Le salon Preventica Grand Est sur la qualité des conditions de vie au travail qui s’est ouvert mardi se poursuit encore ce jeudi 20 juin au Parc des expositions de Strasbourg (Bas-Rhin). Les occasions d’y trouver les solutions originales ou astucieuses pour réduire la pénibilité et mieux prévenir les risques n’y manquent pas. Focus sur quelques-unes rencontrées au fil des stands, lors de la deuxième journée de 19 juin.
• Binzel sort les fumées du soudage
La question de l’émission des fumées, toxiques, sur les postes à soudage préoccupe l’industrie depuis toujours. Binzel-Abicor, un fabricant allemand, estime pouvoir y remédier grâce à l’adaptation de sa torche de soudage, qu’elle a mise au point. Elle installe en effet une dérivation sur la torche dans laquelle les fumées vont être dirigées. « La fumée est récupérée par un aspirateur raccordé à la torche. A son autre extrémité, elle comprend un tuyau qui va évacuer les émissions vers l’extérieur après une filtration qui permet de respecter les seuils réglementaires », poursuit Laurent Dubus, technico-commercial de la filiale France basée à Eckbolsheim près de Strasbourg (Bas-Rhin). Le système ainsi élaboré est « compact », concentrant la gestion des fumées sur un petit périmètre sans devoir disperser ses différents outils aux quatre coins d’un atelier. Sa poignée sur la torche permet de réguler l'air externe. Au fil de ses évolutions, il s'est allégé jusqu'à un poids qui rend aujourd'hui la manipulation manuelle sans contraintes.
• Schmalz fait manipuler par aspiration

Fabricant - lui aussi - allemand de systèmes de levages ergonomiques par le vide, Schmalz déploie ses offres en France via une équipe de 18 personnes pilotée depuis l’Ile-de-France qui a constitué un réseau de cinq installateurs agréés dûment sélectionnés, une par zone de couverture régionale. Elle a notamment mis au point un tube de levage qui va soulever par un système d’aspiration au moyen de préhenseurs et de ventouses. « Il peut porter des charges jusqu’à 2 tonnes », souligne Emilie Marzin, responsable marketing France. La gamme Schmalz également exposée à l'édition strasbourgoise de Preventica, comprend des palonniers à ventouse et des poutres et potences roulantes. Les solutions sont conçues sur-mesure, à partir des repérages et dimensionnements précis de l’environnement de travail de chaque utilisateur, précise la responsable marketing. Le groupe familial de 1.800 personnes avec 30 filiales dans le monde consacre 9 % de son chiffre d’annuel à la R&D.
• Au sol et au-delà, Kee Safety apporte la sécurité

Une solution de Kee Safety a remporté l’un des prix innovation de cette édition Preventica à Strasbourg : son système de protection contre les chutes dans les escaliers. L'entreprise d’origine anglaise - elle est née en 1934 dans les raccords tubulaires de protection dans l'agriculture - a installé à Strasbourg sa structure française de 5 personnes pour ses gammes de treillis et de garde-corps autoportants, ceux-ci destinés notamment à protéger pour les travaux en hauteur. Les treillis pliables et dépliables, que leurs professionnels utilisateurs peuvent ainsi aisément embarquer, vont se poser au niveau de zones de vide : « des combles, des regards, des tranchées, des trappes d'accès, des fosses de maintenance ou encore des trémies », cite en exemple Thibault Bucher, technico-commercial. L’entreprise les propose à l’achat, pour un usage permanent, ou ponctuel par exemple au moment d’un chantier.
• Blickle, l’expert des roues et roulettes

Autre leader allemand déployé en France : Blickle, dont la filiale hexagonale de 35 personnes est basée à Herrlisheim-près-Colmar (Haut-Rhin). « Nous sommes l’expert mondial reconnu pour les roues et roulettes », souligne Frank Heng, directeur général France. Cette production sert au déplacement de charges lourdes sur les différents supports qui se succèdent au fil des évolutions technologiques : les chariots de documents, les chariots-élévateurs, mais aussi les AGV de guidage automatique désormais. Sous la marque Ergo Move, c’est ainsi une gamme complète d’applications, « jusqu’à des charges de 4 tonnes » qui se déploie, pour les industries (automobile, aéronautique, ferroviaire, nucléaire, défense…) et les structures collectives (les chariots-repas). Les systèmes mis en place sont pilotés par le chariot et sont conçus modulables en fonction des dimensions à charger et en fonction des circuits, qui peuvent être étroits. Au final, l’objectif ne change pas : diminuer la pénibilité que représente le fait de pousser de lourdes charges.
• Walusa Ingénierie, des traitements tous azimuts

Petite société de 4 personnes à Bruebach près de Mulhouse (Haut-Rhin), Walusa Ingénierie conçoit et réalise des installations de traitement de l’air, de traitement de surface et de gestion de l’énergie. Ses logiciels de simulation des fluides sont à l’origine de dispositifs d’installation et de contrôle du traitement de l’air. L’entreprise intervient par exemple pour l’aspiration et la filtration ainsi que pour la captation des poussières dans l’industrie du bois, la récupération d’énergie, la ventilation pour le captage des solvants... Ses installations sont pilotées par des armoires électriques et programmations d’automates qu’elle réalise. Pour les machines, elle fait appel à des fabricants en Europe, notamment l’Italien Coral pour les traitements d’air et ses filiales Eurotherm (traitements de surface) et Altair (filtrations). « Nous intervenons aussi de plus en plus sur des fours hybrides, une technologie qui se développe : la montée en température continue de faire appel au gaz, mais ensuite, l'électricité prend le relais pour le maintien en températures », décrit Rosalie Guyot, ingénieure chez Walusa.




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