Les travaux publics Starter investissent dans des locaux modernisés dans le Haut-Rhin. Le président de l’UIMM en « défenseur de l’industrie » à Belfort et environs. 100 millions d’euros de commandes pour engager la relance des locomotives de manœuvre chez Alstom à Belfort. En Lorraine, l’ancien site Novasco de Custines pourrait redémarrer sous la bannière Sidenor. 28 travailleurs en milieu adapté diplômés grâce au dispositif Access’VAE en Bourgogne-Franche-Comté. Trois entreprises de Bourgogne-Franche-Comté récompensées par un prix Innov’BFC 2026.
Alsace
Les travaux publics Starter investissent dans des locaux modernisés
Le groupe familial de travaux publics Starter a inauguré, ce 18 septembre, son siège remis à neuf à Feldkirch (Haut-Rhin), auquel il a consacré un investissement de 3 millions d’euros. Cette modernisation.entend consacrer la nouvelle dimension prise par l’entreprise créée en 1990 par le père de l’actuel dirigeant Joseph Spataro. En 36 ans, elle a bien grandipour représenter aujourd’hui un petit groupe à l'effectif de 90 salariés - plus 9 apprentis - pour un chiffre d’affaires de 15 millions d’euros, réparti entre le métier historique, la production d’enrobés de revêtements routiers (société Catram) et la collecte et gestion de déchets (Tridoo). Les bureaux ont été rénovés, ls aménagements extérieurs ont été repensés et les capacités de stockage ont été étendues avec un second hall de 1.100 m2 s’ajoutant à 600 m2 pré-existants.
« Nous avons investi pour la performance et l’efficacité, mais aussi pour la sécurité des déplacements, et des conditions de travail agréables : nos équipes doivent se sentir bien chez nous », déclare Joseph Spataro. Starter est d’abord spécialisée dans les réseaux secs (énergie, chauffage urbain, fibre optique). Ceux-ci connaissent une bonne dynamique et entraînent la PME plus loin que ses bases alsaciennes vers le reste du Grand Est, en témoigne l’obtention récente d’un marché de pose de 6 km de réseau de chaleur via l’énergéticien Idex pour le camp militaire de Suippes (Marne). M.Noyer
Franche-Comté
Le président de l’UIMM en « défenseur de l’industrie » à Belfort et environs

Venu en « défenseur de l’industrie » le 23 septembre dans le Territoire de Belfort à l’invitation de la fédération de Franche-Comté, le président national de l’UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie) Eric Trappier a notamment illustré « l’atout français des compétences » et la capacité de rebond par la visite de l’entreprise de mécanique de précision M-Plus à Lachapelle-sous-Rougemont, engagée dans la diversification vers l’aéronautique et la défense. Eric Trappier connaît parfaitement ces deux domaines, en tant que patron de Dassault Aviation, et il n’ignore pas les contraintes et défis que l’entrée dans ces marchés représentent pour une PME. « Je n’ai pas de conseil particulier à leur donner, sinon de développer un état d’esprit : celui de savoir se réinventer, d’accepter de devoir réinvestir et engager des fonds propres en ne se reposant pas sur les grandes séries que l’on sait déjà faire, cultiver la conception en interne et son savoir-faire », a-t-il déclaré à l’issue de sa visite.
De façon générale, l’investissement dans la formation, à travers notamment les parcours proposés par l’UIMM un peu partout en France, demeure la clé, selon lui, pour la réindustrialisation du pays, qu'il croît « parfaitement possible. » A condition notamment, que les pouvoirs publics se fassent les alliés des entrepreneurs : « Nous demandons de la stabilité, fiscale et sociale, la suppression des normes superflues ou la modification des excessives comme le MACF (mécanisme d’ajustement du carbone aux frontières) dans sa mouture actuelle, et le maintien de ce qui est efficace, comme le crédit-impôt-recherche », a également souligné Eric Trappier. M.Noyer
100 millions d’euros de commandes pour engager la relance des locomotives de manœuvre chez Alstom à Belfort
Il y a quelques semaines, Alstom faisait part, via le relais de Damien Meslot le maire de Belfort, de la relance à venir de sa production de locomotives de manœuvre sur son site historique. La traduction concrète, alors non précisée, n’a pas tardé. Ce 23 septembre, le constructeur ferroviaire a dévoilé un premier marché avec le Franco-allemand Northrail. « La partie ferme de la commande comprend des locomotives de manœuvre Traxx Shunter hybrides (électrique-diesel), assorties de dix ans de maintenance, pour un montant d’un peu moins de 100 millions d’euros. (...) Elles seront conçues et assemblées dans le centre d’excellence d’Alstom à Belfort, les livraisons devraient débuter à partir de la fin 2029 », indique-t-il dans un communiqué.
« La valeur totale de l’accord-cadre peut atteindre 700 millions d’euros » , ajoute le texte. Déjà bien garni, le plan de travail du site nord-franc-comtois s’étoffe ainsi encore. Ce qui renforce la revendication des syndicats à opérer des embauches fermes, au moins d’une partie des 120 intérimaires actuels qui complètent l’effectif permanent de 690 salariés. M.Noyer
Lorraine
L’ancien site Novasco de Custines pourrait redémarrer sous la bannière Sidenor

