L’aventure Bayard, c’est fini à Dijon et ailleurs. La fromagerie meusienne du groupe Hochland inaugure une extension de 10.000 m². Dijon Bourgogne Events place la foire 2024 sous le signe du Japon. Le Territoire d’industrie « Alliances Luxe & Précision Doubs » présente son projet. Des prêts de la Banque des territoires pour l’établissement foncier Doubs-BFC. Le Ceser de Bourgogne-Franche-Comté est lancé dans sa nouvelle mandature 2024-2029.
Bourgogne
• L’aventure Bayard, c’est fini à Dijon et ailleurs
Bayard ne fêtera pas son centième anniversaire l’an prochain. Sauf improbable coup de théâtre, le tribunal de commerce de Dijon devrait prononcer, mardi prochain, la liquidation judiciaire de MDSA, la société qui porte la marque de prêt-à-porter pour homme. Au total, 130 emplois seront perdus, dont une vingtaine au siège de Quetigny et à Dijon, à la boutique de la rue des Forges). Les 26 points de vente de l’enseigne ferment leurs portes dès ce vendredi. En juin, le dirigeant de MDSA, Laurent Vigneron, avait lancé un appel à repreneur ou à partenaire : il fallait injecter 5 millions d’euros dans l’affaire pour la remettre à flot, après l’arrêt de l’activité pendant la crise sanitaire et les investissements consentis pour redorer le blason de la marque. Mais aucun des contacts engagés pendant l’été n’a abouti à une offre complète et sérieuse.
« Les crises (économique, financière, sanitaire, de la consommation, du pouvoir d’achat) se sont empilées plutôt que succédé, analyse Laurent Vigneron. Elles ont formé des vents contraires violents pour les entreprises de la distribution. Ce qui aura été fatal à Bayard, déjà fragile et qui avait besoin de se transformer. » Le dirigeant estime le travail de transformation et de « dépoussiérage » de la marque avaient produit ses premiers depuis trois ans. « Mais la consommation a baissé, nous n’avons pu amortir l’investissement consenti, les événements extérieurs ont été plus puissants que les efforts fournis par l’équipe. » Bayard subit ainsi le même sort que de nombreuses marques de prêt-à-porter qui ont disparu du marché en quelques mois. Son homologue en Bourgogne-Franche-Comté pour les femmes, Christine Laure, qui lui mettait à disposition des corners dans ses magasins, se trouve actuellement en redressement judiciaire. P.Bouillot
Lorraine
• La fromagerie meusienne du groupe Hochland inaugure une extension de 10.000 m²

A Dieue-sur-Meuse (Meuse), la Fromagerie Henri Hutin, filiale du groupe bavarois Hochland, a inauguré une nouvelle ligne de production, le 12 septembre dernier. Cinq ans de travaux auront été nécessaires pour concrétiser cette extension de 10.000 m² qui porte la surface totale des ateliers à 40.000 m². L’investissement, chiffré à « plusieurs dizaines de millions d’euros » à son lancement en 2020, va permettre au site de plus de 300 salariés de franchir une étape majeure. La fromagerie a en effet remplacé le cœur de sa production, le coagulateur davantage adapté à une production de masse, par une ligne « à bassines » , plus flexible, dans l'optique de maintenir une production en continu tout en travaillant avec différentes qualités de laits.
L’industriel alimente majoritairement la grande distribution germanique, les consommateurs allemands étant particulièrement friands de fromages à pâte molle d’origine française, de type « brie. » Fromageries Henri Hutin en produit 15.000 tonnes par an, aux côtés de fromages à pâte fraiche (2.000 tonnes) et à pâte pressée (3.000 tonnes). L’usine meusienne forme l’un des 15 sites de production du groupe qui emploie plus de 6.100 salariés pour un chiffre d’affaires de 2,25 milliards d’euros en 2023. P. Bohlinger
Bourgogne
• Dijon Bourgogne Events place la foire 2024 sous le signe du Japon

