La jeune TPE Eco-Tourets (Yonne) intègre un groupe suédois. Dijon métropole engage les travaux de son technopôle Agronov 2. Un exploitant dédié au réseau de fibre optique pour les professionnels dans la Nièvre. Une spectaculaire machine de soudage par friction-malaxage rénovée par IS Groupe en Lorraine. Levée de fonds d’1,5 millions d’euros pour Wasoria dans le numérique appliqué au tri des déchets. Loïc Moutault, un nouveau directeur général pour le plan Rebond du groupe SEB.

 

Bourgogne

La jeune TPE Eco-Tourets (Yonne) intègre un groupe suédois

Créé l’an dernier à Villeneuve-sur-Yonne (Yonne) pour le réusage des tourets, les bobines d’enroulement de gros câbles, la société Eco-Tourets a été rachetée au début de ce mois de septembre par un autre acteur de la filière, le Suédois Axjo. Ce fabricant d’emballages industriels en plastique, et en particulier de tourets à base de matière recyclée, prolonge ainsi en France une « stratégie d’expansion » déjà concrétisée en Allemagne un peu plus tôt cette année. Rapide à l’échelle de l’histoire de la TPE, la cession se traduit par un changement de matière, en quelque sorte. « Nous étions positionnés sur les tourets en bois, mais allons désormais consacrer aux versions en plastique », expose Maxime Peyronny, le dirigeant fondateur d’Eco-Tourest. Celle-ci s’est positionnée sur la récupération de ces pièces et leur reconditionnement en vue en premier lieu de leur réemploi et par défaut à leur démantèlement pour recyclage, dans son site icaunais de 700 m2 couverts et 2.000 m2 de stockage. La nouvelle filiale d’Axjo prend en charge le développement de l’activité recyclage sur l’ensemble de la France, et Maxime Peyronny, qui constituait l’unique personnel d’Eco-Tourets, en garde la présidence. M.Noyer  

 

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Bourgogne

Dijon métropole engage les travaux de son technopôle Agronov 2

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La deuxième phase de développementajoutera 1.200 m2 de bâtiments aux 5.000 m2 existants.© Dijon métropole

Dix ans presque jour pour jour après l’inauguration d’Agronov, la deuxième phase d’aménagement du technopôle agroenvironnemental de Dijon métropole, situé à Bretenière (Côte-d’Or) aux portes de l’agglomération, a été engagée ce jeudi 17 septembre. La collectivité, soutenue par la Région Bourgogne-Franche-Comté à hauteur de 1,46 million d’euros, engage 8 millions d’euros (dont 5 de travaux) pour créer 1.200 m2 supplémentaires de bureaux et de laboratoires, ainsi qu’un bâtiment technique. L’ensemble doit être livré à la mi-2028. La phase 2 du développement comprend également la commercialisation de près de 10 hectares de terrains d’accueil d’entreprises, notamment celles qui sortent de la pépinière d’Agronov.

Le projet est né sur un foncier qui abritait autrefois des laboratoires et des serres de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), devenu depuis l'INRAE (recherche en agriculture, alimentation et environnement). Si cet institut continue d’exploiter 150 hectares de cultures expérimentales à Bretenière, Dijon métropole avait souhaité positionner Agronov, comme un site d’hébergement de start-ups et d’entreprises innovantes dans l’agroécologie. Géré par l’association AgrOnov, le technopôle abrite actuellement la Maison de l’agriculture fédérant la chambre départementale d’agriculture et une trentaine d’organisations liées, ainsi qu’une douzaine d’entreprises et de centres techniques de filières agricoles, pour un cumul de 200 emplois sur 5.000 m2 de bureaux et de laboratoires dont 450 seulement restent vacants à date. P.Bouillot  

 

Nièvre
Un exploitant dédié au réseau de fibre optique pour les professionnels

Le conseil départemental de la Nièvre a signé, ce 14 septembre, la délégation de service public (DSP) de son réseau de fibre optique Nièvre Numérique pour une durée de huit ans à Lumière, opérateur d’infrastructures de réseaux émanation de TDF. Le contrat se distingue par son orientation délibérée vers les professionnels. Les infrastructures de raccordement des particuliers ayant été achevées, la collectivité a souhaité en effet faire entrer le réseau « dans une nouvelle ère, celle des services », en les ciblant de la sorte sur les entreprises. « Long de 600 km,  il dessert aujourd’hui 49 zones d’activités et plus de 300 sites publics et privés », souligne Nièvre Numérique.
La modernisation, comprenant la construction d’axes structurants depuis Nevers vers Cosne-Cours-sur-Loire et Château-Chinon, la création de bouquets de services numériques et le déploiement d’objets connectés pour la gestion de l’eau (capteurs de télérelève) ou encore de l’éclairage  public (commande à distance) et des bâtiments publics (pilotage du chauffage et de la qualité de l’air) composent un programme d’investissement de 7,1 millions d’euros sur la période 2026-2034 de la DSP. M.Noyer

 

Lorraine

Une spectaculaire machine de soudage par friction-malaxage rénovée par IS Groupe    

 

