Arabelle Solutions (EDF) va investir 350 millions d’euros à Belfort. Le charcutier alsacien Maurer-Tempé lance une cagnotte pour survivre. Colruyt passe 65 magasins sous pavillon des Mousquetaires dans l'Est et supprime 600 emplois logistiques dans le Jura. La ligne régionale Nancy-Contrexéville à montage inédit entre en travaux. Salini développe 7.300 m2 pour les PME/TPE sur SaôneOr à Chalon-sur-Saône. Le Mosellan Cesatec équipera en bornes de signalisation le centre de maintenance ferroviaire de Montigny-lès-Metz.

Franche-Comté

Arabelle Solutions (EDF) va investir 350 millions d’euros à Belfort

La relance de la construction nucléaire à Belfort sous le pavillon d’EDF prend désormais tournure concrète. Arabelle Solutions, la filiale du groupe fabricante des turbines du même nom, va étendre ses surfaces de 20.000 m2 sur le site Techn’Hom (où elle en occupe déjà 85.000 m2), dans le cadre d’un programme d’investissements sur place de 350 millions d’euros. Ceux-ci « seront mis en œuvre d’ici 2029 », a indiqué la direction d’Arabelle Solutions à la suite du courrier d’information adressé en ce sens par le P-dg d’EDF Bernard Fontana au député européen Christophe Grudler, et dévoilé jeudi dernier. Ce plan permettra de « répondre aux besoins du développement du parc nucléaire français, dans le cadre notamment du programme EPR2 » qui avait été annoncé par Emmanuel Macron à Belfort en février 2022. Le nombre de nouveaux emplois n’a pas été précisé, le maire de Belfort Damien Meslot avance la perspective de 300 à 500 recrutements. L’usine de Belfort, qui a été rachetée par EDF à General Electric (GE Steam Power) en 2024, compte actuellement 1.700 salariés. M. Noyer  

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Alsace

Le charcutier Maurer-Tempé lance une cagnotte pour survivre 

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Propriété de ses salariés depuis 2019, le charcutier industriel de Rixheim (Haut-Rhin) est le plus ancien d'Alsace. © Maurer-Tempé

Pour surmonter ses difficultés présentées comme circonscrites à une tension de trésorerie, le fabricant de charcutiers Maurer-Tempé à Rixheim (Haut-Rhin) lance une cagnotte participative. Elle a été ouverte la semaine dernière sur la plateforme Leetchi en vue de concrétiser en espèces sonnantes et trébuchantes l’« attachement que nous connaissons des Alsaciens à leurs PME ». L’entreprise de 125 salariés, société coopérative (Scop) résultant de sa reprise par le personnel en 2019, fait valoir un chiffre d’affaires en hausse sur le long terme (26 millions d’euros en 2024  contre 21 millions six ans auparavant) jusqu’aux difficultés récentes qui l’ont fait reculer, et le retour à bénéfice lors de l’exercice clos le 31 mars dernier après deux années de pertes, ainsi que des « commandes en hausse » En revanche, sa trésorerie est tombée « à un niveau très bas » depuis septembre dernier, au point de « ne plus permettre de répondre à la demande des consommateurs. » Le plus ancien charcutier-traiteur industriel d’Alsace, créé en 1876, espère ainsi se pérenniser et connaître la même issue positive de la mobilisation citoyenne que les verres Duralex dans le Loiret. M.Noyer

 

Bourgogne-Franche-Comté/Grand Est
Colruyt passe 65 magasins sous  pavillon des Mousquetaires et supprime 600 emplois logistiques dans le Jura


Le distributeur belge Colruyt, implanté essentiellement dans l’Est de la France, se sépare en ce début d’année de l’intégralité de ses sites. En cause : des difficultés dues à un « marché français très concurrentiel de la distribution alimentaire », indiquait le groupe dans un communiqué, il y a quelques mois. Ainsi, 81 de ses 105 magasins ont été cédés au Groupement Mousquetaires, tandis que une minorité sera reprise par Carrefour, la Coopérative U et Leclerc. En Bourgogne Franche-Comté et dans le Grand Est, ce sont au total 65 supermarchés – respectivement 42 dans la première région, et 23 dans la seconde – qui passeront sous la bannière Intermarché Contact ou Netto d’ici avril. Le premier en lice, celui d’Arcey, dans le Doubs, deviendra un Intermarché Contact dès février. 
   Selon l’AFP, cette cession entraînera la suppression de 704 emplois, Cet impact résulte d'une part, pour 53 personnes, du fait que cinq points de vente n’ont pas trouvé repreneurs, à Carling et Faulquemont (Moselle), Sens (Yonne), Masevaux (Haut-Rhin) et Montchanin (Saône-et-Loire). D'autre part, les plateformes logistiques de Dole-Choisey (Jura) et Gondreville près de Nancy, ainsi que le siège social jurassien à à Rochefort-sur-Nenon n’ont pas été inclus dans les transactions. Conséquence: 608 postes supprimés dans le Jura, ainsi que 44 en Meurthe-et-Moselle. En revanche, 2.080 salariés seront transférés vers les activités des nouveaux acquéreurs, dont 1.300 vers le Groupement Mousquetaires. C.Jourdan    

