Peugeot Motocycles va être racheté par sa direction. En rebond, le charcutier alsacien Maurer-Tempé lance un appel à investisseurs. Le Nîmois Fogale Sensors acquiert le Mosellan Thermo Est. L'institut INRAE rejoint la connexion japonaise du pôle alimentaire Vitagora. Sécuriser l’alimentation en eau, un investissement à 100 millions d’euros en Côte-d’Or. Union des acteurs pour les métiers du bâtiment en Bourgogne-Franche-Comté.
Franche-Comté
Peugeot Motocycles va être racheté par sa direction
Le constructeur de deux-roues Peugeot Motocycles de Mandeure (Doubs) s’apprête à changer une nouvelle fois de propriétaire, pour cette fois-ci se retrouver directement entre les mains de sa direction opérationnelle. L’actuel actionnaire, le fonds allemand Mutares ayant succédé à PSA et à l'Indien Mahindra, a annoncé, la semaine dernière avoir reçu une « offre irrévocable » de cession/reprise émanant d’un groupement conduit par le management, pour un objectif de concrétisation au cours du second trimestre prochain. Laurent Lilti, le directeur général, confirme à Traces Ecrites cette candidature qu’il mène avec d’autres dirigeants, dans l’optique prioritaire de lancer un nouveau modèle d’ici deux ans environ. Si Mutares souligne dans son communiqué avoir œuvré à la « transformation opérationnelle » et à « améliorer l’efficacité » posant « les bases d’une croissance durable », son ère ouverte en 2023 a surtout été marquée par les incertitudes quant aux réelles intentions de rebond pour le fabricant concentré sur les cylindrées supérieures à 125 cc, et par l’accumulation de périodes de chômage technique avec baisse de la production sous son niveau de référence de 7.000 véhicules par an. Les effectifs, depuis 2023, ont poursuivi leur lente décrue, ils se situaient à 285 salariés mi-2025. Le chiffre d’affaires annuel annoncé par Mutares s’élève à 140 millions d’euros. M.Noyer
Alsace
En rebond, le charcutier Maurer-Tempé lance un appel à investisseurs

En difficulté de trésorerie en début d’année, le fabricant de charcuteries Maurer-Tempé à Kingersheim (Haut-Rhin) a pu éviter le dépôt de bilan, grâce à la mobilisation de coopératives consoeurs. La société coopérative de production a en effet reçu d’autres Scop du Grand Est des apports financiers d’un total de 600.000 euros qui lui ont permis de passer le cap, bien davantage que les 40.000 euros de sa campagne de financement participatif. Elle lance ce 9 mars une nouvelle étape, l’émission de titres participatifs selon un objectif de 2,5 millions d’euros (2 millions d’euros au moins, et jusqu’à 5 millions d’euros) à récolter d’ici à fin juin. « Durant la phase difficile traversée, un certain nombre de personnes nous ont contactés pour devenir investisseurs », relate le P-DG Mathieu Rouillard pour expliquer le support proposé. Proposés sur une durée longue de 7 ans, les titres participatifs exerceront un rôle équivalent à l’apport de fonds propres, sans entraîner pour ses détenteurs de participation au capital de la Scop qui est partagé entre la quasi-totalité des 125 salariés. L’initiative entend financer les réorganisations ainsi que des investissements de modernisation. Le charcutier a été repris en issue d’un redressement judiciaire en 2019 par les salariés réunis en Scop. Son chiffre d’affaires est passé « de 21 millions d’euros alors à 26 millions en 2024 » avant un recul du fait des difficultés mais une remontée est attendue à 27 millions d’euros cette année « et l’horizon est fixé à 30 millions en 2030 », souligne Mathieu Rouillard. M.Noyer
Le Nîmois Fogale Sensors acquiert le Mosellan Thermo Est
Spécialisée dans la métrologie de haute précision, la société Fogale Sensors à Nîmes (Gard) vient d’annoncer l’acquisition du fabricant de sondes de température Thermo Est, une entreprise de 59 collaborateurs basée à Hauconcourt (Moselle), au nord de Metz. Ce rachat devrait permettre à Thermo Est d’accélérer son développement international. En effet, l’entreprise qui œuvre sur les marchés de l'aéronautique, du nucléaire et de l'industrie compte s’appuyer sur les réseaux commerciaux de Fogale Sensors en vue de partir à la conquête notamment des Etats-Unis et de l’Asie. Le repreneur qui emploie lui-même 16 salariés (chiffre d’affaires de 5 millions d’euros) élargit son portefeuille technologique et consolide son expertise dans le domaine des capteurs de mesure. En intégrant le savoir-faire reconnu de Thermo Est dans les sondes de température, le fabricant de capteurs pour les turbomachines, le médical et l’ingénierie installé dans le Gard, compte renforcer sa capacité à proposer des solutions complètes et innovantes à ses clients industriels. P. Bohlinger
Bourgogne
L'institut INRAE rejoint la connexion japonaise du pôle alimentaire Vitagora

