La marque régionale Biovaliance des biothérapies passe à la vitesse supérieure en Bourgogne-Franche-Comté. En difficulté, l’Écomusée d'Alsace cherche 1,5 million d’euros La formation se renforce pour la découpe industrielle en Franche-Comté. Une zone humide d’ancienne ballastière en Meuse remporte les trophées de l’eau. Un centre de formation rénové pour Aftral à Strasbourg. Fabrice Urban, président de l’UIMM Grand Est. Pascal Grappin, président du Siceco (Côte-d'Or). Nicolas Muller, directeur Alsace de Bouygues Bâtiment.
Bourgogne-Franche-Comté
La marque régionale Biovaliance des biothérapies passe à la vitesse supérieure
Dix-huit mois après son lancement, Biovaliance revendique ses premiers résultats. À l’occasion des troisièmes Assises régionales des biothérapies qui se tenaient à Dijon ce 10 juin, la Région Bourgogne-Franche-Comté a mis en avant la structuration d’une filière désormais identifiée en France et à l’international. À en croire le vice-président régional en charge de l’économie, Nicolas Soret, l’émergence de cette marque a déjà inscrit la Bourgogne-Franche-Comté au rang des territoires qui comptent en la matière. « Avec l’Occitanie qui porte également cette thématique, nous sommes devenus une région de référence », estime-t-il. Marque dédiée, présence sur les grands salons nationaux, missions à Bruxelles, dans l'Etat américain du Wisconsin et prochainement à Montréal au Canada: l’écosystème régional a également gagné en visibilité à l’international. Dans le même temps, plusieurs projets stratégiques ont émergé, à l’image du consortium BioIMP, bénéficiaire de 18 millions d'euros de fonds européens Feder pour optimiser la fabrication des biomédicaments. « Ce que Biovaliance a réussi, c’est d’unir deux écosystèmes qui auraient pu se concurrencer. Avec les biothérapies, ça matche entre Dijon et Besançon, et ce n’est pas toujours le cas », a souligné le président de région Jérôme Durain. Pour la collectivité territoriale, l’enjeu est désormais de transformer cette dynamique en succès industriels et d’attirer davantage de financements privés pour accompagner la croissance des biotechs. Ce n’est pas gagné. « Nous ne pouvons seul financer le développement d’un médicament, qui mobilise des budgets de l’ordre de 2 milliards d’euros sur 10 ans. Mais que développe la France, et l’Europe en la matière pour suivre notre travail d’amorçage et éviter que nos brevets ne filent aux États-Unis ? », s'est interrogé le président. A.Morel
Alsace
En difficulté, l’Écomusée cherche 1,5 million d’euros
Le 3 juin, l’Écomusée d’Alsace implanté à Ungersheim (Haut-Rhin), a lancé officiellement une campagne d’appel aux dons auprès du grand public, des entreprises et des collectivités du territoire. Il porte l'objectif de récolter en un an 1,5 million d’euros. Fragilisé par la crise du Covid-19 et des difficultés structurelles et organisationnelles héritées du passé, le site, qui a fêté ses 40 ans en 2024, n’a pas trouvé son modèle économique durable. Les besoins importants de mise en conformité ainsi que plusieurs charges conjoncturelles continuent de peser fortement sur la situation financière de l’association. Parmi les projets stratégiques de celle-ci, figure la reprise en gestion directe des activités de restauration et d’hôtellerie. Cette évolution doit permettre à l’Écomusée de développer de nouvelles ressources propres et de renforcer son autonomie financière à long terme. Le site regroupe 76 maisons sur 94 hectares, emploie 60 salariés et une dizaine de saisonniers, et accueille chaque année environ 200.000 visiteurs. J.Giorgi
La formation se renforce pour la découpe industrielle
Les besoins de main d’œuvre qualifiée dans les métiers de la découpe motivent le pôle formation UIMM Franche-Comté et l’Education nationale à poursuivre le développement de la formation dédiée qu’ils ont montée de concert. Le cursus concerné, le BTS CPDE (Conception des Processus de Découpe et d’Emboutissage) se déroule dans un format mixte - formation initiale ou par alternance - depuis la rentrée 2025, au lycée Jules-Haag de Besançon et au pôle formation de l’UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie) à Besançon, avec 8 élèves actuellement. Les deux partenaires ont décidé de la renouveler pour septembre prochain, selon l’objectif de remplir les 14 places attribuées, 7 pour chacune des voies. « Une partie de nos candidats alternants admissibles reste à la recherche d'une entreprise. Nous invitons les employeurs ayant des besoins en recrutement à nous solliciter pour découvrir les profils disponibles », souligne Sandra Chirico-Collino, responsable développement alternance au pôle formation UIMM Franche-Comté. Le cursus s’étend sur 710 heures par an pendant deux ans. Il est accessible à partir du bac pro TRPM-Outillage et Usinage, et il aborde plus largement les différentes étapes de process : matrices, poinçonnage, estampage, emboutissage et découpe. M.Noyer
Grand Est
Une zone humide d’ancienne ballastière en Meuse remporte les trophées de l’eau

