Après Montbéliard, Dalkia va chauffer le Grand Belfort. Le projet Lifebility des Lions Club se pose à Dijon. L'Etat poursuit en justice Greybull, ex-propriétaire de l'aciérie Novasco en Moselle. Le métallier Hanssen réinvente le balcon depuis Strasbourg. Coup de pouce aux stages de jeunes en entreprise en Bourgogne-Franche-Comté. L'Alsacien Arkedia fédère ses 400 salariés du BTP autour de la sécurité au travail.

Franche-Comté

Après Montbéliard, Dalkia va chauffer le Grand Belfort

Dalkia a été retenu par la communauté d’agglomération de Belfort pour concrétiser son nouveau réseau de chaleur urbain, fondé notamment sur l’énergie excédentaire de l’usine d’incinération de déchets de Bourogne. Le contrat signé le 9 janvier entre la collectivité et la filiale d’EDF prévoit la création d’installations de récupération et stockage de cette chaleur fatale en sortie de l’unité du Sertrid le syndicat de traitement du Territoire de Belfort, la réutilisation d’infrastructures de chauffage existants par exemple sur le site d’activités belfortain Techn’Hom, ainsi que la construction d’une chaufferie pour l’alimentation également en biomasse et gaz, à Andelnans. L’investissement total s’élève à 125 millions d’euros qui seront pris en charge par Dalkia avec le soutien de l’Etat (41 millions d’euros) et de l’Union européenne. Il connectera 55 km de réseaux pour la production annuelle de 148 Gwh provenant à 91 % d’énergie renouvelable ou récupérée, à destination de 248 bâtiments publics et privés, parmi lesquels figurent 3.600 logements sociaux et une cinquantaine de copropriétés.

Dalkia avance aussi dans l’extension du réseau de chaleur de la Ville de Montbéliard (Doubs) pour lequel il investit 24 millions d'euros, dont des aides de 11 millions de l'Etat (Fonds chaleur de l'Ademe et certificats d'économie d'énergie). L'énergéticien et la collectivité ont organisé, le 13 janvier, une cérémonie d’allumage de la chaudière biomasse de 4 MW, composante du projet avec une installation homologue de 6 MW attendue à la fin de cette année et le couplage à un système de stockage thermique et à des panneaux photovoltaïque, de sorte à faire passer le taux d’énergie renouvelable et récupérée à 97 % en 2029, le dispositif reposant là aussi sur la chaleur fatale de l’usine d’incinération. Les 7 km d’agrandissement d’ici 2029 porteront le réseau à 17 km. M.Noyer 

BF

 

Bourgogne

Le projet Lifebility des Lions Club se pose à Dijon  

lifelibility lions dijon
Le prix a été remis à Matthieu Desfontaines à l’hôtel La Cloche à Dijon le 19 janvier 2026.© Lifebility Dijon

Ce 19 janvier, Matthieu Desfontaines a reçu le prix Lifebility à Dijon pour son entreprise Les Apprentis Curieux. Vulgarisateur scientifique et technologique dans l’esprit du célèbre animateur Jamy, il va au-delà de l’écran en proposant des ateliers pédagogiques où les participants expérimentent concrètement. L'entrepreneur emploie des étudiants ingénieurs pour animer des ateliers pratiques dans les écoles et concevoir des box pédagogiques destinées aux enfants de 7 à 12 ans, notamment en milieu rural. « L’intérêt de son activité réside dans le fait de ne pas uniquement regarder, on fabrique », souligne Élisabeth Dounon, coordinatrice du projet Lifebility à Dijon. Dans la capitale régionale, ce programme est porté par les Lions Club Marie de Bourgogne et Dijon ARGO pour le district Centre-Est, en partenariat avec l’Audace d’Entreprendre et Réseau Entreprendre Bourgogne. L’événement a ainsi été organisé pour la première fois localement. Créé en Italie en 2009 à la suite de la crise économique, ce concours européen des Lions Club distingue des entreprises aux projets innovants. Sélectionné le 9 décembre lors de la soirée Audace, Matthieu Desfontaines participera de ce fait au concours national, au printemps prochain. S.Dolidze

 

Lorraine
L’Etat poursuit en justice Greybull, ex-propriétaire de l'aciériste Novaso  

Le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin, a annoncé ce 19 janvier que l’Etat portait plainte contre Greybull Capital, l’ancien propriétaire du groupe sidérurgique Novasco basé à Hagondange, en Moselle. Une action en responsabilité civile a été engagée devant le tribunal des activités économiques de Paris à l’encontre du fonds britannique et de sa filiale Babator pour le non-respect d'un contrat signé le 28 juin 2025. Le préjudice subi par l’Etat est estimé à 95 millions d’euros comprenant 85 millions d’euros de prêts accordés par l’Etat, le solde se répartissant entre les aides à l’activité partielle, un passif fiscal et le préjudice moral (6,5 millions d’euros).
En mars 2024, pendant la période de redressement judiciaire, Greybull avait fait reposer une offre de reprise sur un engagement de 90 millions d’euros dont 15 sur fonds propres. « C’est sur cette base que l’Etat a accepté de soutenir la reprise et d’injecter 85 millions d’euros d’argent public. Or sur les 90 millions promis seuls 1,5 million d’euros ont effectivement été versés et cette défaillance manifeste a conduit à un nouveau redressement judiciaire et à la liquidation de Novasco », a déclaré le Chalonnais Sébastien Martin. Le 17 novembre dernier, moins d’un an après la reprise du groupe, le tribunal judiciaire de Strasbourg prononçait la liquidation des sites de Saint-Étienne (Loire), Custines (Meurthe-et-Moselle) et Hagondange (Moselle), synonyme de 531 suppressions d’emplois. Seule l'unité de Leffrinckoucke (Nord) a pu être sauvée.
Parallèlement à l’action de l’Etat, Yann Amadoro, ancien délégué central CGT chez Novasco, a annoncé que 476 anciens salariés engageaient une action en responsabilité civile à l’encontre de Greybull. Ils vont demander les réparations du préjudice moral et de la perte de chance d’avoir pu conserver leur emploi, ainsi qu’une meilleure indemnisation du plan social. P. Bohlinger

