Le centre de certification de l’hydrogène Isthy confirmé à Belfort. Port de Strasbourg : un trafic 2023 impacté par les grèves SNCF. La région Bourgogne-Franche-Comté boucle la connexion de ses lycées au très haut débit. 200 personnes aux vœux des acteurs de l’acte de construire. Nestlé Waters reconnait des traitements illégaux sur ses eaux puisées dans les Vosges. Elise Moreau, présidente du Ceser Bourgogne-Franche-Comté. Marie-Claude Briet-Clemont, réélue présidente du Ceser Grand Est. Arnaud Robinet, président du Grand Reims. Céline Guillot, directrice, et Céline Ruffloch, directrice adjoint du GEIQ BTP Bourgogne-Franche-Comté.
• Le centre de certification de l’hydrogène Isthy confirmé à Belfort
Le projet « Isthy » d’Institut de Stockage de l’Hydrogène qui butait sur son montage financier a surmonté ce blocage, de sorte à pouvoir se concrétiser à l’endroit visé : dans le Nord Franche-Comté, sur l’Aéroparc de Fontaine (Territoire de Belfort). D’une part, l’Etat a annoncé, le 30 janvier, l’attribution d’une aide de 6 millions d’€ au dossier, en tant que lauréat de l’appel à projets France 2030 « soutien aux projets d’investissements pour produire en France les véhicules routiers de demain et leurs composantes ». D’autre part, Isthy bénéficie de l’arrivée d’un nouveau partenaire, Bureau Veritas, qui apporte aussi l’indispensable expertise pour les essais et certifications que le futur institut prévoit de réaliser. Le budget nécessaire de 25 millions d’€ est ainsi réuni par la société porteuse Inthy, repreneuse de Rougeot Energies à l’origine du projet et associée à l’énergéticien suisse Alpiq. « Une première machine de test hydraulique sera installée dans un bâtiment temporaire, de façon à répondre aux demandes dès fin 2024, avant l’objectif d’être à 100 % de notre activité fin 2025/début 2026 », a déclaré Dominique Darne, co-fondateur d’Inthy, lors de l’annonce des avancées, au salon de l’hydrogène Hyvolution à Paris. Le centre procédera à des tests mécaniques, chimiques et sous pression des réservoirs de 20 kilos d’hydrogène conditionné à 700 bars, à des conditions de température de - 40 °C à 82°C, afin de garantir la sécurité de la compression. Seul du genre en Europe, il suscite l’intérêt entre autres des équipementiers automobiles Forvia et Plastic Omnium. M.Noyer
• Port de Strasbourg : un trafic 2023 impacté par les grèves SNCF

Le port de Strasbourg a enregistré une baisse de son trafic de 5,7 % en 2023, aboutissant à un total de 7,15 millions de tonnes. Si le transport fluvial a contenu sa diminution à 3 % (6,2 millions de tonnes) dans un contexte économique compliqué mais globalement non perturbé par des variations excessives des eaux du Rhin à la hausse ou à la baisse, le principal facteur de recul vient du ferroviaire qui a chuté de 20 %. Ce frein à une croissance de plusieurs années « vient principalement de l’effet des grèves de début 2023 sur la question des retraites, que nous n’avons pas pu rattraper en cours d’année », explique Claire Merlin, directrice générale. « Les fondamentaux du ferroviaire restent positifs, l’offre de navettes conteneurs a été maintenue à son niveau de 17 par semaine, vers Anvers, Rotterdam, Le Havre et Marseille », poursuit-elle Le transport de conteneurs a également perdu en dynamisme, avec - 14 % tous modes confondus, soit un total de 342.400 EVP (équivalents vingt-pieds). Deuxième port fluvial de France après Paris, Strasbourg confirme ses ambitions de long terme avec la finalisation en cours de son « projet stratégique » 2024-2028 reposant sur un programme d’investissements de 70 millions d’€, dont la création d’un nouveau hub multimodal au terminal sud. M.Noyer
Par une enveloppe financière de 2 millions d’€ votée en fin d’année dernière, le conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté poursuit le déploiement de RCube THD, son réseau de très haut débit. « Ces crédits vont permettre de finaliser le raccordement à la fibre optique de nos lycées dans les deux ans, en complément des 40 déjà équipés », indique Patrick Molinoz, vice-président de région au développement numérique.
La région compte 129 lycées publics. RCube THD se déploie sur 1.500 kilomètres à partir d’une « dorsale » Paris-Strasbourg-Lyon. Outre le réseau physique de fibre optique, il a permis l’arrivée du haut débit par ondes radio, particulièrement dans les zones rurales, pour les particuliers et les entreprises et les collectivités. « Envers les professionnels, l’offre atteint un débit jusqu’à 100 gigabits par seconde, tout à fait compétitif par rapport à la fibre physique », souligne Patrick Molinoz. Elle a ainsi séduit de nombreuses zones d’activités et compte environ 2.000 clients. M. Noyer
• 200 participants aux vœux des acteurs de l’acte de construire

