Mincatec Energy prépare sa première usine d’hydrogène solide à Belfort. Rendez-vous au printemps 2026 pour le siège « vert » du Crédit agricole à Strasbourg. Le barrage d’Auxerre passe à l’automatique. Mars investit près de 50 millions d’euros pour ses 50 ans en Alsace. « Booste ta start-up », un programme des femmes entrepreneuses porté par les Docks Numériques. Le plus grand composteur public de France se met en travaux dans le Haut-Rhin. Le bijoutier Maty inaugure son musée à Besançon.
Franche-Comté
• Mincatec Energy prépare sa première usine d’hydrogène solide à Belfort
La jeune société belfortaine Mincatec Energy franchit un cap : elle est lauréate du dernier appel à projets national « Première Usine », ce qui lui permet de programmer le passage à un stade industriel de son procédé. Elle localisera ainsi son activité dans deux ateliers de la zone du Techn’Hom, « avec l’objectif de lancer la petite série cette fin d’année, puis de monter en charge jusqu’à devenir pleinement opérationnels entre mi- et fin 2025 », expose Emmanuel Bouteleux, directeur général. L’investissement se montera à environ 3 millions d’euros. Mincatec Energy le prépare par une levée de fonds en cours de concrétisation de « plusieurs millions d’euros ».
L’originalité de son projet technologique aboutit à rendre possible le stockage d’hydrogène sous forme solide, à basse pression (environ 10 bars) et température ambiante, des conditions synonymes de sécurisation de la manipulation du gaz pour son environnement et d’économies d’énergie pour le process. Elle part d’une base de 85 kilos de réservoir (dont 55 kg de poudre métallique) pour stocker 1 kilo d’hydrogène, « et nous travaillons, avec succès, à réduire ce ratio ainsi que les coûts de sorte à devenir compétitifs », souligne le dirigeant. Mincatec emploie aujourd’hui 12 personnes, des ingénieurs. Elle va embaucher quatre collaborateurs supplémentaires avant la fin de l’année, « et l’unité d’industrialisation va requérir d’atteindre un effectif de 25 salariés environ », avance Emmanuel Boutefeux. M. Noyer
Alsace
• Rendez-vous au printemps 2026 pour le siège « vert » du Crédit agricole à Strasbourg

Le spectaculaire chantier du nouveau siège du Crédit agricole Alsace-Vosges à côté de la gare de Strasbourg (Bas-Rhin) a marqué une courte pause ce lundi 23 septembre pour accueillir une cérémonie de « première pierre », les travaux étant en fait engagés depuis le printemps dernier par l’entreprise Demathieu Bard à partir d’une conception du cabinet d’architectes alsacien Denu & Paradon. La pierre occupe bien la part belle en façade, avec le bois sur la structure duquel elle viendra se greffer, une technique d’ « agrafage » ingénieuse mise en œuvre avec le concours de l’entreprise alsacienne Mathis.
Ce siège est reconstruit à l’emplacement de l’ancien, pour un montant d’investissement total de 70 millions d’euros, selon l’objectif, pour l’instant tenu, d’une livraison au printemps 2026. La caisse régionale du Crédit agricole vise pour lui une quadruple certification environnementale grâce aux performances énergétiques et au recours aux matériaux biosourcés et réemployés : Passivhaus, BBCA (Bâtiment Bas Carbone), Breeam et R2S (Ready to Services pour les bâtiments connectés). Elle y accueillera 400 de ses collaborateurs : les services support, les personnels d'une agence commerciale et d'un centre d’affaires entreprises ainsi que des représentants de filiales du groupe bancaire. « Nous réservons 4.000 m2 des 13.000 m2 utiles à des utilisateurs extérieurs », a précisé lundi Thierry Cornille, directeur général du Crédit agricole Alsace-Vosges. Les espaces seront loués à des activités tertiaires. M. Noyer
Bourgogne
• Le barrage d’Auxerre passe à l’automatique