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 La machine de soudage à technologie spéciale du site de Goin (Moselle) a pour objectif d’aider les industriels de l’aéronautique et de la défense à alléger leurs structures. © IS Groupe

 Pour assembler deux composants sans ajout de matière, les industriels de l’aéronautique et de la défense misent sur la soudure par friction-malaxage. Le 3 septembre, le groupe Institut de Soudure (IS Groupe) a ouvert les portes de son site de Goin (Moselle), afin de faire découvrir une machine aux dimensions exceptionnelles mettant en œuvre cette technologie utilisée principalement pour l’aluminium, permettant un allégement des structures en se substituant au procédé classique d’assemblage par rivetage. Présenté comme unique en France, ce moyen de soudage (20 mètres par 3,5 m) a été entièrement modernisé pour 730.000 euros d’investissement avec le soutien du programme France Relance. Le projet de transformation de la machine existante a duré environ douze mois, jusqu’à début 2026, après une autre année de préparation. L’entreprise IS Groupe spécialisée en inspection, contrôle, expertise et certification des produits avait installé initialement cet équipement en 2004 à Goin, où 8 salariés travaillent dans la soudure par friction-malaxage et le brasage, sur un effectif total de 1.200 (chiffre d’affaires annuel de 120 millions d’euros). P. Bohlinger  

 

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Bourgogne

Une levée de fonds d’1,5 millions d’euros pour Wasoria dans le numérique appliqué au tri des déchets  

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Basée au Creusot (Saône-et-Lore), Wasoria propose des portiques positionnés au-dessus d’une chaine de tri dans les centres de traitement des déchets, afin d’en améliorer les performances. © Wasoria

L’entreprise Wasoria au Creusot (Saône-et-Loire) vient de lever 1,5 million d’euros, issus d’investissements personnels et du soutien des Buisness Angels de Bourgogne-Franche-Comté. Employant 15 collaborateurs, elle propose des portiques positionnés au-dessus d’une chaine de tri  implantées dans les centres de traitement des déchets, afin d’en améliorer les performances et de les protéger contre les risques, fréquents d’explosion et d’incendie. Le marché de Wasoria s’étend désormais à l’échelle nationale avec 36 installations concrétisées. Pour son directeur, Franck Lafontaine, récent lauréat de Réseau Entreprendre Bourgogne, les fonds doivent servir à « structurer l’entreprise avec des tableaux de bord de suivi et la constitution d’un comité stratégique, et accompagner le déploiement commercial. » La société creusotine a également bien avancé en matière de recherche et développement, de sorte à parvenir à un stade de maturité qu’elle estime avancé pour son produit. Wasoria s’appuie sur une technologie de capture fondée sur des modèles d’intelligence artificielle et de reconnaissance des objets. Un travail de recherche qu'elle mène actuellement porte, par ailleurs, sur une station de caractérisation digitalisée qui permettrait d’étudier la composition des flux grâce à un portique de détection. S.Dolidze

 

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Bourgogne

Loïc Moutault, un nouveau directeur général pour le plan Rebond du groupe SEB

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Le nouveau numéro 2 du spécialiste du petit électroménager arrive en provenance du grroupe alimentiare Mars. ©Jean Aaron

Le Groupe SEB aux racines et piliers industriels en Côte-d’Or change de directeur général. Le conseil d’administration de l’industriel français, réuni le 14 septembre, a nommé Loïc Moutault à cette fonction à compter du 1er octobre 2026. Il succédera ainsi dans quelques jours à à Stanislas de Gramont, tandis que Thierry de La Tour d’Artaise conservera la présidence du conseil d’administration, la dissociation des fonctions de président et de directeur général étant donc maintenue. Diplômé de Burgundy School of Business, Loïc Moutault fait valoir 30 ans de carrière internationale, effectué pour l’essentiel au sein du groupe alimentaire Mars en Europe et en Asie. Depuis 2022, il présidait la division d’alimentation animale Mars Petcare au niveau mondial.

Sa nomination intervient dans une période charnière pour SEB. Après un exercice 2025 marqué par le recul de la rentabilité, avec un résultat opérationnel d’activité (ROPA) ramené de 802 à 601 millions d’euros, le groupe a lancé au début de cette année son plan « Rebond. » Celui-ci combine économies - selon un objectif annuel de 200 millions d'euros incluant la prévision de 2.100 suppressions d'emplois - simplification de l’organisation et accélération sur l’innovation, le digital et l’e-commerce. Les premiers effets sont visibles au premier semestre 2026, avec un ROPA en hausse de 44 %. Loïc Moutault aura donc pour mission de confirmer cette trajectoire de redressement tout en préparant la prochaine phase de croissance du groupe. « Avec l’équipe dirigeante et l’ensemble des collaborateurs, nous poursuivrons avec détermination le plan Rebond et les priorités engagées, avec l’ambition d’en accélérer l’exécution (...) et de préparer ensemble la prochaine étape du développement du Groupe SEB », a indiqué le futur directeur général dans un communiqué. La référence mondiale du petit équipement domestique et du café professionnel emploie 32.000 salariés et a réalisé un chiffre d’affaires de 8,2 milliards d’euros en 2025. A.Morel

 

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