Chaussea injecte 100 millions d’euros dans la construction d’un entrepôt au nord de Metz. Le Franc-Comtois Delfingen recule en chiffre d’affaires mais progresse en bénéfices. En Côte-d'Or, une canalisation GRDF passe sous l’autoroute sans couper la circulation. L'Alsacien Fondis rachète le fabricant de poêles à granulés Inovalp. Trentenaire, le Club des saveurs d'Alsace part à la conquête des jeunes. Connect 2026 : l’écosystème de Bourgogne-Franche-Comté de la tech réuni en une journée

Lorraine

Chaussea injecte 100 millions d’euros dans la construction d’un entrepôt au nord de Metz

Les premiers coups de pioche ont résonné fin juillet à Trémery (Moselle) au nord de Metz. Le projet concerné, d'un montant de 100 millions d’euros d’investissement, vise à doter l’enseigne lorraine Chaussea de nouvelles capacités logistiques à travers la construction d’un entrepôt de 48.000 m². Le groupe de 4.500 personnes (chiffre d’affaires annuel de 800 millions d’euros) compte recruter une cinquantaine de salariés pour la mise en service de sa future plateforme à l’horizon fin 2027-début 2028.  Les besoins du distributeur de chaussures, vêtements et accessoires fondé en 1984 à Valleroy (Meurthe-et-Moselle) n’ont cessé de croître ces dernières années : Il y a dix ans, le groupe dirigé par la famille Grieco avait fait bâtir un premier entrepôt de 32.000 m² à Ennery (Moselle). Aujourd’hui, cette base logistique totalise 66.000 m².

Depuis le début des années 2020, Chaussea a considérablement accéléré son rythme de croissance. L’enseigne a repris de nombreuses implantations jusqu’à compter 620 points de vente en France, Belgique et Luxembourg. Au printemps dernier, elle a également fait entrer dans son giron le groupe Royer (marques Kickers, Aster, Mod8 et Stephane Kélian). A Trémery, le futur entrepôt sera robotisé et bénéficiera d’équipements de dernière génération parmi lesquels un transstockeur pour la manutention des boites de chaussures. P. Bohlinger

 

PE Mulhouse

 

Franche-Comté

Delfingen recule en chiffre d’affaires mais progresse en bénéfices

Delfingen cables
Le groupe basé à Anteuil (Doubs) poursuit le rééquilibrage de ses activités entre l'automobile et d'autres industries. © Delfingen

Le groupe d’équipement automobile et industriel Delfingen qualifie de « bonne résistance » l’évolution à la baisse d’1,9 % (hors effets des taux de change et « arrêt des contrats non contributifs de l'activité d'assemblage ») de son chiffre d’affaires du premier semestre 2026, situé à 197,2 millions d’euros, dans un environnement marqué par la crise persistante de l’automobile et l’incertitude économique mondiale. Les marchés pour les autres industries ont généré une croissance de 5,1 % sur les six premiers mois de l'année. Côté résultats, la marge opérationnelle courante progresse d’1,3 point d’une année à l’autre pour atteindre 9,0 % correspondant à un bénéfice de 17,8 % en hausse de 7 %. Le groupe de protections de câblage de 3.800 salariés basé à Anteuil (Doubs) attribue cette amélioration aux effets de son plan de redressement Impulse 2026 engagé il y deux ans, autour de la « rationalisation des activités les moins contributives », à l’équilibrage des activités hors et dans l’automobile, à la « discipline sur les coûts » traduite par la suppression de 400 emplois au Mexique et en Slovaquie, ainsi qu'aux « gains d’efficience opérationnelle. » M.Noyer

 

Bourgogne
Une canalisation GRDF passe sous l’autoroute sans couper la circulation

Le gestionnaire du réseau de gaz GRDF applique la technique du forage dirigé à son actuel chantier de pose de canalisations entre Noiron-sur-Bèze et Varois-et-Chaignot (Côte-d’Or). Sur une section de 120 mètres, la conduite passe sous l’autoroute A31. Le mode opératoire retenu évite l’ouverture de la chaussée et l’interruption de la circulation. Une foreuse équipée d’une sonde guide la percée selon la trajectoire définie sous l’A31. Le passage est ensuite progressivement élargi. Ces étapes ont été préparées par un « tir pilote » qui ouvre la voie, en quelque sorte.
L’entreprise rhodanienne Sobecamat réalise cette opération, comme titulaire du marché portant au total sur 25 km de réseaux à poser depuis fin juin jusqu’à fin février prochain pour un  montant de travaux de 3,5 millions d’euros.  Une portion de 6,6 km de Noiron-sur-Bèze à Mirebeau-sur-Bèze permet de raccorder une unité de biométhane au réseau de distribution. Le chantier utilise  des canalisations en polyéthylène « pré-enrubanné » (enveloppé d’une gaine géotextile), un mode opératoire qui limite l’apport de sable dans la tranchée. M.Noyer

 

Alsace

Fondis rachète le fabricant de poêles à granulés Inovalp  

fondis signature
Sébastien Gros d’Aillon, président d’Inovalp (à gauche) signe l'acte de cession de l'entreprise avec Frédéric Haas, président du groupe Erisis et dirigeant de Fondis. © Groupe Erisis