 

Grand Est

La ligne régionale Nancy-Contrexéville à montage inédit entre en travaux 

maintenance montigny SNCF
Le projet de régénération de ligne de 150 millions d'euros comprend la construction d'un atelier de maintenance du matériel à Mirecourt (Vosges) © JBS Architectes

La Région Grand Est a procédé ce 22 janvier au lancement officiel des travaux en vue de la réouverture de la ligne ferroviaire désaffectée entre Nancy (Meurthe-et-Moselle) et Contrexéville (Vosges). Sur les 85 km de ce tronçon, 75 km ont été fermés fin 2016 en raison de la vétusté avancée de leurs équipements. Pour les « régénérer », la collectivité a mis en place un montage juridique inédit en France pour le chemin de fer : une concession au secteur privé qui porte à la fois sur les travaux d’infrastructure à mener et l’exploitation-maintenance après réouverture. Cette concession dite « intégrée » a été acceptée par l’Union européenne, en dérogation à son principe de séparation entre les deux fonctions. Elle a été attribuée mi-2024 au groupement entre le constructeur NGE et l’opérateur de transports collectifs Transdev, avec la participation de la Banque des territoires au capital des sociétés de portage des deux étapes successives. Les travaux ainsi menés par NGE représentent un montant de 150 millions d’euros. « Nous adressons ici plusieurs messages : refuser le déclin des petites lignes, affirmer que la population rurale a droit aux mêmes qualités de services que les autres, faire du ferroviaire un pilier de l’aménagement du territoire », a déclaré Franck Leroy, le président de la Région Grand Est, lors de la cérémonie à Mirecourt (Vosges) qui accueillera un atelier de maintenance du matériel roulant. M.Noyer.  

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Bourgogne

Salini développe 7.300 m2 pour les PME/TPE sur SaôneOr à Chalon-sur-Saône

Le groupe familial immobilier rhônalpin Salini ajoute une offre supplémentaire à la vaste zone industrielle SaôneOr de l’agglomération de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire). Il y a engagé la construction d’un programme de 7.300 m2 représentant un investissement de 8 millions d’euros depuis cet automne. Il l’a officialisée par une cérémonie de pose de première pierre le 16 janvier dernier avec les élus du Grand Chalon. Les deux bâtiments concernés seront livrés cet été ou à la rentrée. Leurs surfaces sont divisibles de sorte à pouvoir abriter jusqu’à 17 entreprises de petite taille, pour un potentiel estimé de 200 à 300 postes de travail, en location.  Salini a déjà assuré la construction sur SaôneOr de la nouvelle usine de pompes à chaleur Atlantic, pour le compte spécifique de ce preneur.  M.Noyer  

Lorraine

Cesatec équipera en bornes de signalisation le centre de maintenance ferroviaire de Montigny-lès-Metz 

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Philippe Jacob, responsable des projets d’investissement Grand Est chez SNCF Voyageurs, présente les bornes Lumisafe qui équiperont le centre de maintenance de Montigny-lès-Metz (Moselle). © Philippe Bohlinger

Des bornes « made in Moselle » contribueront à la sécurité des agents du futur centre de maintenance des TER régionaux de Montigny-lès-Metz. Le maitre d’ouvrage, SNCF Voyageurs, va équiper les voies et le bâtiment de ce site de 12 hectares en bornes de signalisation « Lumisafe » de la société Cesatec, conceptrice et fabricante de signaux lumineux pour les infrastructures de transport basée à Florange (Moselle). Cette solution innovante a été développée en partenariat avec la compagnie ferroviaire par la société francilienne Lumila qui est entrée dans le giron de Cesatec en 2024 après sa liquidation judiciaire. La PME mosellane de 20 salariés s’appuie sur l’expertise de sa filiale en signalisation ferroviaire pour s’ouvrir le marché des grandes lignes ferroviaires. La mise en service du site qui mobilise un investissement de 112 millions d’euros, financés par la région Grand Est avec une participation de 50 % de l’Etat luxembourgeois, interviendra progressivement à partir d’avril 2026. Il sera dédié à l’entretien des rames de TER circulant sur l’axe Nancy-Metz-Thionville. P. Bohlinger  

 

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