Newcleo veut injecter 1,8 milliard d’euros pour retraiter du combustible nucléaire dans l’Aube. Le Dijonnais Crossject lance une augmentation de capital pour soutenir le développement de Zepizure. Le Canal de Bourgogne restera circulé en Côte-d’Or. La société vosgienne NS Gerbois reprend les actifs de Weisrock. L’agglomération de Mulhouse innove avec Transdev dans la captation des particules de ses bus.
Grand Est
• Newcleo veut injecter 1,8 milliard d’euros pour retraiter du combustible nucléaire dans l’Aube
Les contours du projet de Newcleo avaient été dévoilés en 2023 à l’occasion du sommet économique Choose France. Cette start-up franco-italienne envisage d’investir 3 milliards d’euros pour développer un réacteur nucléaire de quatrième génération refroidi au plomb liquide et alimenté en combustible recyclé. Une nouvelle étape vient d’être franchie le 4 juin dernier : la région Grand Est et le département de l’Aube ont annoncé que le projet d’usine de recyclage des combustibles usagers de Newcleo verrait le jour sur un site à cheval sur les communes de Pont-sur-Seine et Marnay-sur-Seine, dans l’Aube, à proximité de la centrale nucléaire EDF de Nogent-sur-Seine. Cet investissement de 1,8 milliard d’euros devrait se concrétiser sur deux parcelles totalisant 46 hectares propriétés du conseil départemental. La mise en service d’une première ligne à l’horizon 2030 devrait générer 850 emplois directs. Deux autres devraient s'ajouter d’ici 2040, portant l’effectif à 1.700 salariés. Ce projet s’inscrit dans le prolongement des dernières annonces de Newcleo. L’entreprise de 1.100 salariés fondée en 2021 et localisée désormais à Paris, a prévu d’implanter son mini-réacteur à Chinon (Indre-et-Loire) et son centre de R&D et de formation à Chuslan (Gard). Sa stratégie d’acquisition ciblée s’est notamment traduite en août 2023 par le rachat du fabricant franco-suisse de pompes nucléaires Rütschi basé à Möhlin (Suisse) et Illzach à côte de Mulhouse (Haut-Rhin). P. Bohlinger
Bourgogne
• Crossject lance une augmentation de capital pour soutenir le développement de Zepizure

La société biopharmaceutique dijonnaise Crossject annonce, ce 5 juin, le lancement d’une augmentation de capital avec maintien du droit préférentiel de souscription (DPS) d’un montant initial de 4,9 millions d’euros, pouvant être porté à environ 5,7 millions d’euros en cas d’exercice de la clause d’extension. Cette opération vise à financer les dernières étapes de développement de Zepizure, son traitement d’urgence contre les crises d’épilepsie, administré via le dispositif sans aiguille Zeneo, et à renforcer ses capacités industrielles, notamment en vue des premières livraisons dans le cadre du contrat stratégique conclu avec la BARDA, autorité de santé publique américaine. « Nous franchissons une étape déterminante dans l’industrialisation et la validation réglementaire de Zepizure aux États-Unis. Cette opération permet à Crossject de consolider sa trajectoire tout en accélérant le développement de ses autres produits innovants, dont Zeneo Adrenaline et Hydrocortisone », souligne Patrick Alexandre, président du directoire.
La période de souscription se déroulera du 12 au 20 juin 2025. À ce jour, 76,4 % du montant de l’augmentation est déjà sécurisé via des engagements de souscription, notamment de Vatel Capital (2 millions d'euros) et de l’actionnaire de référence Gemmes Venture. Les fonds levés seront alloués à 60 % au développement final et à la production de Zepizure et à 40 % aux autres projets R&D, au remboursement de dettes financières et au développement de la filiale américaine. En cas de levée partielle, la priorité restera donnée à Zepizure. Avec cette opération, Crossject entend disposer de la trésorerie suffisante pour couvrir ses besoins jusqu’à la fin de l’année 2025, en attendant les premiers paiements significatifs attendus de son partenaire américain. A.Morel
Le canal restera circulé en Côte-d’Or
La menace de fermeture pour déficit de fréquentation de la partie centrale du Canal de Bourgogne s’éloigne, selon l’annonce conjointe du 5 juin du conseil départemental de Côte-d’Or et de VNF (Voies Navigables de France), le gestionnaire du réseau fluvial. Les deux acteurs sont parvenus à un accord pour étudier puis mettre en œuvre les investissements, permettant le maintien de la circulation sur la section concernée de Pouilly-en-Auxois à Venarey-les-Laumes, malgré un contexte qui lui est devenu défavorable : le nombre de bateaux qui l’emprunte est passé à moins de 100 par année, contre 200 environ dans un passé récent. « Un travail commun sera conduit dans les prochains mois pour établir un protocole précis et détaillé des investissements à réaliser, écluse par écluse, bief par bief, afin de pérenniser ces ouvrages sur les moyen et long termes », déclare dans un communiqué François Sauvadet, président du département. Du côté de VNF, la directrice générale Cécile Avezard ne cache pas que « les infrastructures du canal de Bourgogne sont aujourd’hui fragilisées » mais exprime la « conviction que la coopération favorisera la reconnaissance des multiples usages des voies navigables et ouvrira des pistes de valorisation dont certaines sont encore à inventer. » Les collectivités seront donc sans doute amenées à ouvrir leur matière grise…et leur porte-monnaie. M.Noyer
Lorraine
• La société vosgienne NS Gerbois reprend les actifs de Weisrock

