L’hydrogène minier confirme ses promesses en Lorraine. Safran investit 20 millions d'euros à Dijon pour doubler sa production de viseurs militaire. Sept champions de l’export récompensés en Alsace. La CPME de Côte-d’Or en mode teasing avant de devenir Les Entrepreneurs. Agréé pour le spatial, le micro-électronicien meusien Arelis recrute 80 salariés. Sur les routes embrasées de l'Est, le lait de chaux est à consommer avec précaution.
Lorraine
L’hydrogène minier confirme ses promesses
Des résultats jugés positifs et même supérieurs aux espérances concluent une première phase de forages à grande profondeur destinés à mesurer les concentrations d’hydrogène dans le sous-sol lorrain. Effectuant ces essais dans le cadre de son permis d’explorer une zone de 2.254 km2 de l’ancien bassin minier, la société privée Française de l’Energie annonce avoir relevé des teneurs de 36 % à un peu plus de 2.200 mètres de profondeur et de près de 50 % (49,6 %) à - 2.426 mètres dans le puits de reconnaissance de Pontpierre (Moselle). Les mesures tendent à confirmer l’hypothèse d’un enrichissement croissant en hydrogène au fur et à mesure de la descente dans le sol. Le puits concerné sera foré jusqu’à - 3.655 mètres. Les travaux de chercheurs évaluent à 34 millions de tonnes le gisement local d’hydrogène naturel, qui deviendrait l’un des plus importants au monde une fois passé en mode exploitation. Ce qui n’est pas pour tout de suite. La phase exploratoire se poursuit jusqu’en 2028. M.Noyer
Bourgogne
Safran investit 20 millions d'euros à Dijon pour doubler sa production de viseurs militaires

Safran Electronics & Defense poursuit l’extension de son site historique de Dijon avec un investissement de 20 millions d’euros destiné à accompagner la forte hausse de la demande en équipements optroniques de défense. Seule usine du groupe dédiée à la fabrication de viseurs, le site bourguignon doit doubler sa production d’ici à 2029, après l’avoir déjà multipliée par deux entre 2022 et 2026. Pour accompagner cette croissance, un terrain de 4.080 m² a été acquis pour 710.000 euros auprès de Dijon Métropole afin de construire un nouveau bâtiment de 3.000 m² accolé aux installations existantes et d’aménager un parking d’une centaine de places. Le bâtiment d’habitation présent sur la parcelle conernée, dégradé et récemment squatté, sera démoli. Le dépôt du permis de construire est attendu cet été, pour une livraison en avril 2027 et une mise en production dès juillet de la même année. Cette extension permettra, notamment, l’aménagement de nouvelles salles blanches destinées aux programmes aéronautiques et maritimes. L’investissement s’accompagnera du recrutement de jusqu’à 200 salariés supplémentaires d’ici à 2029, principalement des techniciens spécialisés en optomécanique. Le site dijonnais compte actuellement 420 salariés et une soixantaine d’intérimaires. Safran s’appuie notamment sur des partenariats avec les établissements de formation régionaux pour répondre à ses besoins de compétences. A.Morel
Sept champions de l’export récompensés
La 29ème édition des Trophées Export d’Alsace organisée par la CCI Alsace Eurométropole a rendu son verdict le 23 juin dernier. Les lauréats sont le plasturgiste Plastrance (groupe Fahrner) à Brunstatt-Didenheim (70 % de chiffre d’affaires à l’international) et le groupe Lohr, tous deux salués pour le « développement export exemplaire », Naturalvi de Schweighouse-sur-Moder (Bas-Rhin) en RSE-développement durable à l’international, la literie Diroy de Bouxwiller (Bas-Rhin) pour l’export transfrontalier en Allemagne et Suisse voisines, Hopi Médical à Rixheim comme « entreprise à fort potentiel. » Yannick Kraemer le créateur du groupe éponyme de coiffure est distingué pour le « rayonnement à l’international », tandis que l’application pour randonneurs Visorando de Soultz (Haut-Rhin) a obtenu le coup de cœur du public. M. Noyer
Bourgogne
La CPME de Côte-d’Or en mode teasing avant de devenir Les Entrepreneurs

