La charcuterie coopérative alsacienne Maurer-Tempé cherche un repreneur. Une avancée pour le KM0 mulhousien en direction de Belfort. Inquiétude à Etupes chez Trecia, cédé à un fonds par Forvia. Le soutien régional au Ceser de Bourgogne-Franche-Comté devenu facultatif. La Chartreuse rejoint la fibre optique souveraine de la Côte-d’Or. L’Ademe mobilise 83 millions d’euros en Bourgogne-Franche-Comté pour accélérer la transition écologique.
Alsace
La charcuterie coopérative Maurer-Tempé cherche un repreneur
« 150 ans d’histoire à sauvegarder ! » Derrière ce titre, la direction de la charcuterie industrielle Maurer-Tempé lance un appel public pour trouver un repreneur dans les trois prochaines semaines, afin de pérenniser son existence et ses 112 emplois. Elle explique continuer de faire face à un manque de trésorerie qui l’empêche de se développer malgré « des voyants au vert » en terme de « chiffre d’affaires, de productivité en progression constante, de qualité reconnue, de fidélité des clients, de frais fixés maîtrisés » et de résultats financiers avec un dernier exercice (clôturé le 31 mars) « positif de 33.000 euros. » Lors des deux précédents, Maurer-Tempé avait en revanche cumulé 3,2 millions d’euros de pertes, dans un contexte marqué par les crises sanitaire, économique (flambée du cours du porc) et géopolitique en Ukraine.
La PME était sortie d’un redressement judiciaire en 2019 par reprise en SCOP, mais le modèle coopératif atteint ses limites, reconnaît sa direction. Le scénario d’un associé minoritaire à 49 % n’a pas été suivi d’effet et le financement participatif lancé il y a quelques mois est resté insuffisant. La direction fixe au 22 mai l’échéance d’une solution pour enclencher un rebond au sortir de l’été vers la progression tendancielle du chiffre d’affaires. Celui-ci est passé de 21 millions d’euros en 2018 à 26 millions d’euros en 2024, avant une chute considérée comme circonstancielle en 2025 (20,5 millions d’euros), or l’horizon de 27 millions d’euros « et même 30 » est qualifié d’ « atteignable. » M.Noyer
Franche-Comté
Une avancée pour le KM0 mulhousien en direction de Belfort

Le projet en gestation depuis plusieurs années d’implantation du « KM0 » mulhousien à Belfort a franchi une étape de son parcours la semaine dernière. La communauté d’agglomération du Grand Belfort a approuvé l’achat à l’Etat du bâtiment (numéroté 14) pressenti dans la zone Techn’Hom. Celui-ci abrite déjà le CrunchLab, le pôle pour l’innovation et l’entrepreneuriat attaché à l’UTBM (Université de technologie de Belfort-Montbéliard). Dans le reste des 14.000 m2 de surfaces, la collectivité souhaite développer un « tiers-lieu d’innovation pour l’industrie et l’énergie » qui serait « piloté » par le KM0. A Mulhouse (Haut-Rhin), ce site réunit depuis 2019 des entreprises matures, des start-ups, pour partie situées dans un Village by CA, et des établissements de formation, afin d’assurer le rapprochement entre les industries de production et le numérique. Il compte aujourd’hui plus de mille occupants. « Il reste du chemin à parcourir jusqu’à la concrétisation de l’implantation », prévient toutefois Patrick Rein, le président de la société porteuse du KM0. Ce parcours suppose l’aplanissement des questions sur le mode juridique d’utilisation du bâtiment, qui doit reposer sur un bail emphytéotique. M.Noyer
Inquiétude à Etupes chez Trecia, cédé à un fonds par Forvia
Le site Trecia d’Etupes (Doubs) figure dans le périmètre de la vente par le groupe d’équipement automobile Forvia de sa division d’aménagements intérieurs. La cession confirmée officiellement fin avril s’opère vers le fonds de pension anglo-saxon Apollo, pour un montant d’1,82 milliard d’euros. L'activité concernée emploie 31.000 personnes dans le monde. L’information soulève l’inquiétude parmi le personnel et ses représentants syndicaux sur le site du Technoland du Pays de Montbéliard qui emploie 170 salariés. Ceux-ci privilégiaient l’hypothèse d’une reprise par un industriel. Le site produit des panneaux de portes et des tableaux de bord. Trecia (anciennement Trevest) s’est déjà retrouvé en position fragile à plusieurs reprises par le passé. M.Noyer
Bourgogne-Franche-Comté
Le soutien régional au Ceser devenu facultatif

