Forvia inaugure son usine de réservoirs d'hydrogène dans le Pays de Montbéliard. Des totems pour les zones économiques de l’agglomération de Mulhouse. Les entreprises de Bourgogne-Franche-Comté ont bien résisté à l’inflation en 2022. Un nouveau lieu du numérique à Besançon. Des formations au numérique pour les professionnels du tourisme. Un laboratoire vivant de la dépollution naturelle des friches en Nord Franche-Comté.


• Forvia inaugure son usine de réservoirs d'hydrogène dans le Pays de Montbéliard

L'équipementier automobile Forvia (ex-Faurecia) a inauguré ce 9 octobre son usine de réservoirs pour l'hydrogène à Allenjoie, sur le Technoland du Pays de Montbéliard (Doubs). Il y vise la production de 100.000 unités par an en 2030. Les réservoirs sont conçus pour stocker la source d'énergie sous forme gazeuse à une haute pression de 700 bars. Cette activité « Clean Mobility » est destinée à fournir les véhicules utilitaires du groupe Stellantis (comme le Citröen e-Jumpy et le Peugeot e-Expert) et du groupe Renault. Opérationnelle depuis le début de cette année, elle emploie 250 salariés sur place. L'usine s'implante à proximité immédiate du centre de recherches du groupe dans les systèmes d'échappement, situé à Bavans qui a élargi son périmètre de travail au stockage d'hydrogène. Elle se double, sur le terrain d'Allenjoie, de l'usine de sièges pour les sites Stellantis de Sochaux et Mulhouse, résultat du transfert et regroupement des précédentes installations de Montbéliard et de Pulversheim (Haut-Rhin), une usine qui a été fermée en 2022. L'investissement cumulé de Forvia pour les deux implantations au Technoland s'élève à 250 millions d'€.  M.Noyer

 

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• Des totems pour les zones économiques de l’agglomération de Mulhouse

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La présentation des totems de la zone Marie-Louise s'est déroulée en présence des élus de M2A autour de son président Fabian Jordan (à droite) et du vice-président à l'aménagement du territoire et maire de Staffelfelden Thierry Belloni (à gauche du totem), des techniciens et de représentants des entreprises installées sur place. © M2A


La zone d’activités économiques (ZAE) Marie-Louise à Staffelfelden (Haut-Rhin) se dote d’une signalétique visible, dans le cadre d’un plan de Mulhouse Alsace Agglomération (M2A) de déploiement sur les 60 sites homologues dans l’agglomération mulhousienne, à l’horizon de trois ou quatre ans. Deux « totems » sont ainsi posés aux entrées de la ZAE de façon à la signaler nettement au bord de la RD 430. Ancien carreau de mine, le site Marie-Louise a été réaménagé à partir de 2010 par M2A en zone économique cherchant à concilier cette vocation avec la protection de l’environnement (corridor écologique, zone humide, parc photovoltaïque) sur un total de 38 hectares, dont 17 commercialisables. Les travaux en deux tranches jusqu’à l’automne 2022 ont totalisé de 6,5 millions d’€. La zone a commencé à se remplir en 2017 avec l’arrivée des Transports Alloy, elle compte huit entreprises pour un effectif cumulé de 90 équivalents temps-plein. M.Noyer 

 

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• Les entreprises de Bourgogne-Franche-Comté ont bien résisté à l’inflation en 2022 

C’est l’analyse du directeur régional de la Banque de France, qui a présenté, le 27 septembre, les résultats d’une étude réalisée auprès de plus de 9.200 entreprises de la région. « L’année passée a été un bon millésime pour l’économie régionale, résume Laurent Fraisse. Les entreprises affichent de bonnes marges, elles présentent une structure financière solide. On constate un ralentissement de l’activité, mais celle-ci reste positive, et nous n’avons pas relevé d’alerte sur le nombre de défaillances. » Les cassandres en seront donc pour leurs frais : en 2022 en tout cas, la situation suscite plutôt l’optimisme du directeur régional, qui constate donc que « les entreprises ont résisté à l’inflation ».

Parmi les signes encourageants, figure la bonne tenue des investissements : ceux-ci marquent le pas mais continuent de progresser, à + 4,3 % contre + 19 % en 2021 et une année rouge en 2020. « Ils sont largement financés sur fonds propres », observe Laurent Fraisse. En conséquence, si les trésoreries sont sollicitées, elles demeurent à un niveau supérieur à l'avant-Covid. Quant à l'endettement, il a augmenté mais reste maîtrisé puisque « 75 à 80 % des entreprises de Bourgogne-Franche-Comté seraient, le cas échéant, capables de rembourser leur dette en moins de trois ans et demi ». Les voyants sont au vert sur l’emploi également, avec un taux de chômage attendu de 7,2 % en 2023 « historiquement bas » et une perspective heureuse, promet Laurent Fraisse : la reprise de la demande intérieure à l’horizon 2024-2025, grâce à l’arrêt prévu de l’inflation et à la stabilisation des taux d’intérêt. P.Bouillot

