Techno Textile Bourgogne habille la flamme olympique à Migennes dans l'Yonne. En Moselle, l'usine Metex Nøøvista est reprise par le Belge Maash à la barre du tribunal. Ultime sursis pour les chariots Caddie. La Semcib déploie son immobilier d’entreprise sur le pôle du Creusot-Montceau. Good Vie, à Dijon, s’installe tranquillement dans la grande distribution. Wienerberger et Terreal font route commune vers la décarbonation.


Bourgogne

 Techno Textile habille la flamme olympique à Migennes

Pour son passage à Migennes (Yonne) le 11 juillet prochain, la flamme olympique recevra un bel écrin : une structure de métal et textile spécialement conçue par Techno Textile de Bourgogne (TTB), une entreprise voisine de 8 salariés à Monéteau. L'installation prend la forme d’une voile de bateau déployant près de 100 m2 de toile polyester. « Haute de 10,5 mètres au niveau de son mât central et soutenue par huit mâts en périphérie, elle a été conçue pour obtenir une très forte résistance mécanique », précise Xavier Berthereau, dirigeant de TTB qu'il a repris avec la société locale Louault. L’acier galvanisé et laqué de la structure est fourni par une entreprise icaunaise, Sofigalva. Sa réalisation a bénéficié de l’apport de plusieurs membres du « réseau expert » Ferrari, un ensemble de 35 PME partenaires du fabricant de toiles rhônalpin et de son Centre technique des membranes architecturales (CTMA) qui réalise études de faisabilité et calculs. Elle prend place au bord des quais de plaisance et restera sur place après l’événement de la semaine prochaine comme élément pérenne de l’espace public, offrant un abri ombragé aux promeneurs. M. Noyer

 G construction


Lorraine

• L'usine Metex Nøøvista est reprise par le Belge Maash à la barre du tribunal

Metex
La bioraffinerie implantée sur la plateforme de Carling-Saint-Avold a démarré son activité en 2021. © Metabolic Explorer


Le tribunal de commerce de Paris a validé, ce 26 juin, le plan de reprise présenté par la start-up Maash portant sur les activités de Metex Nøøvista dont la bioraffinerie est implantée sur la plateforme pétrochimique de Carling-Saint-Avold, en Moselle. Le repreneur belge, détenu par Galactic, un groupe de 350 personnes spécialiste des procédés de fermentation, conserve 10 personnes sur les 46 du site. Confrontée à des difficultés récurrentes depuis la crise sanitaire, la maison-mère de Metex Nøøvista, le Clermontois Metabolic Explorer (Metex), avait demandé son placement en redressement judiciaire le 25 mars dernier. Cette société innovante de 450 salariés (chiffre d’affaires de 132,4 millions d’euros en 2023) aurait subi les effets conjugués des hausses du prix de l’énergie et des cours du sucre, sa matière première. L’entreprise par ailleurs détenue à 30% par la banque publique Bpifrance avait également pointé du doigt la concurrence chinoise sur l’un de ses ingrédients phares utilisé en alimentation animale. La mise en service de l’usine de Carling-Saint-Avold en septembre 2021 avait marqué le passage à l’échelle industrielle des procédés de fermentation innovants développés par cette start-up pour la fabrication d’ingrédients d’origine naturelle destinés aux marchés de la nutrition animale, de la cosmétique et des polymères. P. Bohlinger

 

Alsace

Ultime sursis pour les chariots Caddie

Caddie, le célèbre fabricant de chariots de supermarchés en très grande difficulté, respire encore. La liquidation judiciaire de l’entreprise de Dettwiller (Bas-Rhin) a certes été prononcée comme attendu le 27 juin, un mois après le placement en redressement, le quatrième en douze ans. Mais la chambre commerciale du tribunal judiciaire de Saverne lui a accordé un délai jusqu’au 16 juillet afin d’examiner deux offres de reprise déposée dans les dernières heures avant son audience.

D’une part, l’industriel nordiste Pascal Cochez viserait une poursuite d’activité uniquement dans le négoce et le reconditionnement avec environ 15 salariés sur les 110 actuels. Son groupe est l’actuel propriétaire de Caddie, ce qui supposerait un accord spécifique de la justice commerciale dans le cadre d’une procédure dérogatoire.

