A Strasbourg, Remedy s'engage dans l'extraction « propre » des terres rares. La Bourgogne-Franche-Comté s’expose au salon des microtechs de Genève. Une issue chinoise pour GMD, les emplois préservés dans l’immédiat en Bourgogne-Franche-Comté. et lUn an de marque employeur en Alsace... et un lancement pour les bonnes pratiques RH en Moselle.
Alsace
• Remedy s'engage à Strasbourg dans l'extraction « propre » des terres rares
Start-up constituée en 2023 à Strasbourg en résultante de dix années de travaux de recherche, Remedy se dévoile sur la spécialité potentiellement révolutionnaire qu’elle a investie : la séparation/extraction de terres rares par des procédés « écologiques. » Elle a mis au point un procédé de filtration et extraction par voie électro-chimique : « Nous combinons le recours à des champs magnétiques et à l’électrochimie, une association unique dans le monde », souligne Peter Dunne, président et cofondateur de Remedy. A base d’eau, cette solution est présentée comme une alternative « vingt fois plus efficace par l’usage de 5 cycles de séparation au lieu de 100 » et plus respectueuse de l’environnement, que les voies actuelles consommant solvants et kérosène.
Elle réunit principalement trois chercheurs irlandais et français (à l'IPCMS - Institut de physique et chimie des matériaux de Strasbourg) qui ont choisi de passer au stade de société dans la ville alsacienne, « du fait du très bon écosystème local », justifie Peter Dunne. Elle repose sur six brevets déposés dans l’Union européenne, aux Etats-Unis, au Canada, en Australie au Japon et en Chine « soit les marchés principaux », avec l’accompagnement de la Satt (société d'accélération du transfert de technologie) Conectus qui a également financé la phase de maturation. Remedy travaille à présent à la mise au point, d’ici fin 2026, d’un prototype industriel pour une capacité d’1,5 tonne par an. Cette phase va requérir « une levée de fonds, de l’ordre de 500.000 euros », selon le dirigeant. Parmi les multiples terres rares, ces travaux ciblent « les éléments les plus magnétiques, qui créent la plus importante valeur ajoutée », en particulier le néodyme et le dystrosium utilisés dans la défense ou encore la motorisation électrique. Ils se fondent sur le recyclage de composants comme les aimants en fin de vie, les chutes de production, et l'extraction minière proprement dite. Les créateurs de Remedy doivent être rejoints cet automne par un premier embauché ingénieur externe. M.Noyer
Bourgogne-Franche-Comté
• La région s’expose au salon des microtechs de Genève

La région Bourgogne-Franche-Comté s’offre à nouveau une bonne visibilité cette semaine au salon EPHJ de Genève pour son édition de 2025. Le rendez-vous d’envergure mondiale réunit depuis plus de vingt ans les professionnels de la haute précision : horlogerie-joaillerie, microtechnologies, medtechs… Parmi les 750 exposants du 3 au 6 juin, la Bourgogne-Franche-Comté en comptera une trentaine, dont 18 sont rassemblés sur un stand collectif monté par le conseil régional et la CCI régionale. Axon Nanotec, Corium Développement, Diamatec, Franche-Comté Erosion, Laser Cheval, la Manufacture Jean Rousseau, Mettetal Création, Roland Bailly, le groupe SIS ou encore Silmach comptent parmi les participants au pavillon. Celui-ci se veut la vitrine des filières régionales du luxe totalisant 450 entreprises et 15.000 emplois, dont 1.000 dans la bijouterie-joaillerie, 3.500 dans la maroquinerie et 3.900 dans l’horlogerie, les principales spécialités représentées au salon de Genève. M.Noyer
• Une issue chinoise pour GMD, les emplois préservés dans l’immédiat
Les différentes usines du sous-traitant automobile GMD (Groupe Mécanique Découpage) connaissent leur nouveau propriétaire. Le Chinois DSBJ (Dongshan Suzhou Precision Manufacturing) a finalement a été retenu par le précédent président Alain Martineau, 78 ans, pour succéder à ce dernier et opérer le redressement de l’entreprise de mécanique fortement endettée. Le milliardaire Pierre-Edouard Stérin était placé en pole position via son fonds Otrium Capital, mais il s’est désisté au dernier moment fin avril dernier, plongeant les 5.200 salariés français et étrangers dans l’incertitude, dont les 400 cumulés des trois sites de Bourgogne-Franche-Comté : la fonderie Eurocast à Delle dans le Territoire de Belfort et les entités Eurostyle Systems (division plastiques & cuir) à Saint-Clément dans l’Yonne et Molinges (Jura). Alain Martineau a fait part, dans un message au personnel, d’ « engagements concrets obtenus concernant le maintien de l’activité et de l’emploi pour des durées allant jusqu’à 24 mois. » Ce point « a tendance à rassurer les salariés du site de Molinges (environ 90 salariés), dont on conçoit que son activité de peinture restera valide avec un parc automobile électrifié. Mais il faut rester prudent, c'est tout de même une forme d'épée de Damoclès au-dessus de leurs têtes », commente Cécile Cametti, secrétaire de la CFDT plasturgie Franche-Comté. M. Noyer
Grand Est
• Un an de marque employeur en Alsace...

