Spécialisée dans la fabrication de literie haut de gamme et dans la transformation de mousses industrielles, la PME investit 6 millions d’euros pour presque doubler la surface de production de son usine basée à Bouxwiller, dans le nord de l'Alsace. Un projet qui doit se finaliser à l’été 2027 et s'accompagne de la création d'une dizaine d'emplois supplémentaires, après les dix recrutements de cette année.
Diroy a grandi fort. En 10 ans, le chiffre d’affaires de cet acteur de la filière de l'ameublement est passé de 3 millions à 8 millions d’euros, le niveau qu'il atteindra en 2025. Cette croissance est portée surtout par son activité de literie. Elle représente à elle seule 6 millions d’euros de revenus et a augmenté de 10 % en un an, alors que son marché s'affiche en recul de 5 % en France. « Nous évoluons dans un secteur difficile qui enregistre des chiffres négatifs depuis plusieurs années. Mais ce qui fait notre performance, ce sont nos produits de qualité, personnalisables et livrés dans des délais assez courts : 15 jours pour un matelas », affirme Guillaume Joly, le directeur général associé de l’entreprise de Bouxwiller (Bas-Rhin), également spécialisée dans la transformation de mousses industrielles.
Grâce à des investissements réguliers dans son parc de machines et à la réintégration de certaines étapes de production auparavant sous-traitées, Diroy a gagné en agilité et en maîtrise des délais. « Dans nos deux activités, nous sommes capables de produire de la pièce originale comme de la grande série. Nous disposons de l’outil de production qui y est adapté », assure le dirigeant. Concernant les matelas, sommiers et accessoires de literie, l’entreprise vend à des distributeurs ainsi qu'aux secteurs de l’hôtellerie et des croisiéristes comme CroisiEurope. S'agissant de l'activité dans les mousses, les clients appartiennent à des domaines d’application très variés : le médical (tables d’opération), le paramédical, l’ameublement, la construction, l’aéronautique, le packaging…

Afin de gagner encore en performance et d'accompagner sa croissance, la PME alsacienne qui emploie 55 salariés a besoin d’espace supplémentaire par rapport à ses 6.000 m2 de surfaces actuelles de production. En conséquence, le permis de construire pour une extension de 5.500 m2 à l’arrière de la parcelle doit être déposé d’ici la fin de ce mois de septembre. L'investissement d'un montant de 6 millions d’euros devrait être finalisé à l’été 2027. « L’'objectif consiste à redéployer les flux de production et de logistique, de façon à gagner en fluidité et diminuer les tâches de manutention », explique Guillaume Joly.
Une gamme Nuit d'Alsace pour un confort accru
Le dirigeant prévoit aussi un doublement des lignes de production, mais cette perspective se concrétisera à plus long terme. Aujourd’hui, l’usine de Bouxwiller fabrique environ 30.000 matelas par an et 15.000 sommiers et elle transforme 800 tonnes de mousses. Dans un premier temps, pour augmenter ses capacités, l’entreprise compte embaucher et modifier les rythmes de travail. Aujourd’hui seulement une partie de l’équipe de production tourne en 2x8. En 2025, Diroy a recruté 10 salariés et à l’issue de l’agrandissement de l’usine, une dizaine de postes supplémentaires sera créée.

La PME alsacienne souhaite continuer à se développer en France, notamment via sa politique d’innovation. Elle a donné naissance en 2024 à une gamme baptisée Nuit d’Alsace : trois matelas à l’épaisseur imposante qui allient design et innovations technologiques pour plus de confort. De nouveaux sommiers électriques à moteurs linéaires, qui en améliorent la stabilité et la durée de vie, ont par alleurs vu le jour en 2024.
Les gammes de literies sont également vendues hors de France métropolitaine, principalement en Europe (Belgique, Allemagne, Suisse), dans les DOM-TOM et dans une moindre mesure au Moyen-Orient. Pour l’activité de transformation de mousses, l’Allemagne constitue le principal client étranger. Diroy réalise 25 % de son chiffre d’affaires à l’international. Guillaume Joly souhaiterait développer davantage le grand export, mais c’est un chantier qu’il réactivera après celui de l’extension de l’usine. Car, concède-t-il, il demande « beaucoup de temps et d’énergie. »























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