Au plus bas, le Rhin freine l’économie alsacienne. Le groupe Lisi performe au premier semestre. Le projet d'A31bis en Lorraine reçoit un avis favorable de la commission d’enquête publique. Le Journal des entreprises vidé de ses journalistes. Moins de gaz consommé en Bourgogne-Franche-Comté. Contesté en enquête publique, le datacenter de Microsoft obtient un avis favorable dans le sud de l'Alsace. En réussite, l’Ecole de Production Industrie 21 a des places à revendre
Alsace
Au plus bas, le Rhin freine l’économie
La sécheresse qui a sévi jusqu’à peu cette fin août a entraîné le Rhin vers ses plus bas niveaux historiques, ce qui ne reste pas sans conséquence sur l’économie alsacienne dont il constitue un axe important de chargement/déchargement de marchandises. L’impact le plus visible pour la population est la pénurie de carburants dans les stations-service, constatée jusqu’au nord de la Franche-Comté. Elle résulte du fait que les péniches de transport des produits pétroliers ne peuvent pas circuler ou au compte-goutte depuis fin juillet, obligeant à transborder la matière sur des camions, or il faut 75 poids lourds pour atteindre l’équivalent d’une barge. Les secteurs piliers du transport fluvial, comme les céréales, l’industrie des graviers et les produits pondéreux dont les pelles minières de Liebherr à Colmar (Haut-Rhin), subissent également des ralentissements. L'an dernier, près de 16 millions de tonnes ont circulé le long de la rive alsacienne du fleuve international. M.Noyer
Franche-Comté
Lisi performe au premier semestre

Le résultat semestriel du groupe franc-comtois Lisi de produits de fixation se caractérise par une progression d’1,6 point de la marge opérationnelle courante, celle-ci représentant 11,3 % du chiffre d’affaires situé à 942,9 millions d’euros, également en croissance, de 5,7 %. Le bénéfice opérationnel correspondant (Ebit) a augmenté de 22,8 %, à 106,2 millions d’euros, dépassant pour la première fois dans la longue histoire du groupe le seuil de 100 millions d’euros sur six mois. Le free cash flow qui avait été négatif au premier semestre 2025 est repassé dans le vert (+ 5,9 millions d’euros), le maintien de cette situation constituant l’un des objectifs prioritaires pour l’ensemble de la direction.
L’analyse de l’activité confirme que la division aéronautique (Lisi Aerospace) tire celle-ci de plus en plus vers le haut avec un chiffre d’affaires record de 663,2 millions d’euros (+ 10,4 %) portant sa proportion à 70 % dans l’activité. A contrario, la branche automobile, dont les usines franc-comtoises constituent les places fortes, doit continuer à composer avec la crise du secteur. La « contraction de la production mondiale des principaux clients » entraîne celle de 4,2 % du chiffre d’affaires de Lisi Automotive. Le groupe s’est réorganisé par la décision d’arrêter son site de Puiseaux-Pontoise en région parisienne en transférant son activité. Le résultat opérationnel courant de lisi Automotive reste positif à 11,8 millions d’euros bien qu’en recul de 17 %, soit une marge de 4,2 % (contre 4,9 % à fin juin 2025). Le groupe s’est séparé l’an dernier de sa division médical pour se recentrer sur l’aéronautique et l’automobile. M.Noyer
Lorraine
Le projet d'A31bis reçoit un avis favorable de la commission d’enquête publique

