La jeune pousse belfortaine de conseil, aménagements et équipements pour l’ergonomie au travail, désormais âgée de six ans, s'est réinstallée au Techn’Hom. Elle enrichit son offre grâce à l’arrivée à maturité des nouvelles technologies de visualisation et simulation, pour l'usage qu'elle-même en fait.
Ergo Briante poursuit la route qu’elle s’est tracée, sur laquelle nous nous arrêtons de temps en temps pour faire le point sur l’évolution de la société belfortaine créée en novembre 2017 par Léo Brize et Thibaut Grante, à leur sortie de l’Université de technologie de Belfort-Montbéliard (UTBM).

© Laurent Cheviet
Cette évolution continue à rimer avec une croissance, « de l’ordre de 20 à 30 % par an », relève Thibaut Grante. Ergo Briante atteindra un chiffre d’affaires de 150.000 € dans quelques jours à l’issue de 2023. Pas encore de quoi se lancer dans l’embauche d’un premier salarié extérieur - mais la perspective n’est irréaliste - ni de devoir passer par les levées de fonds, à ce stade. Mais de quoi, par contre, s’être senti à l’étroit.
La jeune pousse a emménagé, courant 2022, dans l’un des bâtiments du Techn’Hom à Belfort dont elle occupe 60 m2. Elle a ainsi quitté la pépinière des Résidences qui l’avait accueillie à sa naissance, un déménagement intervenu, au demeurant, vers la fin du terme normal prévu de cette période d’hébergement.
Parmi ses vecteurs de développement, son offre principale d’aménagements et équipements pour l’ergonomie des postes de travail s’enrichit des outils numériques, au fur et à mesure que ceux-ci gagnent en maturité. En ce 4ème trimestre 2023, l’actualité d’Ergo Briante vient de la réalité augmentée. La technologie prend place dans le casque de visualisation des solutions de la société belfortaine, un modèle Oculus. « Nous avons identifié d'emblée la réalité augmentée comme une piste très pertinente pour notre activité. Mais à notre création, elle n’était qu’émergente, s'agissant de nos besoins, c’était trop tôt. Le moment est venu, à présent », relate Léo Brize.
« Nous avions déjà introduit la réalité virtuelle, mais avec la réalité augmentée, nous allons bien plus loin. L’utilisateur peut appréhender de façon plus exhaustive comment l’offre d’ergonomie que nous lui proposons va prendre place et interagir avec son environnement », renchérit Thibaut Grante. « Elle nous ouvre aussi des perspectives pour développer la formation », ajoute Léo Brize.

Et pour manier le tout, l’utilisateur peut compter sur des manettes renouvelées… et ergonomiques comme il se doit. Sans oublier la – presque célèbre – mallette Ergo Briante, la 4H Box digne ou presque d’une valise diplomatique, qui emporte avec elle tous les équipements (casques, écrans, tablettes…) pour la démonstration dans les salons et l’intervention en réel auprès des clients.
L’activité d’origine d’Ergo Briante s’imagine presque avoir été conçue sur-mesure pour illustrer par le concret l’enseignement reçu par le duo : Thibaut et Léo sont issus du département Ergonomie, Design et Ingénierie Mécanique (EDIM) de l’UTBM.
Entrée dans l’impression 3D
© Laurent Cheviet

Ils ont ajouté une autre corde à leur arc : l’impression 3D. Leur entrée dans cet univers, il y a un an environ, découle d’une commande personnelle d’un ami. « Il désirait trouver une alternative à la télécommande classique confiée aux malades pour appeler un soignant », rappelle Thibaut Grante. D’où un concept trouvé par les deux ingénieurs, de commande tactile. S’y ajoute la réponse de « plus grande série » à une attente liée aux dispositifs d’appel malades : en harmoniser le fonctionnement en gommant leurs différences de conception au fil des années, voire au fil des décennies.
Ergo Briante a ainsi mis au point une adaptation de carte électronique qui fait atteindre cet objectif. « Nous avons équipé de la sorte un hôpital complet disposant de télécommandes de plusieurs marques différentes. Nous pouvons ainsi homogénéiser quelques centaines à un millier d’exemplaires. Le retour sur investissement est express : un an », souligne Léo Brize.

Cette seconde branche renforce ainsi la place du secteur médical dans le portefeuille de clientèle de la jeune pousse. Mais celui-ci est bien diversifié ; automobile, agroalimenaire, biens d’équipement et autres industries apportent les débouchés, dans des implantations variées : Hauts-de-France, Rhône-Alpes, et Franche-Comté bien sûr également. Mais Ergo Briante verrait bien le nord franc-comtois, qui l’a formé et ou il exerce, représenter un point plus épais sur la carte de France de ses sources de chiffre d’affaires.

































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