Urgo engage 60 millions d’euros pour construire un nouveau site industriel dans la Loire. Le groupe alsacien Colin Ingrédients rachète l’Auvergnat Rochias. La fin de Novasco vient clore la saga de la sidérurgie en Moselle. Le nouveau bâtiment de maintenance Alstom à Belfort se met en chantier. Une société régionale pour le pilote des petites lignes ferroviaires dans le Grand Est. Panattoni lance son parc City Dock à Huningue (Haut-Rhin).

Bourgogne

Urgo engage 60 millions d’euros pour construire un nouveau site industriel dans la Loire

Le groupe dijonnais Urgo a finalisé son projet d’une nouvelle unité de production spécialisée dans la compression. L’actuelle usine de sa filiale Urgo Advanced Textile (UAT), à Veauche (Loire), sature, en dépit d’une extension de 5.700 m2  inaugurée en 2022. Urgo a donc acquis un terrain de neuf hectares, quelques kilomètres plus loin, dans la zone d’activités d’intérêt national (ZAIN) d’Andrézieux-Bouthéon. Il y prévoit la construction d’un bâtiment de 35.000 m2, dont la première tranche pourrait être livrée dès la fin 2026. L’investissement total est chiffré à 60 millions d’euros, il va bénéficier d’une subvention de 600.000 euros de la part de la métropole de Saint-Étienne. Il a été mis à l’honneur lors du salon Choose France au palais de l’Élysée ce lundi 17 novembre.

Deux cents emplois nouveaux sont promis d’ici dix ans, auxquels s’ajouteront 115 emplois indirects chez les sous-traitants, sachant l’usine actuelle de Veauche emploie 130 collaborateurs. La nouvelle unité, de fabrication et de logistique, produira des dispositifs de compression (bandes textiles), en particulier son produit phare Urgo K2, domaine dans lequel le groupe Urgo tient la deuxième place mondiale mais espère devenir leader. T C’est à Veauche également que le groupe a créé son école interne pour répondre à ses besoins de recrutement dans les métiers du textile. P.Bouillot

 

preventalis

 

Alsace

Le groupe Colin Ingrédients achète l’Auvergnat Rochias

Colin Rochias
Signature de l'accord de reprise entre les deux sociétés. Rochias apporte à sa nouvelle maison-mère alsacienne son effectif de 30 salariés et un chiffre d'affaires annuel de 7 millions d'euros.  © Groupe Colin

 

Le groupe familial alsacien Colin, expert sur le marché des épices et condiments, annonce le rachat de l’entreprise Rochias (30 salariés) basée à Issoire, dans le Puy-de-Dôme, où elle transforme ail, oignons et d’échalotes depuis 1872. Cette opération marque une étape majeure dans la stratégie de développement du groupe Colin en renforçant ses capacités et son outil industriel de transformation de matières premières végétales. Depuis 2018, la société familiale n’a cessé d’investir dans la transformation de l’ail, d’abord sur le site Diafood à Gunsbach (Haut-Rhin), puis en 2024 avec l’extension de son siège de Mittelhausen (Bas-Rhin). Depuis trois ans, elle est même devenue productrice de cet aromate en créant un partenariat avec des agriculteurs alsaciens. Grâce au rachat de Rochias, Colin affirme devenir leader européen de la transformation de l’ail, avec plus de 2.300 tonnes transformées chaque année. Il possède désormais trois sites de production, emploie 350 salariés et réalise un chiffre d'affaires de 114 millions d’euros de chiffres d’affaires, dont 7 millions provenant de Rochias. J.Giorgi