Le groupe Sidenor recherchait depuis plusieurs années un outil de finition dont le positionnement géographique puisse lui ouvrir le marché allemand. Le tribunal judiciaire de Strasbourg a ouvert cette possibilité au sidérurgiste espagnol en validant, le 7 septembre dernier, son dossier de reprise des actifs de l’ex-usine Novasco de Custines (Meurthe-et-Moselle), au nord de Nancy. Les 57 anciens salariés conservaient un espoir de redémarrage de leurs outils, malgré la fermeture du site d'usinage et de parachèvements, intervenue consécutivement à la liquidation du groupe Novasco, le 17 novembre 2025. En effet, pendant la phase de redressement judiciaire, l’industriel hispanique avait envisagé de déposer une offre avant de se rétracter, relate une source syndicale.
Le nombre de salariés qui pourraient être repris dans le cadre de cette opération n’a toutefois pas été communiqué par Sidenor, un groupe qui emploie plus de 1.700 salariés. Pour les quelque 500 autres employés licenciés suite à la disparition de Novasco, alors propriété du fonds britannique Greybull, en revanche, les chances de relance de l’aciérie d’Hagondange (Moselle) et du site de finition de Saint-Étienne (Loire) sont quasi inexistantes. P. Bohlinger
Bourgogne-Franche-Comté
28 travailleurs en milieu adapté diplômés grâce au dispositif Access’VAE
Le 17 septembre, le Centre Régional d’Études, d’Actions et d’Informations de Bourgogne Franche-Comté (CREAI BFC) organisait une cérémonie de remise de diplômes, à Dole (Jura), pour les personnes prises en charge dans le cadre du dispositif Access’VAE. Depuis 2008, travailleurs en Esat et salariés d’entreprises adaptées de la région ont la possibilité de se lancer dans une démarche de validation des acquis de l’expérience (VAE), grâce à cet accompagnement particulier coordonné par le CREAI BFC.Pendant 18 mois environ, ils reçoivent ainsi l’appui d’organismes de soutien renforcé, ainsi que d’un référent au sein de leur structure d’accueil. À la clé, un dossier permettant de valider un diplôme : titre professionnel, CAP, CAP agricole, brevet professionnel, ou encore baccalauréat professionnel.
Pour cette session, qui s’est déroulée de juin 2024 à l’été 2026, 28 personnes ont obtenu leur VAE, dans des domaines aussi variés que la blanchisserie, la fabrication industrielle, la restauration, ou encore la modélisation et le prototypage 3D. « Leur motivation première est de valoriser leurs compétences et leur estime de soi, de montrer qu’ils sont capables d’obtenir un diplôme », rapporte Arnaud Sennepin, conseiller technique au CREAI BFC. . Mais pour certains, ce parcours offre aussi une porte d’entrée vers le milieu ordinaire : cinq des 28 diplômés récompensés ont décroché un contrat en entreprise. C.Jourdan
Bourgogne-Franche-Comté
Trois entreprises récompensées par un prix Innov’BFC 2026

Les trois lauréats des Prix Innov’BFC 2026, remis à l’occasion de l’événement Connect 2026 ce 22 septembre à Talant (Côte-d'Or) par l'agence réginale AER-BFC, illustrent autant de voies porteuses de développement industriel : matériaux avancés, mobilité et décarbonation. Dans la catégorie Industrie deeptech, la distinction revient à Sintermat, à Venarey-les-Laumes (Côte-d’Or). La PME d'environ 20 salariés développe et industrialise le frittage flash, un procédé de métallurgie des poudres permettant de fabriquer des matériaux à partir de poudres métalliques, composites ou naturelles. Elle vise notamment l’aéronautique, la défense, l’énergie, le luxe et la santé.
Le prix Start-up distingue Parco Cycles, entreprise fondée par l’ingénieur Jean Mougenot et implantée à Auxelles-Bas (Territoire de Belfort). Elle conçoit des vélos à assistance électrique légers, dont le cadre est fabriqué en France et assemblé par collage. Après une première génération commercialisée en 2023, la gamme a évolué jusqu’au modèle 006. Parco compte aujourd’hui cinq salariés et dispose également d’une boutique à Strasbourg. Elle bénéficie notamment du dispositif France 2030 pour industrialiser sa production.
Enfin, la mention spéciale Éco’Innovez a été décernée au groupe Bordet de Leuglay (Côte-d’Or), qui a réalisé un chiffre d'affaires de 6,3millions d'euros en 2024. Cette société historique - son activité de transformation du bois remonte à 1860 - travaille à la décarbonation de la production de charbon végétal, à partir d'un procédé de pyrolyse lente sans rejet et sur la valorisation de résidus de bois français en bio-huiles, en substitution aux ressources fossiles. Le groupe planche également avec le CNRS et Suez sur le développement d’un charbon actif végétal Son projet PyroBiOil 4.0 vise la construction d’une nouvelle usine à Decize (Nièvre) d'une capacité annuelle de 15.000 tonnes de carbone végétal et 7.000 tonnes de biohuiles. A.Morel





























.jpg)




.png)


























