Pour exactement 6 ans et 9 mois, jusqu’en mars 2028 (*), jeudi 1er juillet a lieu l’élection des présidents des conseils départementaux et le lendemain 2 juillet, celle des présidents des conseils régionaux. La prime au sortant a largement dominé le scrutin en Bourgogne-Franche-Comté comme dans la région Grand Est. De nouvelles têtes sont toutefois attendues dans la Nièvre, la Meurthe-et-Moselle et la Meuse, et peut-être en Moselle où le sortant a une sérieuse concurrence dans son propre camp. Le point dans les deux régions et, département par département. (*) Pour éviter une proximité des élections locale et présidentielle en 2027, selon la loi du 22 février 2021.
MISE À JOUR suite à l'installation des conseils départementaux le 1er juillet 2021 : En dehors des présidents sortants des conseils départementaux rééligibles sans surprise (voir ci-dessous), de nouveaux élus succèdent à ceux qui ne se représentaient pas : Fabien Bazin dans la Nièvre et Jérôme Dumont en Meuse. En Meurthe-et-Moselle, où Valérie Beausert-Leic a été battue dimanche dernier, lui succède Chaynesse Khirouni (PS). Patrick Weiten a été réélu président du Département de la Moselle, face aux challengers Jean-Luc Bohl et Jean François.
MISE À JOUR suite à l'installation des conseils régionaux le 2 juillet. Avec 57 voix sur 100, Marie-Guite Dufay, et avec 95 voix sur 169, Jean Rottner, ont respectivement été réélus à la présidence respective des régions Bourgogne-Franche-comté et Grand Est. Marie-Guite Dufay s’est dite fière d’avoir "renforcé la diversité de la majorité régionale", avec ses nouveaux alliés communistes et écologistes et elle conserve son premier vice-président, Michel Neugnot chargé des mobilités, transports scolaires, intermodalités, infrastructures. Jean Rottner s'est clairement positionné au sujet du périmètre de la région : "Je ne saurai tolérer plus longtemps les prises positions de ceux qui continuent à clamer l'aberration administrative, l'absurdité du périmètre, l'inefficacité du mastodonte et que sais-je encore... La volonté de faire une nouvelle structure administrative n'a pas de raison d'être."
• Conseils régionaux de Bourgogne-Franche-Comté et du Grand Est : Marie-Guite Dufay et Jean Rottner assurés de leur réélection

Les sondages ne la donnaient pas gagnante : la constance de Marie-Guite Dufay, s’est avérée payante. Avec une liste PS et PC, et pour le second tour, en pariant uniquement sur le ralliement des écologistes que la chef de file EELV Stéphanie Modde, avait portés à plus de 10% au premier tour (LREM lui avait tendu la main en vain), la présidente socialiste sortante s’installe confortablement avec 57 sièges (sur 100), six de plus que dans son précédent mandat (42,2% des suffrages).
Sa victoire signe le retour des communistes au conseil régional, absents depuis 17 ans en Franche-Comté et 6 ans en Bourgogne. Ils auront 8 sièges, tout comme EELV.
Le Rassemblement National avec Julien Odoul et Les Républicains avec Gilles Platret partagent le même nombre de sièges : 18 chacun. Denis Thuriot, le maire La République en Marche de Nevers, aura pour sa part 7 sièges.
(*) Séance d’installation du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté le 2 juillet à 14h30. Retransmission en direct sur la chaîne You tube https://www.youtube.com/watch?v=SFgO_muWldw de la région.

Dans le Grand Est, les urnes ont donné raison à la stratégie de Jean Rottner, le président Les Républicains sortant, de refuser la main tendue de Brigitte Klinkert, la ministre déléguée à l’insertion à la tête d’une liste La République en Marche-Modem. Il va retrouver son fauteuil de président ce vendredi 2 juillet, fort des 94 sièges (LR associé à l’UDI) sur 169, recueillis à l’issue du second tour dimanche 27 juin (40,30 % des voix).
Il aura deux gros groupes d’opposants, le Rassemblement National conduit par Laurent Jacobelli, seconde force politique du Grand Est avec 33 sièges et une gauche rassérénée avec 27 sièges (14 au précédent mandat), menée par l’écologiste Eliane Romani associée au PS et au PC.
Séance d’installation du conseil régional du Grand Est le 2 juillet 2021 à 10h30 à l’Hôtel de Région à Metz. Elle sera diffusée en direct sur le site Internet du conseil régional www.grandest.fr
• Conseils départementaux de Bourgogne