La Foire internationale et gastronomique de Dijon tiendra son édition 2024 du 31 octobre au 12 novembre au parc des expositions et congrès de Dijon. Elle rassemblera 400 exposants. Pour la première fois, le Japon sera à l’honneur avec un stand de 225 m2 proposant un focus sur les régions de Hiroshima, Nagasaki et Kumamuto. Par ailleurs, la Polynésie assurera l’accueil des visiteurs, une idée issue d’une visite au salon de l’agriculture de Paris. Le programme des 250 animations qui se succéderont toutes les deux heures comprend la journée de l’école des métiers de Dijon le 5 novembre avec la réalisation de dégustation par les élèves de différentes sections, ou encore le 31 octobre et le 1er novembre des animations interactives autour du concours des start-ups innovantes « on mange quoi demain » organisé par le pôle de compétitivité Vitagora et la FoodTech. « La foire de Dijon fait partie des dix plus importantes du pays, voire occupe la première place si on la rapporte au nombre de population », souligne Danielle Juban, présidente de Dijon Bourgogne Events, la société publique locale exploitante depuis l’an dernier du parc des expositions, créée par la Ville et la Métropole et rejointe au capital par le conseil départemental de la Côte-d’Or. L’événement avait accueilli 154.000 visiteurs en 2023, soit 30% de plus que l’année précédente, un chiffre que les organisateurs espèrent bien dépasser. S. Dolidze
Franche-Comté
• Le Territoire d’industrie « Alliances Luxe & Précision Doubs » présente son projet
Les contours du Territoire d’industrie « Alliances Luxe & Précision Doubs » ont été dévoilés à Besançon à l’occasion du salon Micronora, le 25 septembre. Lancée officiellement en novembre 2023, la seconde phase de déclinaison du programme national de soutien à la réindustrialisation fédère six intercommunalités : Val de Morteau, Pays de Maîche, Portes du Haut-Doubs, Loue-Lison, Plateau du Russey et Grand Besançon Métropole.
Elle est mise en œuvre par un comité exécutif, décrit comme « un outil de réalisation souple et efficace » par Nathalie Augé, patronne d’Augé Microtechnic Group et industrielle référente de la démarche aux côtés de Cédric Bôle, président de la communauté de communes Val de Morteau. Cette instance dirigeant associe à parité élus et dirigeants d’entreprises (Boillod Polissage, Créations JC Perrin, Startech, Actemium et Peugeot Saveurs). Elle entend mener des « actions concrètes utiles » pour que « l’industrie continue à jouer un rôle de premier plan. » Plusieurs d’entre elles ont déjà été engagées, comme l’opération « Gagne ton stage de 3ème dans l’industrie » à destination des collégiens, ou l’élaboration d’un argumentaire sur la réalité du travail frontalier en Suisse. E. Prompt
Des prêts Banque des territoires pour l’établissement foncier
L’Etablissement public foncier (EPF) Doubs BFC a signé, le 27 septembre, un accord de prêt avec la Banque des territoires d’un montant de 5 millions d’euros. L’enveloppe couvre la quasi-totalité du financement (5,5 millions d’euros) des acquisitions de l’année 2024 de l’EPF qui portent sur 31 opérations en Bourgogne-Franche-Comté sur un total de surfaces de 14 hectares. Ce programme comprend par exemple la friche industrielle de la literie Veldeman à Saint-Forgeot (Saône-et-Loire) pour le compte de la communauté de communes du Grand Autunois Morvan, le café du centre de Saint-Vit (Doubs) ou encore un terrain pour créer un pôle de mobilité mécanique à Toucy (Yonne). L’EPF couvre un territoire d’1,2 million d’habitants en Bourgogne-Franche-Comté, soit la population cumulée des 1.423 communes et 43 EPCI (établissements publics de coopération intercommunale) qui forment ses membres. M. Noyer
Bourgogne-Franche-Comté
• Le Ceser est lancé dans sa nouvelle mandature 2024-2029

Le Ceser (Conseil économique, social et environnemental régional) Bourgogne-Franche-Comté a validé en assemblée plénière du 17 septembre la feuille de route de sa mandature 2024-2029. Sa mission consiste à participer aux consultations organisées à l'échelle régionale, de conduire des études de prospective territoriale, et de contribuer à des évaluations et à un suivi des politiques publiques régionales. L’instance de représentation de la société civile (110 membres) communique ensuite les résultats de ses études au conseil régional, autour de six groupes de thématiques : économie–emploi, finances–Europe, formation-recherche, mobilités-énergie, territoires-environnement, et cadre de vie-société. « Nous sommes là pour éclairer les politiques régionales et donner la parole à tous. Nous pouvons être saisis par tout habitant via la saisine citoyenne. 4.000 signatures sont nécessaires à une telle pétition pour lancer les débats, et il est possible de s'exprimer dès l’âge de 16 ans », interpelle Élise Moreau, sa présidente. Et d’ajouter : « Nous auditons des personnes à travers l’auto-saisine également. Je suis persuadée qu’en faisant parler du Ceser, davantage de liens vont se créer entre politiques et citoyens. Je nous vois comme une passerelle entre eux. » D.Levy


















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