La 16ème édition des Trophées de l’eau de l’agence de bassin Rhin-Meuse a rendu récemment son verdict. Le Grand prix revient à « La Goujonnière Meusienne. » Sous cet intitulé, le projet initié par une association de pêche locale aboutit à transformer une ancienne ballastière abandonnée des années1960 en une zone humide connectée au fleuve Meuse à Charny-sur-Meuse (Meuse). Le site est devenu une zone humide propice au développement de la biodiversité et il est agrémenté d’un sentier didactique sur la migration des poissons. Les trois autres trophées de l’année ont été attribués à la communauté de communes de Cattenom et environs (Moselle) pour un chantier de restauration écologique du cours d’eau Kassel et de ses affluents à l’origine de fréquentes inondations par le passé, à la communauté d’agglomération Forbach Porte de France (Moselle) pour le recyclage des eaux de vidange de sa piscine, et à la société Chanvr’eel d’Ostwald (Bas-Rhin) qui relance et structure la culture locale de chanvre biologique sans irrigation afin de confectionner des produits alimentaires et cosmétiques. M.Noyer
Alsace
Un centre de formation rénové pour Aftral à Strasbourg

L’organisme de formation du transport et de la logistique Aftral a procédé à la rénovation de son centre de Bischheim en périphérie nord de Strasbourg (Bas-Rhin), dont il a inauguré les nouveaux espaces le 27 mai. La transformation « répond aux priorités d’accompagner les entreprises confrontées à des tensions de recrutement, former les jeunes et soutenir la montée en compétences des salariés et demandeurs d’emploi », commente la structure. En renfort de trois pistes de conduite, le site dispose désormais d’un hall cariste de 650 m², conçu pour reproduire les conditions réelles d’un environnement logistique, ainsi que d’un plateau mécanique permettant d’apprendre les gestes professionnels. Le centre Aftral Strasbourg propose une offre complète de formations (bac mécanique, CAP et titres professionnels de conducteur routier à destination des jeunes en alternance, des demandeurs d’emploi et des salariés en évolution professionnelle ou en reconversion, ainsi que des sessions de formation professionnelle continue, dont les formations ADR pour le transport de matières dangereuses, En 2025, il a accueilli 3.470 stagiaires. M.Noyer
Mouvements
Fabrice Urban, président de l’UIMM Grand Est

Elu en succession de Christian Brethon, il préside en parallèle la section Alsace de l’Union des industries et métiers de la métallurgie. Celle-ci fédère des entreprises à l’effectif cumulé de 150.000 salariés dans le Grand Est. Fabrice Urban est par ailleurs le dirigeant de l’entreprise Quiri à Duttlenheim (Bas-Rhin). M.N.
Nicolas Muller, directeur Alsace de Bouygues Bâtiment

Basé à Strasbourg, il est chargé de piloter les activités dans le Bas-Rhin et le Haut-Rhin de Bouygues Bâtiment Nord Est, la filiale régionale (160 salariés) du major de la construction. Il avait débuté sa carrière de 20 ans dans la structure précédant son actuel employeur, Pertuy, avant de rejoindre Urban Dumez la filiale alsacienne de Vinci, puis le promoteur Nexity comme directeur opérationnel Alsace-Lorraine. M.N.
Pascal Grappin, président du Siceco
Maire de Villebichot et président de la communauté de communes Nuits-Saint-Georges Gevrey-Chambertin, il succède à Jacques Jacquenet pour devenir le cinquième président de l’histoire du Siceco, le syndicat mixte d’énergie de Côte-d’Or. Son mandat de six ans à la tête de la structure qui fédère 675 communes et 18 EPCI (établissements publics de coopération intercommunale) sera marqué par le renouvellement des contrats de concession d’électricité et de gaz. M.N.


































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