L’économie de Bourgogne-Franche-Comté en salons dans le numérique et la défense à Paris cette semaine. Liquidation confirmée pour Swap-Umiami implantée en Alsace. Feu vert au chantier des derniers kilomètres de la RCEA en Saône-et-Loire. 45-8 Energy continue à progresser dans la recherche d’hélium en Bourgogne-Franche-Comté. Le projet de datacenter de Microsoft sur le grill en Sud-Alsace. La manufacture vosgienne de fausses fourrures Peltex placée en redressement judiciaire.
Bourgogne-Franche-Comté
L’économie de la région en salons dans le numérique et la défense à Paris cette semaine
La Région Bourgogne-Franche-Comté est présente par un stand collectif aux deux salons majeurs qui se déroulent ces jours-ci à Paris. A VivaTech le rendez-vous du numérique, elle embarque 16 start-ups pour présenter leur savoir-faire dans les domaines IA & data (Astus Tech et Brainytech), santé-medtech (Crossject, Lexilens), industrie et robotique (Percipio Robotics, Emiotech), énergie-environnement (Mincatec Energy, Impact), cleantech (Secu-Rat), services et réglementation (Quai des Notaires, 3E Innovation), retail -expérience client (Shopcaisse, Livdeo, Winer), RH (Aum Biosync) et sécurité dans le bâtiment (Batifire).
Un autre stand réunit des TPE et PME régionales à Eurosatory le mondial de la Défense et de la sécurité qui suscite un intérêt croissant du fait de l’actualité. Cette semaine, depuis le 15 juin, le pavillon de la Bourgogne-France-Comté réunit 13 entreprises : Aero Concept, Cryla, Danielson, Ekoscan, Geficca, HPS Sapem, MPH Mécanique, Polis Precis, RFPM, Schligler, Selectarc, STI Genlis et TJC (Tôlerie Jannin-Carnet). D’autres sociétés régionales participent avec un stand individuel, comme M-Plus (Territoire de Belfort).
Le Grand Est s’affiche en force à Eurosatory de son côté : 62 entreprises de son territoire participent, dont 27 dans le stand collectif. M.Noyer
Alsace
Liquidation confirmée pour Swap-Umiami

Il n’y a pas eu de miracles pour Swap. La société de substituts végétaux de viande a vu sa cessation d’activités être prononcée ce 10 juin par le tribunal des affaires économiques de Paris, ainsi que l’avait prévu le jugement de liquidation prononcé fin avril. Le dernier espoir pouvait émaner d’une offre de reprise de l’ancien dirigeant évincé l’an dernier, Tristan Maurel, mais celle-ci n’a finalement pas été déposée. La nouvelle décision judiciaire acte l’arrêt avec effet immédiat de l’unité de production, que l’entreprise anciennement dénommée Umiami avait implantée à Duppigheim (Bas-Rhin), par réoccupation et transformation de l’usine de soupes Knorr fermée sur place en 2021. Cette usine emploie 47 salariés sur un effectif total de 70 personnes chez Swap qui ambitionnait de monter à 200 collaborateurs en Alsace. M.Noyer
Feu vert au chantier des derniers kilomètres de la RCEA
L’aménagement de la RCEA (Route Centre Europe-Atlantique) va pouvoir toucher à sa fin. Le tronçon de 9 km qui restait en attente de financement, entre La Fourche et le col des Vaux (Saône-et-Loire), sera mis en consultation d’entreprises en juillet pour un début de chantier à l’automne. Le déclenchement est rendu possible par l’acceptation par l’Etat de prendre en charge seul les surcoûts, d’un montant de 15 millions d’euros, de la phase 2 du projet qui ont été générés au fil du temps par l’effet de l’inflation. Il souhaitait la participation de 38 % de la Région Bourgogne-Franche-Comté et du Département de Saône-et-Loire à ce supplément, ce que les collectivités ont refusé, ayant déjà versé 64 millions chacune dans le cadre de la « phase 2 » de 397 millions d’euros de la RCEA. Elles ont ainsi obtenu gain de cause à l’issue d’une réunion le 8 juin avec la nouvelle préfète de région Violaine Démaret.
Cette phase, qui devrait ainsi s'achever en 2028/29, s’étend sur 37 km, depuis la sortie de Mâcon. La quarantaine d’ouvrages d’art qui la jalonne explique (outre l’inflation) son coût par rapport aux 197 millions d’euros de la première phase de 36 km qui avait été réalisée de 2014 à 2019. Ainsi, 96 % de la portion de la RCEA en Saône-et-Loire, sur les RN 79 et 70, sera mise à 2x2 voies. M.Noyer
Franche-Comté
45-8 Energy continue à progresser dans la recherche d’hélium