L’INRAE (Institut national de la recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement) a signé, le 3 mars dernier, un protocole d’accord avec le pôle de compétitivité régional Vitagora, Dijon métropole et la NARO, organisme national de la recherche agricole et agroalimentaire du Japon. Ce trio était déjà lié par un accord de novembre dernier. L’intégration de l’INRAE vise à renforcer les collaborations scientifiques, les échanges, et les développements de projets collaboratifs. Les innovations autour de la fermentation, de la nutrition-santé et de l’alimentation durable se trouvent au coeur du partenariat, qui s'inscrit également dans le programme Prodij territorial de transition alimentaire durable porté par Dijon métropole autour du soutien sur l’innovation alimentaire, durable, accessible à tous, profitable au producteur comme au consommateur. La cérémonie s’est déroulée au centre INRAE Bourgogne-Franche-Comté en présence du président de Dijon métropole François Rebsamen, du président de Vitagora Oisin Morrin, de la directrice de l’INRAE Bourgogne-Franche-Comté Cécile Détang-Dessendre, et en visioconférence avec le président de l’INRAE Philippe Mauguin en France et son homologue du NARO Kazuo Kyuma depuis le Japon. S.Dolidze
Bourgogne
Sécuriser l’alimentation en eau, un investissement à 100 millions d’euros en Côte-d’Or
La dernière session du conseil départemental de Côte-d’Or, tenue ce 2 mars, a posé les jalons d’un plan d’investissement de près de 100 millions d’euros dans les prochaines années pour la sécurisation de l’approvisionnement en eau potable du département, régulièrement fragilisé par des situations de faiblesse de ressources disponibles. « Les études convergentes estiment à 25 % la baisse du début des cours d’eau en 2050 et à 20 % celle de la recharge des nappes phréatiques », expose le président du conseil départemental François Sauvadet. Les réponses seront portées par les syndicats mixtes intercommunaux constitués en début d’année, celui des eaux de Grosbois et de la Boucle des Maillys, qui mandatent le département pour la maîtrise d’ouvrage de leur mise en œuvre. Le premier planifie près de 24 millions d’euros afin d'exploiter et transporter (29 km de canalisations) la ressource du barrage du Grosbois, tandis qu’aux Maillys, 71 millions d’euros sont prévus pour créer un champ captant à quatre puits de pompage avec ses équipements associés comme une unité de traitement et 124 km de tuyaux. Les investissements assureront ainsi l’interconnexion des réseaux, permettant de subvenir aux besoins d’un territoire en manque par l’appel à son voisin. M.Noyer
Bourgogne-Franche-Comté
Union des acteurs pour les métiers du bâtiment

Par la convention qu’ils ont signée ce 5 mars, la Fédération française du bâtiment (FFB) Bourgogne-Franche-Comté, France Travail BFC, l’Association régionale des missions locales et le réseau des Cap Emploi (Cheops Bourgogne-Franche-Comté) ont manifesté l'objectif de renforcer leur coopération face au défi constant et grandissant de « gap » entre offre et demande d’emploi dans le secteur. Celui-ci compte près de 10.000 chômeurs (9.850 demandeurs d’emploi enregistrés en 2025) dans la région, « tandis que les employeurs peinent à pourvoir des postes techniques essentiels », notent les signataires. Dans la lignée d’accords nationaux, la convention régionale fixe des plans d’actions pour la promotion des métiers (événements découverte, immersions professionnelles…), la facilitation du recrutement ou encore l’inclusion des publics éloignés de l’emploi notamment les jeunes, les seniors et les personnes en situation de handicap. A ce titre, une quinzaine de femmes en reconversion ont bénéficié, l’été dernier, d’une immersion dans le bâtiment par l’initiative Artifex dans le Territoire de Belfort. Quant à l’entreprise de second œuvre Bonglet, elle a mis en place à son siège de Lons-le-Saunier (Jura) une formation au métier en expansion d’ITE-iste (chargé de l’isolation thermique par l’extérieur) qui a démarré sa troisième promotion ce qui doit porter à son issue le nombre de diplômés à une trentaine depuis l'origine, fin 2024. M.Noyer

























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