Lorraine
La fin de Novasco vient clore la saga de la sidérurgie en Moselle

L’attente interminable a pris fin ce lundi 17 novembre pour les 750 salariés du groupe Novasco. Le tribunal judicaire de Strasbourg a rendu sa décision concernant l’avenir du sidérurgiste français placé en redressement judiciaire le 11 août dernier par son propriétaire le fonds Greybull. Seul le site de Leffrinckoucke (Nord) près de Dunkerque, a trouvé un repreneur, un consortium de quatre investisseurs déjà connu pour avoir racheté en 2024 le recycleur de batteries au plomb ardennais Métal Blanc. Sur les 166 salariés actuels de l’usine nordiste, 144 postes devraient être conservés. En revanche, l’aciérie électrique d’Hagondange, un site qui emploie 450 personnes, n'entrait pas dans l’offre de Métal Blanc, pas plus que les usines de finition de Custines (Meurthe-et-Moselle) et de Saint-Etienne (Loire) où travaillent respectivement 57 et 38 salariés.
La seconde offre, celle d’Europlasma, n’a pas été retenue par la juridiction commerciale. Elle proposait de conserver 75 postes à Hagondange. Après avoir connu quatre redressements judiciaires en onze ans, Novasco (ex-Ascométal)clôture un chapitre de l’histoire de la sidérurgie en Moselle, en fermant la dernière aciérie du département et en supprimant de ce fait 550 emplois. Le territoire avait été marqué par l’arrêt en 2009 de l’aciérie électrique de Gandrange et celui des hauts-fourneaux de Florange en 2012. P. Bohlinger    

 

Franche-Comté

Le nouveau bâtiment de maintenance Alstom à Belfort se met en chantier 

Alstom Tandem
La SEM belfortaine Tandem construit le bâtiment de 3.800 m2 pour le compte d'Alstom, d'ici l'automne prochain. © Tandem

Elus et dirigeants du constructeur ferroviaire ont posé, ce 14 novembre, la première pierre du nouveau bâtiment de maintenance de TGV d’Alstom à Belfort. Le prochain local de 3.800 m2 est dimensionné pour accueillir des rames de 240 mètres de long pour les trains à grande vitesse de nouvelle génération, comme les Avelia Horizon La construction est prise en charge par la société d’économie mixte Tandem habituellement missionnée pour les développements immobiliers sur le site concerné du Techn’Hom. Alstom rachètera les surfaces à leur livraison attendue à l'automne 2026 pour un total de 10 millions d’euros qui s’inscrit dans son programme d’investissement de 150 millions d’euros en France. M.Noyer

 

BF

 

Grand Est

Une société régionale pour le pilote des petites lignes ferroviaires

Avec la fondation de la Société publique locale (SPL) Grand Est Infrastructures que ses élus ont votée ce 14 novembre, le conseil régional se dote d’un outil-maison pour la « gestion, la rénovation et la modernisation des petites lignes d’intérêt régional. » Cette création traduit ainsi la reprise en propriété progressive de 840 km de « lignes de desserte fine du territoire » et des lignes « capillaires » de fret qui maillent le Grand Est, un transfert que l’Etat et SNCF Réseau ont acté avec elle en 2020 par le « protocole de Girancourt » (Vosges). La SPL devient ainsi le « bras armé de la régénération ferroviaire régionale » pour la quelle la région entend engager 1,145 milliard d’euros d’investissements sur dix ans, jusqu’en 2036. M.Noyer  

Alsace

Panattoni lance son parc City Dock à Huningue 

Panattoni Huningue
Le groupe immobiier implante son projet de 40.000 m2 au bord du Rhin et au voisinage de Bâle. © Panattoni

Le groupe immobilier Panattoni annonce le démarrage, en janvier prochain, des travaux de réalisation de son parc d’activités « City Dock » à Huningue (Haut-Rhin). Sur ce territoire à l’intersection de la France, de l’Allemagne et la Suisse, la filiale française de l'opérateur d'origine américaine implante le second modèle après la région parisienne (Moissy-Cramayel) de concept de locaux d’activités « modulables » en fonction de la demande. Le projet de Huningue est constitué de quatre bâtiments d’un cumul de 40.000 m2 destinés à attirer laboratoires de recherche, starts(up et PME plus matures, notamment dans les secteurs de la chimie, de la pharmacie, de la logistique et des services à l’industrie, points forts de l’économie trinationale qui se développe sur place autour de Bâle. Panattoni réinvestit sur 9 ha la friche de l’usine chimique Clariant, pour un investissement d’environ 65 millions d’euros. Pour ce City Dock à la livraison prévue à l’été 2027, il vise les certifications environnementales Breeam (au niveau Excellent) et BiodiverCity. M.Noyer  

 

PE Mulhouse

 

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