Alsace

Le métallier Hanssen réinvente le balcon depuis Strasbourg 

hanssen balcon
La PME de 25 salariés a installé son produit innovant "Balcon" aux façades de premiers ensembles de logements sociaux dans le Bas-Rhin. © Hanssen

Trois programmes de réhabilitations de logements des bailleurs sociaux Ophéa, Habitation Moderne et Alsace Habitat récemment livrées ou en cours à Strasbourg témoignent du décollage commercial que connaît le « Balmera. »  Le nom désigne un balcon métallique rapporté, conçu et fabriqué par la Métallerie Hanssen. Ce système breveté permet d’ajouter facilement une surface extérieure à des bâtiments - neufs ou à rénover -  grâce à un profil en acier, galvanisé et/ou thermolaqué, fixé à deux ou quatre poteaux ou suspendu, sur lequel vient se poser un  plancher bois,  ou une dalle béton. Le profil ouvert, en forme de G, facilite le drainage des eaux de pluie, pour leur évacuation de haut en bas. La résistance au feu du Balmera est garantie 30 minutes. La PME de 25 salariés (chiffre d’affaires de 3,7 millions d’euros pour l’exercice clos le 30 juin 2025) souhaite à présent élargir sa solution plus loin dans le Grand Est et en FranceM. Noyer

 preventalis

Bourgogne-Franche-Comté

Coup de pouce régional aux stages de jeunes en entreprise  

Trouver un stage en entreprise s’avère être une mission de plus en plus compliquée pour les collégiens, lycéens et jeunes bacheliers. La Bourgogne-Franche-Comté n’échappe pas à la tendance. Pour tenter de la contrecarrer, le conseil régional, l’Education nationale (rectorat et pôle enseignement de la Draaf-direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt), la CCI et le Medef régionaux unissent leurs forces dans un partenariat signé le 14 janvier. Sa traduction concrète principale consiste en une plateforme web nommé stagesbourgognefranchecompte.fr qui référence les offres de stage connues dans la région. Au début de l’année, leur nombre de plus de 5.000 était tout sauf négligeable et d’une ampleur insoupçonnée. De plus, un guide « kit-stage » met à disposition des entreprises les informations pratiques qui doivent lever leurs réticences. Le partenariat exprime aussi la volonté de mettre tous les candidats stagiaires, sur un pied d’égalité autant que possible, y compris ceux qui ne bénéficient pas de relations. Bénéficiant aussi aux adultes en formation, la convention a été signée dans les locaux de l'entreprise de distillerie dijonnaise Lejay-Lagoute.   M. Noyer

 

Alsace

Arkedia fédère ses 400 salariés du BTP autour de la sécurité au travail 

arkedia securite
Pour conjuguer sérieux et humour, un atelier "Challenge créatif" a invité à exprimer sur une affiche dessinée l'enjeu de prévention de 32 risques répertoriés chez Arkedia. © Arkedia

Comme il y a deux ans, le groupe alsacien d’entreprises de BTP Arkedia a réuni ses salariés pour deux journées consacrées à la santé-sécurité au travail, les 15 et 16 janvier au Parc des expositions de Colmar (Haut-Rhin). Cette seconde édition a traduit la croissance opérée depuis la première : 400 collaborateurs ont été réunis, chacun pour une des deux journées, ce qui les a conformés à l’obligation de suivi d’une telle formation une fois dans l’année. Mais l’initiative dépasse nettement son « minimum réglementaire. » Elle fournit l’occasion d’une rencontre commune à l’ensemble de l’effectif, réparti en sept sociétés, et à l’abaissement des cloisons. En effet, les participants sont répartis en groupes de 15 personnes, « ceux-ci mélangeant fonctions et entreprises d’appartenance », souligne Léa Florentin, responsable SSE (santé-sécurité-environnement) d’Arkedia.

Ils ont suivi quatre ateliers : chutes de hauteur avec simulation d’une chute de 60 mètres, karting pour les risques routiers avec passage du code de la route actuel avec ses 40 questions, un escape game sur un scénario d’accident et la façon de se coordonner pour le gérer, et un « challenge créatif » de conception d’une affiche avec un slogan et un dessin en sous-groupes de 3 à 5 sur l’un des 32 risques répertoriés par Arkedia et tiré au sort. Cette partie a fait appel aux dessinateurs de l’agence Graphito Prevention. Une conférence plénière a été consacrée aux addictions, le thème fil rouge des journées, particulièrement présent dans l’atelier de conduite. « Nous avons pu utiliser des outils de simulation très fins des conséquences sur la conduite de la consommation de drogue et d’alcool avec par exemple trois taux de 0,5, 0,7 et 1,5 gramme par litre de sang », précise Léa Florentin. M.Noyer

Cessions aquisitions

Commentez !

Combien font "4 plus 6" ?