Le groupe Erisis, holding de l’entreprise de cheminées et poêles à bois Fondis à Vieux- Thann Haut-Rhin), devient actionnaire majoritaire d’Inovalp, fabricant de poêles à granulés à Saint-Honoré, en Isère. Le nouvel ensemble totalise un chiffre d'affaires de 16 millions d'euros et un effectif de 88 salariés.  Après avoir accompagné pendant plusieurs années son développement, Evolem sort du capital d’Inovalp à l’occasion de cette opération. Depuis trois ans, l’entreprise alsacienne avait déjà développé un partenariat technique avec Inovalp, et depuis octobre 2025, les deux sociétés sont regroupées au sein du groupement d’intérêt économique (GIE) Les Etoiles du Feu, avec deux autres fabricants français. De taille équivalente, elles conservent leurs implantations, leurs marques, leurs équipes et leurs réseaux commerciaux, qui pourraient se compléter à terme. Leur objectif consiste à conjuguer les forces en matière d'innovation, de procédés industriels et de développement de nouveaux produits.

Un premier projet commun est déjà sur les rails : un poêle mixte combinant bois bûches et granulés, dont la sortie est prévue en 2027, ainsi qu’un insert à granulés destiné à répondre au renouvellement d’une partie du parc français de cheminées. Le rapprochement doit également permettre à Inovalp de s’appuyer sur le réseau international du groupe Erisis (Fondis et Winemaster), qui réalise environ 30 % de son chiffre d’affaires à l’export, dont une part significative en Italie, l’un des principaux marchés européens du granulé de bois. J.Giorgi

 

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Alsace

Trentenaire, le Club des saveurs part à la conquête des jeunes

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Alain Trautmann (à gauche) succède à Philippe Heimburger (à droite) à la présidence du collectif de 13 entreprises agroalimentaires alsaciennes à forte identité. © Club des Saveurs d'Alsace

Fédération de 13 entreprises agroalimentaires alsaciennes emblématiques, le Club des Saveurs d’Alsace célèbre en ce mois de septembre ses 30 ans d’existence, un cap qu'il entend faire coïncider avec l’entrée dans une nouvelle phase. « Aller davantage à la rencontre des nouvelles générations de consommateurs », forme sa priorité, par le fait de souligner l’importance de l’origine des produits et l’ancrage dans un territoire de proximité : des messages a priori plus à même de parler aux jeunes que ceux de la nostalgie et de l’histoire. La communication du club évoluera dans ce sens. La mission incombe en premier lieu au nouveau président, Alain Trautmann (condiments Alélor) qui succède à Philippe Heimburger (Pâtes Grand’Mère).

Les fondements, eux, restent les mêmes : valoriser le patrimoine gastronomique, capitaliser sur les valeurs d’excellence, de tradition et de dynamisme, garantir l’exigence constante sur la qualité des produits, encourager l’innovation, cultiver la proximité et respect du consommateur, consolider une relation de confiance avec les distributeurs et les clients, soutenir l’économie et l’emploi dans la région. Le Club représente au cumul 2.479 collaborateurs et un chiffre d'affaires de 714 millions d'euros. Il réunit Alélor, Alsace Lait, les vins Arthur Metz, les biscuits apéritifs Boehli, Bretzel Burgard, les eaux Carola, les foies gras Feyel, les pains d'épices et chocolats Fortwenger, Grand’Mère, la brasserie Meteor, la distillerie Meyer’s, Pierre Schmidt et Café Sati. M.Noyer

 

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Bourgogne-Franche-Comté

Connect 2026 : l’écosystème régional de la tech réuni en une journée

Connect Talant
Avec 1.200 participants, la première édition de Connect a rencontré le succès, ce 22 septembre à l'Ecrin à Talant (Côte-d'Or). © Arnaud Morel

Changement de braquet pour Connect en 2026 : l’événement fédère, pour la première fois, les écosystèmes de soutien aux start-ups régionales, de la French Tech BFC, et plus globalement de l’innovation, avec l'agence de développement AER-BFC et l'incubateur Deca-BFC. Tous ont été rassemblés ce mardi 22 septembre à l’Écrin, à Talant (Côte-d’Or). Avec 6 villages thématiques (IA, cybersécurité, deeptech, impact environnemental, business et talents), plus de 20 conférences, des ateliers pratiques, 115 exposants et 1.200 participants, cette première édition de nouvelle formule se positionne comme le rendez-vous régional de référence pour décrypter les transformations économiques et technologiques. L'événement entend faciliter les rencontres entre entreprises, start-ups, chercheurs, investisseurs et acteurs publics, tout en offrant des solutions concrètes aux défis actuels, tels que l’intégration de l’IA, la protection contre les cybermenaces ou encore la transition écologique. Il a proposé également un job dating ainsi que des rendez-vous d’affaires ciblés. « Connect 2026 incarne l’ambition de faire de la Bourgogne-Franche-Comté un territoire moteur de l’innovation et de la souveraineté technologique, en valorisant les projets et les compétences locales », a estimé Violaine Démaret, préfète de région. A.Morel

 

 

 

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