Attendu depuis une trentaine d’années dans le nord lorrain, le projet de désengorgement autoroutier entre Thionville (Moselle) et le Luxembourg vient de franchir un cap décisif. Le 10 août dernier, la commission d’enquête a rendu un avis favorable à la demande de déclaration d’utilité publique (DUP) de ce projet baptisé « A31bis » et estimé à un milliard d’euros d’investissement. Le chantier, dont le démarrage est annoncé pour 2031, doit aboutir à l’élargissement à trois voies de 16 km d’autoroute existante (sur l'A31), la réalisation du contournement de Thionville sur 7 km et la réservation d’une voie pour les transports en commun. L’État confiera la construction, l’exploitation et l’entretien à un opérateur privé dans le cadre d’une concession autoroutière synonyme de péage pour les automobilistes à la mise en service à horizon 2035.
Les enquêteurs ont assorti leur avis de trois réserves : le respect de la trentaine d’engagements pris par l’État, l’installation d’une station de mesure de la qualité de l’air et la demande de « détailler les deux variantes retenues pour l’échangeur Sainte-Agathe et d’informer rapidement les entreprises afin de leur donner de la visibilité sur leur avenir ». La formule fait référence au collectif d’entreprises Alliance Sainte-Agathe qui avait dénoncé le tracé de cet échangeur coupant en deux la zone d’activités du même nom au Sud. P. Bohlinger
Le Journal des entreprises vidé de ses journalistes
Placée en redressement judiciaire en mai dernier, la société Manche Atlantique Presse éditrice du Journal des entreprises a été reprise le 23 juillet dernier par Overlord Group. Le dossier du repreneur pour ce support de presse économique implanté dans plusieurs régions dont le Grand Est, et tel qu’accepté par le tribunal de commerce de Nantes, aboutit à la suppression de l’ensemble des 35 postes de journalistes permanents, seuls sont conservés le tiers des journalistes pigistes, soit 11 personnes, pour une « production » de contenu prévue minimale, à l’instar des acquisitions précédentes d’Overlord, le Nouvel Economiste et le Revenu. Son concept repose sur le recours maximal à l’intelligence artificielle. Nos pensées vont à nos confrères, en particulier les quatre permanents du Grand Est, qui ont produit un travail de grande qualité depuis de longues années. M.Noyer
Bourgogne-Franche-Comté
Moins de gaz consommé dans la région

La consommation de gaz a baissé en 2025 de 3,7 % en Bourgogne-Franche-Comté, selon les données publiées cet été par le transporteur Natran (anciennement GRTgaz). Elle s’est ainsi élevée à 15,4 térawattsheures (Twh), soit un peu moins de 4 % du total national. Le ralentissement concerne en particulier les industriels, avec une baisse mesurée à 8,3 % par rapport à 2024 pour un total d’environ 3 Twh, toujours concentrée en premier lieu dans la chimie (53 %) et la métallurgie (23 %). La méthanisation poursuit son développement. Cinq nouvelles unités en deux ans portent le parc régional à 27 unités représentant une production de 750 gigwattsheures, « l’équivalent de la consommation de 58.000 logements, soit les villes réunies de Chalon-sur-Saône -Saône-et-Loire) et Belfort », souligne Natran. La croissance en cours permet de viser un quadruplement à l’horizon 2030 de façon à atteindre 3 Twh. « En 2025, l’entreprise a investi 14 millions d’euros dans la région afin d’assurer la sécurité d’approvisionnement, moderniser les installations, soutenir le développement des gaz renouvelables et préparer l’émergence des futures réseaux d’hydrogène », expose l’opérateur. M.Noyer
Alsace
Contesté en enquête publique, le datecenter de Microsoft obtient un avis favorable
Un avis favorable a conclu l’enquête publique organisée en juin sur le projet de datacenter européen de Microsoft à Petit-Landau (Haut-Rhin). Le commissaire-enquêteur a jugé positives notamment les réponses apportées au rapport de la mission régionale d'autorité environnementale, sur les consommations d'électricité et d'eau en particulier, alors que la procédure a suscité 80 % de commentaires négatifs, soit ceux qui s’expriment le plus spontanément dans de tels cas. Il appartient au préfet du Haut-Rhin de statuer sur l’autorisation, cet automne. Le géant américain prévoit un investissement de 2 milliards d’euros et la création à terme de 200 emplois sur un terrain des ports de Mulhouse-Rhin. M.Noyer
Bourgogne
En réussite, l’Ecole de Production Industrie 21 a des places à revendre

Initié par l’UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie) de Côte-d’Or, l’Ecole de Production Industrie 21 (EDPI) cherche encore des candidats pour compléter les promotions de cette rentrée 2026-27, marquée par l’ouverture de deux cursus, le CAP Electricien (spécialité tableautier) et le bac professionnel TRPM (technicien en réalisation de produits mécaniques, option réalisation et suivi de production). « Nous avons à ce jour 5 places disponibles sur 12 pour le nouveau CAP et de même pour la première formation ouverte, le CAP CIP (conducteur d’installation de production) », signale Rémy Heyte, directeur de l’Ecole. La première promotion de ce CAP initial a décroché un 100 % de réussite à ses examens en juin, ses 10 inscrits ont tous obtenu leur diplôme et huit poursuivent par le bac professionnel sur place, préparant aux métiers de l’usinage et de la mécanique. L’EDPI est ouverte aux jeunes de 15 à 18 ans, qu’elle recrute avant tout sur le critère de la motivation. Selon le principe des écoles de production, ses élèves travaillent sur des commandes réelles d’entreprises, avec l’encadrement de professionnels de l’industrie, sans compter les stages en entreprise qui viennent renforcer la dimension très opérationnelle de la formation. M.Noyer









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