© Alain Chapuis
Quelques jours avant de se renommer Les Entrepreneurs, la CPME Côte-d’Or présidée par Eric Boudier a dressé un point sur l’actualité tant locale que nationale du syndicat patronal. Forte de plus de 800 adhérents et membres associés, avec 200 mandataires présents dans les différentes organisations de l'écosystème de l’entreprise, elle rappelle offrir aux chefs d’entreprises un lieu unique d’expression, de formation, d’information, de mise en relation et de représentation du patronat indépendant. Un déménagement de local est prévu pour septembre afind d'occuper un lieu deux fois plus grand qui hébergera également la représentation de Bourgogne-Franche-Comté de l’organisation. Au niveau national, le changement de président cette année avec l’élection d’Amir Reza-Tofighia a amené un nouveau staff et de nouvelles méthodes de fonctionnement dont la création d'un CRM (logiciel de suivi client) pour mieux gérer la vie de la fédération et de ses adhérents.
La CPME, désormais Les Entrepreneurs, se distingue d'autres syndicats patronaux par la taille des entreprises adhérentes (4 à 5 salariés en moyenne). Elle affirme sa volonté de se rapprocher des autres représentations d’employeurs afin « d'être unis et plus forts pour accompagner au mieux les entreprises et leurs dirigeants tant les enjeux futurs sont nombreux » : départ en retraite de nombreux dirigeants d'entreprise, évolution démographique qui va exacerber un peu plus encore le sempiternel problème de recrutement…
Lorraine
Agréé pour le spatial, le micro-électronicien meusien Arelis recrute 80 salariés

A Marville (Meuse), la dextérité des petites mains de l’usine Arelis vient d’être reconnue par le Centre national d’études spatiales. Cette filiale de LGM, un groupe d’ingénierie indépendant de 1.600 salariés, annonce l’obtention d’un agrément délivré par le Cnes attestant que ses opérations de câblage manuel de cartes électroniques sont conformes aux normes les plus strictes du secteur spatial, celles de l’ECSS (European cooperation for space standardization). La reconnaissance « valide des années d'investissement dans la montée en compétences de nos équipes et dans l'amélioration continue de nos process », se félicite Guillaume Petit, directeur industriel du site de Marville. Elle permet à l’entreprise au chiffre d’affaires de 19,2 millions en 2024 de se positionner « comme un partenaire de confiance pour les programmes spatiaux européens », poursuit le dirigeant. Sous-traitant de l’industrie de la défense et de l’aérospatial, Arelis vient par ailleurs de franchir le cap des 100 salariés. Parallèlement, ce spécialiste de l’électronique de haute fréquence a conclu un partenariat avec France Travail, visant à accueillir des groupes de personnes en reconversion pour une durée pouvant atteindre un an, avec à la clé 80 recrutements prévus d’ici à 2030. P. Bohlinger
Est
Sur les routes embrasées, le lait de chaux est à consommer avec précaution

Face à la canicule récente, et en attendant les probables suivantes, les départements estiment avoir trouvé une parade efficace et écologique à l’échauffement des routes : leur déverser du lait de chaux. Cette solution d’hydroxyde de calcium diluée dans l’eau abaisse la température de plusieurs degrés, de 10 à 25 °C en fonction de la température externe, selon les estimations des conseils départementaux de Côte-d’Or et de Saône-et-Loire qui les ont appliqués lors des chaudes journées de fin juin, sur une partie de leur réseau. La substance, de couleur blanche, évite en principe le ressuage, à savoir le phénomène de ramollissement du bitume qui le fait remonter à la surface et recouvrer les granulats, rendant la chaussée glissante.
Mais il ne met pas à l’abri de mésaventures, en témoigne celle survenue au département de Meurthe-et-Moselle. Il venait de procéder à la réfection de 6,5 km dans le secteur de Val de Briey, fin mai, lorsque le premier épisode de canicule a provoqué le tant craint ressuage, sans doute par le fait que le nouvel enduit de revêtement n’a pas eu le temps de sécher complètement. Et l’application du lait de chaux dans un second temps n’a pas résolu le problème. Des morceaux de la chaussée se sont arrachés, si bien que le département a décidé la fermeture de la section à la circulation, depuis le 19 juin et jusqu’à nouvel ordre. « Nous devrons probablement refaire l’enrobé complètement », prévoit Hervé Nikes, responsable d’aménagement au conseil départemental. M. Noyer









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