licences de Zag ; nous appuyer sur leur implantation dans le secteur du divertissement pour décrocher d’autres licences auprès de géants comme Disney et Warner que nous ne pouvions prétendre prospecter seuls ;  étendre nos propres histoires sur de nouveaux territoires : Amérique du Nord, puis Grande-Bretagne, Allemagne, Espagne, Amérique du Sid, Asie… », explique Rémy Perla.
Fondée en 2014, Epopia a développé six histoires qui ont suscité l’abonnement de 70.000 enfants  essentiellement en France. La PME emploie désormais 27 salariés (écrivains, graphistes…) et a porté son chiffre d’affaires à 1,2 million d’€ l’an dernier. M.N.

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Une classe préparatoire aux concours de la haute fonction publique à l’Université de Besançon


 
L’Université de Franche-Comté ouvre en septembre, une classe préparatoire aux concours de la haute fonction publique réservée prioritairement aux étudiants de milieux modestes. Celle-ci prépare en un an au concours de catégorie A+ dans les domaines de la sécurité et de la défense (officier du renseignement extérieur, commissaire de police, ou colonel de gendarmerie).
« Il est vital pour notre pays que des jeunes talents issus de milieux modestes puissent accéder aux plus hauts échelons de la fonction publique, notamment dans le domaine Sécurité Défense qui impacte notre vie à tous. Ces jeunes existent. Ils sont dans nos formations. Qu'ils n'hésitent pas à nous contacter », commente Pascal Fabre, vice-président de l’Université de Franche-Comté.
Les candidatures sont ouvertes sur la plateforme e-candidat https://scolarite.univ-fcomte.fr/ecandidat/#!accueilView dédiée. Informations détaillées sur le site de l’Institut de préparation à l'administration générale de Besançon (IPAG) : ipag.univ-fcomte.fr Chaque étudiant inscrit pourra être soutenu financièrement tout au long de sa formation d’un an avec une bourse de 4.000 €, sur critères de mérite et sociaux.
La préparation est dispensée par l’Institut de préparation à l'administration générale (IPAG) de l’Université de Franche-Comté, département de l'UFR SJEPG (Sciences Juridiques, Economiques, Politiques et de Gestion). C.P.

 

Nominations

 

huberthiebault• Thiébault Huber récidive à la présidence de la Confédération des Appellations et des Vignerons de Bourgogne

Après trois années passées à piloter la seconde famille vini-viticole, ce vigneron de 50 ans, implanté à Meursault (Domaine Huber-Verdereau) reprend le flambeau pour un mandat de quatre. Et les dossiers ne vont pas manquer : aléas climatiques, recrutement dans des métiers en tension, comme tractoriste, réactivation de la commission des jeunes vignerons… Fondée en 2007, la Confédération des Appellations et des Vignerons de Bourgogne (CAVB) fédére les 53 syndicats représentatifs des terroirs bourguignons et représente 4.500 exploitations viticoles. (Photo © BIVB/ Michel Joly)

 

colin• Olivier Colin devient président du Conseil régional de l’ordre des géomètres-experts de Dijon

Cet homme de 59 ans succède depuis le 4 mai dernier à Véronique Laubérat comme président de cette instance qui fédère en réalité 64 géomètres-experts de la région Bourgogne-Franche Comté. Titulaire d’un diplôme délivré par le gouvernement (DPLG), il prendra ses fonctions le 15 juin. Souvent méconnue, cette profession exerce un monopole pour dresser les plans et les documents topographiques délimitant les propriétés foncières.
 

vignier• Nathalie Vignier, directrice d’Harmonie Mutuelle Grand Est

 
Nathalie Vignier (50 ans) démarre sa carrière dans la commercialisation de formations en entreprise. Elle rejoint ensuite Harmonie Mutuelle en 1997 où elle occupe successivement les postes d’animatrice de centre d’appels, de responsable de communication et marketing, et de directrice du développement commercial et des relations clients. Harmonie Mutuelle Grand Est, historiquement implanté dans cette région, emploie 828 personnes, compte 23 agences implantées et recense plus de 540.800 adhérents (entreprises et particuliers).

 

chevrier• Olivier Chevrier, directeur d’Harmonie Mutuelle Bourgogne-Franche-Comté

Agé de 51 ans, Olivier Chevrier débute sa carrière dans le prêt-à-porter. Il rejoint le secteur mutualiste en 2001 et travaille dans différentes mutuelles au poste conseiller entreprise, responsable commercial, puis directeur du développement commercial. Il entre en 2020 chez Harmonie Mutuelle, déjà  comme responsable du réseau collectif nord-est. Harmonie Mutuelle Bourgogne-Franche-Comté compte 128 collaborateurs, 9 agences et totalise 192.563 adhérents (entreprises et particuliers).

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