Le groupe Bonduelle se sépare de son usine meusienne, 159 emplois menacés. Redressement judiciaire accordé à Christine Laure. Le tourisme de l’été fait de la résistance en Bourgogne-Franche-Comté. Les travaux d'un Rhin-Rhône petit gabarit reprennent en Alsace. Le train franco-allemand Mulhouse-Müllheim va se remettre en service. Frédéric Cronenberger, président de l'UCC Grand Est. Hélène Poirier, directrice de l'Institut Agro Dijon.

Lorraine

• Le groupe français Bonduelle se sépare de son usine meusienne, 159 emplois menacés

L’industriel français de la transformation de légumes Bonduelle vient d’annoncer le projet d’une « cessation d’activité avec recherche d’un repreneur » pour son site de Saint-Mihiel, dans la Meuse. L’usine de production de légumes frais de 159 salariés fait les frais d’une conjoncture doublement défavorable, indique le groupe : d’une part la « baisse structurelle de la consommation de salades en France et en Allemagne » aggravée par le contexte inflationniste, d’autre part « la concurrence accrue des marques de distributeurs » dont Bonduelle est par ailleurs un important fournisseur.

La multinationale de 11.000 salariés basée à Villeneuve-d’Ascq, dans le Nord (chiffre d’affaires de 2,3 milliards d’euros en 2023-2024) se sépare au total de quatre de ses huit sites dédiés aux salades en Europe. Des négociations exclusives ont été engagées avec Les Crudettes, une société du Français LSDH pour pérenniser le site de Genas (Rhône) et avec la société nord-américaine Taylor Farms pour la reprise de l’activité de salades en sachet en Allemagne. En revanche, la recherche d’un repreneur pour Saint-Mihiel semble fortement compromise, en raison des surcapacités du marché, ce qui donne aux salariés meusiens le sentiment d’être « l’usine de trop. » P.Bohlinger

 

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Bourgogne

• Redressement judiciaire accordé à Christine Laure  

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Le groupe familial d'habillement a tissé depuis Dijon un réseau de 145 magasins en France. © Christine Laure


Le groupe d’habillement Christine Laure (380 collaborateurs) s’est vu accorder la semaine dernière par le tribunal de commerce de Dijon, sa ville-siège, le redressement judiciaire qu’il sollicitait en conséquence de ses difficultés. L’enseigne familiale fondée en 1961 et qui totalise 145 magasins en France a été touchée, comme tous les acteurs du retail, par une succession de crises depuis 2020 : fermeture des points de vente durant le Covid, explosion des coûts de transport, crise énergétique, inflation).

Ayant réalisé un chiffre d’affaires de 61 millions d’euros en 2023, le groupe doit aujourd’hui réorganiser son endettement afin de mener plus sereinement son plan stratégique « Horizon 2026 ». « Nous sommes un acteur exclusif de l’habillement des femmes de plus 50 ans et seniors, qui est un marché naturellement en croissance. Pour poursuivre notre plan d’adaptation au contexte économique, nous sommes contraints aujourd’hui de traiter et réorganiser l’endettement essentiellement bancaire (emprunts et prêts garantis par l’Etat…), sous la protection du tribunal de commerce de Dijon » explique la direction, précisant que son réseau de 51 affiliés n’est pas concerné par la procédure et que « le travail de nos équipes se poursuit normalement. » Depuis 1997, l’entreprise est dirigée par les enfants des fondateurs, Jean-Pierre, Jean-Marc et Christine Lasselin. D.Levy

 

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Bourgogne Franche-Comté 

• Le tourisme de l’été fait de la résistance 

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Les activités extérieures dans la région (ci-dessus au bord du lac de Malsaucy près de Belfort) ont dû composer avec la météo peu clémente du début de l'été. © Vincent Schneider - BFC Tourisme


Avec 17,2 millions de nuitées enregistrées sur le territoire régional en juillet-août, les premiers résultats de la saison touristique estivale 2024 montrent une légère contraction (- 0,8 %) de la fréquentation en Bourgogne-Franche-Comté par rapport à l’été 2023. Le mois de juillet, pénalisé par la météo de sa première moitié, a été en repli de 2,3% alors qu’août s’affiche en progression de près de 1%. Depuis le 1er janvier, la fréquentation globale reste en hausse de 3,3 %. Dans le détail, la croissance des visiteurs allemands (+ 12,5 %), belges (+ 17,8 %), néerlandais (+ 3,6 %), suisses (+ 4,6 %) et chinois (+ 48,8 %) fait plus que compenser la diminution des Britanniques (- 6,4 %), et celui encore plus marquée des Américains (- 14,5 %). Les nuitées françaises sont par contre orientées à la baisse, de 4,7 %.