« J’assure à nouveau de notre intérêt pour les travaux du Ceser et pour la place importante que cette assemblée de la société civile organisée tient à nos côtés. Le Ceser ne sera pas une variable d’ajustement budgétaire pour la majorité régionale ! » En ces termes prononcés devant l’assemblée plénière ce 29 avril, Jérôme Durain a apporté le soutien du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, qu’il préside, au Conseil économique, social et environnemental (Ceser) dans le contexte qui menace l’instance. Celle-ci serait rendue facultative, selon la volonté ou pas de chaque région de la pérenniser, en vertu d’un amendement porté au projet de loi de simplification de la vie économique, mi-avril. Au sein de l’assemblée régionale, les élus RN portent en particulier le message de critique du Ceser. Avant Jérôme Durain, les président et présidentes de groupe de la majorité régionale de gauche avaient signé un autre texte de soutien porté par la conviction que « protéger le Ceser est un réflexe démocratique. » Les députés socialistes et écologistes saisiront le Conseil constitutionnel contre cette disposition de la loi, indique le texte. M.Noyer
Bourgogne
La Chartreuse rejoint la fibre optique souveraine de la Côte-d’Or
Ce 27 avril, le Centre Hospitalier de La Chartreuse de Dijon s’est raccordé au réseau de fibre optique propre au département de Côte-d’Or. L’infrastructure n’est pas accessible au grand public, en étant dédiée à des « groupements fermés d’utilisateurs » (GFU) qui doivent ainsi y trouver un mode sécurisé pour la gestion, la circulation et la protection de leurs données. Le réseau dont l’origine remonte déjà à 2017 représente une longueur cumulée de 280 km dont les installations spécifiques ont mobilisé un investissement de 5,5 millions d’euros. Outre les différentes implantations du conseil départemental, les collèges qu’il gère ainsi que le site touristique d’Alésia, il connecte le SDIS (service départemental d’incendie et de secours), le conseil régional, la préfecture, le rectorat, le CHU (centre hospitalier universitaire) Dijon-Bourgogne et d’autres établissements hospitaliers, soit un total de 132 sites auquel, selon le département, il « garantit une souveraine numérique, sécurise l’accès aux data centers départementaux » et « procure des économies de fonctionnement. » Pour La Chartreuse, le gain est évalué sur 750.000 euros sur dix ans, en comparaison de la redevance de 220.000 euros que le centre hospitalier versera durant la même période. M.Noyer
Bourgogne-Franche-Comté
L’Ademe mobilise 83 millions d’euros pour accélérer la transition écologique

En 2025, l’Ademe a accordé 83 millions d’euros d’aides publiques au bénéfice de 541 projets, générant au total 345 millions d’euros d’investissements dans la transition écologique en Bourgogne-Franche-Comté. « Les fonds de l'agence ont un effet de levier. Quand elle engage 1 euro dans un projet, ce sont au total 4 euros qui sont investis », détaille Perrine Serre, Secrétaire Générale aux Affaires Régionales. Les entreprises concentrent 63 % des projets accompagnés, traduisant une montée en puissance des enjeux de décarbonation industrielle. Parallèlement, les collectivités captent plus de la moitié des montants engagés, notamment via des projets structurants de réseaux de chaleur. La chaleur renouvelable s’impose d’ailleurs comme premier poste d’intervention, avec plus de 50 millions d’euros mobilisés en 2025, un niveau inédit depuis la création du fonds dédié en 2009. L'Ademe joue également un rôle d’animation territoriale et d’ingénierie de projets. Elle pilote notamment 11 actions de la COP régionale et anime plusieurs réseaux d’acteurs économiques, à l’image de RT2E qui a sensibilisé plus de 1.500 entreprises en 2025. Pour 2026, l’agence entend renforcer son accompagnement, en particulier auprès des entreprises industrielles les plus émettrices et sur les enjeux d’économie circulaire,à travers notamment le dispositif « Mon parcours économies d’énergie » qui cible au moins 700 entreprises régionales d’ici 2028. A.Morel


































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