Un total de 79 entreprises, complété de 25 collectivités et d'autres partenaires comme l'UIMM, forment au bout d’un an le premier noyau des 104 adhérents à la Marque employeur Alsace, née en avril 2024 sous la houlette de l’agence de développement économique Adira pour le compte des collectivités. Baptisée « Bien en Alsace », elle fédère différentes démarches et initiatives destinée à attirer les « talents » les jeunes actifs, les cadres en mutation ou d’autres salariés en reconversion) dans les entreprises en Alsace, les fidéliser et favoriser leur épanouissement et celui de leur entourage. Parmi divers supports produits, le guide d’accueil rassemble bonnes pratiques et conseils spécifiques à l’échelle d’un territoire local (intercommunalité, pays…), des testimoniaux apportent la preuve par l’exemple concret de l’insertion réussie, le tout étant chapeauté par le site web d’attractivité Imagine Alsace. L’Adira recense 283000 interactions générées sur les réseaux sociaux.
« Dans le discours récurrent de nos entreprises locales sur la difficulté de recruter, il manquait un maillon sur les atouts du territoire, la marque l’apporte », salue Gilles Fremiot, président de la communauté de communes haut-rhinoise du Sundgau. « Les supports permettent de donner une visibilité aux candidats bien en amont, de sorte à ne pas seulement découvrir leur nouveau territoire une fois embauchés », apprécie également Emmanuel Sibileau, directeur de l’usine chimique Tronox à Thann (Haut-Rhin). Les adhésions - gratuites - à « Bien en Alsace » ont vocation à s’élargir, mais pas de manière infinie. L’Adira assume une certaine sélectivité vers des entreprises dont le nombre et le profil de recrutements puissent justifier de telles démarches de mise en attractivité. M. Noyer
• ... et un lancement en Moselle

La volonté d’attirer et de maintenir les compétences sur son territoire a inspiré à son tour au conseil départemental de Moselle la marque « Moselle employeur. » Lancé officiellement le 22 mai dernier, ce label s’inscrit dans la démarche de séduction et de fidélisation « Viens, reste, reviens » initiée en 2022 via l’agence Moselle Attractivité. « Nous avons la volonté de valoriser les bonnes pratiques en matière de ressources humaines, de formation ou encore d’ancrage sur le territoire et conforter ainsi notre attractivité économique », déclare Patrick Weiten, président du conseil départemental. « L’idée de ce label qualité a été défendue par les chambres consulaires : chambre d’agriculture, chambre des métiers et de l’artisanat, chambre du commerce et de l’industrie », précise-t-il.
Pour le moment, 15 entreprises ont été labellisées parmi lesquelles le domaine de loisirs Center Parcs, le traiteur Marcotullio, le spécialiste des travaux de façade PFF ou encore l’entreprise d’automatisation Opteamum. Leurs engagements social/sociétal, environnemental et économique ont été déterminés par deux biais : l’existence d’une certification Iso (qualité, santé-sécurité au travail ou environnement) ou d’une labellisation en lien avec les enjeux de la RSE (responsabilité sociétale des entreprises), ainsi que la participation à une démarche collective (branche ou regroupement professionnel) dédiée à la prise en compte des enjeux de la RSE. P. Bohlinger



































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