Les prestataires ressentent un recul de la fréquentation de l’été qui pèse sur leur évaluation, puisque seulement 6 professionnels sur 10 se déclarent satisfaits ou très satisfaits de leur été,  une baisse de 11 points par rapport au taux enregistré fin août 2023. Les Jeux Olympiques n’ont eu qu’assez peu de répercussions en Bourgogne-Franche-Comté, selon l’agence BFC Tourisme. D. Levy 

 

 

Grand Est
Les travaux d'un Rhin-Rhône petit gabarit reprennent en Alsace

La région Grand Est a entamé, fin août, les travaux visant la remise en navigation d’une portion du canal Rhin-Rhône, au centre de l’Alsace entre Artenheim et Frisenheim, représentant une longueur de 24,5 km. Un investissement total de 45 millions d’euros est prévu à terme jusqu’en 2029, dont 12 millions pour la phase initiale d’ici à fin 2025 (avec 5 millions d’euros d’aides européennes) comprenant la rénovation-automatisation de trois écluses, la consolidation d’une digue sur le bief d’Artzenheim, puis la création d’une nouvelle écluse.

La collectivité assure avoir pris en compte tous les enjeux environnementaux pour ce projet contesté par diverses associations qui y voient une menace pour des espaces protégées. Du point de l’utilisation, nulle ambition dans ce projet de ressusciter un transport de marchandises, le tronçon est formaté pour le petit gabarit et vise à développer la navigation touristique. M.Noyer

 

Alsace

• Le train franco-allemand Mulhouse-Müllheim reprend du service 

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Le passage de frontière s'opère par le pont sur le Rhin reliant Chalampé (Haut-Rhin) à Neuenburg-am-Rhein sur la rive allemande. © CEA


La liaison par train entre Mulhouse et la commune allemande frontalière de Müllheim en direction de Fribourg-en-Brisgau va reprendre en janvier prochain, après un an et demi d’interruption. Elle avait rouvert fin 2012 comme symbole de la relance des lignes transfrontalières après 30 ans d’arrêt, mais le service s’était dégradé ces dernières années, par manque de conducteurs réunissant les critères d’habilitation, dont la maîtrise de la langue, pour circuler en Allemagne. De tels effectifs sont reconstitués, selon la SNCF. Des bus, impliquant une rallonge du temps de trajet, avaient remplacé les TER (train express régional) d’abord partiellement, puis entièrement depuis août 2023 à raison de huit allers-retours par jour. M.Noyer  

 

Mouvements

 

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Frédéric Cronenberger, 7ème à partir de la gauche, entouré du conseil d'administration renouvelé de l'UCC Grand Est © Nis&For

• Frédéric Cronenberger, président de l’UCC (Conseils en communication) du Grand Est

Président de l’agence Novembre Creative Business Partner, Frédéric Cronenberger a été réélu président de l’Union des Conseils en Communication (UCC) du Grand Est, à l’occasion du renouvellement du conseil d’administration au début de l’été.

Le syndicat professionnel réunit 61 agences de communication et autres acteurs de la filière, totalisant 800 salariés et un chiffre d’affaires annuel de l’ordre de 90 millions d’euros.

Le nouveau mandat du président porte, comme objectifs prioritaires, la vigilance sur les campagnes mal menées dans le but du « respect » de la profession, la poursuite des partenariats (neuf ont été conclus avec les écoles de communication de la région), ou encore la transition vers la RSE. M.Noyer  

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Hélène Poirier a pris ses nouvelles fonctions ce mois de septembre. © L'Institut Agro

• Hélène Poirier, directrice de l’Institut Agro Dijon

Hélène Poirier prend la direction, en ce mois de septembre, de l’Institut Agro Dijon pour un mandat de cinq ans. Directrice de la recherche et de la valorisation depuis 2016, elle succède à François Roche-Bruyn à la tête de l’Institut. Elle était jusque-là enseignante-chercheuse, professeure en physiologie de la nutrition. Membre du Centre de recherche translationnelle et médecine moléculaire (CTM)de Dijon, elle étudie les mécanismes de détection et d’absorption des lipides alimentaires au niveau intestinal et leur impact sur la formation de l’obésité et les maladies associées. D. Levy

 

 

 

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