 

• Un nouveau lieu du numérique à Besançon 

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Le bâtiment se déploiera sur 3.000 m2 attendus pour la fin 2025. © Coco Architecture


« Le Numérique », ainsi se dénomme le bâtiment de 3.000 m2 dédié à ce secteur d’activités qui va sortir de terre à Besançon (Doubs) dans le quartier de Planoise. Porté par la SEM immobilière locale Aktya pour le compte de Grand Besançon Métropole (GBM), le projet représente un investissement de 10 millions d’€. Il est conçu dans un esprit de « coopérative numérique » pour l'accueil des entreprises dans leur première partie de création et de développement, ainsi que des services d’accompagnement de la communauté urbaine. Le bâtiment est conçu par l’agence CoCo Architecture. Le début de ses travaux, cofinancé par l'Agence nationale de la rénovation urbaine, la région et GBM, est prévu au printemps 2024, pour un objectif de livraison fin 2025. M.Noyer

 

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•  Des formations au numérique pour les professionnels du tourisme 

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Un van à l'effigie de Google a fait sa première étape à Dijon ce mardi, avant de rejoindre Beaune mercredi,
puis la Saône-et-Loire jeudi et vendredi. © Patrice Bouillot


Bourgogne-Franche-Comté Tourisme a lancé, mardi à la Cité internationale de la gastronomie et du vin de Dijon, la tournée des ateliers numériques Google dans la Vallée de la gastronomie. Ce parcours fléché vers les professionnels du tourisme constitue une première en France. Un van à l’effigie du géant de la tech accueille les visiteurs pour une formation gratuite au numérique. Après Dijon, il fait étape à Beaune ce mercredi, puis en Saône-et-Loire, à Tournus jeudi et à Mâcon vendredi. Au total, une centaine de participants est inscrite pour les quatre dates. « Les touristes utilisent désormais Internet massivement pour préparer et réserver leurs vacances, mais certains professionnels n’ont pas encore pris le train du numérique », constate Patrick Ayache, président de BFC Tourisme. L’objectif consiste donc à les sensibiliser et former.

« Le numérique constitue une opportunité pour les professionnels, à condition d’en maîtriser les usages, assure Hélène Marlaud, responsable des ateliers numériques Google. C’est pourquoi nous avons développé un programme gratuit, accessible à tous, dans le cadre duquel nous avons déjà accompagné 800.000 personnes en France, à titre professionnel ou personnel. » Pour les professionnels du tourisme, l’enjeu de la visibilité sur internet est devenu essentiel. « Nous les sensibilisons fortement à la nécessité de saisir des informations fiables sur leur offre de services sur notre base de données Décibelles Data, qui alimente 180 sites internet et garantit un bon référencement sur les moteurs de recherche comme Google », explique Sophie Ollier-Daumas, directrice générale de BFC Tourisme. P.Bouillot

 

banque pop 2024

 

• Un laboratoire vivant de la dépollution naturelle des friches dans le Nord Franche-Comté

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Le phytomanagement se déploie pour commencer sur l'ancie site industriel IP Marti à Vieux-Charmont (Doubs). © PMA


Pays de Montbéliard Agglomération (PMA) et la commune de Vieux-Charmont (Doubs) ont inauguré, le 29 septembre, leur « Living Lab », laboratoire « vivant » de dépollution de friches industrielles par la phytoremédiation, le recours à des plantes développant des propriétés en la matière. Inscrit au programme local « Territoires d’innovation Nord Franche-Comté », le projet s’est posé dans cette commune, sur l’ancien site de sous-traitance automobile IP Marti, dans la mesure où ses 2 hectare d’un seul tenant, fortement pollués, ont été identifiés par les scientifiques comme le plus adapté pour tester la méthode.

Le Nord Franche-Comté souhaite en effet dupliquer ce phytomanagement. Il a listé, à ce titre, 10 autres friches, sur les territoires du Grand Belfort, de PMA et des communautés de communes du Sud Territoire et des Vosges du Sud représentant un potentiel plus ou moins important, comme CEB Fontenelles à Beaucourt, Delle Fonderie Industrielle à Rougemont-le-Château. Il a pointé aussi deux autres sites en activité par ailleurs, Isola Composite à Delle et Castmétal à Colombier-Fontaine. A Vieux-Charmont, le site rebaptisé Parc des Alliaires, du nom d’une de ces plantes « dépolluantes », est placé sous le pilotage scientifique du laboratoire Chrono-Environnement de l’université de Franche-Comté et représente un budget d’1,3 million d’€. M.Noyer

 

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