L’association FQP-BFC (France Qualité Performance Bourgogne-Franche-Comté) vient d’accompagner trois nouvelles entreprises de la région vers une démarche RSE. Elle aura soutenu une dizaine de sociétés cette année en mode sur-mesure pour la réponse à des finalités variées de responsabilité sociétale.


C’est la fin d’un accompagnement, mais ce n’est que le début de la démarche RSE. Trois nouvelles entreprises ont bénéficié du soutien de FQP-BFC (France Qualité Performance Bourgogne-Franche-Comté) dans le cadre de leur responsabilité sociétale. Elles ont été accompagnées vers cet objectif durant un cumul de cinq jours par l’association régionale.

Ce groupe s’est composé de JMJ Automobiles qui gère des succursales automobiles en Bourgogne-Franche-Comté et Grand-Est depuis le Doubs, et deux entreprises de Côte d’Or : Schmit TP basée à Vanvey spécialisée dans le terrassement, et Guiton Construction, concepteur et développeur de bâtiments professionnels à Chevigny-Saint-Sauveur avant son déménagement à Quetigny l'an prochain. Il s’est retrouvé lors d’un séminaire de clôture organisé par FQP-BFC le jeudi 10 octobre autour des animateurs Delphine Richard et Jérôme Chimène dans les locaux de la concession Citroën de JMJ à Dijon . Le dispositif est financé à 50% par le conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, « engagé dans la démarche RSE depuis 2017 avec un réseau dacteurs pour apporter des solutions aux entreprises », précise Patricia d'Elia, sa chargée de mission filières et RSE, présente à la réunion.

   

Chez Guiton Construction, impliquer les partenaires

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Le groupe Guiton développe des bâtiments tertiaires performants sur le plan environnemental, comme ce programme de bureaux à énergie positive de 4.000 m2 à Quetigny (Côte-d'Or) qui doit sortir de terre en 2025. © Groupe Guiton


Le groupe Guiton construit des bâtiments industriels et tertiaires et accompagne ses clients dans leurs projets de construction, pour un chiffre d'affaires qui s'est situé à 26,7 millions d'euros en 2023. Sa direction veut atteindre ses objectifs RSE pour 2026 au plus tard. « En interne, nous rencontrons une adhésion complète sur le principe. Nous faisons déjà beaucoup de choses en matière de RSE, nous devons simplement les formaliser » explique William Lucyszyn, directeur administratif et financier au sein du groupe Guiton.

Il faut dire que l’entreprise fait de la construction écologique dsa marque de fabrique et de communication. Elle vient d’obtenir le niveau bronze de la démarche Bâtiments Durables de Bourgogne-Franche-Comté et fait partie de la communauté des entreprises engagées dans la transition écologique dans le réseau Coq vert de Bpifrance. « Nous nous basons beaucoup sur du bois de construction, comme pour notre nouveau siège à Quetigny. Et nous travaillons l’isolation avec des vêtements à base de coton recyclé. Ce n’est pas plus cher et cela a du sens pour nous », mentionne son directeur administratif et financier.

Si la démarche de responsabilité sociétale semble naturelle pour les 35 salariés, William Lucyszyn sait en revanche qu’il risque de rencontrer d’éventuels freins au niveau des sous-traitants et fournisseurs, que le groupe n’hésite pas à challenger à chaque marché. Il a finalisé un questionnaire très ciblé qu’il s’apprête à leur envoyer avec des interrogations comme : Avez-vous des certifications ? Comment gérez-vous les déchets de votre propre activité ? Quelles mesures prenez-vous pour vous assurer la sécurité des employés? Quelle actions menez-vous en faveur de l’inclusion? Ou encore, comment vous assurez-vous du respect des droits humains au sein de votre entreprise ?  

 

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JMJ Automobiles : trouver une identité commune dans les concessions

Née dans le haut-Doubs en 1958, JMJ Automobiles s’est développée de sorte à compter aujourd’hui 850 salariés, pour un chiffre d’affaire de 450 millions d’euros. Ses préoccupations sociétales reposent surtout sur l’harmonisation et l’identité d'un groupe qui s'es élargi ainsi à une trentaine de points de ventes, sur une vaste zone allant de Saint-Claude (Jura) à Epinal (Vosges) ou Chaumont (Haute-Marne), en passant par Pontarlier (Doubs), Dijon et Besançon.

Chaque site possède son identité propre et développe des actions de proximité avec son environnement local. Le groupe souhaiterait trouver une action commune, explique Thaïs Dubois qui s’occupe de la gestion immobilière en son sein. « Nous pourrions par exemple, établir un partenariat sur le don du sang dans chacune des concessions », avance-t-elle. JMJ a mis en place des commissions de travail sur les thématiques du social, du commercial, et de la performance globale de l’entreprise, dans le but de développer la gouvernance participative, l'ancrage territorial, et les actions environnementales. Ambitieux dans son timing, il espère finaliser sa charte au printemps 2025, à raison d’une réunion par mois avec les responsables des fonctions administratives.  

 

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Schmitt FTP : insister sur la sécurité au travail  

Emeline Schmit, dirigeante de Schmit TP (chiffre d’affaire de 9 millions d’euros) vient de reprendre avec son frère l’entreprise familiale de terrassement à Vanvey (Côte-d'Or)  créée par leur père il y a 37 ans. Son cheval de bataille pour 2024-2025 porte sur le renforcement de la sécurité des 55 salariés  : « nous incitons de plus en plus les chefs de chantier à nous parler des éventuels problèmes qu’ils rencontrent sur le terrain, afin de les aider en amont. Ce n’est pas évident pour eux, car c’est leur domaine d’expertise », témoigne-t-elle.

La direction en profite pour renforcer le dialogue avec ses salariés etelle  a déjà constaté les premiers effets positifs, observe Emeline Schmit : « souvent ils ont la réponse à leur questions, mais le fait d’en parler permet de fluidifier la communication et d’échanger sur les bonnes pratiques. » L’entreprise a d’ores et déjà mis en place des outils pour renforcer ces échanges, comme la réalisation d’un planning partagé autour du matériel. « C’était tout bête, mais avant, les salariés ne savaient pas où étaient les outils. S’ils n’étaient pas présents sur le site, c’est que quelqu’un les avait pris. »

En complément, Schmit s’appuie sur une association qui aborde avec les salariés la santé et la qualité au travail, une intervention externe qu’elle juge indispensable et complémentaire au travail de dialogue en interne. L’entreprise espère achever sa démarche en juin 2025.

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