D’autre part, Stéphane Dedieu…l’ancien patron avant la revente au Polonais Damix revient dans le jeu, en cherchant à constituer un dossier incluant une pérennisation partielle de l’outil industriel, avec 42 salariés. Mais le temps lui est compté pour réunir les fonds nécessaires, autour d’1,5 million d’euros. M. Noyer

 

Bourgogne

• La Semcib déploie son immobilier d’entreprise sur le pôle du Creusot-Montceau

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L'activité de formation à la maintenance des voies et équipements ferroviaires sur la plateforme Mecateam à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire) va être renforcée grâce à la livraison d'un espace dédié dans les prochaines semaines. © Arnaud Morel


La fin du chantier du bâtiment tertiaire sur Mecateamplatform, l'acquisition d’une nouvelle tranche du bâtiment Valerius et le lancement d’un village d’entreprises traduisent le coup d’accélérateur à l’immobilier d’entreprise dans la communauté urbaine Creusot-Montceau (Saône-et-Loire) que donne la Semcib (Société d’économie mixte pour la coopération industrielle en Bourgogne). Celle-ci a mis en exergue ces évolutions lors de son assemblée générale du 18 juin. Sur le pôle Mecateam pour la maintenance ferroviaire à Montceau-les-Mines, un nouvel espace de 800 m2 sera prêt dans les prochaines semaines à recevoir formations et activités de coworking, au terme d’un investissement d’1,1 million d’euros (dont 30 % de l’Etat via France 2030). De plus, la Semcib lance sur place un « marché de partenariat d’innovation » pour la réalisation d’une voie ferrée expérimentale de formation. A Saint-Vallier, elle vient d’acter la reprise d’une troisième tranche du « Valerius » sur la friche Konecranes, de sorte à se rendre propriétaire fin 2024 de la totalité des 27.500 m2 (5,5 millions d’euros d’investissements). Il restera à déterminer l’avenir du site occupé par Novium aujourd’hui mais aussi par Metalliance et Gama qui traversent les soubresauts du groupe Gaussin, leur encore ou tout récente maison-mère. Quant au village d’entreprises, il prendra place sur 1,5 hectares sur la zone Coriolis à Torcy voisine de la gare TGV, selon l’objectif de livraison d’une première surface de 800 m2 fin 2025. M.Noyer

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Bourgogne

• Good Vie, à Dijon, s’installe tranquillement dans la grande distribution

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Good Vie commercialise désormais des canettes de son kéfir à base de fruits destinées à la grande distribution. © Sabrina Dolidze


Good Vie, fabricant dijonnais de boissons à base de kéfir et de fruits, vient de lancer une nouvelle levée de fonds de 250.000 euros pour 2025. La start-up a déjà trouvé 165.000 euros auprès d’un investisseur privé. « Cet apport servira à accélérer la mise sur le marché, avec comme projet de fond de revenir en Côte-d’Or pour installer le lieu de production », expose Louis Baqué, président fondateur. Ce site de fabicration se trouve actuellement en Charente chez un industriel qui met à sa disposition les machines dont l’entreprise a besoin. Depuis trois ans, l’entreprise qui évolue dans l’écosystème du pôle de compétitivité régional Vitagora, a bien grandi. Avec ses cinq gammes de parfum, elle vend désormais ses produits en bouteilles et canettes, aux hôtels-restaurants pour le premier format et à la grande distribution pour le second. Elle vient d’achever un test dans 20 magasins Franprix, et démarre un autre avec Carrefour dans 10 ponts de vente. Good Vie est aujourd’hui intégrée au Restart Carrefour, un incubateur du groupe de distribution destiné aux start-ups qui agissent en faveur d’une consommation responsable. Avec ce nouvel élan, elle espère tripler sa production de cannettes/bouteilles pour atteindre 100.000 unités en 2024. Goodvie a déjà été récompensée cette année par plusieurs prix, dont le trophée de l’innovation économique régionale. S.Dolidze

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Est

• Wienerberger et Terreal font route commune vers la décarbonation

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Frédéric Didier (à gauche), directeur général de Wienerberger France, forme désormais un duo à la tête du nouvel ensemble avec Jean-Baptiste Fayet (Terreal), son adjoint en charge de la direction commerciale. © Julien Faure


25 usines, 37 carrières et deux centres de R&D constituent l’appareil industriel de Wienerberger et Terreal dans la production de tuiles et briques en terre cuite en France, suite au rachat du second par le premier, groupe autrichien déjà très implanté dans l’Hexagone. Dans cet ensemble de désormais 2.300 salariés pour un chiffre d’affaires de 693 millions d’euros en 2023, l’Est pèse d’un poids particulier avec les usines Wienerberger d’Achenheim, Seltz et Betschdorf (Bas-Rhin), Lantenne-Vertière (Doubs) et Pontigny (Yonne) et les deux sites Terreal à Chagny (Saône-et-Loire). Un programme d’investissement de 100 millions d’euros est prévu pour les différents sites français, marquant une accélération par rapport aux 40 millions récemment injectés, « car il nous faut nous engager à fond dans la transition énergétique et la décarbonation », relève le directeur général Frédéric Didier. L’Est sera en compétition avec les autres usines pour l’accueil d’un projet spectaculaire dans ce domaine : la conversion d’un four du gaz vers l’alimentation électrique. Outre ses points forts dans la toiture, la structure et les façades où il revendique la position de numéro 1 ou 2 selon les cas en France, Wienerberger-Terreal compte percer dans le solaire, notamment grâce à des solutions de kits photovoltaïques. M.Noyer

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