Le tribunal de Dijon vient d’écrire l’épilogue de la brève histoire de trois ans de l’ex-groupe de construction lorrain Morlot. La juridiction commerciale a en effet validé, le 6 juin,le dossier présenté par Nouvelle société (NS) Gerbois en vue de la reprise des actifs de Weisrock Vosges, une ancienne filiale du groupe basée à Saulcy-sur-Meurthe (Vosges). NS Gerbois reprend 35 salariés, soit environ la moitié de la masse salariale du fabricant de poutres en bois lamellé-collé. Weisrock Vosges restait la seule entité du groupe à n’avoir pas intéressé de repreneur, les sept autres filiales de Morlot ayant été rachetés à la barre du tribunal le 4 avril dernier par NGE, un géant français du BTP. En conséquence, Weisrock (chiffre d’affaires de 15 millions d’euros en 2024) avait été mis en liquidation il y a trois mois. L’offre de NS Gerbois, un spécialiste des conditionnements en bois basé à Sapois (Vosges), a été préférée à celle de l'entreprise de construction bois Gardarein localisée en Dordogne. La proximité géographique et l’expérience de Laetitia Rochatte, la dirigeante de NS Gerbois, auraient pesé dans la balance. Cette entrepreneure de 41 ans a relancé l’ex-société Gerbois liquidée en 2014 avec un groupe de salariés et fait de même avec la scierie Virtuobois à Lure (Haute-Saône) liquidée en 2019. Ces deux sociétés totalisent respectivement 60 salariés et 10 salariés pour des chiffres d’affaires respectifs de 9 et 1,2 millions d’euros en 2024. P. Bohlinger
Alsace
• L’agglomération de Mulhouse innove avec Transdev dans la captation des particules de ses bus

Maison-mère de l’exploitant Soléa des transports urbains de l’agglomération de Mulhouse (Haut-Rhin), Transdev choisit ce territoire pour une expérimentation en première mondiale : une captation à la source des particules fines émises par les bus urbains lors de leur freinage. Avec la complicité de la communauté d’agglomération M2A qui a dit banco pour s’y lancer. A partir du 1er juillet, la société technologie Tallano appliquera son filtre à particules spécifique sur trois autobus de marque Iveco (50 dans un second temps) qui piège plus de 70 % des particules, qu’un tel véhicule en mode thermique rejette à raison de 4 kilos par an, se dispersant dans l’air et les sols. Sous le nom de projet « Joseph », ce résultat de dix ans de recherche sera intégré à tous les nouveaux autobus mulhousiens au fur et à mesure de leur mise en circulation jusqu’en 2030. A cette échéance, M2A et Soléa visent la conversion aux deux-tiers du matériel roulant au mode biogaz puis la bascule complète vers celui-ci. M.Noyer


















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