Du XIXème au XXIème siècle : le barrage du secteur du Batardeau à Auxerre (Yonne) a effectué ce saut dans le temps, en passant d’un mode de fonctionnement manuel à un pilotage automatisé. L’inauguration de sa transformation s’est déroulée le 12 septembre. Sur l'Yonne, il constituait le dernier ouvrage « à aiguilles » caractéristique des techniques d’il y a plus de cent ans, et l’un des derniers du genre en milieu urbain en France. Sa modernisation par VNF (Voies navigables de France) a représenté un investissement de 6 millions d’euros, pris en charge par le plan de relance national, la région Bourgogne-Franche-Comté et l’agence de l’eau Seine-Normandie. La nouvelle configuration pour la navigation de marchandises – l’Yonne en a acheminé 680.000 tonnes en 2023, essentiellement des produits agricoles et des matériaux de construction – s’est accompagnée de travaux d’étanchéification et de la création d’une passe à poissons. M. Noyer
Mars investit près de 50 millions d’euros pour ses 50 ans dans la région
Annoncé en mai dernier au salon ChooseFrance, le programme d’investissement du groupe Mars pour ses usines françaises se traduit par un montant de 47 millions d’euros cette année au bénéfice de son usine de billes chocolatées de Haguenau (Bas-Rhin). L’enveloppe a été précisée le 19 septembre à l’occasion du lancement des travaux d’extension du site, coïncidant avec la célébration de son 50ème anniversaire.
Dans les deux ans, le groupe alimentaire familial américain va rapatrier à Haguenau une ligne de torréfaction de cacahuètes depuis les Pays-Bas, dans un atelier dédié de 4.000 m2. Ses investissements concerneront aussi la poursuite de la décarbonation, en améliorant le système de refroidissement du site employant 750 salariés, producteur de 72.000 tonnes annuelles de billes, en particulier les célèbres « M & M’S. » M. Noyer
Bourgogne
• « Booste ta start-up », un programme des femmes entrepreneuses porté par les Docks Numériques

Vous êtes une femme et votre start-up en phase d’accélération propose une solution numérique ? Candidatez au programme « Booste ta start-up » proposé par l’accélérateur régional, Les Docks Numériques. Financée par la Préfecture de la Région Bourgogne-Franche-Comté et soutenue par l’agence à impact Possible®, cette initiative entend contribuer activement à la promotion de l’entrepreneuriat au féminin et au développement économique de start-ups dirigées par des femmes. Cinq entreprises qui allient viabilité économique et impact sociétal et environnemental seront sélectionnées par un jury composé d’experts de l’entrepreneuriat, du numérique, de la finance et de la gestion.
Le programme est destiné à favoriser la croissance de cinq start-ups du numérique, fondées ou cofondées par des femmes en Bourgogne-Franche-Comté. Les lauréats bénéficieront d’un suivi et mentorat personnalisé sur une période de six mois de janvier à juin 2025 encadré par les start-ups managers des Docks Numériques. « Booste ta start-up » met également en valeur l’esprit de promotion avec trois journées organisées en présentiel, des ateliers de codéveloppement mensuels et une série de six masterclasses. Les candidatures sont ouvertes dès à présent et jusqu'au 20 octobre en soumettant son dossier en ligne. D. Levy
Alsace
• Le plus grand composteur public de France se met en travaux

Le coup d’envoi des travaux de la nouvelle plateforme de compostage de déchets d’Aspach-Michelbach (Haut-Rhin) a été donné le 13 septembre par le porteur du projet, le syndicat de traitement SM4. Il a débuté en fait par le lancement de la démolition de l’équipement actuel, bientôt vieux de 40 ans. Le SM4 a décidé de lui substituer une nouvelle infrastructure, « la plus grande de France d’initiative publique », souligne son président Matthieu Ermel : les 20.000 tonnes annuelles (+ 25 % par rapport à aujourd’hui) résulteront, début 2026, du marché de conception-réalisation-exploitation-maintenance confié sur dix ans au groupe spécialiste des déchets Paprec. L’investissement s’élève à 23 millions d’euros TTC. Les capacités se répartissent entre un tiers de déchets verts et deux-tiers de biodéchets issus des foyers du périmètre du SM4, soit 150.000 habitants de 135 communes du sud de l’Alsace. La collecte sélective des biodéchets y a été progressivement introduite dès 2010, parmi les pionnières en France. Une unité de méthanisation devrait s'ajouter sur le même site, dans un second temps. M. Noyer
Franche-Comté
• Le bijoutier Maty inaugure son musée à Besançon

© Maty
À Besançon (Doubs), au rez-de-chaussée de son emblématique tour de verre du boulevard Kennedy, Maty vient d’inaugurer un musée retraçant l’histoire de la célèbre enseigne de bijouterie. Bijoux, montres, catalogues, affiches publicitaires, horloges, outils… près de 5.000 pièces ont été réunies sur 400 m2 par Frédéric Mantion, le fils de Gérard Mantion fondateur de la société en 1951. « J’y ai mis tout mon cœur, confie-t-il. Je voulais créer un endroit dont nos collaborateurs puissent être fiers et qui fasse vivre le lien très affectif unissant la marque aux gens dans la région. ».
Doté notamment d’un bel atelier de réparation de montres anciennes « bientôt fonctionnel », cet espace sera dans un premier temps accessible sur demande, l’objectif étant, à terme, de l’ouvrir gratuitement au public. Le musée Maty a par ailleurs été intégré dans les circuits de visite de l’office du tourisme. Toujours contrôlée par la famille Mantion, Gemafi, la holding propriétaire de Maty (mais aussi du fabricant de bijoux SFM et de l’atelier de réparation EBS) réalise un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros. Le groupe emploie 500 salariés dont 300 dans la capitale comtoise. E. Prompt


















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