En Côte-d’Or, François Sauvadet (Union des Centristes, UDI) réélu au premier tour doit retrouver son fauteuil de président. Le rapport de forces politique demeure le même : 28 sièges au centre droit et 18 à la gauche. Cette dernière conforte sa position à Dijon en gagnant un canton et en détenant désormais 5 sur 6.
L’inconnu réside sur la désignation des vice-présidents parmi lesquels on trouvera de nouvelles têtes. Deux raisons au moins : Ludovic Rochette, le président de l’Association des maires ruraux a été battu probablement à cause de sa présence sur la liste La République en Marche aux régionales et les séquelles de l'association du 1er vice-président François-Xavier Dugourd avec le Républicain Gilles Platret avec Debout la France, ce qu'avait dénoncé François Sauvadet.
Séance d’installation du Conseil départemental de Côte-d’Or le 1er juillet à 9h, à l’Hôtel du Département à Dijon et en vidé sur le site du département : https://www.cotedor.fr/
La Nièvre aura un nouveau président, Alain Lassus ne s’étant pas représenté. Ce sera fort probablement Fabien Bazin, socialiste comme lui. Le maire de Lormes, dans le Morvan, réélu dans le canton de Corbigny (66,98%) est le seul à avoir à ce jour déclaré ses intentions. Il peut s’appuyer sur 20 élus de gauche affichant certes des « nuances » (PS, EELV alliés au PC, divers gauche) qui ont conduit à plusieurs duels au second tour.
Conseiller départemental depuis 2004, vice-président pendant le dernier mandat, président de Nièvre numérique, l’organisme chargé du déploiement de la fibre optique, Fabien Bazin est un grand défenseur de la ruralité, prouvant dans sa commune de Lormes dont il est maire depuis 20 ans qu’il n’y a pas de fatalité à la désertification rurale. Dans son opposition, il comptera 8 élus de droite et 6 du centre.
Séance d’installation du Conseil départemental de la Nièvre le 1er juillet à 14h. Retransmission sur la chaîne You Tube https://www.youtube.com/user/CG58NIEVRE du département et sur la page Facebook du département.

En Saône-et-Loire, la réélection d’André Accary (Les Républicains) ne fait pas de doute. Il peut s’appuyer sur une majorité renforcée avec 40 sièges sur 58, 12 revenant à la gauche et 6 à des élus sans étiquette. Réélu au 1er tour (76,73%) dans son canton de Paray-le-Monial, il avait fait basculer le département à droite en 2015.
Séance d’installation du Conseil départemental de Saône-et-Loire le 1er juillet à 9h30, Hôtel du département, rue de Lingendes à Mâcon. Retransmission en direct sur https://www.saoneetloire71.fr/
Dans l’Yonne, Patrick Gendraud, le président sortant Les Républicains est dans une position confortable pour sa réélection avec 17 cantons sur 21 remportés par sa majorité.
Quatre cantons lui a échappé : 2 revenant à la gauche et deux au centre. Il dispose d’une majorité plus que confortable avec 34 sièges. Il avait été élu président en 2017 à la suite d’André Villiers, élu député.
Ci-contre : Patrick Gendraud, le président sortant du Conseil départemental de l'Yonne.
• Conseils départementaux de Franche-Comté

Dans le Doubs, la présidente depuis 2015 Christine Bouquin (Les Républicains) conserve sa majorité avec 22 élus de droite sur un total de 38 sièges (deux au centre et 14 à gauche). A cause d’une trop forte abstention dans son canton de Maîche, elle a dû se représenter devant les électeurs dimanche et a été réélue avec 78,92%.
Elle est la seule présidente d’un département en Bourgogne-Franche-Comté et a toutes les chances de le rester.
Séance d’installation du Conseil départemental du Doubs, le 1er juillet à 9h30, Salle Joubert, Hôtel du Département, 7 avenue de la Gare d’Eau à Besançon. Retransmission en direct sur www.doubs.fr
Dans le Jura, Clément Pernot (divers droite) est assuré lui aussi d’être réélu. Il dispose de la même majorité que pendant le précédent mandat, avec 15 cantons détenus par Les Républicains et les divers droite. Trois cantons lui échappent : Lons-1 revenant à gauche et deux à La République en Marche (Bletterans).
Clément Pernot fut le seul élu au premier tour dans son canton de Champagnole : avec Eloïse Schneider, sa collaboratrice à la Communauté de Communes de Champagnole Nozeroy Jura, ils ont obtenu 100% des voix car ils n’avaient aucun adversaire !
Ci-contre : Clément Pernot, président sortant du conseil départemental du Jura.
En Haute-Saône, Yves Krattinger repart pour un 4ème mandat et un 4ème fauteuil de président. Divers gauche, il a été réélu dès le 1er tour (67,19% des voix) dans son canton de Rioz, au sud du département, à la lisière de Besançon. Il peut s’appuyer sur une majorité de 18 sièges sur 34, deux revenant à un binôme sans étiquette et 14 à la droite.
Le sénateur Les Républicains Alain Joyandet, également candidat aux régionales, qui espérait déstabiliser le président depuis 2001, est battu dans le canton de Vesoul 1.