Vincent Martin, président de la FRTP (Fédération Régionale des Travaux Publics), Corinne Deseille, présidente de la FFB (Fédération Française du Bâtiment) BFC et Christophe Bauduin, leur homologue de l’Unicem (Union nationale des industries des carrières et matériaux) régionale se sont associés pour adresser leurs vœux à plus de 200 personnes dans les locaux de l’ESTP (école d’ingénieurs en travaux publics) à Dijon, cette semaine. « Une image forte qui symbolise l’unité des constructeurs », a introduit Corinne Deseille, avant de rappeler la réalité des chiffres. « En 2023, l’activité bâtiment baisse de 0,6 % en volume. En détail, le logement neuf recule de 7,8 %, avec seulement 286.000 mises en chantier en France, un niveau proche de ses plus bas historiques relevés au début des années 1990 (à 275.000 unités). Le contexte 2024 restera peu favorable pour le bâtiment, malgré une stabilisation, voire une très modeste baisse des taux d’intérêt (…) La question du logement doit être traitée comme une chaîne. Il n’y aura pas de solutions pour les uns sans solution pour les autres. Sans bâtiment, pas de logement, pas d’équipement, pas de bureau… » Ce contexte a également été rappelé par François Rebsamen, maire de Dijon et président de la métropole : « On me rapproche de trop construire mais cette nécessité de l’acte de construire, c’est avant tout parce que nous avons besoin de loger les gens ! » Quant à Vincent Martin il dit être « inquiet devant le nombre trop faible d’appels d’offres (…). Nos élus locaux doivent poursuivre les investissements en matière d’infrastructures pour permettre de garantir la sécurité, d’améliorer le cadre de vie, de faciliter les mobilités. » D.Levy
• Nestlé Waters reconnait des traitements illégaux sur ses eaux puisées dans les Vosges

Le groupe Nestlé Waters, qui exploite les sources de Contrexéville et de Vittel dans le département des Vosges, a reconnu avoir enfreint la règlementation française pour décontaminer ses eaux et maintenir leur minéralité. Ce mea culpa effectué le 29 janvier fait suite à une enquête des cellules investigation du Monde et de Radio France démontrant que la multinationale suisse (également propriétaire de Perrier), mais aussi le groupe Alma (Cristaline, St-Yorre), auraient eu recours à des pratiques interdites : filtration aux ultra-violets, utilisation de filtres à charbons actifs, etc. L’association de défense des consommateurs Foodwatch a annoncé porter plainte, sur la base d’infractions aux codes de la consommation et de la santé publique.
L’enquête a été déclenchée à la suite d’une réunion interministérielle de février 2023 au cours de laquelle la Première ministre, Élisabeth Borne, aurait accordé à Nestlé Waters la possibilité d’autoriser par modification des arrêtés préfectoraux la pratique de la microfiltration inférieure à 0,8 micron. Le minéralier cherchait depuis plusieurs mois une porte de sortie face aux risques que lui faisaient encourir ses pratiques non-conformes dans le traitement de ses eaux. En effet, les agissements similaires de son concurrent Alma avaient déjà été signalés en décembre 2020 à la Direction générale de la répression des fraudes (DGCCRF). Une enquête préliminaire a été ouverte en juillet 2023 par la justice. P. Bohlinger
Mouvements
Elise Moreau, présidente du Ceser Bourgogne-Franche-Comté
Elise Moreau, 39 ans, est la nouvelle présidente du Ceser (Conseil économique, social et environnemental) de Bourgogne-Franche-Comté, élue lors de l’assemblée plénière du 22 janvier. Elle y siège depuis 2018, dans le collège des organismes participant à la vie collective, au titre de son poste de chargée des relations avec les entreprises pour l’Ecole de la deuxième chance au sein de la Ligue de l’enseignement Bourgogne-Franche-Comté qui propose des parcours d’orientation à de jeunes adultes.

Marie-Claude Briet-Clemont, réélue présidente du Ceser Grand Est
Dans le Grand Est, la procédure de renouvellement de l’assemblée du Ceser a débouché sur la réélection de sa présidente, Marie-Claude Briet-Clemont, fonction qu’elle assure depuis 2021. Venue de Champagne-Ardenne et du monde agricole, elle a occupé des fonctions à la Mutualité sociale agricole (MSA) Sud Champagne et exercé des mandats syndicaux à la CFDT. Elle reste, en parallèle du Ceser, présidente du Centre de formation professionnelle et de promotion agricoles (CFPPA) de l’Aube. Le Ceser a par ailleurs nommé un nouveau secrétaire général, Kaddour Laddi, ingénieur INSA de Lyon en génie civil et urbanisme qui fait valoir 20 ans d'experiences professionnelles dans l'administration publique. M.Noyer
Arnaud Robinet, président du Grand Reims
La nomination de Catherine Vautrin au ministère de la Santé et du Travail du gouvernement Attal l’a amenée à démissionner de son mandat de présidente de la Communauté urbaine du Grand Reims. Le maire de la ville-centre, Arnaud Robinet, a été élu ce 29 janvier pour lui succéder à la tête de l'intercommunalité de 143 communes et près de 300.000 habitants, la seconde en importance du Grand Est après Strasbourg. Agé de 48 ans, il a rejoint Horizons en venant de LR. Maire de Reims depuis 2014, il a été député de la Marne de 2008 à 2017 et vice-président au tourisme de la région Grand Est de 2021 à octobre 2022. M. Noyer
Céline Guillot, directrice, et Céline Ruffloch, directrice adjoint du GEIQ BTP Bourgogne-Franche-Comté.
Le GEIQ BTP Bourgogne-Franche-Comté nomme une nouvelle directrice, Céline Guillot (à gauche), et son adjointe Céline Ruffloch, suite au départ en retraite de Véronique Pellamati. Céline Guillot était jusqu’alors responsable de développement RH au sein du GEIQ qu’elle a rejoint en 2017 après un début de carrière comme chargée de recrutement du groupe Berner puis à la mission locale du Châlonnais. Céline Ruffloch, quant à elle, possède une expérience de 20 ans en ressources humaines. Depuis 2020, elle travaille également, dans la Yonne et la Nièvre, au sein du Groupement d’Employeurs pour l’Insertion et la Qualification, qui regroupe 284 entreprises adhérentes du BTP pour identifier leurs besoins d’emploi et recruter des candidats adéquats en contrat d’alternance avec unparcours qualifiant. Le groupement est présidé depuis novembre dernier par Didier Michel. M. Noyer





.png)

























.jpg)



























