Une école de formation aux enjeux de souveraineté se crée en Alsace. Construction d’un centre de formation en chirurgie robotique pour animaux à Nancy. Le laboratoire strasbourgeois Ires lance une application pour identifier les matériaux sains dans le bâtiment. L'emballeur Guillin concrétise sa nouvelle croissance externe française. La bière Fischer de Heineken sera produite par Meteor.
Alsace
• Une école de formation aux enjeux de souveraineté se crée à Molsheim
Nouvel établissement privé supérieur de formation, l’Ecole 18.06 lance un cursus original depuis l’Alsace : elle le consacre à la « souveraineté. » Le terme, et le contenu élaboré en conséquence, font référence aux enjeux de cybersécurité, d’appropriation et maîtrise de l’intelligence artificielle et de souveraineté économique qui deviennent grandissants. Six formations en découleront à partir d’octobre prochain, à Molsheim (Bas-Rhin) : deux bachelors respectivement en informatique et sciences politiques, et quatre mastères en intelligence artificielle, cyberdéfense, diplomatie d‘affaires et renseignement. L’école compte recruter 70 élèves pour sa première année, en opérant sa sélection hors de Parcours Sup.
Elle s’est baptisée en référence à l’appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle, un « sursaut » dont ses initiateurs, investisseurs privés, invitent à « reprendre l’état d’esprit » dans le contexte des compétitions mondiales actuelles. « Nous souhaitons former des personnes prêtes à servir de façon très concrète les intérêts de la Nation, dans les institutions publiques comme dans les entreprises », souligne Sébastien Dhérines, président de la structure, organisée en association de droit local. Sur le volet sciences politiques par exemple, elle expose ne pas chercher à concurrencer les Instituts d’études politiques (IEP) mais des « opérationnels. » L’enseignement comportant une part significative en informatique et mathématiques (algorithmes, data…), des profils techniques sont plutôt privilégiés. Selon le parcours, orienté informatique ou sciences politiques, les cours s’étendront sur respectivement 750 heures et 600 heures par an, pendant deux années en format classique, avant une troisième en contrat par alternance (professionnalisation ou apprentissage). « La formation s’effectue sur les outils digitaux français », précise Sébastien Dhérines. Les diplôms délivrés disposent de leur reconnaissance, d’Etat via le RNCP (Répertoire Nationale des Certifications Professionnelles) ou de l’école d'ingénieurs du numérique EFREI. Pour les deux premières années, le coût annuel d’inscription s’élève à 9.000 euros. L’Ecole 18.06 prévoit une ouverture parallèle d'une formation à Lyon cet automne, avant un déploiement ultérieur envisagé ailleurs en France. M. Noyer
Lorraine
• Construction d’un centre de formation en chirurgie robotique pour animaux à Nancy

Nos chers animaux de compagnie ont aussi droit au meilleur de la technologie médicale. C’est ce que souhaite leur offrir le centre de formation en chirurgie robotique vétérinaire – une première – qui s’apprête à sortir de terre dans l’agglomération de Nancy. La société lorraine Velvet innovative technologies, porteuse du projet, annonce le démarrage de la construction d’un plateau technique sur le site du Château de Pixérécourt, à Malzéville (Meurthe-et-Moselle).
Baptisé Veterinary Innovative Practices Training Center (VIP-TC), ce site mobilise un budget de 20 millions d’euros d’investissement. La cheville ouvrière de ce projet innovant, le professeur en médecine Nguyen Tran, n’a pas attendu l’émergence de ce bâtiment pour démarrer les premières formations. Environ 150 praticiens ont été formés chaque année depuis 2020 par Velvet innovative technologies, la société qu’il a cofondée. Également codirecteur de l’Ecole de chirurgie de Nancy, il explique vouloir « former des praticiens à la chirurgie de haut niveau tout en développant de nouvelles technologies vétérinaires mini-invasives. » La mise en service du plateau technique de 1.000 m² en juin 2026 s’accompagnera dans un second temps de la rénovation du château sur 3.000 m² afin d’y organiser des formations numériques, l’hébergement de start-up, etc. P. Bohlinger
Alsace
• Le laboratoire strasbourgeois Ires lance une application pour identifier les matériaux sains dans le bâtiment