Une découverte « significative » d’hélium conclut une campagne de forage effectuée en Franche-Comté par la jeune pousse 45-8 Energy. Opéré au cours du second semestre 2025 sur la commune de Mazerolles-le-Salin (Doubs) située dans le périmètre du permis « Avant-Monts-Franc-Comtois » de la société, il a atteint à 517 mètres de profondeur des couches géologiques affichant des teneurs en hélium jusqu’à 0,31 %, un taux déjà appréciable. De plus, « les débits mesurés dépassent largement les hypothèses initiales basées sur des données historiques », précise 45-8 Energy, soit une cadence jusqu’ 334.000 m3 par jour. La société possède un autre permis dans la zone de Fonts-Bouillants dans la Nièvre qui avaient déjà débouché sur des résultats positifs. Basée à Metz, la société de 30 salariés a accueilli ce printemps comme actionnaire majoritaire le Suisse Ad Terra afin de porter notamment son projet d’une usine de transformation d'hélium en Allemagne. M.Noyer
Alsace
Le projet de datacenter de Microsoft sur le grill
Le projet de datacenter de Microsoft dans le Sud-Alsace passe en ce mois de juin le cap de son enquête publique. La procédure administrative fournit l’occasion aux opposants d’exprimer leurs griefs. Ceux-ci portent sur la consommation d’espaces et celles et surtout d’électricité qui représenterait l’équivalent de l’alimentation de 280.000 ménages soit 80 % de la population du Haut-Rhin. Ils prévoient une manifestation le 22 juin à l’occasion du prochain conseil de la communauté d’agglomération M2A, qui soutient le projet. Celui-ci prévoit un investissement de 2 milliards d’euros sur des terrains portuaires situés dans la commune de Petit-Landau non loin du Rhin, pour la création de 200 emplois à l’horizon de la fin de la décennie. M.Noyer
Lorraine
La manufacture vosgienne de fausses fourrures Peltex placée en redressement judiciaire

Peltex s’est fait un nom en fabriquant les fausses fourrures arborées par les vedettes françaises des années 1960 ou encore en recouvrant les fauteuils Pelfran appréciés des fans de design vintage. Basé à Sainte-Marguerite, près de Saint-Dié-des-Vosges (Vosges), la manufacture textile vient d'être placée en redressement judiciaire, avec une période d’observation courant jusqu’au mois d’octobre 2026. Historiquement spécialisée dans les fausses fourrures tricotées sur une base de polyester, l’entreprise de 15 personnes (chiffre d’affaires de 1 million d’euros) a compté jusqu’à 700 salariés. En raison de la concurrence chinoise, cette maison fondée en 1954 a cependant été contrainte d’arrêter la fabrication de pleds, de vêtements et de meubles vintage, pour se recentrer sur des produits plus techniques, comme les tapis de décoration et ceux destinés aux animaux de compagnie. Labellisée « Entreprise du patrimoine vivant », la société dirigée par Vincent Perry espère trouver des investisseurs en tablant notamment sur le tournant éco-responsable pris ces dernières années : nouvelle gamme en fibres de polyester recyclé, produits en fibres de chanvre, etc. P. Bohlinger





















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