Séance d’installation du Conseil départemental de Haute-Saône le 1er juillet à 9h30, Hôtel du département à Vesoul. Retransmission sur https://tv.haute-saone.fr/
Dans le Territoire de Belfort, Florian Bouquet conforte sa majorité en remportant 6 des 9 cantons. Le président Les Républicains réélu au 1er tour avec Maryline Morallet dans le canton de Châtenois-les-Forges (77,73%), conforte sa majorité pour entamer un second mandat de président, avec 12 élus (10 en 2015) contre 6 à la gauche.
Séance publique d'installation du Conseil départemental du Territoire de Belfort à 9h30. Un écran géant sera installé en extérieur, devant le parvis de l’Hôtel du Département, 6 place de la Révolution française à Belfort. Retransmission en direct en vidéo sur le site internet du CD90 : https://www.territoiredebelfort.fr

• Conseils départementaux Grand Est
Dans les Ardennes, Noël Bourgeois, président depuis septembre 2017 qui avait succédé au sénateur Benoît Huré, touché par la loi sur le non-cumul des mandats, a été réélu dès le premier tour dans le canton d’Attigny. Il dispose de 28 sièges contre 10 à la gauche.
Séance d'installtion le 1er juillet à 10h au Centre des congrès des Vieilles Forges à Les Mazures. Retransmission en direct sur le site du département.
Ci-contre : Noël Bourgeois, président sortant du Conseil départemental des Ardennes
En Haute-Marne, pas de doute sur la réélection de Nicolas Lacroix, président Les Républicains depuis 2017, en remplacement du sénateur Bruno Sudo démissionnaire à cause de la loi sur le non-cumul des mandats. Le maire de Bourdons-sur-Rognon, réélu dès le 1er tour dans son canton de Bologne, au nord de Chaumont, conforte sa majorité avec 32 sièges sur 34.
Un seul canton ne lui revient pas, celui de Saint-Dizier conservé par le Rassemblement National. La gauche demeure absente du conseil départemental de la Haute-Marne.
Ci-contre : Nicolas Lacroix, président du Conseil départemental de la Haute-Marne.
En Meuse, Claude Léonard, l’actuel président (Les Républicains) sénateur, ne renouvelle pas son mandat. Le conseiller départemental Jérôme Dumont (DVD) espère succéder, mais ses prétendants sont nombreux. La droite est majoritaire avec 16 sièges sur 34, suivie du centre (10 sièges), de la gauche (6) et 2 divers.
Séance publique d'installation du Conseil départemental à l’Hôtel du département à Bar-le-Duc, le 1er juillet à 10h. Retransmission en direct sur la page Facebook du département.

En Moselle, le président sortant depuis 2011 Patrick Weiten (Union des Centristes, UDI) réélu avec 70,36% des suffrages dans le canton de Lutz, est candidat à sa succession. Malgré une confortable majorité de 48 sièges contre 6 à la gauche, il pourra être concurrencé dans son propre camp avec trois prétendants déclarés au soir du second tour, notamment Jean-Luc Bohl, également centriste, maire et conseiller départemental de Montigny-lès-Metz, réelu au second tour avec 73,22% des suffrages.
Séance publique d'installation du Conseil départemental de la Moselle le 1er juillet à l’Hôtel du département à Metz.
Dans les Vosges, le président sortant François Vannson (Les Républicains) dispose d’une majorité confortable pour rester à la tête de l’hémicycle : 26 sièges sur 34, contre 6 au centre et 2 à la gauche qui ne conserve qu'un seul canton, Bruyères. Le conseiller départemental du canton de Remiremont, ancien député, avait été élu président en 2015.
Séance publique d'installation du Conseil départemental des Vosges, le 1er juillet à Epinal. Retransmission en direct sur https://vosgesmag.fr/
Dans la Communauté européenne d’Alsace (CeA) qui réunit depuis janvier 2021 les départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, l’ancien président du département du Bas-Rhin, Frédéric Bierry (Les républicains) élu président de la nouvelle collectivité, a toutes les chances d’être reconduit. La droite collecte 64 sièges sur 80, 8 revenant au centre et autant à la gauche. 
Frédéric Bierry a été réélu avec 78,8% des suffrages dans le canton de Mutzig (Bas-Rhin). Associée au maire de Colmar, Eric Straumann, la ministre Brigitte Klinkert, ex-présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, est réélue avec 74,99%. Le soir du second tour, Frédéric Bierry a déclaré sur France 3 Grand Est, vouloir lancer une consultation sur la sortie de la CeA du Grand Est dans les prochains mois. Les écologistes entrent à la CeA en prenant deux cantons de Strasbourg.
Séance publique d'installation de la CeA le 1er juillet à 9h30 au siège à Colmar. Retransmission en direct sur www.alsace.eu





























.png)


.jpg)




























