La société située à Fragnes-la-Loyère (Saône-et-Loire) vient d’être rachetée par Gilles Bennardo, un passionné de l’industrie porté par des valeurs humaines. Retour sur son parcours et celui de cette entreprise de tôlerie fine. Nathalie et Sandrine, les filles du fondateur en 1973 Gérard Jannin-Carnet, en poursuivaient jusqu’ici le développement.
« Avec le rachat de la Tôlerie Jannin-Carnet, je vis un vrai conte de fée. Pour moi, c’est l’aboutissement de 26 années de carrière dans l’industrie. Tous mes postes m’ont beaucoup appris et si c’était à refaire, je recommencerais toutes ses étapes qui m’amènent aujourd’hui à diriger TJC », résume Gilles Bennardo.
Âgé de bientôt 51 ans, ce passionné de l’industrie a débuté chez Péchiney Emballages Alimentaires, dans le Sud-Ouest, comme responsable de production. S’ensuivent plusieurs autres postes de directeur d’usine : chez le cartonnier Smurfit Kappa à Orléans, puis Suntory pour l'unité de fabrication des bouteilles telles qu’Orangina, à Donnery toujours dans le Loiret et enfin entre 2015 et mars 2019 chez Amcor. Cette usine est voisine de TJC, à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire). « Amcor appartenait au même groupe que Péchiney, c’était un retour aux sources. Après 4 ans de relance du site, le groupe a changé de stratégie. Je n’étais plus en adéquation avec ce qu’on me demandait de faire. Pour moi, les valeurs humaines sont fondamentales », relate le dirigeant.
Pur hasard

Il repense alors à son rêve de toujours : racheter une société. « Trouver la bonne est une tâche compliquée qui prend du temps : je suis parti d’une liste de 1.500 entreprises à reprendre mais à chaque fois il y avait quelque chose qui ne fonctionnait pas », atteste Gilles Bennardo, qui s’entoure alors d’experts dans le domaine financier (Finovéa avec Frédéric Fraichot et Alexandre Poux-Berthe), juridique (le cabinet Fidal avec Nicolas Grebot). Il reçoit aussi l’appui de deux investisseurs régionaux, UI Investissement (Hugues Béringer) et BDR Invest, l'outil de la Caisse d'épargne Bourgogne-Franche-Comté (Christian Attard). « J’étais consultant jusqu’au jour où, par pur hasard lors d’une réunion de l’Adedis (NDLR : Association des entreprises du domaine industriel SaôneOr), j’entends parler de la vente de la Tôlerie Jannin-Carnet qui venait d’être annoncée. Cette entreprise cochait 100% de mes attentes, j’ai tout de suite su qu’elle était pour moi ! », résume-t-il avec enthousiasme. Riche de 50 ans d’expériences et de ses 35 salariés, TJC est reconnue pour son très haut niveau de qualité avec des certifications comme l'Iso 9001 et l'EN 15085 spécifique au soudage.
Une activité en hausse

Depuis 10 ans, l’entreprise maintient une bonne croissance avec un chiffre d’affaires de 6,2 millions d’euros en 2023 et une prévision de 6,4 millions en 2024. Durant six mois, Nathalie et Sandrine Jannin-Carnet, les filles de Gérard le fondateur en 1973, en poursuivaient jusqu’ici le développement. assurent la passation de pouvoir avec Gilles Bennardo. « Nous sommes dans une démarche de développement continu et de lean management, pour non seulement amener davantage d’efficience dans notre production de pointe, mais aussi consommer moins d’énergie, de sorte à produire mieux et selon une organisation améliorée pour l’ensemble de nos salariés », explique Gilles Bennardo. Parmi sa centaine de clients, TJC compte la SNCF, TotalEnergies ou encore des entreprises qui interviennent dans le monde de la défense et des machines spéciales.
En visitant l’usine d'une conséquente surface de 8.000 m2, nous découvrons par exemple une pièce d’un radar automatique d’autoroute, une armoire électrique pour les trains et surtout des robots haute technologie qui assurent le travail de soudeur. « Nous ne trouvons plus de soudeurs qualifiés, Nathalie et Sandrine ont donc décidé d’investir dans des robots qui réalisent des tâches simples mais rébarbatives. Nos pièces plus précises restent réalisées à la main par nos soudeurs experts », précise le dirigeant.
Depuis que Gilles Bennardo est arrivé à la tête de TJC, il a décidé d’embaucher trois personnes : une responsable ressources humaines, un directeur financier et une responsable logistique. Six postes de soudeurs sont également à pourvoir.













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