Le laboratoire strasbourgeois Ires continue d’innover pour détecter les polluants de l’air intérieur et donner des outils au grand public. D’ici trois mois, il projette de sortir une application mobile permettant aux consommateurs de décrypter la composition d’un matériau ou d’un produit dédié au bâtiment et d’évaluer son impact sur la santé. En scannant le code-barres du produit, l’utilisateur aura accès à une série d’informations détaillées, sur le même principe que l’application Yuka, utilisée pour les produits alimentaires et cosmétiques. Baptisée Kudzu, l’application référencera des milliers de produits. L’Ires recherche des financements pour finaliser cette application, encore au stade de prototype. « Nous allons demander une subvention à la Région Grand Est », annonce Pierre Muller, le fondateur et président de l’Ires.
Le laboratoire, qui emploie six salariés, vise un chiffre d'affaires de 500.000 euros en 2025. Sa clientèle se répartit équitablement entre particuliers, associations et professionnels. Depuis 2017, l’Ires est une filiale d’Edeis Ingénierie, un groupe de 1.200 collaborateurs au chiffre d'affaires de 135 millions d'euros. En 2023, le laboratoire et sa maison-mère ont créé un référentiel de certification des matériaux (peinture, colle et revêtement de sol) qui analyse la présence de 76 substances chimiques prioritaires (contre 10 analysées aujourd’hui dans l’étiquetage A+). Chacun des matériaux référencés bénéficie d’un label « Matériau premium » ou d« Matériau excellent » valable pour une durée de deux ans. Cinq fabricants se sont engagés pour le moment dans cette démarche. J. Giorgi
Franche-Comté
• L'emballeur Guillin concrétise sa nouvelle croissance externe française
Le groupe franc-comtois Guillin d’emballages alimentaires annonce la conclusion réussie à fin avril de son projet d’acquisition de trois consoeurs TPE qu’il avait annoncé au début du mois dernier. Ainsi, les sociétés Cartonnerie Moderne à Entraigues-sur-la-Sorgue (Vauculse), Alpes Emballage à Lardier-et-Valenca (Hautes-Alpes) et Défi Imprimerie à Saint-Cyprien (Loire) entrent dans le giron du groupe d’Ornans (Doubs) de 3.000 personnes, en apportant leur chiffre d’affaires cumulé de 13 millions d’euros aux près de 900 millions (884,6 millions d’euros en 2023), dans leurs spécialités en emballage en carton : boîtes de pâtisserie, de snacking. Les croissances externes des dernières années de Guillin avaient eu pour théâtre l’étranger, en Italie et en Irlande. M. Noyer
Alsace
• La bière Fischer de Heineken sera produite par Meteor

Marque emblématique de bière alsacienne, la « Fischer » restera fabriquée sur son territoire d’origine, malgré la fermeture de son site actuel de confection. Le groupe Heineken, qui la possède mais va fermer à la fin de cette année son usine de Schiltigheim (Bas-Rhin), a annoncé le transfert de la production à son confère indépendant Meteor à Hochfelden, toujours près de Strasbourg. L’accord entrera en vigueur en janvier 2026 pour une durée initiale de trois ans, suite à laquelle Heineken reprendra position quant à l’avenir de Fischer. Meteor sera sous-traitant du géant hollandais qui conserve la main sur la distribution et la commercialisation. Le site de Schiltigheim comptait 220 salariés à l'annonce de la femeture il y a deux ans et demi, tandis que Meteor, propriété de la famille Haag, emploie 200 personnes. M. Noyer
Bourgogne-Franche-Comté
• Les usines régionales de GMD dans l’expectative du sauvetage de leur groupe
Alors qu’elle semblait sur le point d’aboutir, la reprise du groupe de sous-traitance automobile GMD représenté par trois sites de près de 400 salariés cumulés en Bourgogne-Franche-Comté a connu un nouveau rebondissement fin avril. Le fonds Otrium Capital de Pierre-Edouard Stérin, qui devait signer l’acquisition auprès d’Alain Martineau (78 ans) de Groupe Mécanique Découpage s’est retiré de la négociation. L'homme d'affaires, étiqueté conservateur voire d'extrême-droite par ses détracteurs, semble avoir été échaudé par l’’entrée en lice dans le dossier d’un autre acquéreur potentiel, le Chinois DSBJ. Cet épisode laisse ainsi pour l’instant sans issue l’avenir de ce très endetté groupe de 5.200 salariés comptant 15 usines en France et ailleurs dans le monde. Parmi elles, se trouvent le site de la division de fonderie Eurocast à Delle dans le Territoire de Belfort (100 salariés) et ceux de la division plastiques & cuir Eurostyle Systems à Saint-Clément dans l’Yonne avec environ 180 personnes et à Molinges (Jura, 100 collaborateurs). « C’est à nouveau l’incertitude qui s’installe à Molinges », confie Céline Cametti, secrétaire générale de la CFDT chimie-énergie Franche-Comté. M. Noyer de. M. Noyer


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